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samedi 29 mars 2008

Croisière agitée...

ZONE DE CONFORT

Qui de nous, soyons honnête, aime à vivre dans l’incertain, l’inconnu, le dangereux ? Nous affectionnons tous nous mouvoir dans notre zone de confort ! Nous nous sentons tous à l’aise dans l’univers sécurisé de notre vie, là où se trouvent nos points de repères habituels, là où tout ce qui nous entoure nous est familier. Mais que survienne tout à coup un évènement qui bouscule, perturbe, affecte cette sécurité, ou que, brusquement, nous soyons projetés dans un contexte hostile, nous faisons vite l’expérience de notre fragilité, de notre vulnérabilité, du fait qu’il faut parfois bien peu de choses pour que, de la paix que procure la sécurité, nous tombions vite dans la panique, voire la terreur qu’inspire l’inconnu et le fait d’être livré sans défense à l’arbitraire…

Y a-t-il quelque part un Rocher sur lequel nos pieds puissent se poser sans crainte qu’il ne nous fasse défaut ? Y a-t-il une ancre à laquelle notre âme puisse s’arrimer qu’aucune espèce de tempête n’a le pouvoir de détacher ? Un récit de la Bible y répond. A la fois expérience vécue et parabole de l’histoire du monde comme de chaque vie, il nous enseigne où, comment, à quel moment on découvre si, oui ou non, le fondement sur lequel repose notre sécurité est vrai, solide, invulnérable ou pas. Focus sur un voyage agité, vécu il y a près de 2 000 ans par 276 personnes qui auraient pu périr corps et biens, mais qui, toutes, s’en sont finalement sorties, corps et âme.

EN ROUTE POUR ROME…

La scène se passe sur la Méditerranée, au début de ce qu’on peut appeler pour les marins, la mauvaise saison : saison des tempêtes, de caprices météorologiques imprévisibles, chaotiques… Embarqué dans le voyage pour des raisons d’ordre pénal, se trouve, au milieu de nombreux autres prisonniers et membre d’équipage, Paul, un serviteur de Dieu et du nouveau Messie, dont le message se heurte partout à une forte opposition : Jésus-Christ. Pressentant de manière intuitive et inspirée le danger auquel ils allaient tous être exposés si le bateau poursuivait sa route, Paul avertit le centurion à la garde de qui il était confié. Mais qui est-il ce Paul pour dire à des marins expérimentés ce qu’ils doivent faire. ? A-t-il seulement quelques notions de navigation ? Des tempêtes et des grains, ils en ont déjà affrontés ! Ce n’est pas aux novices de dire à ceux qui ont l’expérience et le savoir-faire ce qu’il convient ou non d’effectuer.

Nous sommes tous, que nous le voulions ou non, embarqués dans ce monde dans le même bateau ! Certes, dans la croisière de la vie, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. La condition des uns diffère fortement de celle des autres. Il y a ceux qui, comme le capitaine et le timonier de notre histoire sont au commandement du vaisseau. Ce sont ceux qui, hommes politiques, penseurs, philosophes, donnent le ton, décident des orientations qui engagent les nations, l’humanité, dans les directions qu’ils estiment les meilleures. Ces hommes, comme le dit notre texte auquel se réfère notre récit[1], se croient maîtres de leur dessein. Ils ont l’expérience, le savoir-faire, la maîtrise des choses. Bref ! Ils connaissent leur sujet ! Qui sommes-nous pour leur dire que les orientations qu'ils prennent les mènent à la catastrophe ?

Il n' y a cependant pas que les hommes politiques qui se conduisent comme des capitaines de vaisseau sûrs de leur affaire. En fait, quiconque exerce une responsabilité, qu'elle soit simplement familiale ou professionnele peut agir de la sorte. Chaque responsabilité comporte en elle-même une dose de pouvoir, pouvoir sur des vies, pouvoir sur les autres. Le chef de l'Etat emmène dans la barque qu'il conduit toute la nation de laquelle il est la tête. Si nous voulons voir à quoi ressemble une dictature, et les effets qu'elle a sur le peuple sur lequel elle s'exerce, nous pouvons jeter un coup d'oeil sur la Corée du Nord. Nous aurons ici la démonstration grandeur nature du malheur dans lequel peut être plongé un peuple à la tête duquel se trouve un capitaine fou. Sommes-nous conscients cependant que, nous aussi, père, mère, chef de famille, chef d'entreprise, chef de service... nous pouvons exercer sur les autres un pouvoir pour leur bonheur ou leur malheur ?

Le capitaine et le timonier se croyaient maîtres de leurs desseins. Dès le début cependant, une voix se fait entendre. Elle les avertit ! Ces hommes si sûrs d'eux n'ont pas la sagesse infuse. Ils peuvent se tromper. La voix n'est pas la voix d'un connaisseur en navigation, mais c'est la voix d'un homme inspiré, un homme qui entretient avec le Tout-Puissant des relations étroites. Il ne pratique peut-être pas le métier de marin, mais il connaît intimement le Grand Capitaine de l'Univers, Celui qui dirige la course des astres, des galaxies et des comètes. Il a accès à une science cachée aux yeux des humains qui n'ont que la lumière de leur propre raisonnement et expérience pour se former un jugement.

Comment sommes-nous dans la vie ? Plutôt des gens sûrs d'eux-mêmes, imbus de leurs opinions ? Sommes-nous accessibles à des avis divergents des nôtres? Pensons-nous tout savoir ? Quelqu'un peut-il nous dire quelque chose sur nous-mêmes, nous désapprouver, mettre en doute nos soi-disant certitudes ? Soyons conscient qu'il existe au-delà de nous une sagesse et une connaissance qui nous sont supérieures. Cette sagesse nous a été communiquée au travers d'hommes inspirés, comme Paul. Ces hommes n'étaient pas plus que nous. Mais ils ont côtoyé de près le Tout-Puissant, le Grand Capitaine. Certains même ont voyagé physiquement dans la vie avec Lui, lorsque sous les traits de l'homme Jésus, Il a marché sur terre. Plutôt que de nous fier à nous-mêmes, à n'écouter que ce qui nous convient, nous ferions mieux, pour la sécurité de notre voyage, prêter une oreille attentive à leurs avertissements. Ne dit-on pas : A bon entendeur, salut ?

2 sagesses :

Sagesse de Dieu ou sagesse humaine ? Laquelle est sagesse, laquelle est folie ? Laquelle dans le temps va s’avérer exact, conforme à la réalité ? Laquelle faudra-t-il suivre pour, finalement, être sauvé ? La suite de l’histoire, la semaine prochaine, va nous le démontrer !

[1] La Bible : livre des Actes des apôtres, chapitre 27


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 22 mars 2008

Réincarnation ou Résurrection

LA REINCARNA-TION, COTE ORIENT

En Orient, la réincarnation n’est pas considérée comme une chance, mais comme une souffrance. Que ce soit pour les hindous ou pour les bouddhistes, la vie est une épreuve, le corps, une prison. Le cycle des existences terrestres successives permet une purification progressive du mal et un détachement des appétits matériels ou sensuels. L’idée de rétribution est fondamentale. Après la mort, l’âme se réincarne dans un autre corps, dans un rang social plus ou moins élevé, en fonction des actions accomplies dans son existence précédente. C’est la fameuse loi du karma. L’âme ne peut obtenir la délivrance des renaissances (le nirvana) qu’une fois totalement purifiée par le renoncement et l’ascétisme.

LA REINCARNATION, COTE OCCIDENT

La réincarnation revue et corrigée par l’Occident n’a rien à voir avec le modèle oriental dont elle se réclame. Chez nous, loin d’être une malédiction, la réincarnation dédramatise la mort et console des frustrations de la vie. Elle est au service de la sacro-sainte réalisation de soi. Elle donne à chacun une deuxième chance de réussir et d’être heureux sur cette terre. Doctrine bien pratique qui déresponsabilise l’homme (la loi du karma est bien loin, la réincarnation sauce occidentale gomme toute idée de rétribution) et le rassure face à la mort.

Ainsi perçue, la réincarnation est plus un baume psychologique qu’une réelle orientation spirituelle. Elle n'est plus un chemin d’exigence, mais une croyance rassurante. Elle fait donc de multiples adeptes.

L’APRES-MORT POUR LE CHRISTIANISME

Pour le chrétien, pas de réincarnation. Normalement. Parce qu’il paraît que 43% de ceux qui se disent catholiques croient à la réincarnation. Pour d’autres, elle est un « complément » de leur foi en la Résurrection. « My God ! » dirait la reine d’Angleterre.

La foi chrétienne se base sur un fait historique : la résurrection de Jésus. Au centre de notre foi, il y a la certitude que le Christ, par sa résurrection, a triomphé du mal et de la mort, la certitude qu’il nous entraîne avec lui dans l’Eternité. « Si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vide, vide aussi notre foi. Et nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes, dit saint Paul (1 Corinthiens 15).

Après cette vie, nous mourrons, puis nous ressusciterons, corps et âme, pour partager la vie de Dieu. La résurrection de Christ est donc un évènement qui vient transfigurer chacune de nos vies : elle annonce notre propre résurrection, elle porte toute notre espérance.

UNE CERTITUDE A PROCLAMER

Il est temps que nous osions une parole sûre et forte sur notre foi en la Résurrection. Nous sommes plus que jamais appelés à rendre témoignage de l’espérance qu’elle implique puisque c’est elle qui donne à notre vie tout son sens. Croyons-nous vraiment, profondément, viscéralement, que le Christ a donné sa vie pour nous ? Comment parlons-nous de la mort et de notre foi en la vie éternelle ? Osons-nous affirmer que nous n’avons qu’une vie – bien courte disent les plus vieux – pour ouvrir notre cœur à l’amour gratuit de Dieu ?

Dieu n’attend pas que nous atteignions la perfection par nos propres forces à travers des existences successives. Notre responsabilité, pour autant, n’est pas suspendue. Nos actes nous engagent, nous sommes libres d’accueillir ou de refuser cette vie que Dieu nous propose.

La logique de Dieu n’est pas celle du mérite, mais celle d’un amour miséricordieux donné gratuitement. Par amour, il nous a créé ; par amour, il nous pardonne nos péchés ; par amour, il nous appelle à vivre éternellement près de lui. Non ! Il ne vous est pas nécessaire d’escalader l’Himalaya par la face nord, de redescendre par l’ouest, de traverser les hauts plateaux balayés par le vent, les rivières glacées pour vous rendre dans le monastère tibétain le plus reculé pour obtenir la meilleure réincarnation possible. Dans le Christ, à portée de foi, se trouve la vie éternelle !

Que cette fête de Pâques voit l’expression de notre joie : Alléluia, le Seigneur est ressuscité. Alleluia, nous sommes appelés à ressusciter avec lui !

D’après Juliette Levivier (paru dans Famille Chrétienne : avril 2007) : avec autorisation.




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 15 mars 2008

De grands hommes et leurs derniers mots

La dernière heure !

Les déclarations faites par des mourants sont dignes de confiance. Même les menteurs font des aveux honnêtes à ce moment-là. Les propos tenus sur leur lit de mort nous en apprennent plus sur les gens que tout ce qu’ils ont pu dire ou faire de leur vivant. Quand les hommes se voient confrontés à la mort, ils laissent tomber leurs masques et se montrent enfin tels qu’ils sont.

Dans la préface de son livre « Le meilleur des mondes », Aldous Huxley nous invite à juger les gens et les choses comme nous le ferions si nous nous trouvions sur notre lit de mort.

De grands hommes et leurs derniers mots !

Les personnages célèbres de l’histoire ne sont pas seulement des modèles d’inspiration pour les générations qui leur succèdent. Leurs pensées, leur réflexion, leurs paroles sont autant de points de référence qui perdurent après eux. A la lumière de ce que dit Huxley, je vous propose de faire connaissance avec les derniers mots de plusieurs grands hommes ayant marqué l’histoire :

CESAR AUGUSTE : « Ai-je bien joué mon rôle ? Alors, applaudissez, car la comédie est terminée ! »

HENRI VIII d’Angleterre : « Maintenant, tout est fini : mon royaume, mon corps et mon âme ! »

CESAR BORGIA, homme d’Etat : « Dans touts les circonstances de ma vie, j’ai été prévoyant et j’ai toujours pris toutes les dispositions nécessaires. Et voilà que maintenant je dois mourir sans y être préparé. »

MAZARIN, cardinal : « Mon âme, qu’adviendra-t-il de toi ? »

THOMAS HOBBES, philosophe anglais : Je dois franchir ce pas redoutable qui me conduira dans les ténèbres. »

DAVID HUME, philosophe écossais, athée, cria : « Je suis dans les flammes ! Son désespoir fut terrible. »

VOLTAIRE, le célèbre écrivain satirique, eut une fin épouvantable. L’infirmière qui se trouvait à son chevet déclara : « Pour tout l’or du monde, je ne voudrais assister encore une fois à l’agonie d’un incroyant. » Il cria toute la nuit pour obtenir le pardon.

Au sujet de l’empereur NAPOLEON, le comte Montholon écrivit : l’empereur meurt solitaire et abandonné. Son agonie est terrible.

GOETHE, poète et romancier allemand : « Plus de lumière ! »

HENRI HEINE, poète allemand, s’est repenti devant Dieu vers la fin de sa vie. Dans l’épilogue de son recueil de poèmes « Romancero », il dit : « Avec grand soin et avec zèle, j’ai jeté dans les flammes les poèmes qui offensaient Dieu d’une façon ou d’une autre. Mieux vaut que brûlent les poèmes que celui qui les a écrits ! »

NIETZSCHE, le philosophe nihiliste allemand, est mort dans la démence

SIR THOMAS SCOTT, ancien président de la Chambre Haute du Parlement anglais : « Jusqu’à présent, je ne croyais ni en Dieu ni à l’enfer. Maintenant je sais qu’ils existent, l’un et l’autre, et que le jugement équitable du Tout-Puissant me damnera pour l’éternité. »

A propose de la fin de STALINE, sa fille Swetlana Allilujewa, appelée en mars 1953 au chevet du dictateur mourant, dit : « Mon père est mort d’une façon terrible et difficile. Dieu donne une mort facile à ses justes. »

WINSTON CHURCHILL, homme d’Etat anglais : « Quel fou ai-je été ! »

JEAN-PAUL SARTRE, le philosophe français : « J’ai échoué ! »

JESUS-CHRIST, le Fils de Dieu : « Tout est accompli ! »

Enseignement

Voltaire, David Hume et d’autres auraient certainement ri si on leur avait dit de leur vivant que sans Jésus, ils couraient à leur perte. Ils ont été, malgré tout, obligés de constater que la Bible a raison quand elle dit : Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois après quoi vient le jugement.[1]

Et vous, comment allez-vous mourir ? Quelles seront vos dernières paroles ? Sera-t-il aussi trop tard pour vous ?

« Jésus-Christ a paru dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis, moi, le premier » a écrit Saul de Tarse, persécuteur des chrétiens,[2] devenu l’apôtre Paul. Paul a su se laisser arrêter par Dieu dans sa course folle pour prendre la décision la plus sage de sa vie : changer de mentalité, faire la paix avec Dieu et croire pleinement au pardon et à la grâce qui lui étaient offerts par Jésus-Christ. Aujourd’hui, lecteur, est pour vous le jour du salut !


[1] Epître aux Hébreux, chapitre 9, verset 27
[2] 1ère épitre à Timothée, chapitre 1, verset 15



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 8 mars 2008

Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Cette question m’a longtemps travaillé ! Pourtant, je ne suis pas né sous X. J’avais des parents, un domicile, une adresse. Mais, au fond de moi, ces renseignements sur mon identité ne suffisaient pas. Il y avait en moi des aspirations, une soif, un besoin de certitudes face aux grandes questions de l’existence. Vivre pour vivre n’était pas une réponse.

Qui suis-je ?
Je ne trouvais pas la solution en moi-même. Je désirais le bien, mais faisais le mal. Je voulais être heureux, mais rien ne me contentait. Je poursuivais l’amour, mais j’étais égoïste. Je ne supportais plus cette contradiction interne. Etais-je bon ou mauvais, ange ou démon… ?

Qui suis-je ?

Je l’ai compris le jour où j’ai saisi la cause de mon déchirement. Ce que je suis a une double explication. D’une part, j’ai été créé pour le meilleur, le bon, le beau, le vrai. Je viens de Dieu et mon être profond aspire à Le connaître. D’autre part, je suis séparé de Dieu, privé de sa présence. Ce sont les désirs de ma nature égoïste, centrée sur elle-même, qui dominent tout mon être.

Qui suis-je ?

J’ai trouvé la paix le jour où j’ai cru en Celui qui, seul, a le pouvoir de résoudre le dilemme que pose chaque vie. Car nous ne pouvons nous changer nous-mêmes. Il nous faut à la fois être réconcilié avec Dieu et recevoir la force de vivre une vie neuve. Tout ceci, dit la Bible, s’obtient par Jésus-Christ, venu de Dieu, mort pour nous assurer le pardon de nos fautes, et ressuscité pour nous communiquer une vie nouvelle.

Qui suis-je ?

Je n’ai pas changé, mais tout a changé. J’ai la même apparence, mais un autre contenu. Je suis toujours mortel, mais, au fond de moi, je possède la Vie. Il m’arrive encore de faire le mal, mais j’ai reçu la force de faire le bien. Je ne sais pas tout, mais je sais qui je suis : une nouvelle création. Ne voudriez-vous pas avoir cette assurance ?

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 1 mars 2008

La gloire de Dieu



Une réalité pénétrante

La soif de gloire, avons-nous vu dans le dernier billet, est si chevillée au cœur de l’homme que, sans qu’il s’en rende compte, elle noyaute la plupart de ses ambitions. Il ressort du constat de cette réalité une évidence : nous n’avons pas été fait pour la médiocrité, mais pour la gloire. Quel que soit l’objet qu’il poursuit ou la façon avec laquelle il espère y parvenir, chaque homme témoigne à sa manière, par sa recherche et l’ardeur qu’il y met, de cette vérité : la gloire est l’objectif fondamental pour lequel chacun vit. Une aspiration qui remonte à nos origines et, à sa manière, nous parle de Dieu. Car

Dieu et la gloire

Sont intimement liés. L’un, témoigne la Bible, ne va pas sans l’autre. Partout, dans tous les lieux où Il s’est révélé, la gloire, dit l’Ecriture, accompagnait Dieu. Dans le désert, Dieu va ordonner à Moïse de construire une tente : la tente de la Rencontre. Elle sera le lieu par excellence du contact, de l’habitation de Dieu parmi son peuple. L’ouvrage achevé, la nuée couvrira la tente, raconte l’exode, et la gloire de l’Eternel la remplira[1]. Le signe de la présence de Dieu était la manifestation de la gloire (qu’on appelait aussi la shekina).

Des siècles plus tard, alors qu’Israël est devenu idolâtre, les philistins vont leur voler l’arche de l’alliance, élément central des objets disposés dans la tente. A cette nouvelle, la femme d’un des fils du grand-prêtre de l’époque, va accoucher prématurément d’un garçon, à qui elle donnera le nom d’I-Kabod (la gloire est partie)[2]. Là où la gloire était, Dieu était. Plus tard, dans des visions fantastiques, le prophète Ezéchiel verra la gloire de l’Eternel quitter définitivement le temple. Nous sommes à l’époque de l’exil et de la déportation d’Israël à Babylone…

La gloire de Dieu

Si la gloire est l’expression de l’excellence et du parfait, on comprend pourquoi, dans le langage biblique, Dieu et la gloire sont inséparables. « Dans son palais, tout s’écrie gloire, écrit le roi David[3]. Et encore : la splendeur et la magnificence sont devant sa face, la gloire et la majesté sont dans son sanctuaire.[4] La gloire de Dieu, c’est la manifestation de la beauté, la majesté, la magnificence qui entoure Sa personne. Il n’y a dans la présence de Dieu ni médiocrité, ni grisaille, ni inachevé. Tout est parfait, magnifique, accompli, excellent : tout est glorieux ! Et, c’est de cette gloire dont nous avons soif. C’est à elle que nous aspirons derrière la vaine gloriole que nous poursuivons.

L’objet de gloire

Dieu manifeste sa gloire de bien des manières. Les cieux, dit encore David, racontent la gloire de Dieu.[5]La création est une expression si forte de la puissance et de l’intelligence de Dieu que les hommes qui ont sous les yeux le spectacle de ses œuvres, et qui refusent de Lui rendre gloire, sont, dit Paul, inexcusables.[6]C’est cependant au travers d’un objet autre que l’univers que la gloire de Dieu va se révéler dans toute sa beauté. Oui ! La Parole (on pourrait aussi dire la Sagesse éternelle de Dieu) a été faite chair. Elle est venue dans ce monde sous les traits d’un homme. Elle a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.[7] Le Dieu qui, à la création, a dit : la lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la connaissance de sa gloire sur le visage, la face du Christ.[8] L’Ecriture est formelle. Nous pouvons parcourir les océans, visiter le monde entier, rencontrer tous les humains de la terre : nous ne trouverons personne qui égale la beauté, l’excellence, la sagesse, l’autorité, la puissance qui habitaient Jésus-Christ.


D’où la difficulté pour beaucoup d’accepter les témoignages rendus en leur temps à son sujet. Une telle gloire paraît impossible, fabriquée, inventée. Mais, « dirons-nous, écrit Jean-Jacques Rousseau dans l’Emile, que l’histoire de l’Evangile est inventée à plaisir ?... Ce n’est pas ainsi qu’on invente, et les faits de Socrate, dont personne ne doute, sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ. » Oui, ajoute Ernest Renan, en conclusion de sa Vie de Jésus, tous les siècles proclameront qu’entre les fils de l’homme, il n’en est pas né de plus grand que Jésus !

Le point d’orgue de la gloire

Si la vie de Jésus est glorieuse, rien ne surpasse la gloire attachée à sa mort suivie, trois jours plus tard, de sa résurrection. C’est ici, en effet, livré au bon plaisir de ses adversaires, délaissé par son Père, qu’il révèle l’immensité du désir de Dieu de nous faire partager sa gloire. La rupture avec Dieu s’était faite sur un mensonge : celui qui consistait à dire qu’en se séparant de Dieu, l’homme pouvait devenir dieu lui-même, c’est-à-dire, accéder à une gloire supérieure que ce qu’il possédait. Ayant choisi de sortir du projet de Dieu pour lui, l’homme s’est trouvé du coup privé de la gloire de Dieu.

Puisque l’homme a voulu être Dieu et a déchu, Dieu va choisir en Jésus-Christ de déchoir à son tour en devenant homme. Il va opter de prendre à son compte, sur lui, toutes les conséquences de la rupture et, dans un habit d’homme, souffrir corps, âme et esprit, à la place de tous les hommes, comme si lui-même avait choisi la révolte, l’autonomie, l’indépendance, la vaine recherche de la gloire… Telle est la manifestation la plus grande de la gloire de Dieu. Dieu prouve son amour envers nous en ce que, alors que nous étions ses ennemis, le Christ est mort pour nous[9]. Dieu accepte ainsi pour un temps de perdre Sa gloire, d’être mis au rang d’un vil criminel, pour que nous n’ayons pas à payer le prix de nos forfaits, mais que, pardonnés, nous ayons à nouveau accès à Sa gloire…

Participer à la gloire

Voulez-vous participer à la gloire de Dieu ? Renoncez à la recherche de votre propre gloire ! Reconnaissez votre orgueil, votre vanité insensée. Et croyez en Jésus, Celui qui est mort pour vous ! Il a en réserve une gloire éternelle qu’Il a préparée pour vous. La gloire de ce monde passe, celle de Dieu dure éternellement !



Un aperçu de la gloire de Dieu au travers des âges : http://donnelavie.com/gloire/


[1] Exode 40,34 à 38
[2] 1 Samuel 4,20-21
[3] Psaume 29,9
[4] Psaume 96,6
[5] Psaume 19,2
[6] Epître aux romains, chapitre 1, v 20-21
[7] Evangile selon Jean, chapitre 1, v 14
[8] 2 Corinthiens 4,18
[9] Epître aux Romains, chapitre 5,8

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus