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samedi 26 décembre 2009

Jésus, fils de Joseph, Fils de Dieu

QUI EST JESUS ?




Une des plus grosses difficultés que Jésus rencontra, au moment où Il commença Son ministère, fut qu’Il se heurta très rapidement à l’incrédulité des gens de Son entourage. Jésus était bien le Fils de Dieu, mais pour tous ceux qui vivaient autour de Lui et qui L’avait vu grandir, Il était à ce qu’on pensait ou selon ce qu’on estimait, dit Luc, le fils de Joseph.

Fils de Joseph, pouvait-on dire, était l’identité que Jésus avait en apparence. Tout, en effet, sur le plan extérieur, plaidait en ce sens. Marie, très jeune, s’était trouvée enceinte et avait épousé Joseph. Puis Jésus était né. Nous ne savons pas qui, parmi les proches de Jésus et Marie, avaient été mis dans la confidence quant à l’origine miraculeuse de la grossesse de Marie, mais, semble-t-il, très peu de gens.

Né dans le foyer de Marie et Joseph, Jésus y grandit aussi et y resta même jusqu’à l’âge adulte. Nous ne lisons en effet nulle part quelque chose qui nous ferait croire, qu’à un moment donné, Jésus aurait pris son indépendance et aurait habité hors de la maison familiale. Au contraire, Jésus, renforçant encore la similitude entre Lui et Joseph, apprit à ses côtés, le même métier que lui, charpentier. Cette imitation entre Jésus et Joseph fut si forte que, dans l’esprit même de la population, on en était venu, semble-t-il, à identifier l’un avec l’autre :

Alors qu’en Matthieu 13,55, Matthieu rapporte les propos incrédules des gens de Nazareth disant : « N’est-ce pas là le fils du charpentier ? », Marc rapporte sur le même sujet, une interrogation quelque peu différente. Marc entendit les gens dire, non pas : « N’est-ce pas le fils du charpentier ? », mais, carrément, « N’est ce pas le charpentier ? Marc 6,3. » Dans l’esprit des gens, Jésus et Joseph ne faisaient pratiquement qu’un !

Si l’apparence pouvait laisser croire que Jésus était le fils de Joseph, en réalité, nous le savons, Il était le Fils de Dieu. Au fond, nous pouvons dire avec Jean que tout l’objectif de l’Evangile se résume en un seule chose : établir, démontrer, attester de manière irréfutable que Jésus, le fils de Joseph, est autre chose que ce que l’apparence tend à montrer à son sujet. Il est le Fils de Dieu : Jean 20,31.

Peut-être nous arrive-t-il de penser que devenir chrétien devait être plus facile pour les proches de Jésus que pour nous. Rien n’est moins sûr ! Pour les proches de Jésus, en particulier ses frères et sœurs, qui avaient grandi, joué avec lui, passer de la connaissance qu’ils avaient de lui, sans doute garçon parfait, animé d’une vraie piété, à celle où ils reconnaissaient en Lui le Fils de Dieu, demandait un pas de foi et, une conviction beaucoup plus forte que pour nous.

Tout l’Evangile témoigne en fait de la réticence que ses frères avaient à franchir ce pas (un peu comme celle qu’avaient, dans la genèse, les frères de Joseph, lorsqu’il leur parlait des rêves qu’il faisait) : Jean 7,2 à 5. Cette réticence des frères de Jésus témoigne au moins d’une chose : c’est que, mis à part l’épisode du temple à l’âge de 12 ans, où Jésus rappela à Marie et Joseph, sa vraie filiation par ces paroles : ne faut-il pas que je m’occupe des affaires de mon Père : Luc 2,49, rien, dans ses actes et son comportement, contrairement à ce que prétendent certains évangiles apocryphes qui racontent les miracles que Jésus enfant aurait fait, ne montrait qui Il était en réalité !

Si j’ai pris, en cette période de Noël, dans laquelle on se souvient de l’arrivée de Jésus dans ce monde, autant de temps, pour parler de ce sujet, c’est que, quelque part, nous sommes confrontés, nous croyants, au même dilemme que connut Jésus. Nous sommes, comme Jésus, rattachés à deux identités : la première, celle dont notre entourage n’a aucun doute : c’est l’identité sous laquelle nous sommes connus en apparence (notre filiation naturelle) ; la seconde est celle que nous savons posséder, mais que nous aimerions que les autres reconnaissent aussi : notre identité réelle, celle que nous avons reçue par notre filiation spirituelle si, du moins, comme le dit Paul, nous avons reçu l’Esprit du Fils : Rom 8,9. Si quelqu’un n’a pas reçu l’Esprit du Christ, il ne lui appartient pas !

Comment faire pour que, nous connaissant sous l’une, les gens apprennent à voir aussi l’autre ? C’est toute la suite que j’aimerais donner à ce message !


D’UNE IDENTITE A L’AUTRE :


Pour que, de fils de Joseph, Jésus soit reconnu comme Fils de Dieu, il était nécessaire qu’Il fasse preuve de plusieurs choses qui, pourrait-on dire, sortaient de l’ordinaire ou étaient hors du commun, des choses qu’on ne rencontrait pas ailleurs, mais qui se trouvaient uniquement chez Lui, et chez Lui seul :


a. 1ère chose : une autorité supérieure :


Dès le début de Son ministère, ce qui frappa immédiatement l’auditoire qui écoutait Jésus était l’autorité avec laquelle Il s’exprimait : Luc 4,31-32 : Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; il enseignait le jour du sabbat. Ils étaient ébahis de son enseignement, car sa parole avait autorité. Matthieu, dans son évangile, nous précise pour quelles raisons l’autorité de Jésus frappait ceux qui l’écoutaient. « Jésus, dit Matthieu, instruisait les foules avec autorité, et non pas comme les scribes : Matthieu 7,29

La 1ère chose donc qui distinguait Jésus de la masse de ceux qui enseignaient aussi la Parole de Dieu en son temps était l’autorité avec laquelle Il le faisait. Cette autorité n’était pas due au hasard. Elle était, comme le dira Jésus plus tard pour expliquer la raison du manque d’autorité des scribes, le résultat de la parfaite cohérence qui existait entre Ses paroles et Ses actes !

« Les scribes et les pharisiens, dit Jésus, se sont assis dans la chaire de Moïse. Faites et observez donc tout ce qu’ils vous diront, mais n’agissez pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas : Matthieu 23,3. »

Si nous voulons, en tant qu’église ou chrétien, être reconnu comme fils et filles de Dieu, il est absolument nécessaire, indispensable que nos actes soient la démonstration vivante de nos paroles. Rien ne porte autant préjudice à l’autorité de notre témoignage, et à sa crédibilité, que d’affirmer être quelque chose tout en en apportant la preuve inverse par sa vie.


b. 2ème chose : des œuvres d’une puissance supérieure



Pour que, de fils de Joseph, Jésus soit reconnu comme Fils de Dieu, Il dut accomplir des choses que nul, hors Lui, n’était capable de faire. Alors que Jean-Baptiste, au fond de sa prison, doutait et se demandait si Jésus était bien le Messie attendu, c’est par le rappel des œuvres qu’Il avait accompli que Jésus lui répondit : Matthieu 11,2 à 6. «Moi, disait Jésus, à ses contradicteurs, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; en effet, les œuvres que le Père m’a données à accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, me rendent témoignage et attestent que le Père m’a envoyé.

Nous ne sommes pas Jésus et Il n’est pas nécessairement dans la volonté de Dieu que chaque chrétien témoigne de sa filiation divine avec le Père par les œuvres miraculeuses qu’il accomplirait. Il y a cependant un domaine dans lequel Jésus nous dit que nous pouvons faire preuve d’une puissance extraordinaire, supérieure à ce qu’on trouve dans le monde : c’est le domaine de l’amour : Matthieu 5,43 à 48.

Pour nous, qui sommes disciples de Christ, le signe par lequel le monde peut reconnaître que nous sommes enfants de Dieu n’est pas le miracle, mais, Jésus l’a dit très clairement, c’est l’amour : Jean 13,34-35. En termes de défis à relever pour être crédible, l’amour qui, chez Jésus, se concrétise par le don de soi, l’humilité et le service, est la priorité première à laquelle nous sommes invités.


c. 3ème chose : la puissance de la résurrection



Pour que, de fils de Joseph, Jésus soit reconnu comme Fils de Dieu, Il dut passer par la mort et vivre la résurrection. La résurrection est la preuve irréfutable que Jésus est bien ce qu’Il a dit être, et non le simple fils de Joseph : Romains 1,3-4.

Le même principe, explique Paul, doit s’appliquer à la vie chrétienne pour que, de personne connue selon la chair, quelqu’un puisse démontrer par sa vie qu’il n’est plus cette personne là, mais une autre : Philip 3,4 à 8. Toutes les choses qui, autrefois, faisaient Saul, sont désormais du passé. Elles ne comptent plus. Ce qui fait L’homme nouveau qu’est Paul est ce qu’il a reçu de Christ. Si Paul existe, il n’est en rien le produit de l’effort ou des qualités naturelles de Saul. Au contraire ! Pour que Paul naisse, il a fallu que Saul meurt !

C’est seul le fait d’être en Christ, c’est-à-dire, de vivre d’une puissance de vie qui ne vient pas de nous, qui fait de nous et atteste que nous sommes de nouvelles créatures, non plus des fils et des filles de Joseph, mais de Dieu.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 décembre 2009

Calvin : 1509 - 2009 (12)



Dédicace

Dédicace prononcée par le pasteur Ruben Saillens en 1909 lors du 400ème anniversaire de la naissance de Calvin


Laissez dormir en paix ce géant solitaire !



Il savait la valeur des gloires de la terre,


Et voulut le silence autour de son tombeau.


Pour l’honorer, tenons élevé le flambeau


Que sa puissant main secoua sur le monde :


La Parole de Dieu !






Cette lueur féconde


Fit naître en tout pays des héros de la foi


Qui ne redoutaient point ni le pape ni le roi,


Etant prêtres et rois par la grâce divine…


Calvin les nourrissait de la pure doctrine,


Et les désaltérait au fleuve de l’Esprit


Qui jaillit du côté percé de Jésus-Christ.


Sa raison s’inclinant devant les saints oracles,


Contemplait le reflet de Dieu dans ses miracles ;


Il adorait le Fils qui, des cieux descendu,


Pour sauver le pécheur que l’orgueil a perdu,


Rencontra le Malin dans sa force usurpée,


Le vainquit par le Livre, et n’eut pas d’autre épée !


Il disait que l’Esprit est unique Docteur,


Qu’il faut, pour le comprendre, être serviteur,


Et que la grâce seule, et non pas le génie,


Révèle aux cœurs brisés ta gloire, ô croix bénie !


Le secret, disait-il, de toute liberté


Est dans l’obéissance, et si la vérité,


Daigne aux yeux des mortels se montrer toute entière,


C’est lorsqu’ils sont voilés des pleurs de la prière.


Ecolier passé maître à l’école de Dieu,


Il proclamait ses droits sur tout homme, en tout lieu :


Le droit de condamner le rebelle indomptable,


Celui de pardonner librement le coupable..


Il disait : « l’Eternel a parlé, taisons-nous !


Heureux qui, devant lui, sait ployer les genoux !


Il se redressera devant la tyrannie :


Par la crainte de Dieu, toute crainte est bannie ! »


Ainsi parlait Calvin et, d’un peuple ignorant,


Il fit, en peu de jours, le peuple le plus grand


Que l’Europe ait connu…

Lire la suite : http://shdbf.hautetfort.com/media/02/02/268403013.jpg

L'année Calvin se poursuivant jusqu'en juin 2010, de nouveaux articles tirés de la pensée de Calvin exprimée dans son oeuvre magistrale "l'Institution chrétienne" seront rapportés dans les prochains mois sur ce blog !

Visitez : http://georgelbooks.blogspot.com/



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 12 décembre 2009

Pourquoi suis-je sur terre ?

1. INTRODUCTION


Je pourrais répondre à la question en disant tout simplement : parce que je ne suis par sur Mars. Mais je suppose que ce n’est pas pour entendre cela que vous êtes venus.


Pourquoi suis-je, sommes-nous sur terre ? Autrement posée, la question revient à se dire : quel sens, quelle raison d’être profonde a ma (notre) vie ici-bas ?

Pour y répondre, j’aimerais l’aborder successivement sous 3 angles :

1er angle : c’est celui qui s’attache au lieu dont nous parlons : la terre : Pourquoi suis-je sur terre ?

2ème angle aborde l’un des aspects du Pourquoi : ce que j’appellerais les raisons supérieures. Pour quelles raisons supérieures, premières suis-je sur terre ?

3ème angle aborde l’autre aspect du Pourquoi : ce que j’appellerais les raisons inférieures. Pour quelles raisons inférieures, secondes, suis-je sur terre ?


2. SUR TERRE…


Un premier constat que nous sommes tous amenés un jour ou l’autre à faire en réfléchissant à notre raison d’être sur terre est la brièveté, le caractère passager, éphémère de notre passage sur cette planète.

Moïse lui-même s’en fait l’écho dans le psaume 90 : « La durée de nos jours, dit-il, s’élève à 70 ans, et pour les plus vigoureux à 80 – et l’orgueil qu’ils en tirent n’est que peine et misère. Car cela passe vite, et nous nous envolons ! » Psaume 90,10

L’apôtre Jacques, le frère de Jésus, fait plus tard le même constat : « Qu’est-ce que votre vie, demande-t-il ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît ! » Jac 4,14.

Ce constat doit immédiatement nous amener à une première conclusion. S’il y a un sens profond à trouver à notre existence sur terre, ce n’est pas à la terre seule que ce sens doit se limiter.

La vie est bien trop brève, les peines, déceptions et les malheurs trop grands pour limiter notre réflexion sur notre raison d’être ici-bas aux seules années que l’on vivra sur terre.

Un 2ème constat que l’Ecclésiaste (que l’on pense être Salomon) fait, est que si l’on s’en tient aux véritables satisfactions que l’on peut tirer de la vie ici-bas, c’est à se poser s’il vaut la peine de tant travailler et s’investir pour tenter de réussir quoi que ce soit.

« Moi, dit l’Ecclésiaste, j’ai été roi sur Israël à Jérusalem. J’ai appliqué mon cœur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux : c’est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme. J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil, et voici, tout est vanité (ou futilité) et poursuite du vent. »

En se limitant donc, dit l’Ecclésiaste, à regarder uniquement ce qui fait sous le soleil, aucun sens profond et réel à la vie ne peut être découvert !

Si donc, et j’en viens à mon 2ème angle, nous ne trouvons pas des raisons supérieures à notre existence ici-bas, il apparaît que celle-ci reste incompréhensible.

3. RAISONS SUPERIEURES


La raison supérieure que nous donne la Bible, quant à notre raison d’être ici-bas, tient au fait que selon elle, ce n’est pas la terre, mais le ciel qui est le but, la destination finale de notre cheminement ici-bas.


Parlant d’Abraham, le père des croyants, la Bible dit : « Par la foi, Abram quitta sa patrie et habita sous des tentes, car, est-il écrit, il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur : Hébreux 11,10. »

Pour Abraham donc, il était clair que la vie ici-bas, et les avantages que l’on pouvait en retirer, ne répondait pas à la question profonde du sens de la vie et de notre raison d’être ici-bas. Si tel n’est pas le cas, la question cependant demeure : qu’est ce qui y répond ?

J’aimerais, pour répondre à cette question, utiliser une image ou une illustration. Imaginez que je vienne ce soir devant vous avec une machine compliquée que vous n'avez jamais vu. Puis, vous la présentant, je vous pose la question : à quoi sert-elle ? N’ayant jamais vu la machine, vous faites, par analogie avec ce que vous connaissez, quelques propositions auxquelles je réponds à toute par la négative.

La seule possibilité qui nous reste en fin de course, pour répondre à la question du sens, de la raison d’être de la machine, est finalement de faire appel à son créateur. Lui seul, parce qu’il sait pour quel but il l’a créé, est en mesure de répondre à la question de son sens.

Pour trouver un sens à notre vie, il nous faut en premier sortir de la logique infernale « du hasard et de la nécessité » dans laquelle on nous a enfermé depuis que l’on prêche que nous ne sommes que le produit d’une évolution.

Si vous vous posez la question de votre raison d’être ici-bas, c’est d’abord et avant tout parce que Quelqu’un d’intelligent vous a fait et a inscrit en vous le besoin de trouver une réponse satisfaisante à cette question. Toute autre conception de votre origine ne peut aboutir qu’à l’impasse quant à la question du sens.

Si nous existons donc, notre vie n’a de sens qu’en lien avec le projet initial auquel le Créateur, Celui qui nous a fait, a pensé en nous concevant. Or, clairement ce projet n’est pas lié à la terre, mais au ciel, le Royaume ou le monde qui est celui de Dieu !

Pourquoi donc suis-je sur terre ? La réponse peut, en ce qui concerne les raisons supérieures, être résumée en deux propositions :

1. Je suis sur terre pour me préparer à rencontrer Dieu et à Lui rendre compte de ce que j’ai fait du capital Vie qu’Il m’a confié

2. Je suis sur terre pour profiter du temps qu’Il me donne pour en faire une occasion d’être en paix avec Lui.

Car ce qui fait l’absurdité première de notre vie est que, par le péché (et nos péchés) nous sommes tous séparés de Lui. Nous devons donc à tout prix nous empresser, pendant que nous en avons le temps et la possibilité, de saisir la possibilité de la grâce qu’Il nous offre par Jésus-Christ du pardon de toutes nos fautes et de la transformation de notre être qui en est la conséquence !


4. RAISONS INFERIEURES


La raison supérieure définie, il nous reste à parler des raisons inférieures. Car même si notre destination finale est le ciel, il nous faut vivre quand même quelques années sur terre. Les raisons inférieures sont multiples. Aussi vais-je citer celles qui me semblent les plus importantes par ordre de priorité :

a. Nous sommes là pour laisser un témoignage, une marque, une empreinte servant de leçon à ceux qui nous entourent ou nous suivent. Notre passage sur terre ne se limite pas à deux dates inscrites sur une plaque de marbre. Il est fait d’images, de souvenirs, d’enseignements pour ceux qui nous suivront. Quelle marque sera celle que je laisserai ?

b. Nous ne sommes pas d’abord là pour nous-mêmes, mais pour les autres. Dans une société où l’épanouissement personnel est présenté comme le but ultime de la vie, il n’est pas étonnant que tant de personnes soient si peu satisfaites de leurs vies. Car la vraie joie, a dit Jésus, consiste non pas à recevoir, mais à donner (et se donner, comme Il l’a fait).

c. Nous sommes là pour assumer les responsabilités qui sont liées à notre existence. Sauf cas de force majeure, il n’est pas dans la pensée de notre Créateur que nous vivions de l’assistance des autres. C’est l’ouvrier qui mérite son salaire et c’est celui qui veut travailler qui peut manger.

Pour chacun de nous, plus la vie avancera, plus le domaine de nos responsabilité s’étendra : travail, mariage, vie de famille, transmission du savoir, d’un héritage, être grands-parents… Les raisons de trouver un sens à chacune de nos journées ne manqueront pas.


Les choses sont-elles si sérieuses qu’il n’y a pas de place pour la joie dans la pensée de Dieu ? Non !

d. la dernière raison que je citerais quant à notre raison d’être ici-bas est que nous sommes là pour nous réjouir des dons et des cadeaux que Dieu nous fait.

Parmi eux, l’Ecclésiaste cite le mariage, le manger, le boire (avec modération) la sexualité dans le cadre du mariage, l’acquisition de la connaissance, l’amitié, le travail…

Apprendre ainsi à voir la vie comme un cadeau que Dieu nous fait est l’un des secrets du bonheur !

Ce billet est le texte de la réflexion menée sur la question lors de la soirée Véritas organisée par les GBU au Bar l'Equitable à Douai le 1 décembre.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 5 décembre 2009

Pourquoi tant de souffrances ?

1. INTRODUCTION


Suite à la naissance en 1990 de Florine, notre fille myopathe, nous avons eu, en tant que parents, l’occasion de nous pencher, non pas simplement de manière théorique, mais, je dirais, de manière existentielle sur le sujet de la souffrance.

La question de fond qui s’est posée à nous, et qui se pose inévitablement derrière celle qui nous occupe ce soir est : Comment rendre compatible la réalité de la souffrance avec celle de Dieu, en particulier avec l’idée d’un Dieu à la fois bon et tout-puissant ?

Ce Dieu bon ne pouvait-il pas éviter à l’humanité de vivre et de connaître les drames qui engendrent tant de souffrances en son sein ?

Ce Dieu Tout-Puissant ne pouvait-il pas faire que la souffrance n’existe pas ? En quoi la toute-puissance de Dieu peut-elle nous être utile dans la souffrance ?

C’est à ces 3 questions que je vais tenter en 12 mn de répondre ce soir !


2. CONSTAT :

Si la souffrance apparaît dans notre monde comme une anomalie, une sorte d’intrus, sachons bien qu’elle l’est tout autant dans le monde de Dieu. La souffrance qui se déroule dans ce monde ne plaît pas plus à Dieu que le handicap n’est agréable à vivre pour ma fille.


C’est pourquoi je le dis, et c’est la 1ère réponse que je tiens à faire au sujet de ce problème épineux de la souffrance présente dans le monde : la souffrance est un intrus dans le monde de Dieu.

Qui dit intrusion dit deux choses :

- La 1ère est qu’il y a dans l’existence de la souffrance quelque chose que Dieu n’a pas voulu, mais qui s’est imposé par une volonté extérieure à la sienne. Un intrus, comme je le fais remarquer dans mon livre, n’est pas un invité désiré. C’est quelqu’un qui, sans que vous donniez votre avis, arrive chez vous et vous oblige, que vous y soyez favorable ou non, à une cohabitation forcée.

Croyons bien (et si vous ne pouvez retenir qu’une seule chose ce soir de la question de la souffrance, c’est celle-ci), qu’il en est pour Dieu de la question de la souffrance exactement ce que j’en dis ici : elle n’est pas le fuit du désir et de la volonté de Dieu, mais elle s’impose à lui comme une cohabitation forcée.

- La 2ème chose que le terme d’intrusion suppose est que, si l’intrus n’est pas un invité désiré, alors sa présence signifie qu’elle est le résultat d’une volonté mauvaise et hostile à celui à qui elle s’impose.

Alors que beaucoup d’hommes lèvent le poing contre Dieu à cause de la souffrance, il apparaît que c’est vers le péché, et derrière le péché, la présence d’un esprit mauvais, que la Bible pointe le doigt pour identifier l’origine de la souffrance. Le péché, c’est la volonté de la créature se mettant en travers de celle du Créateur. Or, dès l’origine, il apparaît que péché et souffrance sont liés, l’un engendrant l’autre et l’autre étant inséparable du premier.

Quand je dis que la souffrance résulte du péché, il ne faudrait cependant pas croire (ce serait mal comprendre la chose) que tous ceux qui souffrent doivent leur souffrance directement à leurs péchés. Jésus, parlant d’un aveugle né, s’est d’ailleurs clairement inscrit en faux par rapport à cette pensée.

Ce que je veux dire, c’est que le péché étant entré dans le monde, inévitablement la souffrance a suivi : qu’elle soit d’ordre physique, mentale ou spirituelle. De même que, d’après la genèse, les chardons et les épines apparurent sur la terre après la révolte de nos premiers parents, la souffrance est le chardon et l’épine que l’homme a récolté en lui-même en voulant s’affranchir de Dieu.


3. DIEU ET LA SOUFFRANCE

A partir de là, deux questions se posent :

- la 1ère : pourquoi Dieu n’a-t-il pas empêché l’intrus de pénétrer dans ce monde pour le détruire et y imposer la souffrance

- la seconde : qu’est ce que Dieu va faire maintenant que la souffrance est là ?

Si Dieu n’a pas empêché l’irruption de la souffrance, vous allez peut-être trouver la réponse dérangeante, c’est tout simplement qu’il ne le pouvait pas ! Si je dis qu’il ne le pouvait pas, il ne faut cependant pas comprendre cette incapacité en termes de moyens. Quant aux moyens, Dieu aurait pu le faire.

S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il y avait en lui une impossibilité de le faire liée à Sa nature.

Car Dieu, montre la Bible, n’est pas comme nous, qui sommes si souvent changeants. Dieu, dit la Bible, est quelqu’un d’immuable, qui ne change pas. Aussi ne peut-Il pas, après avoir décidé d’une chose, changer d’avis et se montrer autre si la chose qu’Il a décidé ne fonctionne pas comme il le souhaitait.

Il nous est impossible de comprendre les raisons pour lesquelles Dieu n’a pas empêché la souffrance, si nous ne comprenons pas quels ont été les principes qui été ceux de Dieu au moment où Il choisit de créer le monde (et plus particulièrement l'homme et la femme).

Ce principe était celui de créer l’homme et la femme à son image, à sa ressemblance, des êtres dotés d’une personnalité et d’une capacité d’auto détermination. Si c’est à l’homme lui-même qu’il revient de décider de ce que sera sa vie et son parcours, soit en accord avec Dieu, soit en opposition à Lui, Il n’était pas possible à Dieu d’éviter à l’homme la souffrance, fruit de son mauvais choix

Les choses étant ainsi, il nous faut encore répondre à la seconde question : que Dieu va-t-Il et que peut-Il faire maintenant que la souffrance est là ?

Pour y répondre, j’aimerais l’expliquer par une image qu’il sera facile de comprendre pour tous : celle de l’huître perlière. On retrouve en effet, pour la fabrication des perles de nacre par une certaine espèce d’huître, le même principe que celui que j’ai développé au sujet de Dieu quant à la souffrance.

C’est par l’intrusion, contre sa volonté, d’un grain de sable qui le fait souffrir que commence, chez l’huître, le processus qui va la conduire à créer une perle. Incapable de se débarrasser de l’intrus, l’huître a trouvé un moyen simple pour atténuer la blessure et la gêne que provoque en elle ce corps étranger. Au fil des ans, elle le recouvre, par un processus qu’elle seule connaît, de carbonate de calcium, qui cristallise ensuite sous forme d’aragonite, pour finir par donner une perle.


Toute l’histoire de ce grain de sable, à l’origine intrus et auteur de la souffrance de l’huître, devenant par un procédé chimique miraculeux perle précieuse et magnifique, résume le procédé de Dieu pour vaincre le mal. La politique de Dieu à l’égard du mal, et de la souffrance qui l’accompagne, n’est pas de l’éradiquer brutalement du monde, mais de l’anesthésier par la puissance du bien et de son amour.

Jésus-Christ en est la preuve majeure. Alors que c’est le péché qui fait venir Jésus dans ce monde, en mourant pour le péché, Jésus libère Sa vie qui agit, dans le cœur de tous ceux qui croient, comme le carbonate de calcium autour du grain de sable de l’huître. Couche après couche, grâce après grâce, le cœur est guéri de la souffrance occasionnée par le péché… en attendant qu’un jour le corps y soit aussi !


Ce billet est le texte de mon intervention lors de la soirée Véritas, organisée par les GBU, du lundi 30 Novembre au Bar l'Equitable de Douai

INFO :  le livre "je vis avec cet intrus, le handicap" sera vendu au profit du Téléthon dans la librairie Cognet 21, rue Victor Basch à Saint-Quentin les 4,5 et 6 décembre. Dédicace de l'auteur sur place.

Visitez : http://georgelbooks.blogspot.com/


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus