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samedi 26 juillet 2008

Déchristianisation !

7 siècles av J-C

Année 605 avant Jésus-Christ. Nous sommes en pleine conquête babylonienne. L’un après l’autre, les peuples de l’Orient tombent sous la coupe de Nabuchodonosor. Bientôt, les bruits des sabots des chevaux des armées du conquérant foulent le sol de la Palestine. Le roi Jojakim siège alors sur le trône de David à Jérusalem. Comme beaucoup de ses prédécesseurs, c’est un mauvais roi, un roi qui ne se soucie ni de Dieu, ni de sa loi. Comme les rois des autres peuples, il n’aura aucune force pour résister au roi de Babylone. Nabuchodonosor entre dans la ville. Il fait prisonnier Jojakim. Surtout, il pille le temple, emportant dans son palais les objets sacrés servant au culte du Dieu d’Israël.

La main de Dieu

65 ans plus tard environ. Nous sommes au temps de Belshatsar, nouveau roi de Babylone. Un soir de grand banquet, le roi, sous l’effet du vin, ordonna qu’on apporte les coupes d’or et d’argent que son père Nabuchodonosor avait enlevées du temple. Le roi avait une idée en tête. Mettant de côté l’usage originel auquel étaient destinés ces ustensiles, le roi forma le projet de les utiliser pour y boire son vin. C’est ce qu’il fit ainsi que ses grands, ses femmes, ses concubines. Aussitôt, racontent des témoins, une main d’homme apparut et se mit à écrire 4 mots sur le mur du plâtre situé jute en face du roi. Personne ne pouvant en comprendre la signification, on appela le prophète hébreu Daniel, exilé dans le pays, pour les déchiffrer. Les 4 mots étaient : Compter, compter, peser, diviser Le message était clair. Compter : Dieu a fait le compte du règne du roi ; peser, le règne avait été pesé et trouvé léger ; diviser : le royaume de Babylone allait être divisé et donné aux Mèdes et aux Perses. Ce qui se produisit la nuit même !

21 siècles ap J-C

Qu’est ce que cette vieille histoire biblique a à voir avec nous ? Beaucoup plus qu’il n’y paraît ! S’il est une chose avec laquelle tous les sociologues s’accordent, c’est bien le fait que nous assistions, depuis plusieurs décennies (siècles) à une déchristianisation de notre société. Le processus de déchristianisation n’implique pas seulement l’abandon des doctrines liées aux grands faits sur lesquels repose le christianisme.

Car, rappelons-le, le christianisme ne repose pas d’abord sur des idées. Il n’est pas d’abord l’élaboration d’un concept ou d’une vision du monde. Il s’édifie tout entier sur un témoignage rendu à une Personne, Jésus-Christ, à l’identité revendiquée par cette Personne, présentée comme le Fils éternel de Dieu fait homme. Le christianisme s’appuie tout entier sur l’Evangile qui témoigne des faits et gestes de cet homme, signes destinés à témoigner de cette identité. Enfin, surtout, il témoigne du sens et de la valeur de la mort de cet homme, Juste mis au rang des criminels, Juste payant pour les injustes. " Je vous ai transmis, dira Paul, avant tout, que le Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures. Il a été enseveli et il est ressuscité (un autre fait) le 3ème jour, selon les Ecritures… "

Mais, revenons à nos moutons ! Le Christ étant la pierre d’angle de la foi chrétienne, c’est sur lui d’abord, et sur le livre qui lui rend témoignage ensuite que, depuis des siècles maintenant, se portent les attaques premières. Que n’a-t-on pas écrit sur le Christ et la Bible pour les discréditer, les interpréter à la lumière de toutes les sciences possibles, les rendre intellectuellement correct, leur ôter leur caractère surnaturel ou si éminemment divins… Loin d’être probant, le résultat de ces attaques a eu l’effet inverse de celui recherché par leurs auteurs. Elles n’ont fait que confirmer la devise qui était celle des huguenots au sujet de la Bible, Parole de Dieu, qu’ils comparaient à une enclume : " Plus à me frapper on s’amuse, tant plus de marteaux, on y use ! "

Mais là n’est pas encore le sujet de mon billet. En lien avec l’histoire relatée au début, une autre forme de déchristianisation, moins directe, mais tout aussi pernicieuse, marque l’Occident. C’est, pourrait-on dire, le hold-up suivi du détournement des nombreux apports du christianisme dans la construction de l’identité de la civilisation occidentale, pour un usage purement laïque. Oui ! Il en est du christianisme dans notre société comme des objets sacrés du culte emportés par le roi de Babylone dans son palais. Ces ustensiles sont devenus une part de sa richesse. Mais, même si le roi les considérait comme une partie de son trésor, en réalité ils ne lui appartenaient pas. Ils étaient à Dieu et à son peuple. C’est parce qu’il en avait oublié l’origine que Belshatsar a changé leur usage sacré en un usage vil. Au prix de la perte définitive de son royaume.

Actualisation

Qu’il le veuille ou non, c’est en grande partie grâce à l’apport précieux du christianisme et de ses valeurs que l’Occident est devenu ce qu’il est. Ce lien étroit entre notre civilisation et l’Evangile est tel, pour ceux qui ne sont pas occidentaux, qu’il est évident. Pour bizarre que cela puisse être, il n’y a en fait que les occidentaux pour contester cette évidence. Il serait trop long ici de détailler tout ce que l’Occident a reçu du christianisme, tant dans le domaine de la pensée que celui des actions, et qui, longtemps, a fait sa grandeur et sa supériorité sur les autres civilisations.
Mais voilà ! Considérant comme naturel d’être au bénéfice de cet apport, l’Occident a fini par perdre (ou n’a plus voulu) le souvenir de ce qui en est la source. Comme pour le trésor du roi de Babylonie qui était un, l’Occident considère que tout ce qu’ell est et ce quelle a lui appartient, refusant du même coup " de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ". Aussi prit-elle à son propre compte et à son nom, à la fois les œuvres et les idées dont la genèse se trouvait en Dieu et dans l’Evangile. Comme Belshatsar avec les ustensiles sacrés pris dans le temple, l’Occident désacralisa le butin pris sur le christianisme pour en faire des concepts et des idées purement humaines. C’est ce dont Luc Ferry, parmi d’autres, témoigne dans son livre " Apprendre à vivre " :

" Il y a dans le contenu du christianisme, notamment sur le plan moral, des idées qui, même pour des non-croyants, ont encore aujourd’hui une importance majeure, des idées qui vont, une fois détachées de leurs sources purement religieuses, acquérir une autonomie telle qu’elles vont pouvoir être reprises dans la philosophie moderne, et même par des athées. Par exemple, l’idée que la valeur d’un être humain ne dépend pas de ses dons ou de ses talents naturels, mais de l’usage qu’il en fait, de sa liberté et non de sa nature, est une idée que le christianisme va donner à l’humanité et que bien des morales modernes, non chrétiennes voire antichrétiennes, vont malgré tout reprendre à leur compte… "

L’issue de tout cela

Mais peut-on, à long terme, faire usage des concepts et des valeurs issus du christianisme en reniant Celui qui en est, à la fois, l’origine et la source ? Ma réponse est sûre et certaine : non ! Et cela se voit déjà. Coupées de leur origine, les idées chrétiennes n’ont pas plus de force que les autres pour changer le monde. Car pour vivre le christianisme, il faut être chrétien, vivre une relation personnelle et vivante avec le Christ ! En se coupant du Christ, l’Occident est en train de couper la branche maîtresse de l’arbre sur lequel il est assis. Dans cette coupure, viendra le moment qui marquera le point de rupture qui précipitera la catastrophe ! Il y a fort à parier que, bientôt, la main de Dieu écrive sur le mur de chaux de la civilisation occidentale les quatre mots qui figuraient sur le mur de la salle de banquet du roi Belshatsar, là même où il transforma l’usage des ustensiles sacrés du temple de Dieu en objet d’usage vil : compter, compter, peser et diviser…


P.S : les J.O de Pékin approchant, je vous propose dans ce billet et ceux qui suivent plusieurs reportages sur la croissance de l'influence de Jésus en Chine


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 juillet 2008

Le Vatican dans le rouge !

Dépôt de bilan ?

Pour la 1ère fois depuis longtemps, les comptes du Vatican sont dans le rouge. Touché par la crise des subprimes, la chute du dollar, des mauvais placements financiers, des donations en chute libre, le plus petit état du monde (par la taille) accuse une baisse de revenu nette de 10 millions d’euros. Peut-être est-ce pour lui le moment de réfléchir à cette parole de Pierre, l’apôtre duquel il se revendique qui, face à un paralytique, dira : " Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi ! " Et le malade de se lever. Depuis longtemps, le Vatican possède or et argent en pagaille… mais il a perdu Jésus-Christ, sa présence et sa puissance. Pour qu’il le retrouve, il faudrait qu’il ait le courage de déposer le bilan, pas financier, mais spirituel ! Mais je crains qu'il y ait là une opération impossible pour lui : comment un pape déclaré infaillible pourrait-il avouer s’être trompé… et avoir trompé des millions avec lui ?






Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 12 juillet 2008

L'or bleu

Essentielle à la vie

A l’approche de l’été, on pense au soleil, aux vacances, à la baignade. Mais moins souvent à la sécheresse ou aux restrictions d’eau. L’eau essentielle à la vie, est une image spirituelle fréquemment utilisée dans le langage biblique. Elle est synonyme de vie, de purification, de rafraîchissement, de renouveau… Le manque d’eau, la soif, le désert, la pollution des eaux expriment l’insatisfaction, la déception ou la souffrance. Des images actuelles qui valent bien un billet de réflexion.

L’or bleu

Il y a trente ans à peine, l’eau était encore considérée comme un don de la nature, une ressource inépuisable. Aujourd’hui, à cause de sa rareté ou de sa mauvaise utilisation, elle est devenue un enjeu économique, géopolitique et environnemental majeur. Au point qu’on l’appelle « l’or bleu ».
Selon l’économiste italien Riccardo Petrella, 1,5 milliard de personnes dans le monde n’ont aujourd’hui pas accès à l’eau potable. Près du double consomment de l’eau sans traitement sanitaire. Plus grave encore : chaque jour 30 000 personnes meurent de maladies dues à la mauvaise qualité de l’eau. Dans certains pays d’Asie ou d’Afrique, un litre d’eau coûte plus cher qu’un litre de carburant… L’eau est indispensable à la vie. C’est pourquoi elle est le grand défi du XXIème siècle. Les organisations intergouvernementales développent de nombreux programmes pour gérer cette ressource naturelle précieuse. Une journée mondiale lui est même consacrée chaque année en mars. L’Unesco a déclaré la décennie 2015, la Décennie internationale d’action « L’eau, source de vie ».

Risque de pénurie

L’eau est un composé chimique présent sur toute la terre, essentiel pour tous les organismes vivants. Près de 70% de la surface du globe est recouverte d’eau. Elle constitue 65% du corps humain. Pour satisfaire ses besoins fondamentaux, l’homme doit pouvoir accéder chaque jour à une quantité d’eau pure comprise entre 20 et 50 litres. L’activité humaine qui consomme le plus d’eau traitée est l’agriculture, notamment pour l’irrigation, avec 68% de la consommation, puis la consommation humaine (24%), l’industrie (5%) et la production d’énergie (3%). Ces activités conduisent à une consommation incontrôlée et à une pollution sans précédent. La menace croissante d’une pénurie des ressources mondiales en fait un bien stratégique. Les enjeux sont ceux de la survie : de la terre même, de la matière, et surtout de l’espèce humaine. Sans eau, pas de vie !

Une source d’eau vive inépuisable

En nous accordant l’eau, Dieu prouve sa bienveillance envers les hommes : « Car tu prends soin de la terre et tu l’abreuves. Tu la combles de richesses ! Dieu, ton ruisseau est plein d’eau : tu fais pousser le froment pour les humains en fertilisant la terre[1] ». Sur le plan physique, les hommes ne peuvent vivre sans eau. De même, sur le plan spirituel, leur cœur éprouve une autre soif, lancinante… Et si, sans le savoir, nous avions tous soif de Dieu ? Pascal n’a-t-il pas dit qu’il y avait dans le cœur de tout homme un vide qui a la forme de Dieu ? Dans le Nouveau Testament, Jésus se présente comme la source d’eau vive. Il propose aux hommes de leur offrir une eau qui désaltère, purifie, comble tous les besoins et ne tarit jamais. Une eau qui donne la vie éternelle !

L’eau qui purifie

Jésus, une eau qui désaltère, soit ! Mais une eau qui purifie ? Comment cela ? Le verdict de Dieu est sans appel : « Car mon peuple a commis un double mal : il m’a abandonné, moi, la source d’eaux vives, et il s’est creusé des citernes, des citernes fendues qui ne retiennent pas l’eau[2] ». Cette sentence est accompagnée d’une promesse : « Je répandrai sur vous une eau pure, afin que vous deveniez purs, je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles ».[3] Il suffit de regarder l’état du monde pour reconnaître que nous avons abandonné Dieu. Pour satisfaire ses besoins spirituels, l’homme moderne va puiser à toutes les sources imaginables, sauf… à celle qui donne la Vie.

Jésus est l’accomplissement de la promesse de purification que Dieu fait aux hommes. Quand il est mort sur la croix, il a payé pour nos souillures. Comme une source d’eau pure, son sacrifice nous lave de nos péchés et nous donne la vie éternelle. L’eau qu’offre Jésus est gratuite. « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Et même vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ! Venez acheter sans argent, oui, sans paiement, du vin, du lait ![4] » Et elle est intarissable : « Celui qui boit de cette eau, aura de nouveau soif. Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. Bien plus : l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source intarissable qui jaillira jusque dans la vie éternelle[5] ».

Et vous, à quelle source puisez-vous ? Une seule est véritable : le Christ. Reconnaissez que vous avez besoin d’être lavé de vos péchés. Laissez-vous purifier par lui. Vous serez comblé et vous n’aurez plus jamais soif.

Paru dans le Message Essentiel, d’après Sandrine Laporte.

[1] Psaume 65,10
[2] Jérémie 2,13
[3] Ezéchiel 36,25
[4] Esaïe 55,1
[5] Evangile de Jean 4,13-14


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 5 juillet 2008

L'esprit de la loi

Des bienfaits de la loi !

Nul n’est censé ignorer la loi ! C’est sur cet adage, qui est une fiction juridique, que, de bon droit, les instances chargées de faire respecter l’ordre et de punir les contrevenants s’appuient pour légiférer. Tout le monde le sait : la loi est le rempart de l’ordre. Aussi possède-t-elle un pouvoir autoritaire et contraignant nécessaire à son bon maintien. Définie ainsi, la loi, pense-t-on, ne peut être qu’au service du bien. Elle vise à protéger les citoyens contre les malfaiteurs et à rendre possible, dans les meilleures conditions, la vie sociale. Pas si sûr pour autant. Car ce qui fait que la loi est bonne n’est pas la loi en elle-même, mais bien l’esprit qui l’inspire !

L’esprit de la loi

Les lois nouvelles proposées au vote des instances décisionnelles d’un pays ne sont pas issues du hasard. Elles sont souvent, dans le cas des démocraties, l’aboutissement d’un processus de maturation d’une idée qui, longtemps marginale, s’est petit à petit imposée à la majorité. Cette maturation d'une idée nouvelle n'est elle-même pas non plus le fruit du hasard. Bien des groupes d'influence souterrains travaillent notre société en vue de l'amener à entrer dans le moule de leurs projets. En ce qui concerne les régimes dictatoriaux, l’élaboration de la loi a une motivation encore plus simple : elle est l’outil utilisé par le pouvoir en place pour assurer sa pérennité, un point c’est tout. Ici, l’avis du peuple ou les effets que la loi auront sur lui n’entrent aucunement en considération.

La loi est le révélateur de la nature de l’esprit qui dirige ou domine un peuple en une période donnée. Si en tant que citoyen, nous sommes appelés à obéir à la loi, celle-ci peut poser au chrétien que nous sommes de lourds problèmes de conscience. Pour le chrétien que je suis, en effet, il existe au-dessus de la loi humaine, une autre loi, une loi parfaite qui ne peut muer avec le temps, les modes et les modifications massives qui se produisent dans les consciences : la loi de Dieu. Croire en Dieu implique le fait de croire à une autorité absolue, souveraine, une autorité animée elle aussi d’un Esprit à l’origine de la loi qu’elle édicte.

Combat spirituel

La loi est l’objet d’un combat spirituel. D’un côté se trouve la loi de Dieu, telle qu’elle a été édictée dans la Bible. Elle place Dieu, le respect et l’amour que l’on doit à sa Personne en tête de ses ordonnances, puis le respect et l’amour que l’on doit à son prochain dans sa suite directe. Elle affirme ainsi que l’humanité ne peut pas mieux vivre la dimension horizontale des relations humaines si la dimension verticale de la relation qu’elle a avec Dieu est méprisée ou niée. La simple énumération des dix commandements (voir lien) avec ses préceptes de fidélité conjugale, de respect de la vie, de l’autorité, de la propriété d’autrui, de la parole donnée ; etc… suffit à en témoigner. Plus que la loi de Moïse, les préceptes édictés par Jésus, et l’exemple de sa vie, sont, de l’avis général, les référents moraux les plus hauts qui aient été donnés aux monde.

Rares pourtant ont été les civilisations, même dites chrétiennes, qui se sont inspirées de la loi de Dieu ou de la vie de Jésus. Partout où, cependant, la loi de Dieu a aiguillonné les consciences, des progrès remarquables se sont produits : fin des jeux barbares romains dans les arènes, instruction obligatoire donnée aux enfants, abolition de l’esclavage, naissance des institutions hospitalières, des orphelinats, fermeture des maisons de prostitution, aide aux alcooliques, œuvres innombrables de charité en faveur des plus démunis…

Petit à petit cependant, la loi de Dieu et la référence à l’Evangile ont été mises à mal. La faute première n’en est pas aux athées, à l’humanisme et aux philosophes matérialistes, mais d’abord à l’Eglise qui, la première, en a trahi l’esprit. Devenue scandaleuse par ses excès inexcusables, son amour de l’argent, sa complicité avec les riches et le pouvoir, elle a porté un tort incalculable à la beauté de la loi de Dieu et à l’enseignement du Christ dont elle se réclamait. Les philosophes athées n’ont pas eu besoin de forcer la porte pour achever dans les consciences l’œuvre de destruction du respect de la loi de Dieu : elle était déjà ouverte avec une invitation à entrer !

L’esprit de la loi aujourd’hui

Avec la laïcité, est défini le principe de la séparation des églises et de l’Etat ! Certes ! Rien n’est pour autant résolu ! Car toute loi qui existe doit son existence à une source d’inspiration. La neutralité totale n’existe pas. Les adversaires du christianisme ont beau jeu de dénier à Dieu ou à Jésus tout droit de régenter par leurs préceptes les rapports humains. Si ce n’est eux, ce seront d’autres qui le feront qui s’appellent Marx, Lénine, Hitler pour le passé et, pour le présent…

La loi étant le reflet de l’esprit d’une époque, se pose la question de la nature de l’esprit qui domine l’Occident aujourd’hui ! Quel esprit peut vouloir la mort de millions d’enfants dans le sein de leurs mères, si ce n’est un esprit de mort. Quel esprit se trouve derrière la revendication à l’égalité entre couples hétérosexuels et homosexuels, sinon un esprit de confusion ! Que esprit s’attaque systématiquement aux repères qui, pendant des siècles, ont balisé le moral et le correct, si ce n’est déjà l’esprit annoncé comme celui qui dominerait le monde dans ses derniers jours, l’esprit de l’antichrist ?

Des méfaits de la loi !

La loi, avons-nous dit, n’est qu’un outil. Elle est comparable à un gant qui, tantôt abrite la main d’un chirurgien pour soigner, tantôt celle d’un meurtrier pour tuer. La loi, en général, suit les désirs de la majorité. Il suffit, comme je l’ai dit, qu’une pratique ou une idée devienne majoritaire pour, bientôt, être légalisée. Ici se pose une rude difficulté pour le croyant. Car si les normes éthiques changent au cours du temps, celles dictées par la loi de Dieu ne varient pas. Du coup, le croyant se trouve être, suivant la situation dans laquelle il se trouve, membre d’une minorité non-conformiste à l’esprit du siècle. De là à ce qu’il croit et défende comme norme pour sa vie devienne illégal ou perçu comme discriminatoire envers d'autres, il n’y a qu’un pas vite franchi.
La Bible nous raconte l’exemple d’un homme qui, en son temps, a fait les frais d’un changement de loi. Il s’appelle Daniel. Déporté à Babylone puis éduqué selon les principes spirituels de cette nation, il refusa de renier la foi qui était celle de ses ancêtres juifs : la foi au Dieu unique et éternel. Apprécié par le roi Darius qui l’éleva au-dessus de tous ses sages, Daniel devint l’objet d’un subtil complot. Ses ennemis ne pouvant l'accuser de forfait directement, ils sollicitèrent le roi afin qu’il édicte une loi interdisant pendant 30 jours à quiconque d’adresser des prières à personne d’autre que lui sous peine d’être jeté dans la fosse aux lions. Le roi ne voyant dans la proposition qui lui était faite qu’une façon de lui rendre un honneur particulier signa le décret. La loi, censée protéger la liberté de tout citoyen, était devenue instrument d'oppression. Or, nous dit la Bible, la loi des Mèdes et des Perses, une fois signée, ne pouvait être abrogée.

Ce qui devait arriver arriva. Daniel fut pris la main dans le sac. Ce qu’il lui était permis de faire la veille devenait, le jour même où la loi entra en vigueur, illégal. L’histoire de Daniel nous avertit du danger que peut représenter la loi pour un croyant lorsque, motivé par des intérêts particuliers, elle sert une catégorie d’idéologues au détriment de ceux qui ne souscrivent pas aux mêmes concepts qu’eux. Au-delà des croyants, parce que la loi sert la majorité ou les idéologues du pouvoir en place, ce sont toutes les minorités qui ont à craindre la loi. Il n’est pas si loin de nous le temps où, sous prétexte de pureté, un pouvoir a ordonné par la loi la radiation entière de minorités qui n’entraient pas dans son optique de la perfection. Daniel, par la grâce et l’intervention de Dieu, s’en sortira; mais tous dans l’histoire n’auront pas la joie de connaître une fin si heureuse !

Le règne messianique

Heureusement pour le monde, le temps des lois injustes ne durera pas. Le prophète Esaïe nous parle dans son livre de la venue du règne messianique. Avant de décrire les conséquences heureuseuses qu'aura, pour la nature et les peuples, le règne futur du Messie (Jésus-Christ), le prophète Esaïe s’attache en premier à identifier la nature de l’Esprit qui l’habitera. L’Esprit de Dieu sera sur Lui, Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de vaillance, Esprit de connaissance et de crainte de Dieu. Les lois édictées en ce temps, souligne le prophète, seront le reflet de l’Esprit qui sera à la tête du gouvernement du monde. Je vous laisse savourer le texte biblique !

Il ne jugera point sur l’apparence, Il ne prononcera point sur un ouï–dire.
4 Mais il jugera les pauvres avec équité, Et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre ; Il frappera la terre de sa parole comme d’une verge, Et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant.
5 La justice sera la ceinture de ses flancs, Et la fidélité la ceinture de ses reins.
6 Le loup habitera avec l’agneau, Et la panthère se couchera avec le chevreau ; Le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, Et un petit enfant les conduira.
7 La vache et l’ourse auront un même pâturage, Leurs petits un même gîte ; Et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille.
8 Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère, Et l’enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic.
9 Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte ; Car la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, Comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent.

Il ne se fera ni tort, ni dommage… car la terre sera rempli de la connaissance de l’Eternel. Voilà bien la connaissance, l’influence qui font tant défaut dans notre monde ! Aussi, ne nous étonnons pas si les lois qui incarnent l’esprit qui dirige le monde reflètent parfois si peu le respect, la compassion, la justice, l’équité. Nous comprenons mieux alors le contenu de la prière modèle que Jésus nous a laissé : Notre Père qui est aux cieux, que Ton nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel… Pour le bien de la terre, il en est temps !


P.S : il y a 3 semaines, j’ai écrit un billet intitulé " jusques à quand ? " consacré en partie à Ingrid Bettancourt. Sa reconnaissance spontanée envers Dieu est un puissant témoignage de Son soutien. Relisez l’article à la lumière de sa libération : il prend une dimension d’autant plus solennelle !





Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus