samedi 25 juillet 2009

Calvin : 1509 - 2009 (7)

Calvin et Genève

Le lien particulier qui s’établit entre Calvin et Genève est assurément très fort. Il est rare, dans l’histoire européenne, qu’un homme et une communauté aient vécu une expérience aussi intense, une rencontre qu’on ne peut qualifier que de conflit passionnel ou de passion conflictuel. S’il est indubitable que Calvin a créé la Genève réformée, il n’en est pas moins vrai que la ville a fait le réformateur.

Sans lui, en effet, Genève serait restée ce qu’elle était, une république minuscule à cheval entre Berne et la Savoie. Hors de Genève, Calvin aurait été un humaniste évangélique, un savant bibliste de l’université de Bâle. Compte tenu des circonstances historiques, de la situation politique de la région, des équilibres internationaux, Genève n’aurait pas réalisé sa révolution sans la personnalité de Calvin ; mais sans son acharnement à forger les instruments culturels de la révolution, l’avocat Jean Calvin n’aurait pas exprimé toutes les potentialités de sa vocation.

Calvin le pilote…

Animé d’un esprit d’indépendance, la jeune république de Genève se cherche. Les gouvernements municipaux affrontent le pénible devoir de réorganiser toute la vie d’une petite cité et s’en tirent avec beaucoup d’intelligence ; ils ne sont cependant pas en mesure de résoudre le problème de l’identité religieuse et des attentes de la population. Ils peuvent bien reprendre le pouvoir épiscopal dans le domaine juridique et fiscal, reprendre les fonctions de l’évêché en matière d’ordre public, de santé et d’instruction, mais ils ne sont pas capables de remplacer la messe, d’imaginer le culte réformé, de gérer la piété populaire, les sacrements, le mystère de la mort et de l’au-delà.

Tout cela ne peut être fait que par un nouveau personnel qualifié qui remplace le clergé. Dans le rôle entièrement nouveau et mal défini de ministre, les prédicateurs sont donc essentiels à la survie de la cité réformée et indispensables pour piloter la vie religieuse entre deux écueils : d’un côté la nostalgie de la religion catholique traditionnelle, avec son culte des saints et de Marie, sa propension aux miracles, son sentimentalisme ; de l’autre, le radicalisme culturel et social de l’anabaptisme, qui conteste à la racine même le concept de société chrétienne.

Conception calviniste

Pour Calvin, la société chrétienne est un état de fait. Il ne sera jamais anabaptiste. Mais entre le pape, qui revendique sur elle l’autorité absolue, et les Etats réformés (les princes luthériens et les conseils helvétiques) qui prétendent la diriger à la première personne, lui recherche une solution qui garantisse à l’Eglise son indépendance par rapport au pouvoir civil, tout en collaborant étroitement avec ce dernier pour le bien de la société.

Le blason de Calvin – une main tendant un cœur avec la devise " Prompte et sincère " -exprime très clairement son identité ou son projet existentiel : vivre sans réserve dans le don de soi. Durtant les premiers temps de son séjour genevois, d’environ deux ans, Calvin travaille pour conduire la ville à servir son Seigneur avec le même engagement. Le projet échoue du fait d’un cumul de facteurs. Sur le plan subjectif, il faut tenir compte de l’âge du jeune théologien (27 ans). L’intransigeance typique de la jeunesse, son inexpérience sociale, la fréquentation exclusive des milieux académiques font que l’univers du peuple lui est étranger. On y ajoutera un manque absolu de tact et de diplomatie. Ses compagnons de travail, Farel et Couraud, sont de la même trempe, des entêtés fougueux, ce qui suffit à déchaîner les oppositions.

Nous verrons dans le prochain billet en quoi consistera le travail du jeune Calvin à Genève au temps où il fait figure d’assistant de Farel

INFO : Un Message Essentiel, bulletin mensuel d’évangélisation, consacré à Calvin vient de sortir. N’hésitez pas à vous le procurer à l’adresse suivante : http://www.blfeurope.com



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 18 juillet 2009

Question de paramètres...


Changez vos paramètres !

Alors que je tape sur mon clavier sans regarder l’écran de mon ordinateur, je remarque tout à coup que toutes mes phrases s’écrivent en majuscules. Je reviens en arrière et j’efface ce que j’ai écrit. Puis je recommence. Au bout de quelques secondes, je remarque que rien n’a changé. Je comprends où se situe le problème. La touche majuscule du clavier a été activée. Tout ce que j’écris obéit au paramètre programmé. Pour changer la donne, il faut que le paramètre qui détermine la façon avec laquelle les caractères apparaissent sur ma page soit changé. Sans quoi je ne peux que répéter l’erreur.

Depuis Adam, le paramètre qui programme l’humanité est le péché. Aussi, quoi que les hommes fassent, tout ce qu’ils écrivent dans leurs vies porte la marque du péché. Certes, par le pardon, ils peuvent vivre l’effacement de leurs fautes. C’est, dit la Bible, pour ce but que Jésus est mort sur la croix. Une vraie transformation nécessite cependant plus. Comme pour mon ordi, l’homme a besoin, pour être une nouvelle créature, de voir tous ces paramètres intérieurs changés. Cette nouvelle programmation est l’œuvre que Jésus-Christ veut opérer par Son Esprit à qui le reçoit. Cette opération s’appelle dans la Bible la nouvelle naissance. L’avez-vous vécu ?

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles : 2 Corinthiens 5,17


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 11 juillet 2009

Zizanie inutile...

Laquelle êtes-vous ?

Il était une fois 4 personnes qui s’appelaient : " Tout le monde ", " Chacun ", " Quelqu’un " et " Personne ". Il y avait un important travail à faire et on a demandé à " Tout le monde " de le faire. " Tout le monde " était persuadé que " Quelqu’un " le ferait. " Chacun " pourrait l’avoir fait, mais c’est " Personne " qui l’a fait. " Quelqu’un " se fâcha, parce que c’était le travail de " Tout le monde ". " Tout le monde " pensa que " Chacun " pourrait le faire, mais " Personne " réalisa que " Tout le monde " ne pouvait pas le faire. En fin de compte, " Tout le monde " fit des reproches à " Quelqu’un " parce que " Personne " avait fait ce que " Chacun " aurait pu faire.
Moralité, quand une occasion de service se présente, dites : Moi, je fais !


Lu quelque part…


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 4 juillet 2009

Relativisme ou radicalisme ?

Nouveaux mots, nouveaux sens

Le nouveau dictionnaire vient de sortir. Mis à part les mots nouveaux, sortis du langage courant, qui y ont été intégrés, un commentateur faisait remarquer que le sens de certains mots a également changé. Deviennent toxiques, par exemple, non plus seulement des produits dangereux pour l’espèce humaine, mais des actifs bancaires improductifs. Ce glissement du sens des mots ne date pas d’hier. Il est un reflet assez juste, pour certains d’entre eux, de l’évolution des mentalités.

Le compromis

Prenons pour exemple le compromis ! Il y a encore quelques dizaines d’années ce terme avait une connotation largement péjorative. Faisait des compromis celui qui cédait, qui en venait à se résoudre à sacrifier ses principes pour un intérêt qui, manifestement, était de moindre valeur. Il n’en est plus de même aujourd’hui. L’homme capable de faire des compromis est loué. C’est l’homme ouvert, flexible, tolérant, tout le contraire de l’intégriste, de l’homme borné. C’est l’homme capable de privilégier la paix, fût-ce aux dépens de ses convictions. C’est l’homme, non des extrêmes, mais du chemin du milieu.

Relativisme ou radicalisme

Je ne veux pas nier ici le fait qu’il y a effectivement du bon à être conciliant. Mais à force de placer cette attitude comme étant la qualité supérieure de l’homme moderne, on en vient inévitablement à une société où tout, finalement, est relatif. Pour certains sujet cependant, j’en prends pour témoin Jésus, ce n’est pas le relativisme qui convient, mais le radicalisme. Evoquant le sujet de l’adultère, Jésus dit : " Si (dans ce domaine) ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. " Jésus d'ailleurs ne s'est pas contenté d'être radical par les paroles. Il a souvent joint le geste à la parole. En témoigne son attitude dans le temple de Jérusalem où, armé d'un fouet, il va chasser sans douceur les vendeurs venus à la fête pour se faire "du fric".

Manifestement, aux dires de Jésus, le chemin du milieu est loin d’être, dans tous les cas, la solution idéale. Il y a des intérêts supérieurs, dit Jésus, qui font que la seule voie sensée, intelligente que l’homme puisse prendre est le radicalisme. N’est-ce pas d’ailleurs la voie que l’Etat préconise lorsque, sur les paquets de cigarettes, il impose que soit inscrit que le fait de fumer conduit à la mort ou qu'il y imprime des photos de personnes atteintes de cancer suite à leur addiction au tabac ? Oui ! Il y a bien des domaines où la voie royale, la voie de la sagesse et du bon sens impose que ce soit le radicalisme et non le relativisme qui soit le bon principe à adopter.

De la difficulté d’être radical

D’où vient donc notre difficulté à être radical ? Essentiellement, je pense, au fait que nous ne croyions pas à la gravité des dégâts qu’occasionne le mal auquel on nous demande de nous abstenir. Nous temporisons estimant qu’il y a toujours possibilité de s’arrêter avant que les choses ne deviennent trop graves. Nous laissons, comme le dit le livre biblique du Cantique des cantiques, les petits renards gambader dans nos vignes refusant de voir le préjudice qu’ils occasionnent aux fruits, puis à la récolte. Pourtant, comme le dit Jésus, quiconque se livre au péché ne peut faire autrement que de devenir l’esclave du péché. Aussi ce que Jésus vise dans la vie de celui en qui il travaille est, non pas qu'il se complaise dans le relativisme, mais que, là où il le faut, il soit un adepte du radicalisme.

S’il y a bien des hommes qui, en ce siècle laxiste, sont admirables, ce sont les hommes de principe : ceux qui, pour rien au monde, ne seraient prêts à abandonner leurs résolutions à bien faire pour des raisons de convenance ou d'adaptation aux autres. Jésus était de ceux-ci à l’égard du péché, qu’il paraisse bénin, ou horrible. Jésus ne mangeait pas trop ; il n’entretenait aucune pensée impure ; il n'était esclave d'aucune addiction ; il se refusait à la critique malsaine et infondée ; il n'était jamais manipulable : personne ne pouvait le mettre dans sa poche ; il ne se permettait pas de se relâcher sous prétexte qu’il était fatigué ou qu’il avait assez donné… Pour Jésus, le péché (le fait de se servir soi avant Dieu ou les autres) est toujours grave car, dans sa nature, il sépare de Dieu et amène l'homme à vivre à un niveau inférieur de celui qu'il souhaite pour lui. C'est pourquoi, tout au long de sa vie, Jésus sera l’ennemi du compromis, que ce soit à l’égard de la vérité ou du péché.

A l’heure où l’été approche, nous invitant aux vacances et au farniente, son exemple, et celui de tous les hommes du passé, admirables pour la fermeté dans leur attachement à leurs principes, m’interpelle. Si l’Eglise de Jésus-Christ n’est plus ce qu’elle est, n’est-ce pas aussi parfois parce que, du radicalisme qu’elle trouve extrême, elle est passée au relativisme qu’elle juge convenable ?


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 27 juin 2009

Calvin : 1509 - 2009 (6)

Détour par l’Italie

Calvin désirait beaucoup voir l’Italie. Rappelons-nous que nous sommes à l’époque de la Renaissance et que c’est d’Italie qu’est venu le mouvement qui amorça les grands changements qui s’opéraient, entre autres dans les arts, en France. Une princesse d’origine française, Renée, duchesse de Ferrare, ville de naissance du bouillant Savonarole, qui avait fait trembler le royaume par ses prédications quelques décennies auparavant, était gagnée à l’Evangile depuis un certain temps déjà. Elle l’accueillit avec bienveillance et lui offrit l’hospitalité. Dans la suite, elle le considéra comme son conducteur spirituel. Mais le Duc était ennemi de " l’hérésie " et Calvin dut partir. Il passa par Aoste, le Saint-Bernard et arriva dans la ville de Genève où il pensait seulement passer une nuit et gagner ensuite Bâle.

Calvin rencontre Farel

Un réfugié huguenot le reconnut et signala sa présence à Guillaume Farel. Originaire de Gap, Farel est l’une des personnalités les plus fascinantes de la réforme francophone. Arrivé à Paris pour ses études, le jeune homme fit partie de l’équipe réformiste de l’évêque Briçonnet à Meaux. Passé dans le camp évangélique, il travailla d’abord en Guyenne, puis à Bâle et à Montbéliard. Sorte d’apôtre Paulo, il prêcha ensuite à Neuchâtel, qui adopta la Réforme, puis dans le Piémont et, enfin, à genève où sa fougue de prédicateur conduisit la ville à adopter la nouvelle foi en 1535.

Pour Farel, l’arrivée de Calvin à Genève ne relevait en rien du hasard. Il y vit au contraire une indication de Dieu. Après une vive discussion avec lui, Farel persuada Calvin d’arrêter là son voyage et de renoncer à ses études pour l’aider dans le travail qu’il avait entrepris. Se souvenant de cet épisode de nombreuses années plus tard, le réformateur écrira : " Finalement, maître Guillaume Farel me retint à Genève… comme si Dieu eût d’en-haut étendu sa main sur moi pour m’arrêter. "

La République de Genève

Au temps où Calvin arrive à Genève, la ville est en crise. S’étant rangé dans le camp évangélique, comme Zurich et berne, la ville est en état de siège, sous la menace des ducs de Savoie, bien décidés à la ramener sous leur emprise et à la foi catholique. Retranchée sur sa colline derrière des bastions construits à la hâte, privée de ressources, à moitié abandonnée (la messe y est interdite depuis le 10 août 1535), sans écoles, Genève et son gouvernement provisoire voient l’avenir d’un œil sombre. Pour la soutenir sur le plan spirituel, la ville n’a que les prédications de Farel et de ses amis. C’est pourtant en ces mois décisifs de son histoire que la ville va faire preuve de cet esprit d’indépendance et de résistance qui va la caractériser.

Deux décisions majeures sont prises par le peuple, désireux d’affirmer sa liberté, en 1536 :

. la 1ère consiste pour la jeune République à graver sa propre monnaie frappée de la devise " Post tenebras lux " : Après les ténébres, la lumière. La devise, née à Genève, sera ensuite reprise par toute la Réforme protestante. On peut la voir aujourd’hui encore gravée sur le Monument International de la Réformation à Genève et sur le Mémorial des Huguenots à Franschhoeck en Afrique du Sud.

. la seconde sera pour le peuple rassemblé devant la cathédrale le 21 mais 1536 de jurer de vivre selon l’Evangile

C’est dans le but d’atteindre cet objectif que les deux hommes vont désormais unir leurs efforts.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 20 juin 2009

Le dépanneur inconnu

Un automobiliste s’était arrêté au bord de l’une des nombreuses autoroutes des Etats-Unis. Il était près de minuit. Son moteur était tombé en panne. Qui viendrait à son secours à cette heure tardive ? Pourtant une voiture s’arrêta et son occupant, un monsieur fort bien mis, en descendit. Le premier automobiliste songea en lui-même :
- Ce n’est pas ce gentleman qui pourra me sortir d’embarras.
Mais l’inconnu insista :
- Permettez-moi de regarder sous votre capot.
En quelques instants il repéra la cause du contact défectueux et y remédia. Le moteur se remit en marche. L’automobiliste, se confondant en remerciements, demanda :
- A qui ai-je l’honneur de parler ?
Son interlocuteur lui tendit sa carte de visite, et il lut : " Henri Ford, directeur général de l’entreprise de construction automobiles Ford ". Tout s’expliquait : cet homme, qui avait si rapidement décelé la cause de la panne, n’était autre que le créateur de la voiture. Il la connaissait mieux que personne…

Il faut le reconnaître : notre monde, comme la vie personnelle de chacun, est en panne. Quelque chose ne tourne pas rond. Vers qui se tourner pour trouver un remède ? De qui attendre le secours ? Le plus qualifié n’est-il pas celui qui nous a créé et qui sait de quoi nous sommes faits : Dieu Lui-même ! En Jésus-Christ, Il est venu réparer ce qui était cassé dans le moteur de notre vie. Vous qui êtes en panne au bord du chemin de la vie, n’hésitez pas à faire appel à Lui ! Comme réparateur et comme gentleman, il n'y a pas mieux !



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 13 juin 2009

Le langage des catastrophes

Que dire ?

Que dire ? Que dire face à la douleur, au caractère si brutal, si imprévisible de la catastrophe aérienne qui a fauché tant de vies en si peu de temps ? Que dire à ceux qui restent, plongés dans l’abattement, face à ce qui leur paraît comme un arbitraire absurde ?

Pas une punition spécifique

Alors que Jésus était sur terre, une catastrophe, certes moins dramatique, se produisit. Sans que personne ne s’y attende, une tour, la tour de Siloé, s’était écroulée tuant 18 personnes. Luc, auteur d’un évangile, est le seul qui nous rapporte ce fait divers et l’impression qu’il exerça sur le Christ. Posant une question, Jésus demanda à ses disciples : « Ces 18 personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? »

Contrairement à notre époque, Jésus vivait parmi un peuple imprégné de la conscience de Dieu. Pour aucun juif de son temps, ce qui se produisait dans le monde n’était le fruit du hasard. Tout était, de loin ou de près, en lien avec Dieu. La question de Jésus met le doigt sur des idées bien ancrées dans la mentalité ambiante, des idées qui reflètent une vision du monde forgée par des siècles d’enseignement biblique. Si Dieu, le Tout-Puissant, est à l’origine de tout ce qui se produit, comment donc comprendre le langage des accidents et des catastrophes imprévisibles ? Sont-elles l’expression d’un châtiment, d’une punition divine à l’encontre de ceux qui en sont les victimes ?

La réponse de Jésus à cette question est sans ambiguïté. « Non, je vous le dis, commence à dire Jésus. » Il n’y a pas de lien direct de cause à effet entre ce qui s’est produit pour ces 18 personnes et leur situation personnelle devant Dieu. Penser le contraire supposerait plusieurs choses. La 1ère est que les 18 personnes touchées par la catastrophe auraient été l’objet d’une double coïncidence plutôt curieuse : 18 personnes coupables au même degré de graves forfaits devant Dieu se seraient trouvées ensemble au même endroit pour recevoir ensemble leur châtiment. Il n’y a que dans l’imagination d’un producteur de film de science-fiction que l’on peut trouver un tel scénario.

Un message pour tous ceux qui restent

Si la punition ou la rétribution du mal n’est pas la piste à suivre pour comprendre le sens de ce qui se produit lors d’une catastrophe, quelle est-elle ? Car la mise à l’écart de cette interprétation ne change rien sur le fond. Dieu étant tout-puissant et souverain sur tout ce qui se produit, aurait pu faire que la chose n’ait pas lieu. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? La suite de la réponse de Jésus nous le dit : « Non, je vous le dis, ces personnes n’étaient pas plus coupables que les autres. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez également ! »

Alors que nous étions partis dans notre réflexion sur les victimes de la catastrophe, Jésus corrige le tir. Ceux qui sont concernés par ce qui s’est produit ne sont pas les disparus, mais nous qui restons. Le départ, la mort brutale et choquante de ces personnes, est un message de Dieu à notre conscience qui nous rappelle plusieurs réalités que nous avons facilement, en tant qu’hommes du XXIème siècle vivant dans le monde poussé de la technologie, tendance à oublier !

Le message des catastrophes

1ère réalité : c’est celle de notre dépendance à l’égard de Dieu en ce qui concerne notre souffle. Cela a été plusieurs fois dit par les proches des disparus. Beaucoup des personnes décédées dans le vol AF 447 étaient des personnes actives, engagées dans leurs entreprises, dans la vie d’une commune ou d’une association. Toutes étaient pleines de projets. A ce propos, la Bible nous rappelle ce qui doit être l’état d’esprit réaliste de tout homme face à Dieu. « Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, puis qui disparaît. Vous devriez donc dire : Si Dieu le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela ! » La mort brutale des victimes du crash de l’Airbus nous le rappelle avec force : aucun de nous ne sait si les projets qu’il a dans son cœur pour le lendemain se réaliseront.

2ème réalité : c’est celle de la nécessité d’être, à chaque instant, prêt pour le grand départ. Nous le savons tous : aucun de nous ne restera indéfiniment sur cette terre. Les cimetières sont les témoins silencieux mais éloquents du caractère passager et périssable de chaque vie. S’il y a donc une réalité à laquelle nous devons nous préparer aujourd’hui, maintenant, c’est à celle de notre propre fin et de notre comparution devant Dieu, notre Créateur. Jésus-Christ, il y a près de 2 000 ans, a payé le prix de notre rachat. Avez-vous, oui ou non, la certitude d’être réconcilié avec Dieu ? Si ce n’est pas le cas, je vous en supplie : ne remettez-pas à demain la résolution de cette question !

3ème réalité : c’est celle suggérée par la réponse de Jésus ! Si certains, déjà, périssent brutalement, viendra le temps où toute l’humanité, à cause du péché, devra faire face au jugement de Dieu. Sur nous tous, un jour, une catastrophe, la catastrophe irrémédiable arrivera. Il sera alors trop tard pour se préparer. C’est maintenant qu’il nous faut nous repentir, changer de façon de vivre et de mentalité, nous mettre à l’écoute de Dieu, de Sa Parole.

Mot de la fin...

Je ne connaissais aucune des 228 victimes du vol Rio-Paris. Mortes ensemble, assises l’une à côté de l’autre dans l’avion, il se peut cependant que le chemin qu’elles ont ensuite pris les sépare définitivement. L’une prête, ayant fait la paix avec Dieu par Jésus-Christ a rejoint son Sauveur dans une paix et un repos définitif. L’autre, chargé de ses péchés, vit dans l’attente et dans l’angoisse de son jugement. L’important n’est pas l’heure où nous mourrons, mais l’état dans lequel nous nous présentons devant Dieu au jour de notre mort ? Où seriez-vous aujourd’hui à la place des victimes ?

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 6 juin 2009

L'enfer : nature et réalité



Une question troublante

Que de fois cette question a troublé des chrétiens qui réfléchissent : comment peut-il y avoir un enfer ? Comment un Dieu d’amour peut-il condamner les hommes à l’étang de feu ? Comment concilier la colère et la miséricorde chez le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ? La réponse que je vous propose risque de vous surprendre.

Amour et colère, une seule réalité

Le feu vengeur de l’enfer fait partie de Dieu. C’est une partie intégrante inéluctable de Sa nature, car ce sont exactement les mêmes flammes qui brûlent dans l’amour au céleste royaume. Si Lucifer et ses armées, puis les hommes séduits par lui, ne s’étaient pas détournés du royaume de la lumière de Dieu vers le royaume de son feu, nul n’aurait jamais connu ni éprouvé le caractère féroce et infernal de ces flammes. Des êtres faits pour vivre en union avec le Père des lumières, au sein de la beauté et des bénédictions célestes, ont ainsi décidé, de leur libre choix, d’éteindre la lumière et de se plonger illicitement au sein des forces obscures et féroces de l’indépendance personnelle. Ils se retrouvent désormais sous l'emprise irrésistible et les tourments de leur orgueil, de leur colère et de leurs passions, consumés par leurs propres convoitises cependant jamais satisfaites dans les brûlures jamais adoucies de la roue tourbillonnante de leurs désirs en conflit. Ce tumulte et cette rage sont pourtant encore en eux l’impulsion de Dieu, mais Dieu dans sa colère et non Dieu dans sa miséricorde.

La part de l’enfer en nous

La nature de tout être : ange, démon (ange déchu) ou homme, n’est qu’une flamme du feu central et se nourrit éternellement de cette source brûlante. Mais envers ceux qui pratiquent la miséricorde, il se montre miséricordieux dans le doux feu de l’amour, tandis qu’avec les pervers, il agit selon leur perversité, feu consumant de colère brûlant dans l’orgueil, la malice et la rage de ces personnalités perverties. Tel est l’enfer.

Ciel et enfer

Tout autant que le ciel, l’enfer est une partie de l’inéluctable nature des choses ; car le ciel et l’enfer sont en réalité les deux faces d’un même élément éternel : feu consumant de la vie qui est la nature de Dieu, qui brûle dans l’amour ou la colère, suivant que nous nous plongeons nous-mêmes dans l’un ou dans l’autre.

Dieu n’a pas fait l’enfer. Dieu a seulement fait le ciel et toutes choses pour qu’elles aient la nature du ciel. Lucifer et ses disciples en rébellion ont fait, en se coupant eux-mêmes de la bonté et de l’amour célestes, la découverte du brasier inconnu et caché qui est la source de la lumière céleste, roue ardente de la nature propre fondamentale de Dieu. C’est cela qui est alors devenu leur royaume, le feu de leur enfer, à la fois en eux-mêmes et dans leur sphère d’activité : cette terre qu’ils ont corrompue. Ils ne peuvent connaître qu’un Dieu de colère et de jugement, de violence et de fureur, un Dieu de vengeance, de tempête et de destruction.

Nature de l’enfer

L’enfer est ainsi devenu, non tant un lieu qu’une manière d’être. Partout où le moi rebelle domine, c’est l’enfer : c’est là que brûle la colère de Dieu. Au-dedans, là où les flammes de l’emportement, de la haine, de la malice et de la convoitise font rage dans l’âme, là est l’enfer ; au-dehors, là où la guerre, la rapine, la maladie et la mort étendent leur marche sournoise, là aussi se trouve l’enfer. Tout cela est encore le royaume de Dieu, mais c’est le royaume du courroux de Dieu ; tous y seront encore les enfants de Dieu, mais les enfants de la colère de Dieu.
Ici-bas le mélange, pas après…

Sur notre terre, la miséricorde est mêlée au courroux, car nous sommes encore dans un temps de probation et de salut. Deux royaumes sont en lutte au-dedans et autour de nous, celui des ténèbres et celui de la lumière. Toutes choses comprennent du bien et du mal mélangés. S’il y a des épines, il y a aussi des roses ; s’il y a la nuit, il y a aussi le jour ; s’il y a des poisons, il y a aussi des mets nourrissants et sains. Mais la nuit vient, l’éternelle obscurité, où habitent déjà les anges apostats et où aucun signe de pitié ne se mêle, comme sur la terre, aux fruits de la colère ; ni soleil, ni fleur, ni fruit, rien de beau ni d’amical parmi les créatures, mais seulement les rouages angoissants d’un individualisme insatiable et apostat, la fureur, l’égoïsme, les passions inassouvies des hommes et des anges définitivement fixés dans une personnalité de démons.

Forme ultime de l’enfer

C’est l’enfer sous sa forme ultime : la demeure éternelle que s’est taillée dans les ténèbres du dehors, la libre volonté d’êtres libres qui ont préféré le royaume du moi au royaume de Dieu, et qui se sont obstinés dans leur choix. Est-ce l’enfer de Dieu ? Oui, car tout est à Dieu. Un tel enfer est-il dans le plan de Dieu, dans sa volonté et en est-il l’œuvre ? Mille fois non. Ce qui a amené l’enfer à l’existence, c’est la pénétration illicite dans un domaine de forces qui, en Dieu et en ses créatures, n’existent que pour être en universelle bénédiction, et c’est la perversion de ces forces pour des fins égoïstes. La conséquence en est que l’harmonie s’est transformée en discorde, la paix en guerre, l’amour en haine, la joie en douleur, constituant les éléments même de l’état infernal.

Tiré de " La loi de la foi : Norman Grubb (1947)


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 30 mai 2009

Calvin : 1509 - 2009 (5)

Institution chrétienne : les thèmes majeurs :

1er livre :

Le premier livre est intitulé : De la connaissance de Dieu en tant que souverain créateur et gouverneur du monde. La création, la nature porte la marque, l’empreinte de son auteur, et c’est un devoir religieux de l’étudier, d’apprendre à en connaître les lois admirables : les cours réguliers des astres, le développement de la vie des plantes et des animaux, et l’homme, le chef d’œuvre de la création. Dieu étant la grande réalité qui domine et pénètre tout, notre vie est entre ses mains et il fait servir toutes choses à notre bien, à notre éducation spirituelle. Ses bienfaits nous disent sa bonté et sa fidélité, tandis que nos épreuves sont une école salutaire par laquelle il faut passer pour être détachés du mal, et formés à la patience, à l’obéissance et à l’espérance des choses les meilleures que Dieu a préparées pour nous dans l’au-delà. La grande preuve, le témoignage suprême de la fidélité de Dieu, c’est le don qu’Il a fait à l’humanité corrompue, incrédule, mauvaise, d’un Sauveur en la Personne de Son Fils.

2ème livre :

Le sujet du second livre est : Dieu en tant qu’Il est notre Rédempteur en Jésus-Christ. L’œuvre de la rédemption a été préparée dans l’Ancienne Alliance par la Loi, qui nous révèle la miséricorde de Dieu, celui qui, par pure bonté, fait grâce aux coupables et les appelle à sa connaissance et à son service. Jésus-Christ, Fils de Dieu et fils de l’homme, ayant vécu, ayant souffert et donné sa vie pour nous sur la croix, nous a acquis par ses mérites infinis le salut dont nous sommes indignes. Qui sommes nous que nous soyons l’objet de la grâce de Dieu, de son élection gratuite ?

3ème livre :

Le troisième livre traite de : La manière de participer à la grâce qui est en Jésus-Christ, c’est-à-dire de l’œuvre du Saint-Esprit. C’est Dieu qui prend l’initiative de nous appeler à la foi, de nous donner la foi, de nous justifier, c’est-à-dire de nous accorder la rémission gratuite de nos péchés, sans aucun mérite de notre part. Et s’il le fait, c’est dans le but de nous régénérer, de nous renouveler entièrement et de nous sanctifier par son Esprit, de nous conduire, en détruisant en nous l’orgueil et l’incrédulité, à une vie qui soit une ascension vers la justice et la charité, un service véritable de Dieu et du prochain.

4ème livre :

Le 4ème livre traite : Des moyens dont Dieu se sert pour nous convier à Jésus-Christ. Dieu nous aide dans notre faiblesse en établissant sur la terre son Eglise, le corps de Christ, la mère des fidèles, qui les nourrit de la substance de l’Evangile, de la Parole divine. Cette Eglise s’est corrompue du fait de la malice et de la perversité des hommes, mais Dieu l’a réformée et ceux qu’elle appelle doivent lui demeurer fidèles, par une franche et publique manifestation de leurs convictions.

Quant à l’Etat, le gouvernement politique, il fait régner l’ordre et la paix dans le monde, en réprimant les vices et les hérésies, et il doit soutenir l’Eglise, le gouvernement spirituel, dans son œuvre d’éducation et de consolation des âmes.

Telle est très brièvement résumée la trame de ce grand livre, synthèse unique et admirable des enseignements de la révélation divine.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 23 mai 2009

La preuve par la négative

La preuve par la négative

Il y a, nous le savons, différentes manières de prouver l'existence d'une chose. Si la manière la plus simple est de la montrer, on sait que, suivant le lieu où l’on se trouve, la chose n’est pas toujours possible. Il y a quelques années, un tchadien est venu habiter dans les Vosges. Il avait déjà entendu parler de la neige, mais, pour la première fois, il la vit tomber du ciel. La neige existait depuis toujours, mais dans son contexte, il était quasiment impossible de lui en apporter la preuve physique.

Si l’on ne peut pas apporter la preuve de l’existence d’une chose par la démonstration, il nous reste, certes à un degré moindre, une autre possibilité. C’est de la prouver en quelque sorte par la négative, c’est-à-dire par le fait que, privé d'elle, on se rend en quelque sorte compte de son existence. Telle est, par exemple, la preuve qu’est la mort pour l’existence de la vie. Le mort ne dit rien, ne respire plus, ne communique plus. Quelque part son état témoigne du fait que quelque chose l’a quitté. Ce quelque chose est la vie. Si, quelque part, il existait un univers dans lequel il nous faudrait prouver l’existence de la vie, la vue d’un mort, certes, ne serait peut-être pas suffisante. Mais cette vue, comme le négatif d’un film, recèlerait en elle-même cependant un embryon de preuve. Elle témoignerait de l’état dans lequel un être se trouve lorsqu’il est privé de la vie.

Absence de Dieu

Je ne suis ni le premier, ni le dernier à penser que le monde dans lequel nous vivons, tel un mort, est de façon criante la preuve par la négative de l’existence de Dieu. C’est au philosophe Pascal que l’on attribue le plus souvent cette pensée célèbre : Il y a dans le cœur de tout homme un vide en forme de Dieu. La proposition de Pascal n’est ici pas autre chose qu’une démonstration par la négative.

Avant lui, un autre croyant, Saint Augustin, utilisera dans ses Confessions la même méthode de démonstration. Je vous propose ici d’en méditer un extrait :

" Il se trouve dans les vices mêmes une image obscure, ou plutôt une ombre des biens solides qui trompe les hommes par une fausse apparence de beauté. Ainsi l’orgueil n’a pour but que la grandeur et l’élévation : mais vous seul, mon Dieu, êtes souverainement élevé au-dessus de toutes choses. L’ambition aspire aux honneurs et à la gloire : mais vous seul méritez un honneur suprême et êtes environné de gloire dans l’éternité. La cruauté des tyrans ne tend qu’à se faire craindre : mais qui mérite d’être craint que vous seul, mon Dieu, dont le pouvoir absolu comprend si généralement tous les temps, tous les lieux et toutes les créatures…L’amour infâme se veut rendre agréable par ses caresses : mais il n’y a point de douceur ni de tendresse égale à celle de votre amour… La curiosité veut passer pour la science, parce qu’elle désire tout savoir : mais vous seul, mon Dieu, savez tout, et rien n’est caché à votre lumière… La paresse semble ne désirer que le repos : et où se trouve le repos assuré et véritable que dans le Seigneur ? Le luxe et la superfluité veulent passer pour richesse et abondance : mais vous êtes seul la source abondante et inépuisable d’une douceur toute céleste et incorruptible. La profusion veut paraître libérale et magnifique ; mais c’est vous qui répandez toutes sortes de biens sur les hommes avec une libéralité et une magnificence vraiment divines. L’avarice veut posséder de grands trésors : et vous les possédez tous. L’envie dispute de la prééminence et de l’excellence : et qu’y a-t-il d’éminent et de sublime qui ne soit bas en comparaison de vous ?…

Ainsi l’âme devenant adultère se sépare de vous qui êtes son Epoux unique pour s’abandonner à l’affection des créatures, et elle s’efforce de trouver hors de vous les biens qu’elle ne peut posséder tout purs et sans mélange que lorsqu’elle retourne à vous. "

Témoignage

Rien n’est sans doute plus difficile pour le croyant en Jésus-Christ d’établir la preuve qu’il a trouvé, dans la relation spirituelle qu’il a avec Lui, la réponse à toutes ses aspirations. Pour ma part, je peux en témoigner. Je savais ce à quoi mon cœur insatisfait aspirait. Ce que je ne savais pas, c’était où se trouvait la Source à laquelle je devais puiser pour étancher ma soif. Jésus l’a dit à une femme qui avait connu 5 maris et qui vivait en concubinage avec un 6ème homme : " Quiconque boit de cette eau aura encore soif. " Jésus lui dit en quelque sorte que tout son parcours est la preuve par la négative qu’en-dehors de Dieu, elle ne saurait trouver ce après quoi son cœur soupire. Puis Il ajoute : " Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif. " Après la preuve par la négative, Jésus se présente comme la Source même à travers laquelle ce à quoi son cœur aspire peut avoir accès. Aucun être plus que Jésus n’a démontré de visu ce que cela signifie que d’avoir une vie pleine de sens, de bonheur et de signification. Il est par l’affirmative ce que nos échecs, nos frustrations, nos souffrances sont par la négative : la preuve que c’est en Dieu seul que peuvent être comblées toutes nos aspirations.

Je ne sais ce à quoi, au travers du dédale de vos expériences vous soupirez, ni ce que vous recherchez. Sachez seulement que tout ce que vous trouverez ne peut être que l’ombre, le négatif de ce que Dieu seul par Jésus-Christ peux vous apporter. " Je suis venu, dit Jésus, pour que mes brebis aient la Vie et qu’elles l’aient en abondance ! "


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus