INSCRIVEZ-VOUS !

samedi 26 décembre 2009

Jésus, fils de Joseph, Fils de Dieu

QUI EST JESUS ?




Une des plus grosses difficultés que Jésus rencontra, au moment où Il commença Son ministère, fut qu’Il se heurta très rapidement à l’incrédulité des gens de Son entourage. Jésus était bien le Fils de Dieu, mais pour tous ceux qui vivaient autour de Lui et qui L’avait vu grandir, Il était à ce qu’on pensait ou selon ce qu’on estimait, dit Luc, le fils de Joseph.

Fils de Joseph, pouvait-on dire, était l’identité que Jésus avait en apparence. Tout, en effet, sur le plan extérieur, plaidait en ce sens. Marie, très jeune, s’était trouvée enceinte et avait épousé Joseph. Puis Jésus était né. Nous ne savons pas qui, parmi les proches de Jésus et Marie, avaient été mis dans la confidence quant à l’origine miraculeuse de la grossesse de Marie, mais, semble-t-il, très peu de gens.

Né dans le foyer de Marie et Joseph, Jésus y grandit aussi et y resta même jusqu’à l’âge adulte. Nous ne lisons en effet nulle part quelque chose qui nous ferait croire, qu’à un moment donné, Jésus aurait pris son indépendance et aurait habité hors de la maison familiale. Au contraire, Jésus, renforçant encore la similitude entre Lui et Joseph, apprit à ses côtés, le même métier que lui, charpentier. Cette imitation entre Jésus et Joseph fut si forte que, dans l’esprit même de la population, on en était venu, semble-t-il, à identifier l’un avec l’autre :

Alors qu’en Matthieu 13,55, Matthieu rapporte les propos incrédules des gens de Nazareth disant : « N’est-ce pas là le fils du charpentier ? », Marc rapporte sur le même sujet, une interrogation quelque peu différente. Marc entendit les gens dire, non pas : « N’est-ce pas le fils du charpentier ? », mais, carrément, « N’est ce pas le charpentier ? Marc 6,3. » Dans l’esprit des gens, Jésus et Joseph ne faisaient pratiquement qu’un !

Si l’apparence pouvait laisser croire que Jésus était le fils de Joseph, en réalité, nous le savons, Il était le Fils de Dieu. Au fond, nous pouvons dire avec Jean que tout l’objectif de l’Evangile se résume en un seule chose : établir, démontrer, attester de manière irréfutable que Jésus, le fils de Joseph, est autre chose que ce que l’apparence tend à montrer à son sujet. Il est le Fils de Dieu : Jean 20,31.

Peut-être nous arrive-t-il de penser que devenir chrétien devait être plus facile pour les proches de Jésus que pour nous. Rien n’est moins sûr ! Pour les proches de Jésus, en particulier ses frères et sœurs, qui avaient grandi, joué avec lui, passer de la connaissance qu’ils avaient de lui, sans doute garçon parfait, animé d’une vraie piété, à celle où ils reconnaissaient en Lui le Fils de Dieu, demandait un pas de foi et, une conviction beaucoup plus forte que pour nous.

Tout l’Evangile témoigne en fait de la réticence que ses frères avaient à franchir ce pas (un peu comme celle qu’avaient, dans la genèse, les frères de Joseph, lorsqu’il leur parlait des rêves qu’il faisait) : Jean 7,2 à 5. Cette réticence des frères de Jésus témoigne au moins d’une chose : c’est que, mis à part l’épisode du temple à l’âge de 12 ans, où Jésus rappela à Marie et Joseph, sa vraie filiation par ces paroles : ne faut-il pas que je m’occupe des affaires de mon Père : Luc 2,49, rien, dans ses actes et son comportement, contrairement à ce que prétendent certains évangiles apocryphes qui racontent les miracles que Jésus enfant aurait fait, ne montrait qui Il était en réalité !

Si j’ai pris, en cette période de Noël, dans laquelle on se souvient de l’arrivée de Jésus dans ce monde, autant de temps, pour parler de ce sujet, c’est que, quelque part, nous sommes confrontés, nous croyants, au même dilemme que connut Jésus. Nous sommes, comme Jésus, rattachés à deux identités : la première, celle dont notre entourage n’a aucun doute : c’est l’identité sous laquelle nous sommes connus en apparence (notre filiation naturelle) ; la seconde est celle que nous savons posséder, mais que nous aimerions que les autres reconnaissent aussi : notre identité réelle, celle que nous avons reçue par notre filiation spirituelle si, du moins, comme le dit Paul, nous avons reçu l’Esprit du Fils : Rom 8,9. Si quelqu’un n’a pas reçu l’Esprit du Christ, il ne lui appartient pas !

Comment faire pour que, nous connaissant sous l’une, les gens apprennent à voir aussi l’autre ? C’est toute la suite que j’aimerais donner à ce message !


D’UNE IDENTITE A L’AUTRE :


Pour que, de fils de Joseph, Jésus soit reconnu comme Fils de Dieu, il était nécessaire qu’Il fasse preuve de plusieurs choses qui, pourrait-on dire, sortaient de l’ordinaire ou étaient hors du commun, des choses qu’on ne rencontrait pas ailleurs, mais qui se trouvaient uniquement chez Lui, et chez Lui seul :


a. 1ère chose : une autorité supérieure :


Dès le début de Son ministère, ce qui frappa immédiatement l’auditoire qui écoutait Jésus était l’autorité avec laquelle Il s’exprimait : Luc 4,31-32 : Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; il enseignait le jour du sabbat. Ils étaient ébahis de son enseignement, car sa parole avait autorité. Matthieu, dans son évangile, nous précise pour quelles raisons l’autorité de Jésus frappait ceux qui l’écoutaient. « Jésus, dit Matthieu, instruisait les foules avec autorité, et non pas comme les scribes : Matthieu 7,29

La 1ère chose donc qui distinguait Jésus de la masse de ceux qui enseignaient aussi la Parole de Dieu en son temps était l’autorité avec laquelle Il le faisait. Cette autorité n’était pas due au hasard. Elle était, comme le dira Jésus plus tard pour expliquer la raison du manque d’autorité des scribes, le résultat de la parfaite cohérence qui existait entre Ses paroles et Ses actes !

« Les scribes et les pharisiens, dit Jésus, se sont assis dans la chaire de Moïse. Faites et observez donc tout ce qu’ils vous diront, mais n’agissez pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas : Matthieu 23,3. »

Si nous voulons, en tant qu’église ou chrétien, être reconnu comme fils et filles de Dieu, il est absolument nécessaire, indispensable que nos actes soient la démonstration vivante de nos paroles. Rien ne porte autant préjudice à l’autorité de notre témoignage, et à sa crédibilité, que d’affirmer être quelque chose tout en en apportant la preuve inverse par sa vie.


b. 2ème chose : des œuvres d’une puissance supérieure



Pour que, de fils de Joseph, Jésus soit reconnu comme Fils de Dieu, Il dut accomplir des choses que nul, hors Lui, n’était capable de faire. Alors que Jean-Baptiste, au fond de sa prison, doutait et se demandait si Jésus était bien le Messie attendu, c’est par le rappel des œuvres qu’Il avait accompli que Jésus lui répondit : Matthieu 11,2 à 6. «Moi, disait Jésus, à ses contradicteurs, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; en effet, les œuvres que le Père m’a données à accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, me rendent témoignage et attestent que le Père m’a envoyé.

Nous ne sommes pas Jésus et Il n’est pas nécessairement dans la volonté de Dieu que chaque chrétien témoigne de sa filiation divine avec le Père par les œuvres miraculeuses qu’il accomplirait. Il y a cependant un domaine dans lequel Jésus nous dit que nous pouvons faire preuve d’une puissance extraordinaire, supérieure à ce qu’on trouve dans le monde : c’est le domaine de l’amour : Matthieu 5,43 à 48.

Pour nous, qui sommes disciples de Christ, le signe par lequel le monde peut reconnaître que nous sommes enfants de Dieu n’est pas le miracle, mais, Jésus l’a dit très clairement, c’est l’amour : Jean 13,34-35. En termes de défis à relever pour être crédible, l’amour qui, chez Jésus, se concrétise par le don de soi, l’humilité et le service, est la priorité première à laquelle nous sommes invités.


c. 3ème chose : la puissance de la résurrection



Pour que, de fils de Joseph, Jésus soit reconnu comme Fils de Dieu, Il dut passer par la mort et vivre la résurrection. La résurrection est la preuve irréfutable que Jésus est bien ce qu’Il a dit être, et non le simple fils de Joseph : Romains 1,3-4.

Le même principe, explique Paul, doit s’appliquer à la vie chrétienne pour que, de personne connue selon la chair, quelqu’un puisse démontrer par sa vie qu’il n’est plus cette personne là, mais une autre : Philip 3,4 à 8. Toutes les choses qui, autrefois, faisaient Saul, sont désormais du passé. Elles ne comptent plus. Ce qui fait L’homme nouveau qu’est Paul est ce qu’il a reçu de Christ. Si Paul existe, il n’est en rien le produit de l’effort ou des qualités naturelles de Saul. Au contraire ! Pour que Paul naisse, il a fallu que Saul meurt !

C’est seul le fait d’être en Christ, c’est-à-dire, de vivre d’une puissance de vie qui ne vient pas de nous, qui fait de nous et atteste que nous sommes de nouvelles créatures, non plus des fils et des filles de Joseph, mais de Dieu.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 décembre 2009

Calvin : 1509 - 2009 (12)



Dédicace

Dédicace prononcée par le pasteur Ruben Saillens en 1909 lors du 400ème anniversaire de la naissance de Calvin


Laissez dormir en paix ce géant solitaire !



Il savait la valeur des gloires de la terre,


Et voulut le silence autour de son tombeau.


Pour l’honorer, tenons élevé le flambeau


Que sa puissant main secoua sur le monde :


La Parole de Dieu !






Cette lueur féconde


Fit naître en tout pays des héros de la foi


Qui ne redoutaient point ni le pape ni le roi,


Etant prêtres et rois par la grâce divine…


Calvin les nourrissait de la pure doctrine,


Et les désaltérait au fleuve de l’Esprit


Qui jaillit du côté percé de Jésus-Christ.


Sa raison s’inclinant devant les saints oracles,


Contemplait le reflet de Dieu dans ses miracles ;


Il adorait le Fils qui, des cieux descendu,


Pour sauver le pécheur que l’orgueil a perdu,


Rencontra le Malin dans sa force usurpée,


Le vainquit par le Livre, et n’eut pas d’autre épée !


Il disait que l’Esprit est unique Docteur,


Qu’il faut, pour le comprendre, être serviteur,


Et que la grâce seule, et non pas le génie,


Révèle aux cœurs brisés ta gloire, ô croix bénie !


Le secret, disait-il, de toute liberté


Est dans l’obéissance, et si la vérité,


Daigne aux yeux des mortels se montrer toute entière,


C’est lorsqu’ils sont voilés des pleurs de la prière.


Ecolier passé maître à l’école de Dieu,


Il proclamait ses droits sur tout homme, en tout lieu :


Le droit de condamner le rebelle indomptable,


Celui de pardonner librement le coupable..


Il disait : « l’Eternel a parlé, taisons-nous !


Heureux qui, devant lui, sait ployer les genoux !


Il se redressera devant la tyrannie :


Par la crainte de Dieu, toute crainte est bannie ! »


Ainsi parlait Calvin et, d’un peuple ignorant,


Il fit, en peu de jours, le peuple le plus grand


Que l’Europe ait connu…

Lire la suite : http://shdbf.hautetfort.com/media/02/02/268403013.jpg

L'année Calvin se poursuivant jusqu'en juin 2010, de nouveaux articles tirés de la pensée de Calvin exprimée dans son oeuvre magistrale "l'Institution chrétienne" seront rapportés dans les prochains mois sur ce blog !

Visitez : http://georgelbooks.blogspot.com/



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 12 décembre 2009

Pourquoi suis-je sur terre ?

1. INTRODUCTION


Je pourrais répondre à la question en disant tout simplement : parce que je ne suis par sur Mars. Mais je suppose que ce n’est pas pour entendre cela que vous êtes venus.


Pourquoi suis-je, sommes-nous sur terre ? Autrement posée, la question revient à se dire : quel sens, quelle raison d’être profonde a ma (notre) vie ici-bas ?

Pour y répondre, j’aimerais l’aborder successivement sous 3 angles :

1er angle : c’est celui qui s’attache au lieu dont nous parlons : la terre : Pourquoi suis-je sur terre ?

2ème angle aborde l’un des aspects du Pourquoi : ce que j’appellerais les raisons supérieures. Pour quelles raisons supérieures, premières suis-je sur terre ?

3ème angle aborde l’autre aspect du Pourquoi : ce que j’appellerais les raisons inférieures. Pour quelles raisons inférieures, secondes, suis-je sur terre ?


2. SUR TERRE…


Un premier constat que nous sommes tous amenés un jour ou l’autre à faire en réfléchissant à notre raison d’être sur terre est la brièveté, le caractère passager, éphémère de notre passage sur cette planète.

Moïse lui-même s’en fait l’écho dans le psaume 90 : « La durée de nos jours, dit-il, s’élève à 70 ans, et pour les plus vigoureux à 80 – et l’orgueil qu’ils en tirent n’est que peine et misère. Car cela passe vite, et nous nous envolons ! » Psaume 90,10

L’apôtre Jacques, le frère de Jésus, fait plus tard le même constat : « Qu’est-ce que votre vie, demande-t-il ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît ! » Jac 4,14.

Ce constat doit immédiatement nous amener à une première conclusion. S’il y a un sens profond à trouver à notre existence sur terre, ce n’est pas à la terre seule que ce sens doit se limiter.

La vie est bien trop brève, les peines, déceptions et les malheurs trop grands pour limiter notre réflexion sur notre raison d’être ici-bas aux seules années que l’on vivra sur terre.

Un 2ème constat que l’Ecclésiaste (que l’on pense être Salomon) fait, est que si l’on s’en tient aux véritables satisfactions que l’on peut tirer de la vie ici-bas, c’est à se poser s’il vaut la peine de tant travailler et s’investir pour tenter de réussir quoi que ce soit.

« Moi, dit l’Ecclésiaste, j’ai été roi sur Israël à Jérusalem. J’ai appliqué mon cœur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux : c’est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme. J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil, et voici, tout est vanité (ou futilité) et poursuite du vent. »

En se limitant donc, dit l’Ecclésiaste, à regarder uniquement ce qui fait sous le soleil, aucun sens profond et réel à la vie ne peut être découvert !

Si donc, et j’en viens à mon 2ème angle, nous ne trouvons pas des raisons supérieures à notre existence ici-bas, il apparaît que celle-ci reste incompréhensible.

3. RAISONS SUPERIEURES


La raison supérieure que nous donne la Bible, quant à notre raison d’être ici-bas, tient au fait que selon elle, ce n’est pas la terre, mais le ciel qui est le but, la destination finale de notre cheminement ici-bas.


Parlant d’Abraham, le père des croyants, la Bible dit : « Par la foi, Abram quitta sa patrie et habita sous des tentes, car, est-il écrit, il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur : Hébreux 11,10. »

Pour Abraham donc, il était clair que la vie ici-bas, et les avantages que l’on pouvait en retirer, ne répondait pas à la question profonde du sens de la vie et de notre raison d’être ici-bas. Si tel n’est pas le cas, la question cependant demeure : qu’est ce qui y répond ?

J’aimerais, pour répondre à cette question, utiliser une image ou une illustration. Imaginez que je vienne ce soir devant vous avec une machine compliquée que vous n'avez jamais vu. Puis, vous la présentant, je vous pose la question : à quoi sert-elle ? N’ayant jamais vu la machine, vous faites, par analogie avec ce que vous connaissez, quelques propositions auxquelles je réponds à toute par la négative.

La seule possibilité qui nous reste en fin de course, pour répondre à la question du sens, de la raison d’être de la machine, est finalement de faire appel à son créateur. Lui seul, parce qu’il sait pour quel but il l’a créé, est en mesure de répondre à la question de son sens.

Pour trouver un sens à notre vie, il nous faut en premier sortir de la logique infernale « du hasard et de la nécessité » dans laquelle on nous a enfermé depuis que l’on prêche que nous ne sommes que le produit d’une évolution.

Si vous vous posez la question de votre raison d’être ici-bas, c’est d’abord et avant tout parce que Quelqu’un d’intelligent vous a fait et a inscrit en vous le besoin de trouver une réponse satisfaisante à cette question. Toute autre conception de votre origine ne peut aboutir qu’à l’impasse quant à la question du sens.

Si nous existons donc, notre vie n’a de sens qu’en lien avec le projet initial auquel le Créateur, Celui qui nous a fait, a pensé en nous concevant. Or, clairement ce projet n’est pas lié à la terre, mais au ciel, le Royaume ou le monde qui est celui de Dieu !

Pourquoi donc suis-je sur terre ? La réponse peut, en ce qui concerne les raisons supérieures, être résumée en deux propositions :

1. Je suis sur terre pour me préparer à rencontrer Dieu et à Lui rendre compte de ce que j’ai fait du capital Vie qu’Il m’a confié

2. Je suis sur terre pour profiter du temps qu’Il me donne pour en faire une occasion d’être en paix avec Lui.

Car ce qui fait l’absurdité première de notre vie est que, par le péché (et nos péchés) nous sommes tous séparés de Lui. Nous devons donc à tout prix nous empresser, pendant que nous en avons le temps et la possibilité, de saisir la possibilité de la grâce qu’Il nous offre par Jésus-Christ du pardon de toutes nos fautes et de la transformation de notre être qui en est la conséquence !


4. RAISONS INFERIEURES


La raison supérieure définie, il nous reste à parler des raisons inférieures. Car même si notre destination finale est le ciel, il nous faut vivre quand même quelques années sur terre. Les raisons inférieures sont multiples. Aussi vais-je citer celles qui me semblent les plus importantes par ordre de priorité :

a. Nous sommes là pour laisser un témoignage, une marque, une empreinte servant de leçon à ceux qui nous entourent ou nous suivent. Notre passage sur terre ne se limite pas à deux dates inscrites sur une plaque de marbre. Il est fait d’images, de souvenirs, d’enseignements pour ceux qui nous suivront. Quelle marque sera celle que je laisserai ?

b. Nous ne sommes pas d’abord là pour nous-mêmes, mais pour les autres. Dans une société où l’épanouissement personnel est présenté comme le but ultime de la vie, il n’est pas étonnant que tant de personnes soient si peu satisfaites de leurs vies. Car la vraie joie, a dit Jésus, consiste non pas à recevoir, mais à donner (et se donner, comme Il l’a fait).

c. Nous sommes là pour assumer les responsabilités qui sont liées à notre existence. Sauf cas de force majeure, il n’est pas dans la pensée de notre Créateur que nous vivions de l’assistance des autres. C’est l’ouvrier qui mérite son salaire et c’est celui qui veut travailler qui peut manger.

Pour chacun de nous, plus la vie avancera, plus le domaine de nos responsabilité s’étendra : travail, mariage, vie de famille, transmission du savoir, d’un héritage, être grands-parents… Les raisons de trouver un sens à chacune de nos journées ne manqueront pas.


Les choses sont-elles si sérieuses qu’il n’y a pas de place pour la joie dans la pensée de Dieu ? Non !

d. la dernière raison que je citerais quant à notre raison d’être ici-bas est que nous sommes là pour nous réjouir des dons et des cadeaux que Dieu nous fait.

Parmi eux, l’Ecclésiaste cite le mariage, le manger, le boire (avec modération) la sexualité dans le cadre du mariage, l’acquisition de la connaissance, l’amitié, le travail…

Apprendre ainsi à voir la vie comme un cadeau que Dieu nous fait est l’un des secrets du bonheur !

Ce billet est le texte de la réflexion menée sur la question lors de la soirée Véritas organisée par les GBU au Bar l'Equitable à Douai le 1 décembre.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 5 décembre 2009

Pourquoi tant de souffrances ?

1. INTRODUCTION


Suite à la naissance en 1990 de Florine, notre fille myopathe, nous avons eu, en tant que parents, l’occasion de nous pencher, non pas simplement de manière théorique, mais, je dirais, de manière existentielle sur le sujet de la souffrance.

La question de fond qui s’est posée à nous, et qui se pose inévitablement derrière celle qui nous occupe ce soir est : Comment rendre compatible la réalité de la souffrance avec celle de Dieu, en particulier avec l’idée d’un Dieu à la fois bon et tout-puissant ?

Ce Dieu bon ne pouvait-il pas éviter à l’humanité de vivre et de connaître les drames qui engendrent tant de souffrances en son sein ?

Ce Dieu Tout-Puissant ne pouvait-il pas faire que la souffrance n’existe pas ? En quoi la toute-puissance de Dieu peut-elle nous être utile dans la souffrance ?

C’est à ces 3 questions que je vais tenter en 12 mn de répondre ce soir !


2. CONSTAT :

Si la souffrance apparaît dans notre monde comme une anomalie, une sorte d’intrus, sachons bien qu’elle l’est tout autant dans le monde de Dieu. La souffrance qui se déroule dans ce monde ne plaît pas plus à Dieu que le handicap n’est agréable à vivre pour ma fille.


C’est pourquoi je le dis, et c’est la 1ère réponse que je tiens à faire au sujet de ce problème épineux de la souffrance présente dans le monde : la souffrance est un intrus dans le monde de Dieu.

Qui dit intrusion dit deux choses :

- La 1ère est qu’il y a dans l’existence de la souffrance quelque chose que Dieu n’a pas voulu, mais qui s’est imposé par une volonté extérieure à la sienne. Un intrus, comme je le fais remarquer dans mon livre, n’est pas un invité désiré. C’est quelqu’un qui, sans que vous donniez votre avis, arrive chez vous et vous oblige, que vous y soyez favorable ou non, à une cohabitation forcée.

Croyons bien (et si vous ne pouvez retenir qu’une seule chose ce soir de la question de la souffrance, c’est celle-ci), qu’il en est pour Dieu de la question de la souffrance exactement ce que j’en dis ici : elle n’est pas le fuit du désir et de la volonté de Dieu, mais elle s’impose à lui comme une cohabitation forcée.

- La 2ème chose que le terme d’intrusion suppose est que, si l’intrus n’est pas un invité désiré, alors sa présence signifie qu’elle est le résultat d’une volonté mauvaise et hostile à celui à qui elle s’impose.

Alors que beaucoup d’hommes lèvent le poing contre Dieu à cause de la souffrance, il apparaît que c’est vers le péché, et derrière le péché, la présence d’un esprit mauvais, que la Bible pointe le doigt pour identifier l’origine de la souffrance. Le péché, c’est la volonté de la créature se mettant en travers de celle du Créateur. Or, dès l’origine, il apparaît que péché et souffrance sont liés, l’un engendrant l’autre et l’autre étant inséparable du premier.

Quand je dis que la souffrance résulte du péché, il ne faudrait cependant pas croire (ce serait mal comprendre la chose) que tous ceux qui souffrent doivent leur souffrance directement à leurs péchés. Jésus, parlant d’un aveugle né, s’est d’ailleurs clairement inscrit en faux par rapport à cette pensée.

Ce que je veux dire, c’est que le péché étant entré dans le monde, inévitablement la souffrance a suivi : qu’elle soit d’ordre physique, mentale ou spirituelle. De même que, d’après la genèse, les chardons et les épines apparurent sur la terre après la révolte de nos premiers parents, la souffrance est le chardon et l’épine que l’homme a récolté en lui-même en voulant s’affranchir de Dieu.


3. DIEU ET LA SOUFFRANCE

A partir de là, deux questions se posent :

- la 1ère : pourquoi Dieu n’a-t-il pas empêché l’intrus de pénétrer dans ce monde pour le détruire et y imposer la souffrance

- la seconde : qu’est ce que Dieu va faire maintenant que la souffrance est là ?

Si Dieu n’a pas empêché l’irruption de la souffrance, vous allez peut-être trouver la réponse dérangeante, c’est tout simplement qu’il ne le pouvait pas ! Si je dis qu’il ne le pouvait pas, il ne faut cependant pas comprendre cette incapacité en termes de moyens. Quant aux moyens, Dieu aurait pu le faire.

S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il y avait en lui une impossibilité de le faire liée à Sa nature.

Car Dieu, montre la Bible, n’est pas comme nous, qui sommes si souvent changeants. Dieu, dit la Bible, est quelqu’un d’immuable, qui ne change pas. Aussi ne peut-Il pas, après avoir décidé d’une chose, changer d’avis et se montrer autre si la chose qu’Il a décidé ne fonctionne pas comme il le souhaitait.

Il nous est impossible de comprendre les raisons pour lesquelles Dieu n’a pas empêché la souffrance, si nous ne comprenons pas quels ont été les principes qui été ceux de Dieu au moment où Il choisit de créer le monde (et plus particulièrement l'homme et la femme).

Ce principe était celui de créer l’homme et la femme à son image, à sa ressemblance, des êtres dotés d’une personnalité et d’une capacité d’auto détermination. Si c’est à l’homme lui-même qu’il revient de décider de ce que sera sa vie et son parcours, soit en accord avec Dieu, soit en opposition à Lui, Il n’était pas possible à Dieu d’éviter à l’homme la souffrance, fruit de son mauvais choix

Les choses étant ainsi, il nous faut encore répondre à la seconde question : que Dieu va-t-Il et que peut-Il faire maintenant que la souffrance est là ?

Pour y répondre, j’aimerais l’expliquer par une image qu’il sera facile de comprendre pour tous : celle de l’huître perlière. On retrouve en effet, pour la fabrication des perles de nacre par une certaine espèce d’huître, le même principe que celui que j’ai développé au sujet de Dieu quant à la souffrance.

C’est par l’intrusion, contre sa volonté, d’un grain de sable qui le fait souffrir que commence, chez l’huître, le processus qui va la conduire à créer une perle. Incapable de se débarrasser de l’intrus, l’huître a trouvé un moyen simple pour atténuer la blessure et la gêne que provoque en elle ce corps étranger. Au fil des ans, elle le recouvre, par un processus qu’elle seule connaît, de carbonate de calcium, qui cristallise ensuite sous forme d’aragonite, pour finir par donner une perle.


Toute l’histoire de ce grain de sable, à l’origine intrus et auteur de la souffrance de l’huître, devenant par un procédé chimique miraculeux perle précieuse et magnifique, résume le procédé de Dieu pour vaincre le mal. La politique de Dieu à l’égard du mal, et de la souffrance qui l’accompagne, n’est pas de l’éradiquer brutalement du monde, mais de l’anesthésier par la puissance du bien et de son amour.

Jésus-Christ en est la preuve majeure. Alors que c’est le péché qui fait venir Jésus dans ce monde, en mourant pour le péché, Jésus libère Sa vie qui agit, dans le cœur de tous ceux qui croient, comme le carbonate de calcium autour du grain de sable de l’huître. Couche après couche, grâce après grâce, le cœur est guéri de la souffrance occasionnée par le péché… en attendant qu’un jour le corps y soit aussi !


Ce billet est le texte de mon intervention lors de la soirée Véritas, organisée par les GBU, du lundi 30 Novembre au Bar l'Equitable de Douai

INFO :  le livre "je vis avec cet intrus, le handicap" sera vendu au profit du Téléthon dans la librairie Cognet 21, rue Victor Basch à Saint-Quentin les 4,5 et 6 décembre. Dédicace de l'auteur sur place.

Visitez : http://georgelbooks.blogspot.com/


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 28 novembre 2009

Calvin : 1509 - 2009 (11)

Une tache…


En cette année d’hommage rendu à Calvin, il ne serait pas honnête de taire ce qui, au temps de la gloire de la Genève réformée, reste dans l’histoire comme l’une de ses plus vilaines taches. Cette tache nous rappelle que, quelle que soit par ailleurs l’excellence d’une œuvre humaine issue d'une communion avec Dieu, les hommes qui en sont les outils restent des hommes. La Bible elle-même en rend compte, n’hésitant pas à parler de l’adultère d’un David, des excès d’impatience d’un Moïse ou de l’égoïsme d’un Ezéchias, tous, par ailleurs, désignés comme des hommes de Dieu. Un seul dans ce monde, rappelons-le, fera un parcours sans faute, sans tache. C’est Jésus-Christ, le Fils de Dieu ! S’il nous faut chercher à comprendre ce qui fait qu’un homme de Dieu puisse commettre de lourdes fautes, soyons assez humbles pour laisser à Dieu l’appréciation finale sur ces actes. Car Lui seul, qui connaît les cœurs, sait les tenants et les aboutissants réels de toute affaire.


L’affaire Servet (1)



Servet est un médecin espagnol, un esprit libre et aventureux. Il nie dans ses écrits la Trinité, et revendique une foi panthéiste. Il provoque Calvin à plusieurs occasions et lui répond en écrivant un livre : "La restitution chrétienne". Pourquoi Servet est-il venu le narguer à Genève, alors qu’il est déjà condamné en France d’où il vient de s’échapper ? Nul ne le sait. Reconnu, il est arrêté, emprisonné, jugé et finalement brûlé vif en octobre 1533. Genève voulait prouver par cette condamnation à l’Eglise catholique qu’elle savait elle aussi punir un « hérétique » .Elle avait par ailleurs peur d’une doctrine novatrice qui risquait de troubler l’ordre social existant. Elle voulait enfin faire de cette condamnation un signe d’exemplarité. Ce faisant, elle s’est discréditée et a montré que la nouvelle Eglise pouvait n’être pas meilleure que celle qu’elle combattait.

Contexte

Il est impossible aujourd’hui d’excuser ce meurtre. Il est injustifiable. Mais il ne faut pas non plus commettre d’anachronisme, et juger d’un événement qui eut lieu au 16ème siècle à partir de catégories de pensée d’aujourd’hui. Si l’on resitue cette condamnation dans son histoire, elle apparaît hélas dans la logique de cette époque : quelqu’un qui pensait aussi différemment ne pouvait être qu’un traître et devait être puni de mort. L’idée de tolérance n’était pas encore répandue au 16ème siècle. Elle ne fut largement diffusée qu’un siècle plus tard par un autre protestant –lui aussi persécuté – le philosophe Pierre Bayle.


Faits

Rappelons simplement quelques faits liés à ce tragique événement :

1) Servet fut d’abord emprisonné à Vienne, interrogé puis condamné par l’inquisition catholique. Il réussit à s’enfuir de France, mais est brûlé en effigie avec tous les volumes de ses œuvres par le tribunal français, sous pression de l’Eglise romaine. L’Eglise romaine aurait donc tort de reprocher à Calvin la mort de quelqu’un qu’elle avait déjà fait mourir elle-même symboliquement peu de temps avant.


2) Le martyre de Servet fut la tache noire de la réforme de Calvin, mais ce fut la seule. En même temps que Genève envoyait un homme au bûcher, le Royaume de France brûlait 1 000 « luthériens ».


3) C’est un adversaire de Calvin qui rédigea l’acte d’accusation. Calvin aurait souhaité une mort moins affreuse : ce n’est pas directement Calvin qui condamne Servet, mais le Magistrat, c’est-à-dire l’Etat, même si Calvin n’a rien fait pour s’opposer à cette condamnation.


Notre connaissance de l’affaire Servet est de surcroît tributaire de l’interprétation erronée qu’en a faite, plus tard, Voltaire. Le philosophe des Lumières, qui avait des problèmes de cohabitation avec les pasteurs de Genève, a fait de Calvin, dans son Essai sur les mœurs, un assassin assoiffé de violence : « Calvin fit brûler Servet et jouit de son supplice, lui qui, s’il eut mis le pied en France, eût été brûlé lui-même, lui qui avait élevé si fortement la voix contre toutes les persécutions. » Mais Voltaire commet un anachronisme : il parle deux siècles plus tard, après que l’idée de tolérance soit apparue en France. Il fait de surcroît de Calvin l’accusateur principal alors qu’il était beaucoup moins libre d’agir que ce que Voltaire suppose.

Leçon


Celui qui eut raison, à l’époque de cette condamnation tragique, est un ancien disciple et ami de Calvin, Sébastien Casteillon. Désapprouvant cette condamnation, il a écrit : « Tuer un homme, ce n’est pas défendre une idée, c’est tuer un homme. »


(1) L’article à partir d’ici est tiré du livre de Jérôme Cottin : Jean Calvin et la modernité de Dieu : Editions du Signe


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 21 novembre 2009

Blanc-noir ou gris...

Décalage



L’une des raisons les plus fortes de la réticence qu’ont nos contemporains à considérer la Bible comme un livre qui devrait faire autorité dans leurs vies, par exemple sur le plan moral ou éthique, tient sans nul doute à l’impression d’intolérance qu’elle leur donne. « La Bible, c’est la morale du passé, dit-on. Une morale qui ne tient pas compte des travaux et des découvertes de la psychologie moderne, travaux qui ont mis en lumière, dans le domaine du comportement et des mœurs, la possibilité de multiples préférences. » Le décalage entre ce que la Bible définit et considère comme étant bien ou mal et ce que la société moderne, dans son ensemble, apprécie comme tel, est si grand que la Bible n’a, aux yeux de beaucoup, de valeur que comme témoignage de ce qu’était le moral dans un autre âge. D’où est né ce décalage ? Quelle en est la source ? C’est ce que nous allons essayer de voir ici !


Du gris partout…


Nous le savons : la façon de penser d’un peuple à un moment donné n’est pas le fruit de sa seule décision. Elle apparaît, au contraire, comme la synthèse de tous les courants qui l’ont traversé. C’est dans ce mot « synthèse » que se trouve l’explication du phénomène de décalage dont j’ai parlé ci-dessus.


Qu’est ce qu’une synthèse ? La définition qu’en donne le Petit Larousse est la suivante : la synthèse est l’opération intellectuelle par laquelle on réunit en un tout cohérent, structuré et homogène divers éléments de connaissance concernant un domaine particulier. Chez Hégel, le philosophe (même s’il semble qu’il n’ai jamais utilisé le mot), la synthèse est le 3ème élément de la dialectique où s’opère, à travers leur union, le dépassement de la thèse et de l’antithèse. Une façon de procéder que l’on retrouve, sur le plan philosophique, chez Kant qui pense qu’à partir d’une synthèse peut être formulée une nouvelle antithèse, etc…



Quel lien ces raisonnements philosophiques ont-ils avec notre sujet ? Beaucoup ! Nous les comprendrons mieux avec une illustration. Appliquons la procédure thèse-antithèse-synthèse de Hegel aux couleurs. Prenons les couleurs les plus opposées les unes aux autres : le blanc et le noir. La blanc est la thèse, le noir l’antithèse. Selon Hegel, pour trouver la vérité, le chemin du milieu, il faut procéder à la synthèse. Nous le savons tous : la synthèse du blanc et du noir donne quelque chose de nouveau qui ne ressemble ni au blanc, ni au noir : c’est le gris. Suivons maintenant, le raisonnement de Kant : à partir de la synthèse (le gris) doit être formulée une nouvelle antithèse (le noir). Mélangeons donc le tout ! Qu’obtient-on ? Un nouveau gris, mais plus foncé… qui s’éloigne encore un peu plus du blanc désormais sacrifié !


Binaire ou tertiaire


Alors que la Bible (et Dieu) fonctionne sur le plan moral de façon binaire, il apparaît que, depuis les philosophes et le siècle des Lumières, c’est en tertiaire que, de manière dominante, nous nous sommes mis à penser. Pour tout occidental ouvert et moderne qui se respecte, le blanc et le noir n’existe plus : seul le gris est juste. Penser en termes de blanc et de noir, nous dit-on, ne peut mener qu’à une seule chose : une logique de confrontation. C’est cette forme de raisonnement binaire, qui caractérise les religions qui, nous dit-on, est la mère de tous les fanatismes et de toutes les intolérances qui ont, jadis, fait le lit de toutes les guerres. Est-ce juste ? Où se trouve l’erreur ?


Elle est dans deux choses :


- la première tient au constat que, chez ceux qui pensent en gris, l’intolérance est aussi forte que chez ceux qui pensent en blanc et noir. Pour le « gris », en effet il apparaît aujourd’hui qu’il n’est pas plus tolérable de penser en blanc ou noir que pour « les blancs et noirs » de penser en gris. Vous en voulez la preuve ? Allez dire aujourd’hui à nos contemporains que l’avortement est un meurtre ou que l’homosexualité est une sexualité contre nature, et vous connaîtrez vite le degré de tolérance qui animent « les gris » ! La réalité démolit donc avec force l’argument clé qui, selon eux, légitime chez les gris leur façon de penser. Pire ! nous allons le voir : il rétrécit même le champ de la tolérance !



- Si le gris ne peut penser qu’à partir d’une seule couleur, l’avantage du blanc et du noir est qu’il fonctionne, quant à lui, à partir de deux réalités. La blanc ne nie pas le noir : il affirme simplement qu’il est son contraire et que, pour sa part, ce n’est pas là son choix ! Pour autant, l’adepte du blanc, montre la Bible, n’a pas à haïr l’adepte du noir, mais à l’aimer, car il sait, lui aussi, par expérience, combien le noir est une couleur qui fait souffrir. C’est par Jésus, le Blanc par excellence, que l’exemple de ce qui doit être notre attitude envers nos contraires, a été le mieux démontré. Car bien que « Blanc parfait », Jésus, montre la Bible, s’est toujours mêlé aux noirs (appelés les pécheurs dont nous sommes tous), tout en restant Lui-même blanc, pour leur manifester Son amour. Dans cet amour, nous dit la Bible, il est allé, lui, le Blanc, à prendre sur lui toutes leurs noirceurs, pour que, de noirs qu’ils étaient, ils deviennent blancs, à son image !

Conclusion :


Ma conclusion sera triple :


1. Qu’on le veuille ou pas, la réalité fonctionne de façon binaire. Même les « gris » ne peuvent y échapper. Preuve en est par le fait qu’ils ne se contentent jamais de leur position, mais qu’a partir d’une synthèse, ils formulent de nouveau une antithèse qui les amène à une nouvelle synthèse… dans un cycle sans fin de réajustement. Le constat que l’on fait cependant est que, plus le temps passe, plus le noir est légitimé au détriment du blanc. Dans les derniers temps, dit la Bible, les hommes appelleront le mal bien et le bien mal : on comprend désormais pourquoi !


2. L’avantage du système binaire est qu’au moins, nous avons ici des frontières. Certains y verront une sclérose de la société, moi j’y vois les conditions de sa sécurité. Imaginez ce que serait dans le monde physique ce réajustement permanent des normes. Le mètre d’hier ne serait plus égal à 100 cm, mais 50, puis demain à 75, puis 87,5cm. Qui s’y retrouverait ? A quelle anarchie ne serait-on pas livré entre ceux qui seront restés à 100, ceux pour qui le 50 était la bonne norme, et les avant-gardistes qui militeraient pour aller encore plus loin… (On voit chez les personnes qui ont connu les anciens francs, puis les francs et l’euro quelle difficulté d’adaptation ces changements mènent !). C’est le raisonnement hégélien et kantien qui est à la base de la confusion morale dans laquelle nous sommes, pas celui de la Bible.


3. L’amour de l’autre est le secret de la cohabitation entre les contraires, non leur fusion en un tout dans lequel personne, finalement, n’y trouve son compte. C’est cet amour qui habite Dieu et qui fait que, malgré toutes les horreurs, contraires à sa nature, qui sont sous ses yeux, le monde, malgré tout, continue à exister. Dieu a, cependant, le projet de faire vivre chacun dans le royaume de Son Fils, le « Blanc ». Il nous offre par lui la possibilité d’être détaché du noir ! A chacun de choisir, s’il le souhaite vraiment ou non !



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 14 novembre 2009

Miroir, dis-moi si...

Le miroir


Quelle est la meilleure façon quotidienne de voir son visage. Toutes les femmes, surtout celles qui sont soucieuses de l’image qu’elles donnent d’elles-mêmes aux autres, vous le diront : c’est le miroir. A l’égard de la vérité, on peut reconnaître au miroir trois qualités :

1. le miroir ne triche pas

Le miroir n’a pas d’idées ou de positions préconçues à votre égard. Il n’est ni positif, ni négatif envers vous. Il n’est ni flatteur, ni trompeur. Il se borne à une seule chose : refléter votre image, vous dire qui vous êtes. Peut-être aimerions-nous, comme la reine de l’histoire de Blanche-Neige, qu’il nous dise que nous sommes le plus beau ou la plus belle du monde. Mais le miroir n’est pas là pour donner un avis. De colère on peut le briser pour le portrait qu’il nous renvoie de nous-mêmes. Mais cela ne changera rien à la vérité elle-même. Nous aurons juste ôter de dessous nos yeux le moyen par lequel on aurait pu la connaître.

2. le miroir est un média.

Jamais personne n’a entendu un miroir parler (sauf dans les contes de fées). Pourtant que de messages, il nous livre. « Tu es mal rasé, ce matin ! » « Tiens ! Un cheveu blanc ! Tu vieillis, mon vieux ! » « Ta femme a raison : tu es en colère ! Regarde la tête que tu fais ! Etc, etc…! » Dans la vie, l’effet miroir ne se limite pas à la glace dans laquelle vous vous regardez. Il peut avoir lieu n’importe quand, au détour d’une conversation, lorsque soudain, sans même que cela soit recherché, on vous confronte à votre image.

L’effet miroir est d’ailleurs souvent le meilleur moyen de confronter quelqu’un à ses propres manquements. Au lieu de le prendre de front, racontez lui une histoire dans laquelle l’injustice dont vous voulez rendre conscient votre auditeur, est mise en valeur par un personnage. Faites-le innocemment, et vous ne tarderez pas à voir votre ami s’indigner contre l’attitude du méchant et prendre parti pour la victime. Puis, dites-lui que cet homme qu’il condamne, c’est lui. Le prophète Nathan l’a fait à l’égard du roi David, après son adultère suivi de l’assassinat organisé du mari de l’amante. David est tombé dans le panneau et n’a pu que reconnaître la vérité !

3. le miroir inspire l’action

Après avoir délivré le message, le miroir suscite l’action. L’homme mal rasé se rase. La femme qui ne se plaît pas comme elle est se maquille. Ne vous est-il jamais arrivé de vous parler à vous-mêmes devant un miroir ! ? Le miroir est un des lieux où l’on s’exhorte personnellement le plus. « Bon, allez ! Ca a assez duré ! Tu te reprends maintenant, et tu changes ! » C’est dans le miroir que l’on se regarde le mieux dans les yeux :

Quel est notre miroir ?



Le miroir qui nous est proposé pour nous regarder en face, c’est la Bible. Le fait que la Bible ait un effet miroir explique la raison pour laquelle tant d’êtres humains la fuient. C’est en fait la peur de la vérité sur soi-même que l’on fuit, en fuyant le Livre Miroir. Jacques, l’un des frères de Jésus, dit : Si quelqu’un écoute la parole (la Bible) et ne la met en pratique, il est semblable à un homme qui regarde son visage naturel dans un miroir et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comment il était !

Si vous cherchez une parole fiable, allez vers la Bible : elle ne triche pas. Comme Jésus, elle ne sait pas ce que veulent dire les mots flatterie et tromperie. Si vous voulez être connecté au bon Média, écoutez la Bible : elle vous donnera toutes les informations dont vous avez besoin sur vous, l’avenir, Dieu, etc… Si vous aimeriez avoir dans votre vie les bonnes impulsions pour orienter vos actes vers ce qui est le mieux, pratiquez ce que dit la Bible. Si vous faites tout cela, alors la Bible aura été pour vous le miroir que Dieu souhaiterait qu’elle soit !

Soutenez l'auteur de ce blog en achetant ses livres sur :
THE BOOK EDITIONS : voir bannière ci-contre !

(Vous pouvez aussi simplement téléchargez le document)

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus


samedi 7 novembre 2009

Y a de la joie !



Ode à la joie



C’est le prélude de l’Ode à la joie de Ludwig van Beethoven qui a été choisi comme hymne pour l’Europe. Nous ne savons pas ce qui justifia ce choix, mise à part la popularité de l’œuvre dans le monde entier. Les dirigeants de l’Europe ont-ils voulu, par ce choix, donner une note optimiste, envoyer un signal positif aux populations constituant la nouvelle entité ? Nul, sauf les concernés, ne le sait. Toujours est-il que si la joie était en tête de l’ordre du jour des préoccupations des membres de la Commission européenne, notre avenir ne serait pas teinté de la grisaille et de la morosité ambiante actuelle.


La joie : un joyau rare


Qu’est ce que la joie ? D’où vient-elle ? Peut-elle être durable ou sommes-nous condamnés à ne toucher que de temps en temps le bord de son manteau ? Joyau rare, comme l’amour ou la paix, la joie ne s’offre pas au premier venu. Nous aimerions tous qu’il en soit différent, mais, comme il en est de l’équilibre de l’univers, le bien-être de l’homme, ce qui lui procure de la joie, nécessite qu’il se soumette à certaines lois. Il est d’ailleurs logique qu’il en soit ainsi. De même que c’est celui qui travaille qui mérite un salaire, la joie est une récompense, la récompense donnée par la Vie à celui qui en satisfait les conditions d’obtention. Beaucoup, à la manière de kidnappeurs, essayent par la violence de forcer la joie à venir habiter dans leur demeure. A force d’euphorisants, ils cherchent à en produire les effets. D’autres encore, voulant s’offrir un extra ou rompre avec la grisaille de la monotonie, iront fréquenter celles qu’on appelait dans le passé, des filles de joie. Tout cela ne laissera cependant au réveil qu’un goût amer, le sentiment non pas d’une joie, mais d’une déception et d’un gâchis durable.


Les belles joies


Les belles joies sont toujours celles liées à la vie. « La femme, dit Jésus, lorsqu’elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais, lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. » Qui, de même, ne partagerait pas le bonheur d’une jeune mariée resplendissante de joie ! Une joie d’autant plus forte que ce jour, ce jour du mariage est aussi celui de l’union des deux époux. Que de grandes joies gaspillées par tant d’impatience ! Oui ! Joie et vie marchent main dans la main… comme tristesse et mort d’ailleurs. Si la joie est si absente de notre monde, n’est-ce pas d’abord parce que celui-ci est coupé de la vraie vie, qu’il est soumis à la puissance de la mort ?


Un témoin de la joie



Ce témoin, c’est Blaise Pascal, le philosophe et mathématicien français. En l’an 1654, le 23 novembre, saisi par l’immensité de l’amour de Dieu pour lui, manifesté au travers du Christ, il écrit ce qu’on appelle depuis son mémorial. Parmi tous les mots écrits, il y en a un qui, associé au nom de Jésus, revient plus souvent que les autres : c’est la joie. « Certitude. Certitude. Sentiment, Joie, Paix… Joie, Joie, Joie, pleurs de joie… » Blaise Pascal était un homme intelligent, surdoué même. Il avait beaucoup de raisons d’être satisfait de sa vie. Mais s’il y a une chose qu’il ne connaissait pas et qui a marqué sa rencontre avec Jésus-Christ, au point de la mettre par écrit, c’est l’expérience de la joie !


La joie, fruit de la relation avec Dieu


Si la joie fait partie, de manière fugitive, de l’expérience humaine, aucune n’est productrice en termes de force et de durabilité, à celle du pardon de ses fautes par Dieu. Tous ceux qui, dans la Bible, l’ont vécu en témoignent. «Heureux, dit le roi David, l’homme à qui l’Eternel n’impute pas d’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi. Ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité. J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. » Dieu seul, dit la Bible, a la capacité, quel que soit notre passif, de nous donner la joie d’un nouveau départ, d’une nouvelle vie ! C’est là d’ailleurs, dit Jésus, Sa joie la plus grande ! Ne voulez-vous pas la partager avec Lui ?


Citations sur la joie


Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin : Jacques Deval


L’espérance d’une joie est presque égale à la joie : William Shakespeare


Celui qui a senti une fois dans ses mains trembler la joie ne pourra plus jamais mourir : José Hierro


S’il est vrai que la vérité est Dieu, il me paraît qu’elle manque d’un attribut bien important de Dieu : la joie. Je ne conçois pas un Dieu sans joie : Romain Rolland


La mère de la débauche n’est pas la joie, mais l’absence de joie : Friedrich Nietzsche


Les filles de joie ont pour mère la tristesse : Jean Cazeneuve


La joie des autres est une grande part de la nôtre : Ernest Renan


Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent dans la joie : le roi David


La joie est pareille à un fleuve : rien n’arrête son cours : Henry Miller



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 31 octobre 2009

Calvin : 1509 - 2009 (10)



Retour à Genève


De retour à Genève, Calvin reprend son activité au point même où il l’avait laissé. Dans son premier sermon, il ne fait pas la moindre allusion au passé et poursuit très simplement la méditation sur le texte là où il s’était arrêté trois ans plus tôt. Il observe la même attitude à la présidence de la commission de pasteurs et conseillers chargés de rédiger le nouveau règlement religieux de la ville.

Organisation de la Réforme calviniste

C’est pendant les 23 ans de son second séjour à Genève que Calvin travaillera à organiser les Eglises réformées sur tous les plans :


1. Doctrine : la doctrine calviniste se distingue par son biblicisme et sa logique. Toute la théologie est basée sur la révélation de Dieu, dans l’Ecriture. lL souci fondamental de Calvin est de rendre à Dieu la gloire qui Lui est due. Calvin exalte la souveraineté de Dieu, son honneur. Il croit à la double prédestination des élus et des réprouvés, et en conséquence, il insiste sur l’assurance que le racheté peut avoir de son salut, tout entier dû à la grâce de Dieu. Calvin voit dans les sacrements les signes visibles d’une grâce invisible, mais réelle. Pour lui le Christ est présent, non pas matériellement, mais spirituellement dans la communion.



2. Les ministères. Calvin abolit l’épiscopat, et plus encore que Luther, il diminua la distance qui sépare le clergé des laïques. Les pasteurs sont chargés de la prédication et de l’administration des sacrements (Cène et baptême). Ils sont consacrés par leurs collègues et n’ont pas de supérieurs hiérarchiques. Les docteurs doivent instruire les enfants. Les anciens veillent à la discipline de l’Eglise. Les diacres s’occupent des pauvres et des malades.


3. Discipline. Relation avec l’Etat. Calvin était très désireux d’établir une discipline morale stricte dans l’Eglise. Il fit établir à cet effet une commission de 18 laïques et de 6 ecclésiastiques, appelée le Consistoire.. le Consistoire réprimandait les membres indignes et excommuniait les impénitents. Cette organisation donnait à l’Eglise une autorité indépendante de l’Etat. Calvin veut l’union de l’Eglise et de l’Etat, sans confusion, sans théocratie et surtout sans césaro-papisme. L’Etat doit protéger la prédication de l’Evangile, mais il n’a pas à donner d’ordre à l’Eglise. L’Eglise, de son côté, n’a pas à se mêler des affaires temporelles de l’Etat.


4. Le culte. La liturgie de l’Eglise de Genève imite celle de Strasbourg. Elle s’est maintenue presque sans changement dans les Eglises Réformées de France. Elle se distingue par sa gravité et sa simplicité. Le psautier de Strasbourg, corrigé et enrichi par Clément Marot sert de livres de cantiques. Calvin supprima presque toutes les fêtes catholiques. En revanche, il insistait avec force sur l’observation du dimanche.


Conflits

La ville de Genève où les gens frivoles étaient nombreux eut de la peine à accepter la discipline de Calvin. Aussi les conflits furent-ils nombreux. Tantôt il fallait éviter que des hérétiques propagent leurs doctrines, tantôt il fallait s’opposer aux initiatives du Conseil de la ville qui empiétait sur les prérogatives du Consistoire. Calvin tint bon, non sans difficultés. Pour finir, les partisans de la frivolité fomentèrent une émeute qui acheva de les discréditer. Leurs chefs furent exécutés ou bannis.


Le triomphe



Dès lors, Genève devint la ville modèle que Calvin désirait. Les dernières années du réformateur furent fécondes. En 1559, il publia la dernière édition latine, considérablement augmentée de son Institution chrétienne. Il fonda la même année le Collège et l’Académie avec un programme gradué très remarquable pour l’époque. il réunit pour leur création les sommes nécessaires par souscription. Le peuple entier y contribua. Le libraire Henri Estienne (éditeur de plusieurs ouvrages de Calvin) souscrivit 312 florins. Une modeste boulangère appelée Genon apporta 5 sols. Dès 1541, Calvin avait fait appeler pour enseigner son vénéré maître Mathurin Cordier. En 1559, pour diriger l’Académie, il fit venir Théodore de Bèze.


Vers Genève afflua alors la jeunesse studieuse du monde réformé. C’est là que venaient se former les futurs pasteurs des églises françaises. A la mort de Calvin, le Collège comptait 1 500 élèves.



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 24 octobre 2009

Pardon et non prescription !

L'affaire Polanski


Plus de 32 ans après les faits, le réalisateur de film Roman Polanski, sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour un délit sexuel, a été arrêté en Suisse où il était venu pour recevoir un prix pour l’ensemble de son œuvre. En fuite depuis 1978, la célébrité doit faire face à son passé, alors même  que sa victime a retiré sa plainte. Nombre de ses amis, indignés, ont signé une pétition pour sa libération, considérant qu'il y a prescription. Mais à l’heure où j’écris ce texte, Roman Polanski est toujours en prison, en attente de son extradition vers les Etats-Unis.

Comme le réalisateur, bon nombre de personnes pensent que les fautes qu’elles ont commises sont trop anciennes pour les rattraper. Le temps a passé, les circonstances ont évolué : pourquoi donc remettre au jour de si vieilles histoires ? Il se peut que, aux yeux des hommes, nous ne soyons plus le coupable que la loi désigne comme tel. Mais la Justice, elle, ne change pas d’avis avec le temps. Face à Dieu qui embrasse notre vie d’un regard, la prescription n’existe pas. Seul son pardon a le pouvoir d’effacer nos fautes. Or celui-ci n’est possible que pour une seule raison : la mort de Jésus-Christ, l’Innocent, à la place de tous les coupables. C’est sur Lui, dit la Bible, que l’Eternel a fait retomber la faute de nous tous ! Aussi, ne fuyez pas Dieu ! c’est inutile : Il vous rattrapera toujours ! Venez, au contraire, maintenant tel que vous êtes à Lui ! C’est pour les injustes que le Juste a souffert !



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus