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lundi 31 décembre 2012

2013 arrive... !


 Que nous réserve 2013 ? La force de Dieu peut vous donner de porter tous les fardeaux que la nouvelle année vous imposera ! Meilleurs voeux de communion avec Christ pour cette année !





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samedi 15 décembre 2012

Problèmes réels et dérivés



Illustration biblique

Alors que les Israélites souffraient de la domination des Madianites, le livre des Juges rapporte que Dieu envoya auprès d’eux un prophète porteur d’un message : Juges 6,1 à 10. Curieusement, le prophète ne parle jamais des Madianites. Il s’adresse à Israël en révélant où se situe le vrai problème qui est à l’origine de leur situation. Le prophète n’a pas pour but de nier que les Madianites existent et font souffrir les Israélites. Ce qu’il veut mettre en valeur est que ceux-ci ne sont que les conséquences d’un problème sous-jacent qui est la vraie cause du malheur que vivent les Israélites. Et c’est à leur relation avec Dieu qu’à à faire ce problème.

Apparence et réalité

Deux types de problèmes existent dans nos vies. Les premiers sont les problèmes apparents, ceux qui sont visibles à la surface de notre être. Les seconds sont cachés. Ils sont plus profonds et ne sont pas immédiatement détectables au regard. Ces problèmes, que je qualifierai de vrais, sont la cause des autres que j’appellerai plutôt dérivés. Les problèmes dérivés ont leur utilité. Ils sont les symptômes visibles d’un mal plus grave, caché. Dans le contact avec une personne qui a un problème, nous ne pouvons commencer qu’avec les problèmes dérivés. C’est à cause de ceux-ci que, souvent, les personnes concernées consultent psychologues ou psychiatres. Une analyse sérieuse met rapidement en lumière le fait que ce n’est pas là que se situe la vraie difficulté, mais dans le rouage complexe des sentiments, raisonnements et faux systèmes de défense et de protection qu’a construits une personne autour d’une difficulté fondamentale.

Exemple

Imaginons un cas pratique fictif  pour mettre en lumière cette réalité : le cas d’Eric 

Eric est reconnu par son entourage comme quelqu’un de compétent, consciencieux et fidèle dans ce qu’il fait. Pourtant, manifestement, il n’en juge pas ainsi. Eric est peu sûr de lui. Il a constamment besoin d’être rassuré, approuvé. S’il sent qu’il est mis en question, Eric s’effondre. Il baisse les bras, ressasse des pensées négatives envers lui-même et n’est pas loin de démissionner. Eric se rend bien compte que cette pitié de lui-même qui s’empare de lui ne l’aide pas. Mais il ne sait pas comment réagir autrement.

En creusant plus à fond dans la vie d’Eric, on se rend compte que sa réaction a des causes. Eric a eu une jeunesse difficile. Il a grandi avec des parents qui n’ont jamais su lui montrer qu’ils l’appréciaient. Pire, il a toujours entendu des jugements dévalorisants à son encontre. L’image négative que porte Eric sur lui-même constitue le soubassement sur lequel s’est construit sa personnalité.  Ce soubassement agit en lui comme une caisse de résonnance. Dès qu’Eric entend une remarque négative, même minime, celle-ci fait immédiatement écho à son passé… et confirme en lui les mots qu’il a toujours entendus le concernant. Qu’est-ce qui peut aider Eric ? 

Une nouvelle identité

Comme les Israélites ne pouvaient se sortir de leur situation hors du cadre de leur relation avec Dieu, il est impossible à quiconque de se sortir de ses problèmes émotionnels et réactionnels hors de ce cadre. Les problèmes de chacun, comme ceux d’Eric, ont tous à faire avec la perception que chacun a de son identité profonde. Tant qu’Eric vivra sur la base de ce qu’on a dit de lui, il lui sera impossible de se détacher des réactions de défense que son Moi blessé a construit autour de lui.

Ce dont Eric a besoin est d’entendre une nouvelle parole, une parole libératrice. Cette parole doit dépasser, aller plus loin que celle qu’il a entendue de ses parents. Elle doit venir d’une instance supérieure, une instance qui a l’autorité d’effacer ou de corriger ce qui était faux dans les paroles entendues et les réactions engendrées. Cette parole libératrice ne peut venir que d’une seule source : Dieu, le Créateur suprême d’Eric.

Que va-t-il lui dire, ce Dieu qui a créé Eric ? Deux choses essentielles. La première pourrait être décourageante, mais elle est nécessaire à entendre de la part d’Eric s’il veut apprécier à sa juste valeur la seconde. La première parole de Dieu est que, si Lui, Dieu, devait juger Eric sur sa vraie valeur, Son jugement serait d’une gravité bien supérieure à tout ce qu’il a entendu. La première chose qu’Eric doit accepter et reconnaître est qu’il est pécheur. Eric peut à la rigueur satisfaire les attentes de ses parents envers lui. Il est, par contre, incapable de satisfaire par lui-même celles de Dieu. Il n’y a aucun avenir paisible pour Eric s’il continue à chercher en lui-même ou chez les autres le fondement sur lequel il pourra construire son acceptation de lui-même.

La seconde parole que Dieu fera entendre à Eric est que, bien que le connaissant parfaitement dans tous les détails de son être, Dieu l’aime et l’accepte sans condition. Cette acceptation gratuite de Dieu porte un nom magnifique dans la Bible : la grâce. Si la grâce de Dieu est inconditionnelle pour nous, elle n’est pas gratuite pour Dieu. Elle n’est possible que parce que Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme, après avoir vécu la seule vie humaine qui réponde aux attentes de Dieu, a pris à son compte tout ce qui aux yeux de Dieu nous rendait détestables, haïssables. Désormais, Eric n’a plus besoin de combattre pour trouver sa vraie valeur. Il l’a trouvé au travers du Christ. Il peut savoir qu’il ne sera jamais rejeté par Dieu, quand même il se décevra et décevra encore les autres !

Conclusion

De quelle nature est votre problème apparent ? Est-ce un problème avec les autres ? L’autorité ? L’argent ? De quoi, au fond de vous-mêmes, avez-vous peur ? Quel besoin, quel manque recherchez-vous réellement à satisfaire ? Quel qu’il soit, sachez que tant que vous vous débattrez avec vous-mêmes ou les autres, vous ne trouverez pas la paix ! Reposez-vous sur Christ seul ! Il est votre sécurité, le fondement sur lequel vous pouvez construire une image juste de vous-mêmes : ni écrasée, ni surévaluée ! C’est à Lui seul que je dois mon salut !


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lundi 3 décembre 2012

Culture et contre culture



Gustave Thibon

Gustave Thibon, philosophe français, était un vrai maître à faire penser. Pendant un demi-siècle, il a donné d’innombrables conférences et écrit de multiples articles. Il est aussi l’auteur de plus de 20 ouvrages de réflexion et de sagesse. Plusieurs de ces citations sont célèbres. Décédé en janvier 2001, il nous a laissé un article sur le danger de l’appauvrissement de la culture et de l’intelligence que notre temps chaotique ferait bien de méditer.

Culture et infini

L’homme cultivé n’est pas celui qui résout – ou croit résoudre – les problèmes, mais celui qui les creuse et qui, en les creusant, voit le mystère infini qu’ils recouvrent. Pour l’esprit primaire, il n’y a pas de mystère, mais seulement des problèmes, et la marge d’inconnu qui subsiste encore dans la nature s’effacera peu à peu, à mesure que la science progressera. Pour l’homme cultivé, il y a non seulement de l’inconnu, il y a de l’inconnaissable, et plus il avance dans la connaissance des choses, plus il prend conscience de l’irréductibilité de l’inconnaissable, car la « réalité » suprême n’est pas accessible à l’intelligence discursive.

Carences de l’inculture

Il faut dire d’abord que le manque de culture suffit à frapper de stérilité toutes les données de l’information. Que signifie un évènement pris en lui-même, un évènement qu’on ne peut pas situer et dont on ne sait pas évaluer l’importance faute de pouvoir le relier à un ensemble de connaissances ? L’homme sans culture, promené par l’information dans le labyrinthe des évènements, manque de fil conducteur pour se reconnaître dans cette cohue de nouvelles que la presse et la radio déversent sur lui tous les jours.

Le mal du siècle

Le vrai, le faux, le bien, le mal ne sont plus des critères : ce qui importe, c’est de répondre aux goûts de la foule, c’est le succès. Pour l’obtenir, il ne s’agit pas d’éclairer les intelligences et encore moins d’élever les âmes, mais de distraire et d’exciter les esprits. La surenchère dans l’inédit, l’extraordinaire et le formidable mène en droite ligne à l’inanité et à la platitude. « Tout ce qui est exagéré est insignifiant » disait Talleyrand. Quoi de moins inédit et de plus banal que ces révélations fracassantes, ces « secrets » et ces « confidences » divulguées à des millions d’exemplaires, cette exploitation du scandale autour des perversions sexuelles ou des crimes – deux réalités psychologiques très pauvres et qui n’ont pas autre chose à nous révéler que leur néant ? Ce n’est que « le spectacle ennuyeux de l’immortel péché » comme disait Baudelaire. L’usage des toxiques les rend nécessaires : il n’en fait pas pour autant des aliments.

A qui profite l’inculture ?

Enfin, c’est en tant qu’instrument idéal des puissances financières et politiques qui se servent d’elle pour ruiner notre liberté de l’intérieur, que l’information s’oppose le plus radicalement à la culture. Nous n’avons pas à rappeler ici tout ce qui a été dit sur le viol des foules, les techniques d’avilissement, la mise en condition de l’humanité. La propagande est la plus facile et la plus efficace des tyrannies (Gustave Thibon a traversé les deux guerres !).

Résistance

Nous nous bornerons à évoquer, pour conclure, quelques moyens de résistance à l’information malsaine. La culture joue ici un rôle essentiel : un homme cultivé sait garder ses distances à l’égard des évènements et des propagandes ; il accueille et il élimine à la façon d’un organisme vivant ; il a assez le sens et le goût du vrai pour flairer le mensonge et, s’il est chrétien, il a assez de foi pour être exempt de crédulité. Car c’est un fait d’expérience courante que la crédulité est le propre des hommes sans foi. « Quand on ne croit plus en Dieu, disait Chesterton, ce n’est pas croire en rien, c’est pour croire à n’importe quoi. » mais la culture, comme la foi, exige un soubassement social. Il importe donc avant tout, pour faire face aux puissances anonymes qui dirigent l’opinion, de créer des îlots de résistance, des groupes d’hommes concrètement liés les uns aux autres par le même idéal, la même foi. A l’intérieur de la cité technocratique et totalitaire qui règne « par la force et la grimace », nous avons à restaurer une cité fraternelle, une cité temporelle qui, au lieu d’écraser les individus sous la pesanteur des idoles, soit un lieu de passage vers la Cité de Dieu.

Quelques citations de Gustave Thibon

L’amour sans éternité s’appelle angoisse ; l’éternité sans amour s’appelle enfer.

La fraternité n’a pas ici-bas de pire ennemi que l’égalité.

Etre dans le vent : une ambition de feuille morte.

Avoir la foi, c’est faire crédit à Dieu.

La foi consiste à ne jamais renier dans les ténèbres ce qu’on a entrevu dans la lumière.

Il est malaisé de composer avec le monde sans se laisser décomposer par le monde.

La société devient enfer dès qu’on veut en faire un paradis.

Rien n’est plus vide qu’une âme encombrée.

L’amour commence par l’éblouissement d’une âme qui n’attendait rien et se clôt sur la déception d’un moi qui exige tout.

On n’échappe à l’obéissance à Dieu que pour choir dans la servitude.


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vendredi 23 novembre 2012

La réalité sombre du lobby homosexuel



La source spirituelle

La révolution sexuelle et les revendications diverses du mouvement homosexuel s’inscrivent dans un mouvement organisé pour déconstruire activement la société actuelle. Dans cette optique, Lawrence Olivier, professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, spécialiste de l'œuvre de Michel Foucault, et défenseur des droits homosexuels confirma ce but bien spécifique : « Seule la communauté homosexuelle est libératrice, c’est-à-dire, capable de transformer la société »

 Cette mouvance découle en réalité de la philosophie du Nouvel-Âge (ou New Age en anglais). Il n’est qu’à comparer leur étendard pour le voir : tous deux utilisent l’arc-en-ciel qui représente, pour eux, le pont entre l’âme humaine individuelle et le « grand esprit universel » (Lucifer soi-même). Ce symbole a été détourné de son origine biblique qui représente l’alliance offerte par Dieu après le déluge à "tous les êtres vivants" (Genèse, chapitre 9, versets 12 à 17). On retrouve la même tactique  de déformation du message divin que celui du serpent dans le jardin d’Eden.

Dans le Nouvel-Âge, le culte élevé à la déesse mère de l’hindouisme s’inscrit à l’encontre du Dieu « mâle » du judaïsme, du christianisme et de l’islam. Les mouvements Wicca et « Women’s spirituality » poursuivent aujourd’hui cette bataille contre le christianisme « patriarcal ». Plus encore, il est dans l’ordre des choses de combattre la dualité sexuelle qui est, comme toute distinction, une « hérésie » de l’âge du Poisson. Le Nouvel Âge, lui, cultive l’hermaphrodisme, c’est-à-dire le principe de l’existence des deux sexes, ou des caractères qui leur sont liés, dans une même créature humaine ; le Ying /Yang est le symbole de cette fusion des contraires dans une même unité.

Le but caché de la pansexualité

La pansexualité, tout comme le panthéisme, est une résultante de cette philosophie du Nouvel-Âge. Le panthéisme, en affirmant que Dieu est tout,  transforme les hommes en Dieu à la manière de Satan qui disait à Adam et Ève « Vous serez comme des dieux » (Genèse 3 : 5). La pansexualité se définit comme étant l’attirance pour toutes les personnes sans tenir compte de son sexe. Le partage de la sexualité avec tous ses voisins. La sexualité ne serait donc plus réservée à ce qu’il y a d’intime mais bien plus à ce qu’il y a d’universel. Certains blogs présentent la chose comme morale en déformant le message divin encore une fois à la manière de Satan dans le jardin d’Eden : « Il est important de ne pas réprimer notre pansexualité et de la vivre librement et avec bon sens. La répression et l'interdiction de l'instinct naturel créent la frustration, qui se traduit souvent en comportement antisocial et violent. Le bon sens est contenu dans l'expression: "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît!" »

Les revendications homosexuelles donnent donc de l’eau au moulin du malin pour faire croire aux hommes qu’ils sont dieu (et ne sont donc plus dépendants d’une certaine morale) et pour détruire l’ordre naturel créé par Dieu, notamment l’identité sexuelle. Une sorte de nihilisme social en quelque sorte. Mais cela va même plus loin.

 Le but spirituel de cette révolution sexuelle est d’asservir l’homme encore plus et non de le libérer comme le prétendent ceux qui la soutiennent. Aldous Huxley, membre de l’élite mondiale et en ce sens connaisseur des buts définis pour les décennies à venir (aux dépens des hommes politiques soumis à cette élite), écrivit dans son livre Le meilleur des mondes (1948): "Au fur et à mesure que la liberté politique et économique diminue, la liberté sexuelle a tendance à s'accroître à titre de compensation. Et le dictateur sera bien avisé d'encourager cette liberté. S'ajoutant au droit de rêver sous l'influence de la drogue, du cinéma, de la radio, elle contribuera à concilier avec l'esclavage ceux dont il est le destin." Aujourd’hui la liberté politique et économique des citoyens se réduit de jour en jour aux dépens d’une étatisation constante et d’une mondialisation grandissante. Il est important ici de réaliser ce but qui n’est pas du tout visible dans les colonnes de nos médias car eux-mêmes ne le réalisent pas (ou ne veulent le divulguer). L’asservissement des hommes est donc au cœur du projet.

L’enfant objet

En institutionnalisant le mariage entre homosexuels, l’Etat et les bâtisseurs de la Nouvelle Babylone brisent le lien entre le don de la vie  et la relation amoureuse durable. De plus, le droit à l’enfant remplaçant le droit de l’enfant, l’étape suivante est logique. L’embryon humain va devenir l’objet des manipulations les plus sacrilèges. La dissociation entre l’amour et la fécondation cache une autre rupture : celle entre l’âme humaine et la matière en laquelle elle s’incarne que veulent imposer sournoisement les ennemis de la foi en Dieu. Déni orgueilleux du caractère spirituel et donc sacré, de la personne, réduite à un amas de cellules. La révolution sexuelle a ainsi pour but de détruire le plan de Dieu sur l’amour humain et la procréation. En 1986, il y a donc plus de 45 ans, Elisabeth Badinter annonçait déjà dans L’un et l’autre : « Aujourd’hui, on peut être enceinte sans faire l’amour, emprunter un ovocyte à X, du sperme à Y, féconder le tout in vitro, se faire réimplanter l’embryon, ou le faire porter par une autre. Il n’est peut-être pas loin le temps où une mère artificielle pourrait se substituer à une mère de chair et de sang, car elle veut voir créer un nouvel être humain. »

 Mais comme l’écrit l’apôtre Pierre, le diable rôde comme un lion rugissant (1 Pierre 5 : 8), qui n’est jamais rassasié de ses revendications immorales. Ainsi, à propos du lobby homosexuel Marianne écrivait le 15 Mars 2003 : « Il lui faut sans cesse des combats, des revendications, des pressions pour se sentir être parce qu’il ne peut plus éprouver l’excitation vitale que sous la forme de la persécution : celles dont il se dit menacé justifiant celles dont il demande la mise en œuvre ». Contrairement à ce que prétendent les militants gays, l'indifférence que la société manifesterait est leur plus grande angoisse.

 Le mensonge et l’omerta sont les plus grandes armes de déstabilisation de ce mouvement. Déformation des statistiques, mise en sourdine des conséquences de l’adoption par des couples homosexuels sur les enfants, refus de parler des problèmes psychologiques des homosexuels, entêtement pour ne pas réaliser les conséquences de la transformation de l’institution du mariage, etc.[1]

Fausse tolérance

Le problème, le vrai, c’est cette exigence, cette obsession du droit-de-l’homme héritée des « Lumières » vacillantes, qui s’attache à un égalitarisme universel dont on ne voit pas où pourrait se fixer la limite. Untel est chinois, j’ai le droit d’être chinois ; un tel est riche, j’ai aussi le droit d’être riche ; etc. Et si je n’y parviens pas, c’est à la société, à l’Etat, de satisfaire mon exigence. La tolérance est leur cri de ralliement mais la tolérance à leur manière. Ainsi eux ne l’appliquent pas quand il s’agit de respecter la foi des chrétiens[2].

 En conclusion, le mouvement homosexuel est un mouvement ayant pour but d’aliéner les hommes pour mieux les manipuler en changeant leur identité sexuelle, leur lien avec leur Créateur, et en brisant la famille. La philosophie qui se cache derrière est une philosophie sombre qui prend ses racines dans le Nouvel-Âge, plateforme où est louée Lucifer. En ce sens,  le but de cette mouvance de recréer un homme en se prenant pour le Créateur n’est donc pas surprenant. Il s’agit donc de reconstruire une nouvel ordre social en détruisant le mariage traditionnel. Margaret Sanger, féministe et pro-avortement disait d’ailleurs : « le lit du mariage est l’influence la plus délétère de l’ordre social ».


[1] Pour des détails chiffrés et spécifiques, on se réfèrera au livre « De la Dictature du Mensonge à la Libération » http://sionway.blogspace.fr/1787101/Livre-De-la-dictature-du-Mensonge-a-la-Liberation/


 Source : SIONWAY

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mardi 13 novembre 2012

Dérive sécuritaire



En réflexion sur le déplacement toujours plus rapide des normes éthiques traditionnelles,  j’ai été interpellé par l’analyse faite par Jean-Claude Guillebaud dans son livre « La tyrannie du plaisir » (Editions Seuil). Je vous la livre ici ! Quand une société veut se libérer de ce qu’elle considère comme une prison morale, quand elle cherche à raser, niveler toutes les valeurs pour les mettre à égalité, que lui reste-t-il comme recours, si ce n’est la dérive sécuritaire !

Dérive sécuritaire

Deux notions ont colonisé durant ces dernières années l’univers du droit : celle de violence et celle de sécurité. Le Nouveau Code pénal, promulgué en 1993, en porte à lui seul témoignage. Le titre du chapitre sur les violences sexuelles a changé de nom : non plus les « attentats contre les mœurs », comme le voulait le texte depuis 1810, mais « les agressions sexuelles », non plus l’allusion à la pudeur mais l’allusion exclusive à la violence.

Si l’aspect répressif du droit l’emporte de plus en plus, ce n’est pas le fait du hasard. « Les débats parlementaires sur le sujet furent symptomatiques de la difficulté contemporaine à repérer une norme à laquelle se référer dans un moment historique où les places respectives des hommes et des femmes se sont brouillées et où leurs relations sont devenues une question sans réponse à priori : Alain Ehrenberg. »

Le désarroi judiciaire

Le juridique voit son statut subitement rehaussé dans nos sociétés démocratiques. Alors qu’on lui demandait jusque-là de pacifier les rapports sociaux, de servir de relais à l’action de l’Etat ou de protéger les mœurs, voici que d’un coup il est prié d’organiser le monde. Lorsque les religions désertent l’horizon démocratique, que les idéologies sont en mal d’utopies et que l’Etat-providence est à bout de ressource, c’est vers le droit que l’on se retourne pour exiger la justice.

Nous sommes tous témoins – directement ou par médias interposés – de ces situations rocambolesques qui voient des magistrats ou des policiers impliqués, à leur corps défendant, dans des conflits privés qui opposent non plus des intérêts juridiquement identifiables mais des croyances irréductibles, des conceptions du monde, des morales antagonistes. Ce qui leur est alors demandé, ce n’est plus seulement de dire le droit mais d’édicter une valeur, de fixer une norme morale ou philosophique. Les voilà promus gardiens non plus exclusivement de la loi mais du sens, thaumaturges malgré eux, chargés de faire des miracles.

Angoisse individuelle

Confronté à l’illisibilité, voire à la disparition des normes, l’individu occidental se sent écrasé, en effet, par le poids d’une responsabilité que plus rien ne vient guider. Comme le disait Marcel Gauchet en 1985, « l’individualisme libertaire s’est mué en individualisme peureux car le déclin de la religion se paie en difficulté d’être soi. Nous sommes voués à vivre désormais à nu et dans l’angoisse ce qui nous fut plus ou moins épargné depuis le début de l’aventure humaine par la grâce des dieux. A chacun d’élaborer ses réponses pour son propre compte. »

Misère et fragilité de l’individu, en effet ! La nouvelle liberté des mœurs, dont plus personne n’est capable de fixer les limites, a pour conséquence de faire supporter à l’individu des responsabilités de plus en plus lourdes, de l’épuiser psychologiquement dans des auto-contrôles permanents. Individualisme d’autant plus difficile à assumer concernant les mœurs que, dans leur incohérence désinvolte, nos sociétés continuent d’exhiber ce qu’elles répriment et de vendre à l’encan ce qu’elles prohibent. Juges et policiers se voient assignés la mission de prendre en charge cet illogisme. « Le droit n’est plus nulle part et il est partout, dévalorisé dans sa signification, survalorisé dans son pouvoir : IrèneThéry, spécialiste du droit de la famille. »

Le recours aux experts

Comment le juge peut-il échapper à ce piège ? C’est bien simple : en se défaussant, à son tour, sur un autre protagoniste, l’expert psychiatre et le médecin. Le rôle grandissant joué dans les prétoires et auprès des magistrats par les experts de toutes sortes – psychiatres, sexologues, sociologues ou neurologues – est l’un des phénomènes les plus inquiétants et les moins souvent dénoncés qui soient. Rétifs à tout discours moral normatif, instinctivement rebelles à tout jugement de nature éthique, fondé sur la croyance et la responsabilité, nous capitulons sans problème devant la fausse majesté du médical. Nous redevenons des superstitieux idolâtres face au « savant » qui énonce ses conclusions.

Il faut voir avec quelle facilité apparente, au sujet de tragédies familiales ou personnelles, le verdict d’un de ces experts est pieusement reçu, de préférence à toute autre considération. Rejetant avec dédain le moraliste, le philosophe ou le prêtre, nous consentons ainsi à faire de Diafoirus notre nouveau directeur de conscience.
Ce recours empressé à des savoirs, dont nous préférons oublier qu’ils sont aléatoires, contestables, falsifiables, est une superstition au sens propre du terme. Les psys sont ainsi, malgré eux, mis à la fois en place de sorciers et d’auxiliaires de justice ; à ce titre, ils ne peuvent qu’être en faillite. Si à moyen terme cette logique devait continuer à organiser les incidences de la psy et de la justice, la chasse aux sorcières risque d’être bientôt ouverte, surtout si les psys, cédant à la tentation de la toute-puissance qu’on leur propose, ne s’acharnent pas à dire qu’ils ne sont ni des sorciers ni des illusionnistes.

Conclusion

Le juge et le docteur sont devenus les gardiens du droit. Orphelins du sens, nous attendons de leur science qu’elle nous désigne des repères minimaux, maigres succédanés des adhésions éthiques ou religieuses de jadis. Le préjudice, le risque, le coût, la pathologie, le Code pénal, la vengeance émotive et médiatisée : telles sont les nouvelles régulations dont nous acceptons dorénavant la tyrannie.


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