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vendredi 25 janvier 2008

Le grand visiteur !


Qui suis-je ?

Non le produit de l'évolution, mais un être typiquement humain... avec des ancêtres eux aussi typiquement humains. Je ne crois pas à l'évolution des espèces, mais suis convaincu que chacun se développe dans la famille d'espèces à laquelle il appartient et assure, par la reproduction, la continuité de cette espèce. Je ne crois pas donc être le produit du hasard et de la nécessité, formule si chère à Monod pour expliquer l'origine de notre monde. Non, je crois, au contraire, que mon existence a été voulue, pensée, conçue depuis fort longtemps par un Créateur hyper doué, intelligent... et bienveillant. Ca, je ne l'a pas découvert par l'exemple ou l'éducation étant d'une famille catholique pour la forme, mais athée de fait... Je l'ai découvert dans la douleur de l'insatisfaction, de l'amertume, de la tristesse en réalisant la vanité, la finitude et l'insatisfaction auxquelles mène l'expérience de la vie, si courte puisse-t-elle être. Est-ce possible d'avoir au fond de soi tant d'aspirations, de questions, de soifs, de besoin d'absolu sans qu'en face, il n'y ait rien pour y répondre. Et puis, cette puissance mauvaise qui attise les passions les plus basses, me tire constamment vers le bas... Et il faudrait que j'accepte le point de vue matérialiste selon lequel il n'y a rien à chercher ici-bas autre que de satisfaire ses besoins immédiats, matériels, limités... Impossible !

J'ai pris le taureau par les cornes. Je me suis isolé de mes amis et, une fois pour toutes (le moment était crucial), j'ai voulu en avoir le coeur net (dans les deux sens...). Soit j'étais le produit du hasard, soit celui d'une création. On peut philosopher longtemps sur le sujet. Les possibilités ne se réduisent finalement qu'à celles-ci. Mais comment arriver à la certitude, s'Il existe, de connaître Dieu ? N'y a-t-il pas là, par nature, une impossibilité fondamentale ? Vraie, jusqu'à ce que je découvre "Le grand visiteur".

Le grand visiteur

Bien sûr ! C'est évident, mon cher Watson! On ne peut connaître de Dieu que ce qu'll veut bien révéler et nous montrer de Lui-même. C'est déjà vrai sur le plan humain : vous ne pouvez connaître de moi que ce que je veux bien vous en dire. D'autant plus de Dieu. Or, Dieu a choisi pour se faire connaître, non la voie d'Internet, ni celle d'un mégaphone, mais de nous visiter en choisissant d'entrer dans ce monde par la voie qui nous est propre : celle de la naissance dans un corps d'homme, de la croissance et de l'enfermement dans des limites physiques. Il a choisi de ne pas s'imposer de façon irréfutable, de rester cacher derrière le voile de l'humanité, mais de manifester suffisamment de gloire dans ce cadre pour que les chercheurs honnêtes soient sans ambiguïté à Son sujet : derrière l'homme, c'est bien Dieu qui est avec nous, parmi nous. Le grand visiteur est trop unique, incomparable, parfait, puissant pour que l'on puisse en douter. Je suppose qu'arrivé ici, vous avez compris de qui je parle. L'homme, en question, le grand visiteur s'appelle Jésus de Nazareth.

Lui et moi

Homme et Dieu à la fois, Il est le seul qualifié pour me relier à l'Eternel. La rencontre n'a pas été facile. Il a du me convaincre, me persuader, je dirais me gagner à Lui. Car, malgré mes chaînes, je voulais rester le propre décideur de ma vie. Il voulait bien s'occuper de ma vie malgré sa misère, mais à une seule condition : que je lui cède le pas, la primauté, la priorité dans tous les domaines. Il ne voulait pas passer dans ma vie en simple visiteur, mais en occupant, en maître de la maison. Après combat, évaluation, je Lui ai ouvert la porte. Je n'ai jamais eu à le regretter. Ma nature a souvent manifesté à son égard de la rébellion, des murmures, des revendications. Mais, à chaque fois, Son amour, Sa volonté manifeste de me faire grâce et de conserver mon amitié en a triomphé. Il a changé ma vie, répondu à mes aspirations, donné les certitudes dont j'avais besoin face aux questions incontournables que mon existence d'homme pose. Il m'a trouvé et je l'ai trouvé : que chercherais-je encore ?

Qui suis-je ?

Cela fait un bout de temps qu'on vit ensemble. Il a réorienté ma vie à tel point que, depuis plusieurs dizaines d'années, ma vocation est de Le faire connaître, d'enseigner Sa Parole, de communiquer à mes contemporains que c'est de Lui dont ils ont besoin. J'ai toujours du mal à comprendre la résistance et les réticences dont ils font preuve à son égard. Ils le craignent comme s'Il voulait leur faire du mal, alors qu'Il n'a que du bien à leur offrir. Je suis aujourd'hui pasteur en Picardie. Egalement auteur d'un livre qui lui est consacré, livre intitulé "Le grand visiteur". Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à m’écrire !







Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 janvier 2008

Erasme (2)

Insuffisan-ce d’Erasme

Si nous portons nos regards sur la grande révolution qui plus tard renouvela l’Eglise, nous ne pouvons nous empêcher de reconnaître qu’Erasme fut pour plusieurs comme un pont de passage. Bien des hommes qui auraient été effrayés par les vérités évangéliques présentées dans toute leur force et leur pureté, se laissèrent attirer par lui, et devinrent plus tard les fauteurs les plus zélés de la Réformation.

Erasme et Luther

Mais par cela même qu’il était bon pour préparer, il ne l’eût pas été pour l’accomplir. « Erasme sait très bien signaler les erreurs, dit Luther, mais il ne sait pas enseigner la vérité. » L’Evangile de Christ ne fut pas le foyer où s’alluma et s’entretint sa vie, le centre autour duquel rayonna son activité. Il était avant tout savant, et seulement ensuite chrétien. La vanité exerçait sur lui trop de pouvoir pour qu’il eût sur son siècle une influence décisive. Il calculait avec anxiété les suites que chacune de ses démarches pourrait avoir pour sa réputation. Il n’y avait rien dont il aimât autant à parler que de lui-même et de sa gloire.

Erasme et Luther sont les représentants de deux grandes idées quant à une réforme, de deux grands partis dans leur siècle et dans tous les siècles. L’un se compose des hommes d’une prudence craintive, l’autres des hommes de résolution et de courage. Ces deux partis existaient à cette époque, et ils se personnifient dans ces illustres chefs. Les hommes de prudence croyaient que la culture des sciences théologiques amènerait peu à peu et sans déchirement une réformation de l’église. Les hommes d’action pensaient que des idées plus justes répandues parmi des savants ne feraient point cesser les superstitions du peuple, et que corriger tel ou tel abus était peu de choses si toute la vie de l’Eglise n’était pas renouvelée.

« Une paix désavantageuse, disait Erasme, vaut mieux encore que la plus juste des guerres. » Il pensait qu’une réformation qui ébranlerait l’Eglise courait risque de la renverser. Il voyait avec effroi les passions excitées, le mal se mêlant partout au peu de bien que l’on pourrait faire, les institutions existantes détruites, sans que d’autres puissent être mises à leur place, et le vaisseau de l’Eglise faisant eau de toutes parts, englouti au milieu de la tempête.

Faiblesses d’Erasme

Les courageux d’entre ses contemporains avaient de quoi lui répondre. L’histoire avait suffisamment démontré qu’une exposition franche de la vérité et un combat décidé contre le mensonge pouvaient seuls assurer la victoire. Si l’ont eût usé de ménagement, les artifices de la politique, les ruses de la cour papale auraient éteint la lumière dans ses premières heures. Sans doute une réforme fondamentale ne pouvait s’opérer sans déchirements. Mais quand a-t-il paru quelque chose de grand et de bon parmi les hommes, qui n’ait causé quelque agitation ?

Si la Réformation n’eût pas éclaté, qui peut dire l’épouvantable ruine qui l’eût remplacée ? La société, en proie à mille éléments de destruction, sans éléments régénérateurs et conservateurs, eût été effroyablement bouleversée. La réformation ne fut autre chose qu’une intervention de l’Esprit de Dieu parmi les hommes, un règlement que Dieu mit en terre. Elle put, il est vrai, remuer les éléments de fermentation qui sont cachés dans le cœur humain ; mais Dieu vainquit. La doctrine évangélique, la vérité de Dieu, pénétrant dans la masse des peuples, détruisit ce qui devait périr, mais affermit partout ce qui devait être maintenu.

Le grand principe d’Erasme était : «Eclaire, et les ténèbres disparaîtront d’elles-mêmes. » Ce principe est bon, et Luther le suivit. Mais quand les ennemis de la lumière s’efforcent de l’éteindre, ou d’enlever le flambeau de la main qui le porte, faudra-t-il, pour l’amour de la paix, les laisser faire ?

Le courage manqua à Erasme. Or, il en faut pour opérer une réformation, aussi bien que pour prendre une ville. Il y avait beaucoup de timidité dans son caractère. Dès sa jeunesse, le nom seul de la mort le faisait trembler. Il prenait pour sa santé des soins inouïs. Nul sacrifice ne lui eût coûté pour s’enfuir d’un lieu où régnait une maladie contagieuse. Le désir de jouir des commodités de la vie surpassait sa vanité même, et ce fut cette raison qui lui fit rejeter plus d’une offre brillante.

Fin d’Erasme

Par ses écrits, par ses paroles, Erasme, plus que tout autre, avait préparé la Réformation, et puis, quand il vit arriver la tempête qu’il avait lui-même suscitée, il trembla. Il eût tout donné pour ramener le calme d’autrefois, même avec ses pesantes vapeurs. Mais il n’était plus temps, la digue était rompue. On ne pouvait arrêter le fleuve qui devait à la fois nettoyer et fertiliser le monde. Erasme fut puissant comme instrument de Dieu : quand il cessa de l’être , il ne fut plus rien.

A la fin Erasme ne savait plus pour quel parti se déclarer. Aucun ne lui plaisait, et il les craignait tous. « Il est dangereux de parler, disait-il, et il est dangereux de se taire. » Dans tous les grands mouvements religieux, il y a des caractères indécis, respectables à quelques égards, mais qui nuisent à la vérité, et qui, en ne voulant déplaire à personne, déplaisent à tout le monde.

Tel fut Erasme. Il lui manqua cet affranchissement intérieur, qui rend véritablement libre. Second Curio, dans un de ses ouvrages, décrit deux cieux : le ciel papiste et le ciel chrétien. Il ne trouve Erasme ni dans l’un ni dans l’autre ; mais il le découvre se mouvant sans cesse entre deux dans des cercles sans fin. Après avoir cherché à opérer quelques réformes avec l’approbation des chefs de l’Eglise, après avoir abandonné la Réformation pour Rome, quand il vit que ces deux choses ne pouvaient marcher ensemble, il se perdit auprès de tous. Pauvre Erasme !

Les ennemis d’Erasme allèrent, ce nous semble, un peu au-delà de la vérité, quand ils s’écrièrent au moment où Luther parut : « Erasme a pondu l’œuf, et Luther l’a couvé. »

Tiré de Histoire de la Réformation, Tome 1, J-H Merle d’Aubigné : 1860


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 12 janvier 2008

Erasme (1)



Jeunesse

Né en 1469 à Gouda, dans les Pays-Bas, d’une union hors des liens du mariage, Erasme perdit son père et sa mère de bonne heure. Demeuré seul au monde, le jeune Erasme témoigna une vive aversion pour la vie monacale que ses tuteurs voulaient le contraindre à embrasser. Il lui préférait de loin l’étude des auteurs grecs. Fréquentant l’université de Paris, il sut bientôt trouver dans l’étude des anciens une justesse et une élégance de style qui le placèrent bien au-dessus de tout ce que la capitale comptait d’illustre. Il se mit donc à enseigner, publia quelques écrits et gagna bientôt des amis puissants.

Influence

Quelle a été son influence sur la Réformation ? Elle a été trop exaltée d’un côté, et trop dépréciée de l’autre. Erasme n’a jamais été et n’eût jamais pu être un réformateur ; mais il a préparé les voies à d’autres. Non seulement il répandit dans son siècle l’amour de la science et un esprit de recherche et d’examen qui en mena d’autres bien plus loin qu’il n’alla lui-même ; mais encore il sut, protégé par de grands prélats et par de puissants princes, dévoiler et combattre les vices de l’Eglise par les plus piquantes satires.

Erasme attaqua en effet de deux manières les moines et les abus. Il y eut d’abord de sa part une attaque populaire. Ce petit homme blond, dont les yeux bleus à demi fermés observaient finement tout ce qui se présentait à lui, versait partout de sa plume élégante et mordante des flots d’amertume contre la fausse dévotion et la fausse théologie de son siècle ; la raillerie était devenue sa disposition habituelle. Dans l’Eloge de la Folie, dont 27 éditions parurent au courant de sa vie et qui fut traduit dans toutes les langues, Erasme démontre que la Folie est reine de tous les empires, mais surtout des gens d’Eglise. La Folie d’Erasme ne se contente pas de ridiculiser les moines ou d’attaquer les évêques. Elle s’en prend au pape lui-même. « Y a-t-il, dit-elle, de plus redoutables ennemis de l’Eglise que ces pontifes impies, qui permettent par leur silence que l’on abolisse Jésus-Christ, qui le lient par leurs lois mercenaires, qui le falsifient par leurs interprétations forcées, et qui l’étranglent par leur vie empestée. »

A l’attaque populaire du sarcasme, Erasme joignit l’attaque de la science et de l’érudition. L’étude des lettres grecques et latines avait ouvert de nouvelles perspectives au génie moderne, qui commençait à se réveiller en Europe. Suivant le principe qu’en toutes choses c’est à la source qu’il faut remonter, Erasme demanda que l’on n’étudiât plus la théologie dans Scott et Thomas d’Aquin, mais qu’on allât, pour l’apprendre aux Pères de l’Eglise, et avant tout au Nouveau Testament. Il montra qu’il ne fallait même pas s’en tenir à la Vulgate qui fourmillait de fautes ; et il rendit à la vérité un service immense en publiant en 1546, à Bâle, son édition critique du texte grec du Nouveau Testament, texte aussi peu connu en Occident que s’il n’eût pas existé. « Je veux, dit Erasme, en publiant son Nouveau Testament, ramener à son origine ce froid disputeur de mots, que l’on appelle la Théologie. Plût à Dieu que cet ouvrage portât pour le christianisme autant de fruits qu’il m’a coûté de peine et d’applications. » L’effet de ses travaux surpassa ses intentions. Les théologiens purent dès lors lire la Parole de Dieu dans les langues originales (Reuchlin ayant fait la même œuvre qu’Erasme pour l’Ancien Testament quelques années plus tôt), et plus tard reconnaître la pureté de la doctrine des réformateurs. Reuchlin et Erasme rendirent ainsi la Bible aux savants ; il faudra attendre la venue de Luther pour la rendre au peuple.

Une œuvre prolifique

Erasme, par son œuvre, fit plus qu’il ne pensait. Car, en revenant à la Bible, il rappela ce qu’il y avait dans la Bible. « Le but le plus élevé du renouvellement des études philosophiques, dit-il, sera d’apprendre à connaître le simple et pur christianisme dans la Bible… Je suis fermement résolu à mourir sur l’étude de l’Ecriture : en elle est ma joie et ma paix… Le sommaire de toute la philosophie chrétienne se réduit à ceci : placer toute notre espérance en Dieu, qui, sans notre mérite, par grâce, nous donne tout par Jésus-Christ ; savoir que nous sommes rachetés par la mort de Son Fils ; mourir aux convoitises mondaines, et marcher d’une manière conforme à sa doctrine et à son exemple, non seulement sans nuire à personne, mais encore en faisant du bien à tous ; supporter patiemment l’épreuve dans l’espérance de la rémunération future; enfin, ne nous attribuer aucun honneur à cause de nos vertus, mais rendre grâce à Dieu pour toutes nos forces et toutes nos œuvres : voilà ce dont il faut pénétrer l’homme, jusqu’à ce que cela soit devenu pour lui une seconde nature. »

Les ouvrages d’Erasme se succédaient. Il travaillait sans cesse, et ses écrits étaient lus tels que sa plume venait de les tracer. Ce mouvement, cette vie native, cette intelligence riche, fine, spirituelle, hardie, qui, sans arrière-pensée, se versait à grands flots sur ses contemporains, entraînait et ravissait l’immense public, qui dévorait les ouvrages du philosophe de Rotterdam. Il devint bientôt l’homme le plus influent de la chrétienté, et de toute part on vit pleuvoir sur sa tête et les pensions et les couronnes.

Tiré de "Histoire de la Réformation" de J.H Merle d'Aubigné (1860)

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 5 janvier 2008

Dis merci !


MOT D'ORDRE 2008

En ce début d’année 2008, alors que le prix du baril de pétrole atteint les 100 dollars, que le coût des produits de base ne cesse d’augmenter et que bien d’autres inconnues risquent de grever encore davantage notre moral, quel mot d’ordre biblique conseiller ? Un mot d’ordre biblique à contre courant, qui tranche avec le pessimisme général (le moral des français vient encore de perdre 1%), qui fera de vous le plus singulier des non-conformistes : la reconnaissance (ou la gratitude) !

RACINES

Depuis longtemps, dit la Bible, la gratitude est aux abonnés absents du bottin du monde. Non pas que, d’elle-même, elle ait choisi de déserter la société humaine. Mais, tel Jonas jeté par-dessus bord du bateau où il logeait par les autres occupants, elle a quitté dès l’origine, avec le rejet de Celui qui en est la source, le grand vaisseau de l’humanité. « Ne reconnaissant plus Dieu pour ce qu’Il est, les hommes ont cessé de Lui rendre grâces, dit l’apôtre Paul. » La gratitude n’est pas séparable de l’idée de Dieu, et du fait que c’est à Lui, le Créateur, qu’en tant que créatures, nous devons tout ce que nous avons. La source oubliée, le fleuve de la vie sur la rive duquel s’épanouit le fruit de la gratitude, s’est desséché. La nature ayant horreur du vide, la grâce et la gratitude ont laissé la place à un ménage dont l’humanité ne cesse de subir depuis la mauvaise humeur permanente : Dame Ingratitude et Sieur Mécontentement. Un couple infernal dont le discours est toujours le même : « Rien n’est jamais assez ! Tout vous est dû ! Exigez toujours qu’on vous donne le meilleur ! Ne vous laissez jamais reprendre quoi que ce soit sans résistance ! » Connaissez-vous ce discours ?

RETOUR

Dans ses Mémoires écrits dans un souterrain, Dostoiewsky déclare : « Si l’homme n’est pas stupide, il est monstrueusement ingrat ! Prodigieusement ingrat ! En fait, je crois que la meilleurs définition qui convienne à l’homme est celle-ci : bipède ingrat ! » La définition de l’écrivain colle à la réalité. Ayant oublié Dieu, l’homme se retrouve ravalé au rang de l’animal. Il perd ce qui lui donne sa dignité et ne garde de l’humanité que les éléments qui le rendent pire que l’animal. L’homme a besoin de se souvenir qu’il n’est ni le centre, ni en lui-même le but de l’univers. Il a besoin d’un changement de mentalité qui ne peut s’effectuer que par le changement du point de gravitation autour duquel tournent ses pensées. Pour se faire, il doit redécouvrir :

1. la grâce :

De toutes les distorsions de la pensée humaine, c’est sans nul doute le fait de réfléchir en termes de droits et de dû qui est la plus grave. Cette mentalité est le contraire même du principe de la grâce, principe selon lequel Dieu nous a créé. Car, c’est un fait trop souvent oublié ou méconnu, Dieu ne nous a pas créé par besoin. Le Dieu qui existait de toute éternité se suffisait pleinement à Lui seul. Il ne souffrait ni d’aucun manque, ni d’aucun ennui. Aussi, c’est par désir unique de partager ce qu’Il avait en Lui-même qu’Il nous a fait. Gratuité et altruisme seuls étaient les motivations qui présidaient à son intention. C’est là ce que la Bible indique et signifie lorsqu’elle parle de grâce.

La découverte de la grâce commence et s’exprime toujours, chez celui qui en est l’objet, par la surprise et l’émerveillement, les premières émotions exprimées par l’homme Adam devant le cadeau que lui fait Dieu en Eve, la femme. Il est intéressant de noter ici que la première parole biblique attribuée à l’homme soit exprimée sous la forme d’un poème. Comme si, sous le charme de la grâce, du don de Dieu, il fallait user de la forme d’expression la plus gracieuse, la poésie, pour rendre grâces à Dieu. N’avons-nous pas ici même la naissance du chant par lequel, aujourd’hui encore, on cherche à célébrer ce qu’il y a de plus magnifique en Dieu et dans Ses œuvres ?

Mais cette grâce qui enchantait le monde à son origine a disparu. Elle nous est devenue si étrangère que, comme dans l’histoire de Narnia, le soleil et l’été ont fait place dans l’humanité au froid et à l’hiver. Engourdis, ankylosés dans leurs cœurs par un esprit de révolte, les hommes ne savent plus ce qu’est une joie durable, profonde, permanente. Les magnifiques cadeaux de la vie sont encore devant leurs yeux, mais ils ne les voient plus. Il ne faudra pas moins que l’intervention de Dieu Lui-même pour changer cet état de fait.

C’est sous les traits de l’homme Jésus que, après des siècles d’espérance, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, va se manifester. Par Lui, l’accès direct à la bonté gratuite et altruiste de Dieu nous est de nouveau possible. Sa première œuvre, son plus grand travail sera de parvenir d’abord à ouvrir nos yeux, à nous réveiller pour nous faire sortir de la fausse manière de penser héritée de nos pères à l’esprit enténébré. « Non ! Ce que vous vivez ne correspond pas à la vérité. Vous avez été séduits et trompés par un esprit de mensonge qui vous fait passer le bien pour le mal, et Dieu pour le diable. Le désir de Dieu est toujours le même : établir avec vous une relation personnelle intime, gratuite, altruiste. Et comme vous ne pouvez vous-mêmes payer le prix de votre rachat, Il vous offre par Moi, ma mort, mon sacrifice, la paix, le pardon et la réconciliation avec Lui. » Telle est la forme que prend Sa grâce pour nous aujourd’hui : une croix sur laquelle, le Fils de Dieu, mourant, expie nos fautes et nous assure la sécurité d’une vie éternelle dans la présence magnifique et sans fin de Dieu. Gratuité et altruisme, les deux caractères de la grâce, sont ici pleinement révélés.

2. le contentement

La grâce manifestée et retrouvée, elle ne peut qu’ être suivie des fruits du contentement. Alors qu’il a guéri 10 lépreux de leur lèpre, Jésus s’étonne qu’un seul d’entre eux, un samaritain et non un juif, revienne vers Lui pour lui rendre grâce. Rendre grâce est bien, en effet, l’expression qui convient le mieux. La reconnaissance, la gratitude ne sont que des retours, l’expression du remerciement du cœur de l’homme touché par la grâce. L’homme rend grâce. Il rend honneur à la grâce dont il a été l’objet. L’amertume a de nouveau fait place à la joie, et la tristesse à l’émerveillement. Dans la main de Dieu, l’homme gracié apprend à vivre le contentement. Il n’aura peut-être pas tout ce qu’il désire et souhaite dans cette vie. Il devra encore passer par bien des épreuves et des désillusions. Il subira peut-être comme les autres l’assaut de la maladie ou de la mort. Mais le soleil allumé au fond de lui par la présence de Christ ne s’éteindra pas. Au contraire, il brillera et apparaîtra dans toute sa force lorsque le jour de la vie sera parvenu à son plus grand déclin. Alors, aux sons des chants et des hymnes, une vie de plénitude d’où chagrin, pleurs, mort, deuil et tristesse seront à toujours bannis, commencera !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

mardi 1 janvier 2008

Bonne année 2008 !

BONNE ANNEE 2008

A TOUS MES LECTEURS

ET LECTRICES !






Enseigne-nous à bien compter nos jours afin que nous appliquions notre coeur à la sagesse : Psaume 90,12



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus