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samedi 26 novembre 2011

Sacré et profane

Actualité


Trois faits différents ponctuant l’actualité récente ont retenu dernièrement mon attention. Bien qu’ayant plusieurs traits communs, je n’ai, à ma connaissance, entendu aucun journaliste établir de parallèles entre eux. Le premier fait s’est produit dans la petite ville de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Le maire, Jean Vila, apparenté communiste, a procédé le 12 novembre à un mariage entre Guillaume et Patrick, deux homosexuels. Bien qu’illégal, le mariage se voulait « un acte de révolte » destiné à interpeller les candidats à la présidentielle sur le sujet. Le second fait est l’attentat perpétré par des islamistes contre les bureaux de Charlie Hebdo dans la nuit du 2 au 3/11, suite à la publication de leur journal au titre provocateur « Charia Hebdo, avec le prophète Mahomet en couverture. Le dernier fait est la publication récente des affiches scandaleuses de la marque Bénetton montrant des personnalités opposées ou proches s’embrassant sur la bouche, dont le pape et l’imam de la mosquée Al Azhar.

Beaucoup de bruit et de réactions différentes ont entouré ces trois faits. Sous la pression du Vatican, l’affiche représentant le pape et l’imam a été retirée des panneaux publicitaires. Toute la presse et les politiques de tous bords se sont empressés d’apporter, au nom de la liberté d’expression, leur soutien au journal satirique. Quant à l’initiative de Jean Vila, elle n’a suscité que peu de réactions… comme si la cause était déjà gagnée et le fait inéluctable sous peu.

Que penser de ces trois événements ? Que révèlent-ils ? Quelle position le chrétien que je suis doit-il avoir à leur sujet ? La réponse de ce billet est, sans doute, personnelle. A la lumière de la Parole de Dieu, j’y lis un parallèle fort avec la description que la Bible donne du climat moral qui prévaudra dans « les derniers jours ».

Sacrilèges

Sache, dit l’apôtre Paul à son jeune collaborateur Timothée, que dans les derniers jours surgiront des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles envers leurs parents, ingrats, SACRILEGES… Alors que le terme n’apparaît que trois fois dans toute la Bible, il est intéressant de noter qu’il se situe justement ici, dans la liste des qualificatifs qui décrivent l’état moral de la société des derniers jours. Qu’est-ce qu’un sacrilège ? De quoi est-il l’indicateur ?

Le sacrilège est liée à la notion de sacré. Si plus rien de sacré n’existe, le sacrilège n’a pas lieu. Le sacré est désigné tel par opposition au profane ou au commun. Par le sacré est défini, pour une société donnée, tout ce qui possède une vertu supérieure, empreinte de dignité ou de noblesse. Le sacré appelle le respect. Il se situe dans le cadre d’un système séparé du profane. Le sacré exige la plus haute considération. La division sacré/profane sépare ce qui, par nature, peut être touché, modifié au gré du temps et des circonstances (le profane), et ce qui ne doit pas l’être (le sacré). Toucher au sacré c’est commettre un crime de « lèse-majesté ». C’est attenter à ce qu’il y a de plus noble, de plus royal dans la société humaine. C’est mériter la pire sanction.

Le sacré

Qu’est-ce qui définit ce qui est sacré ? A cette question, les athées et les humanistes sont bien incapables de répondre. Si tout est le produit du « hasard et de la nécessité », tout se vaut. Il n’est alors pas plus coupable de tuer un animal qu’un être humain, puisque tout est matière. Aucun athée cependant ne se comporte de fait d’une telle manière. D’où vient la conscience du sacré qui habite l’athée si Dieu, l’entité morale suprême, n’existe pas ? Indubitablement, la conscience du sacré, présente dans tous les cœurs et les esprits humains, est une des preuves les plus fortes de l’existence du divin. Le sacré témoigne qu’il y a en l’homme des valeurs supérieures à l’homme lui-même : la vie, la propriété d’autrui, la foi religieuse, la dignité de la personne. Or la Bible le dit : la génération des derniers jours va abolir la frontière entre profane et sacré. Désormais, on peut toucher à tout, rire de tout, tourner en dérision qui on veut. Tout est nivelé. Il n’y a plus ni noblesse, ni dignité, ni hauteur morale, ni profondeur. Les trois faits cités ci-dessus en témoigne. Jean Vila le dit officiellement : la distinction entre homme et femmes n’existe plus. Charly Hebdo le publie : le respect de la foi des autres n’a pas lieu d’être. Bénetton l’affiche : la dignité du rang et de la fonction d’une personne est à mettre au placard. Avec quelles conséquences ? ? ?

La source du sacré

Pour le chrétien, Dieu est la source du sacré ! Les visions rapportées dans la Bible témoigne qu’il existe dans le monde spirituel un respect extrême du sacré. Esaïe témoigne par exemple que les anges qui sont les plus proches de Dieu se couvrent la face devant la gloire de sa Personne. Jude rapporte que les anges de Dieu ne s’autorisent pas à injurier le diable. Tout esprit déchu qu’il est, il est toujours le possesseur, en tant qu’esprit, d’une dignité originelle. C’est à Dieu et à Son jugement qu’ils font appel pour le maudire. Dans sa loi (les dix commandements donnés à Moïse), Dieu établit ce qui est sacré à ses yeux. Il y a d’abord ce qui touche à sa personne : le respect qui lui est dû, la représentation que l’on se fait de lui, le sabbat (jour du repos qui lui est consacré), l’utilisation de Son nom. Il y a ensuite ce qui touche aux relations entre les êtres humains, faits à Son image : l’honneur qui doit être rendu aux parents, le respect de la vie, le respect du mariage, le respect du bien d’autrui, la vérité dans les paroles que l’on prononce… Aucune de ses lois qui définissent et enferment le sacré n’est aujourd’hui respectée !

Jugement

La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, dit Salomon. Là commence le respect du sacré. La profanation du sacré est sans nul doute l’une des tares qui précipitera bientôt le jugement de Dieu sur le monde. Dieu est saint, sacré. Tout ce qu’Il nous a donné, et qui est constitutif des fondements de la vie, l’est aussi. Dieu ne laissera pas indéfiniment l’homme profaner, piétiner, ce qui a si grande valeur à Ses yeux. La plus grande colère de Jésus s’est produite dans le temple de Dieu. Prenant un fouet, il a chassé tout ceux qui avaient fait de la maison de Dieu une maison de commerce. Jésus n’a pas supporté la profanation éhontée de ce lieu sacré. Ne rions, ni n’applaudissons aucun des actes de profanation, de quelque nature qu’il soit, qui sont perpétrés dans le monde ! Prenons acte : Dieu est trois fois saint ! «Je ne laisserai plus profaner mon saint nom. Et les nations sauront que je suis l’Eternel, le Saint en Israël : Ezéchiel 39,7. »

P.S : Dans la même tendance du sacrilège, mentionnons aussi : la dernière trouvaille de Toys'r'us : une poupée qui dit des jurons, la pièce de théâtre provocatrice Golgotha Picnic, ou le dernier tube de Lady Gaga : Judas

Autre article sur le sujet : http://ab2t.blogspot.com/2011/11/romeo-castellucci-et-la-merde.html

samedi 19 novembre 2011

La foi véritable

Blondin

Jean-François Gravelet (1824-1897), plus connu sur le nom de Blondin, était un équilibriste et acrobate très connu. Il s’est surtout rendu célèbre pour ses nombreuses traversées au-dessus des chutes du Niagara. Il accomplissait cet exploit sur une corde de 335 mètres de long, tendue à 50 mètres de haut au-dessus des chutes. Des foules venaient l’admirer. Il commençait d’une façon relativement simple en se servant d’une perche qui l’aidait à se tenir en équilibre. Puis il jetait sa perche et commençait à stupéfier son public. Un jour, en 1860, des membres de la famille royale d’Angleterre sont venus avec des invités pour admirer ses prouesses. Il traversa une première fois la corde sur des échasses. Ensuite, il recommença les yeux bandés. Puis il s’arrêta au milieu de la corde et se fit une omelette qu’il mangea. Enfin, il traversa avec une brouette sous les applaudissements de la foule. Il recommença avec un sac de pommes de terre dans la brouette sous les cris délirants de la même foule. Après tout cela, il s’approcha de la famille royale et posa cette question au Duc de Newcastle : « Pensez-vous que je sois capable de faire traverser un homme dans cette brouette ? »

« Oui », dit le Duc.

« Montez ! » répliqua Blondin. La foule se fit soudain silencieuse. Mais le Duc refusa de relever le défi.

« Y a-t-il quelqu’un ici qui pense que je suis capable de le faire ? » reprit Blondin. Personne ne se porta volontaire. Finalement, on vit une vieille dame s’avancer et s’installer dans la brouette. Blondin lui fit faire un aller-retour au-dessus des chutes. Cette vieille dame, c’était sa mère, la seule personne qui avait bien voulu remettre sa vie entre ses mains.

Il en va ainsi de la vraie foi. Elle ne se limite pas à une démarche intellectuelle. Elle implique aussi un engagement concret : celui de nous remettre à Jésus, en toute confiance. Etes-vous prêts à monter "dans la brouette" avec Lui ?

Tiré de Bible Online

samedi 12 novembre 2011

Les sept dernières paroles du Christ

Le dernier testament de Jésus

Tout commence au moment où les soldats romains enfoncent les clous dans les mains et les pieds de ce Juif de 33 ans. Pas de lutte, ni d’injures de sa part, mais une prière : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » N’est-ce pas incroyable ? Jésus, non seulement excuse ses bourreaux, mais demande à Dieu, qu’il nomme « Père », d’écouter une prière de pardon en leur faveur. Pourquoi cette parole ? Parce qu’il n’est pas imaginable de porter atteinte au Fils de Dieu sans être frappé par la désolation. Or, selon la Bible, Jésus est le Fils de Dieu, c’est-à-dire non seulement humain, mais aussi divin. Il s’est lui-même présenté ainsi ; et à cause de cela, on le cloue sur une croix.

Un des deux brigands crucifiés avec Jésus a observé tout cela. Alors que son collègue et la foule injurient Jésus, il comprend que si cet homme a qualité pour obtenir le pardon de ses bourreaux, il peut aussi le sauver, lui, en son extrémité. Alors il crie : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. » Et la réponse ne se fait pas attendre : « Aujourd’hui tu sera avec moi dans le paradis. » Jésus sait qu’il va entrer dans la présence de Dieu lui-même, et il affirme pouvoir prendre ce brigand avec lui. Fils de Dieu, il se dit aussi Sauveur. Sauveur, même in extremis, de celui qui a gâché sa vie…

Et puis, Jésus aperçoit sa mère, Marie, avec Jean, celui qui a écrit l’Evangile, le disciple « bien-aimé, qui la soutient, même quand les autres disciples ont fui. Jésus dit « Femme, voici ton fils » et « Fils, voici ta mère ». Ainsi il confie sa mère à Jean. Par ces mots, il achève sa mission auprès des hommes. Il ne sera plus un homme apparemment comme les autres. Désormais, il sera médiateur entre Dieu et les êtres humains, y compris sa mère. Mais, au préalable, il prend soin de celle-ci en lui donnant un « autre » fils. Jésus est la compassion même dans la souffrance !

Jésus enfermé dans la malédiction

Puis, Jésus se retire du monde. Il est isolé. La nuit se fait en plein midi, au pays d’Israël ! Plus de lumière, même pour celui qui a dit : « Je suis la lumière du monde. » Trois heures durant, les ténèbres, cette nuit du jugement, se prolongent. La création est muette, même les injures se sont taries, et l’ange de la mort fait son œuvre.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? » Que se passe-t-il ? En un sens, il est impossible d’imaginer ce que Jésus a ressenti, car aucun  être humain n’a connu cet abandon de Dieu. Si elle n’était éclairée, ailleurs, dans la Bible, cette phrase resterait tout à fait énigmatique. Elle renvoie au jugement que Jésus a subi à la croix. Dieu l’a mis à notre place et l’a frappé pour nos fautes. Jésus est mort en assumant ce que nous devrions endurer. Il a aboli la distance qui s’est creusée entre Dieu et les hommes.

Ainsi, Jésus a été « abandonné » à notre place. Pendant ces instants, Dieu l’a privé de sa présence et de son soutien. En effet, Dieu est saint et ne peut voir le péché, un peu comme nous, mais à un degré infiniment plus faible, nous nous détournons, parfois, de scènes de violence ou d’actes d’injustice qui nous horrifient. La solitude de Jésus a été totale, absolue, effroyable pendant qu’il subissait notre jugement. Il a supporté la malédiction dans un isolement complet. Pourtant son cri n’exprime pas une simple détresse personnelle. Son cri est à la mesure du péché qui l’écrase et témoigne de la parfaite lucidité de Jésus sur son acte.

Le retour vers Dieu

La lumière du jour est revenue. Un temps nouveau et différent commence pour la création. Rien ne sera plus exactement comme avant, car Jésus a assuré notre salut en détruisant la force du péché. Sa mort ne finit pas dans la détresse : elle est signe de sa victoire.

Sa mission accomplie, tout se passe ensuite rapidement. Plus rien ne retient Jésus sur la terre. Aussi dit-il : « J’ai soif ». Cette cinquième parole révèle qu’il a vraiment souffert comme un humain afin de sauver les humains que nous sommes. Il a soif aussi d’être à nouveau auprès du Père avec le brigand qu’il sauve, de rassembler, comme Fils de Dieu, son peuple et de l’unir à lui.

Jésus crie ensuite « Tout est accompli ». Son œuvre sur la croix est parfaite. Il a tout fait pour que le chemin vers Dieu soit ouvert. Tout est accompli pour que l’homme et le monde soient sauvés et que Jésus établisse son règne sur la création entière. Plus de mort, plus d’injustice, plus d’imperfection ! Jésus, le Christ, sera le Seigneur d’un monde totalement nouveau.

Ayant tout mené dans cette perspective, Jésus se remet enfin à Dieu. « Père, entre tes mains je remets mon esprit », telle est la septième et dernière parole de Jésus. Il pousse un cri et meurt en vainqueur. Il est sûr d’être accepté par son Père : Jésus aspire moins à la fin de sa vie humaine qu’à continuer sa vie en Dieu…

Tiré de « Entre ciel et terre : les sept dernières paroles du Christ » de Paul Wells : Editions Contrastes : 1990


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samedi 5 novembre 2011

Une juste estime de soi

Rétrospective

Dans le précédent billet, nous avons vu les dangers d’un message qui tourne autour d’une fausse recherche de l’estime de soi. Faire de soi le centre de sa pensée conduit toujours, d’une manière ou d’une autre, à de tristes déconvenues. Le moi est-il améliorable ? Telle est toute la question qui gravite autour de cette problématique. Oui, disent les psychologues séculiers ! Non, répond la Bible. Est-elle pour autant fataliste, sans solution au problème du penchant mauvais de la nature humaine ? Tout le sens de l’Evangile et de la venue de Jésus-Christ a pour ligne de mire cette question. Si Dieu ne devait recevoir dans son ciel que des gens parfaits, il n’y aurait jamais que Lui. Pourtant, la Bible le promet : de nombreuses personnes, y comprises parmi les pires que la terre aura portées, seront rendues parfaites et passeront l’éternité en compagnie de Dieu. Comment concilier les deux réalités ? Quelle importance la solution biblique a-t-elle sur l’estime de soi ? Perspectives de réponses !

Que faire de soi selon la Bible ?

Eclairé par la Parole de Dieu, je ne peux que témoigner que la personne que je trouve la plus haÏssable au monde est bien… moi. De ce cœur qui m’habite, de l’imagination folle qui, souvent, accapare ma pensée, je dois le dire : les pires vilenies peuvent naître. Le monde qui m’entoure, certes, ne m’aide pas. Produits de l’imagination pervertie d’autres hommes, toutes sortes de spectacles nous sont proposés gratuitement et facilement pour nourrir les côtés les plus impurs et brutaux de notre nature. La société, dit Alexandre Vinet, n'est pas autre chose que l'individu multiplié. Certes, comme dit dans le billet précédent par C.S Lewis, les convenances sont un frein qui bride les élans de la nature. Nous sommes capables des pires choses, mais nous n’avons pas envie que notre voisin le sache. Le diagnostic de Jésus est cependant juste : il n’y a rien qui, de l’extérieur, entrant en l’homme puisse le souiller. La souillure est à l’intérieur. Preuve en est que, vivant dans le même monde que nous, Jésus ne s’est jamais souillé !

Le moi est haïssable, disait Pascal… et pourtant, il est aimé. Aimé de Dieu qui n’avait pas pour objectif, lorsqu’il créa, que l’homme devienne ce qu’il est devenu. Dieu aime donc l’homme, non à cause de ce qu’il est, mais à cause du projet qu’il a pour lui. Ce n’est que lorsque le pécheur que je suis a compris le projet que Dieu avait pour moi (faire de moi une personne à son image, pleine de noblesse) que j’ai pu aussi aimer ma vie. L’estime que j’ai de moi ne dépend plus dès lors des performances dont je suis capable, mais, par la foi, de la vision de ce que Dieu peut réaliser dans ma vie.

Nouveaux fondements

Un des fondements généraux d’une estime correcte de soi vient du sentiment d’utilité que l’on trouve à sa vie. Tous les psychologues le disent : toute personne qui ne sait pas pourquoi elle vit, à quoi elle sert, à une piètre estime d’elle-même. A ce sujet, éclairée par la lumière de Dieu, la vie du croyant est la plus susceptible de développer une estime satisfaisante de soi. Car, dans la communion avec Dieu, le croyant découvre mille et une manière d’être utile aux autres. Il sait de plus que le bien qu’il fait n’est pas de son ressort. Il est le fruit de cette vie nouvelle qu’il a reçu de Dieu, le jour où il a cru au pardon de Dieu par Jésus-Christ pour sa vie. L’estime de soi naît de la redécouverte de sa dignité, dignité que seule la grâce de Dieu peut nous permettre de retrouver.

Certes, la Bible désigne les personnes qui vivent sans Dieu comme des pécheurs. Pécher signifie rater le but, passer à côté de la cible, vivre en-dessous de ce qui est prévu. Mais la Bible ne s’arrête pas à ce vocable. Réconcilié avec Dieu par Jésus-Christ, le pécheur est devenu enfant de Dieu, saint, bien-aimé de Dieu, fils et fille de Dieu… et tant d’autres choses. Lisez la Bible : aucun des termes par lesquels Dieu et Jésus appellent ceux qui croient n’est négatif. Tous témoignent de la grande valeur que Dieu leur donne. A tel point que l’on peut dire que, s’il y a quelqu’un qui se dévalorise, c’est le croyant lui-même, mais jamais son Dieu.

Si l’humilité est de mise dans notre relation avec Dieu, il n’est pas dans la pensée de Dieu que le chrétien se déprécie. L’orgueil, disait un homme de Dieu, est juste un défaut de perspective. L’humilité est naturelle lorsqu’on se trouve à sa place devant Dieu. Jean-Baptiste, qui se refusait à baptiser Jésus en est un bel exemple. Comme lui, il n’y a aucune bataille intérieure avec l’estime de soi pour le chrétien qui sait ce qu’il est, par nature, et qui sait qui est Dieu. Tout est vu, vécu, perçu comme un privilège venant de la grâce de Dieu, non comme un moyen de briller et de se faire valoir à ses propres yeux ou à ceux des autres. Aussi, le chrétien fidèle a-t-il mille raisons, dans sa communion avec Dieu, d’être satisfait. Sa vie n’aura pas été inutile. Il peut, à la fin de sa vie, se retourner et dire avec vérité que, s’il n’avait vécu, il y a une partie du monde qui aurait été pire que ce qu’elle a été. « Il y avait, dit William Kirk Kilpatrick, dans l’univers une place spéciale que lui seul pouvait tenir. »

Pouvez-vous le dire ? Sinon, commencez avec Dieu le chemin là où il commence. En vous courbant devant Lui, en reconnaissant l’échec qu’est votre vie. C’est de cet échec que, par Lui, peut naître un nouveau destin dont la finalité éternelle ne pourra être que la réussite. Lève-toi a souvent dit Jésus à ceux à qui Il tendait la main. Le même ordre nous est donné. Levons-nous ! Cessons de nous apitoyer sur nous-mêmes, de tourner autour de nous-mêmes. Dieu, par Jésus-Christ, nous relève toujours !