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samedi 28 avril 2007

Deux cousins !


Convergences entre science et christianisme

Depuis Darwin, le divorce entre la vision du monde prônée par une certaine science et celle donnée par la Bible et le christianisme apparaît comme inéluctable. De plus en plus de voix s’élèvent cependant pour dire que les divergences entre les deux visions ne sont qu’apparentes. Fondamentalement, il y a beaucoup plus de convergences entre l’approche scientifique et l’approche biblique en ce qui concerne la façon de comprendre la réalité que de divergences. Le livre de Jean Staune « Science et quête de sens » en rend en partie compte. Plus particulièrement, le chapitre écrit par Charles Townes, prix Nobel de physique en 1964 pour sa découverte du laser et du maser et professeur de physique à l’université de Californie à Berkeley, nous invite à considérer les deux domaines, non pas comme deux ennemis, mais comme deux cousins.

Le rôle commun de la foi

Le rôle essentiel de la foi en religion est si connu qu’il est souvent considéré comme la caractéristique qui distingue la religion de la science. Or la foi est également essentielle à la science, même si nous ne reconnaissons pas, dans le cadre de la science, sa nature et son utilité premières. Le scientifique a besoin de la foi lorsqu’il se met au travail, et d’une foi encore plus grande pour mener à bien ses travaux les plus difficiles. Pourquoi ? Parce qu’il doit personnellement s’engager à croire qu’il existe un ordre prévalant dans l’Univers et que l’esprit humain - et de fait son propre esprit -, est capable de comprendre cet ordre. Sans cette croyance, il n’y aurait aucun intérêt à essayer de comprendre un monde présumé désordonné et incompréhensible. Un tel monde nous ramènerait à l’époque de la superstition, lorsque l’homme pensait que des forces capricieuses manipulaient son univers. En fait, c’est grâce à cette croyance d’un monde compréhensible par l’homme qu’a pu s’effectuer le changement basique de l’âge de la superstition à l’âge de la science et qu’ont pu avoir lieu toutes les avancées scientifiques.

Un autre aspect de la foi scientifique est le postulat qu’il existe une réalité unique et objective partagée par tous. Cette réalité passe, bien entendu, par nos sens, ce qui peut occasionner des différences d’interprétation selon ce que chaque individu observe… La nécessité de la foi en science rappelle la description de la foi religieuse attribuée à Constantin : « Je crois afin de pouvoir connaître. » Mais cette foi est tellement ancrée dans le scientifique que l’on en oublie son existence.

Le rôle commun de la Révélation

Une autre idée répandue concernant la différence entre science et religion concerne leurs méthodes respectives de découverte. Les découvertes religieuses proviennent souvent de grandes révélations. Il est communément admis que la connaissance scientifique découle de la déduction logique ou de l’accumulation de données, analysées par des méthodes établies afin d’en tirer des généralisations que l’on appellera lois. Or une telle description de la découverte scientifique ne retranscrit pas la vérité. La plupart des grandes découvertes scientifiques se produisent fort différemment et sont plus proches de la révélation. En général, le terme n’est pas utilisé dans le domaine scientifique puisque nous avons l’habitude de l’utiliser dans le contexte religieux. Dans les cercles scientifiques, on parle d’intuition, de découvertes accidentelles ou encore d’une brillante idée que l’on a eue. Si l’on observe la façon dont les grandes idées scientifiques émergent, on s’aperçoit qu’elles ressemblent remarquablement à des révélations religieuses vues sous un angle non mystique. Pensez à Moïse dans le désert, perturbé et cherchant comment sauver les enfants d’Israël, lorsque soudain une révélation lui fut faite par un buisson de feu… De même le scientifique, après un travail acharné et un engagement intellectuel et émotionnel important, trouve subitement la solution. De telles idées surgissent plus souvent dans des moments de pause ou de contemplation qu’en travaillant.

La question des preuves

La notion selon laquelle les idées religieuses ne reposent que sur la foi et la révélation alors que la science réussit à avancer des preuves factuelles constitue une idée reçue de plus à propos de la différence existant entre science et religion. Dans cette perspective, les preuves confèrent aux idées scientifiques un caractère absolu et universel que les idées religieuses ne possèdent que dans les revendications des fidèles. La nature de la preuve scientifique est en fait relativement différente de ce que cette approche laisse supposer. Toute preuve mathématique ou logique inclut que l’on choisisse un ensemble de postulats, qui sont consistants entre eux et qui sont applicables dans une situation donnée.

Dans le cas de la science de la Nature, ils sont censés s’appliquer au monde qui nous entoure. Ensuite, sur la base de lois logiques sur lesquelles on se met d’accord et que l’on doit également admettre, on peut alors prouver les conséquences de ces postulats. Mais peut-on être sûr que ces postulats sont satisfaisants ?... Le mathématicien Gödel a montré que dans le domaine mathématique, il existait toujours des vérités mathématiques qui étaient fondamentalement indémontrables par la logique normale.

Un autre moyen de se convaincre de la validité d’un concept scientifique ou d’un postulat est de le mettre à l’épreuve de l’expérience, comme on le fait pour les sciences de la Nature. Nous imaginons des expériences visant à tester les hypothèses de travail et considérons comme correctes les lois et hypothèses qui semblent en accord avec nos résultats. De tels tests peuvent infirmer une hypothèse ou bien nous donner la confiance nécessaire en son exactitude et son applicabilité, mais jamais la prouver d’une manière absolue.

Les croyances religieuses peuvent-elles aussi être considérées comme des hypothèses de travail, testées et validées par l’expérience ? Certains trouveront cette vision séculière et répugnante. Quoi qu’il en soit, elle met à l’écart l’absolutisme en matière de religion. Mais je ne vois pas en quoi notre acceptation de la religion sur cette base peut être répréhensible. La validité des concepts religieux a été, au cours des âges, mise à l’épreuve par les sociétés et les expériences personnelles…. La science traite souvent de problèmes tellement simples et de situation tellement contrôlables en comparaison de ceux ayant cours en religion, que la différence quantitative concernant la manière dont on teste les hypothèses tend à cacher les similitudes logiques existantes.

Conclusion

Si la science et la religion sont largement similaires et nos pas arbitrairement confinées dans leurs domaines, elles devront à un moment ou à un autre converger clairement. Je pense que cette confluence est inévitable. Science et religion représentent toutes deux les efforts de l’homme qui cherche à comprendre son univers et doivent en fin de compte traiter de la même substance. Alors que nous progressons dans les deux domaines, ces derniers doivent évoluer ensemble.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 21 avril 2007

Dédé le Breton !


Enfance

C’est en février 1904 que le petit Théophile augmente d’une unité l’addition de la famille Badoual. Dans le petit village de Saint-Gouëno (Côte d’Armor), le père de Théo exerçe le métier de maréchal-ferrant et la mère, celui de couturière. Le couple tient un « cabaret-quincaillerie-mercerie ». L’univers familier de Théo dès son enfance est donc « le bistrot ». Dès qu’il est en âge de grimper sur les bancs et d’atteindre les verres des consommateurs, l’enfant s’habitue à en vider les restes au grand amusement des clients.

Les parents

Le dieu bouteille prit une place importante dans la vie de Pierre Badoual, père de Théo. Sa mère Adèle fit ce qu’elle put pour protéger ses enfants de ce père buveur. Mais avec le temps, les scènes de violence se firent de plus en plus fréquentes. Un jour, effrayée par la violence de son époux, elle lui jeta au visage un verre plein d’eau. Blême de colère, Pierre Badoual alla chercher un seau d’eau froide et le lança sur sa femme. Lasse, Adèle ne trouve pas la force de changer ses vêtements. Peu de temps après elle contracte une broncho-pneumonie dont elle ne se rétablira pas. Théo venait d’avoir 10 ans lorsque, le 17 février 1914, Adèle Badoual s’éteignit.

Descente aux enfers

6 mois après le père de Théo se remarie. Livré de plus en plus à lui-même, la vie de Théo Badoual va connaître une véritable descente aux enfers. Son premier emploi trouvé, il se met à boire et à fumer. Aidé par de mauvaises fréquentations, il commence ensuite à voler. A 18 ans, il s’engage pour 3 ans dans la marine. Là, ses penchants pour l’alcool et la bagarre ne font que s’amplifier. Il connaîtra dans ce cadre ses premières prisons. Revenu à la vie civile, Théo se plonge de plus en plus dans le milieu. Proxénète à l’âge de 22 ans, cambrioleur la nuit, Théo Badoual, plus connu sous le nom de Dédé le Breton, comptera, lorsque pour la dernière fois il sera arrêté, pas moins de 20 condamnations.

La relégation

A 39 ans, le tribunal le condamne à la relégation, peine s’appliquant aux récidivistes destinée à retirer de la société les individus moralement incurables. « La relégation, dit Théo, ce sera jusqu’à la fin grisaille de jours qui se ressemblent, des jours sans joie dans lesquels alterneront frustrations, sodomie, clans entre créatures vivant dans un univers fermé, violence et un cafard à rendre fou. Des jours ternes, infernaux où la pourriture de l’âme semblera avoir précédé celle du corps. » Quel espoir, quel avenir pour un homme condamné à perpétuité ?

1ère libération

Dans l’isolement de sa cellule, Théo s’interroge. S’il n’y a plus d’espoir du côté des hommes, peut-être y en a-t-il un du côté de Dieu ? Transféré à la prison de Riom, il se procure une Bible contre un paquet de cigarettes. Il y lit alors cette phrase du Christ dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui… » Touché, le cœur de Théo s’ouvre au pardon gratuit de Dieu offert par Jésus-Christ. C’est le commencement d’une vie nouvelle. Condamné à perpétuité, mais libéré des chaînes intérieures qui l’avaient lié jusqu’alors, Théo trouve dans sa prison la seule chose qu’il n’a jamais trouvé au-dehors : la paix de l’âme.

2ème libération

Le 20 juin 1940, les troupes allemandes déferlent sur Riom. Dans la prison, les vivres commencent à manquer. De 7O kg, Théo passe à 46. Plus d’une fois, Théo croit mourir. Mais chaque fois il se rétablit et réintègre l’atelier où il travaille exhortant ses compagnons de misère à se réconcilier avec Dieu. En 1947, Théo est avec d’autres transféré à la citadelle de Saint-Martin de Ré. Là, le changement de vie de Théo devient évident pour tous. Serviable, il refuse l’alcool, se détourne de l’immoralité et chaque jour lit sa Bible et prie devant tous. Examiné par la chambre des libertés conditionnelles, le dossier Badoual reçoit un avis favorable. Le 2 avril 1948, Théo est averti de sa libération prochaine. Le 1er janvier 1949, il sort pour toujours de la prison.

Deux fois gracié !

L’histoire de Théo ne s’arrête pas là. Aidé par des amis chrétiens, Théo peut, hors des murs de la prison, se reconstruire socialement. Il suit une formation en cuisine. Le 5 février 1953, un événement inattendu se produit. Vincent Auriol, président de la République, gracie Théo Badoual. Du jour au lendemain, son casier judiciaire redevient vierge. Ses 20 ans d’interdiction de séjour sur le territoire français et le régime de liberté conditionnelle sous lequel il vivait sont supprimés. Juridiquement et civilement, Théo redevient un citoyen libre. Lorsqu’il reçoit la nouvelle, ses collègues surpris lui disent : « Mais, Théo, tu ne sautes pas de joie ! » Ce à quoi, il répond : « Bien que je sois heureux, je suis libéré depuis longtemps par Christ. La grâce des hommes n’est rien en comparaison de la grâce de Dieu ! »

Tiré du livre : j’étais prisonnier… et Tu m’as visité : Editions Ouverture


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samedi 14 avril 2007

Album de famille !


Cadeau surprise !


Il y a quelques semaines chaque habitant de Gauchy (02), la ville où j’habite, a eu la surprise de recevoir gratuitement un livre agrémenté de nombreuses photos retraçant l’histoire des 35 dernières années de la cité (1972-2007). Ce cadeau souvenir m’a inspiré la réflexion suivante, réflexion partagée à la population sous forme d’un bulletin intitulé « Grain de sel » distribué récemment dans la ville.

L’album de famille de Gauchy

Un album de famille est toujours un livre à part. Car, s’il n’évoque rien pour des étrangers, il est, pour ceux qu’il concerne, comme un livre de vie. Faisant resurgir de la mémoire des visages, des évènements, des faits parfois oubliés, il retrace la trame de l’histoire, notre histoire. Il nous rappelle que le présent n’est pas dû au hasard, mais aux choix pris dans le passé. Il souligne également que nous ne sommes pas passifs, mais pleinement acteurs de ce qui se passe et se déroule dans le temps. Antoine de Saint-Exupéry, cité dans l’album, a raison lorsqu’il dit : « Dans la vie, il n’y a pas de solutions ; il y a des forces en marche ; il faut les créer et les solutions suivent. »

Si l’album reçu peut être feuilleté avec intérêt par de nombreux curieux, il est surtout destiné à la famille gasiaquoise. Les auteurs l’ont voulu ainsi. Ils ont considéré que des liens particuliers unissent ceux qui, dans un même lieu, travaillent ensemble pour construire leur devenir communautaire. Le livre rend ainsi hommage, non seulement aux acteurs présents de la vie locale, mais, dans son introduction, à ceux qui nous ont quitté et qui ont contribué, chacun pour leur part, au visage du Gauchy d’aujourd’hui. On ne peut regretter qu’une chose : c’est que l’idée d’un tel album n’ait pas germé plus tôt, lorsque Gauchy n’était qu’au début de sa vie. Nous aurions alors eu un livre unique et remarquable. Un condensé certes, mais le compte-rendu total de l’histoire de la cité depuis sa genèse, son commencement.

L’album de famille de l’humanité

La genèse, le commencement ! C’est justement avec ces mots que débute un autre album de famille. Un album qui dépasse les frontières d’une cité, mais qui englobe tous les hommes et toutes les nations. Car, que nous le voulions ou non, nous faisons tous partie de la même famille, celle de l’espèce humaine. Nous devons tous notre existence à la même volonté : celle de Dieu, le Créateur. A l’heure de la mondialisation, nous devrions le comprendre. Des liens étroit nous unissent tous. Nous sommes tous issus du même sang et venons tous de la même famille humaine originelle.

Contrairement à l’album de famille de Gauchy, qui ne retrace que les 35 dernières années de l’histoire de la ville, l’album de famille de l’humanité, la Bible, retrace notre histoire à tous dès ses origines. Elle nous relate les grands drames qui sont la cause de l’état du monde actuel, le premier étant l’illusion qu’a l’homme de croire qu’il peut lui-même décider de ce qui est bien et mal pour sa propre vie. Elle nous raconte les initiatives prises par les premières générations d’hommes pour organiser leur vie sociale sans Dieu : l’idée de se regrouper dans des villes, la naissance des arts, de la science, de la culture du divertissement… mais aussi des armes de guerre. Elle nous parle très tôt de la volonté humaine de choisir d’autres cadres éthiques que ceux établis par Dieu : Lémek, fils de Caïn, le premier, devient polygame. Elle témoigne enfin de la rapidité avec laquelle le meurtre, l’intolérance, la soif de pouvoir et la violence vont remplir l’humanité. Au point où Dieu, par un déluge, décide une première fois, de rayer l’humanité de la carte.

L’album de famille de Dieu

La Bible n’est cependant pas que l’album de famille de l’humanité. Elle est aussi celui de Dieu. Si l’humanité, dès son commencement, part à la dérive, Dieu ne se résout pas à l’échec de Son projet avec elle. De plusieurs manières, Il choisit d’intervenir dans l’histoire. Il se révèle à des hommes, comme Moïse, à qui Il donne une loi, les dix commandements, véritable charte universelle du bien et du mal. Puis, de multiples manières, il se fait acteur et décideur du cours des choses, favorisant l’éclosion d’une civilisation et jugeant une autre.

Par Jésus-Christ enfin, Il décide de venir habiter parmi nous. Il entre physiquement dans la famille humaine, devient citoyen, comme nous, à part entière, de la terre. Là, il incarne alors ce qu’est l’homme, le vrai, le parfait, le juste, celui qu’aucun de nous n’arrive à être. En un temps record (à peine 3 ans), il pose pour des siècles les bases d’une pensée, d’une éthique qui vont façonner la manière de penser et de vivre de nations entières jusqu’à nos jours. Puis, Il va opérer l’acte unique, le plus impensable qui se soit produit pour l’humanité : opérer la réconciliation des hommes avec Dieu en acceptant, par la mort, de subir le jugement dû à leurs égarements.

L’album de ta vie

Dans l’album de ma vie personnelle, il y a clairement deux époques. La première retrace les années où je vivais pour moi-même, mes désirs, mes idées. Peu de vraie joie, beaucoup de vanités, de souffrances, de frustrations, de colère, de mauvaise conscience… Et puis, il y a une seconde partie. Elle n’est pas parfaite, mais témoigne cependant d’un changement d’orientation radicale. Elle y parle de moments de joie et de paix inconnus jusqu’alors, de satisfaction, de réconciliation, de pardon. Elle ouvre un chapitre nouveau : celui d’une espérance sans fin où la mort même doit rendre les armes, s’incliner. Ce chapitre, cette seconde partie a commencé pour moi le jour où j’ai consciemment, volontairement, confié les rênes de ma vie à Jésus-Christ. Depuis, elle ne m’appartient plus. Elle n’est plus liée à ce que je suis seulement, mais à ce qu’Il est.

Et ta vie ? Quel message les pages de l’album qui la constituent, communique-t-il ? Et surtout où se termine-t-il ? Jésus l’affirme : Celui qui croit en Moi vivra, même s’Il meurt ! Aujourd’hui, choisis la Vie !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 7 avril 2007

Pâques : Victoire !



Le goût de la victoire

Alors que nous sommes pratiquement à un mois du second tour des présidentielles, une question pressante fait l’objet de toutes les réflexions et de toutes les analyses des journalistes : qui, des 12 candidats, va entrer à l’Elysée et remporter la victoire ? Bien sûr, il apparaît déjà clairement que tous n’ont pas la même chance d’arriver au but. Ceux, par exemple, qui sont en politique depuis très longtemps, ont, sur le plan des probabilités, beaucoup plus de chances de parvenir à la victoire que les nouveaux. Il apparaît d’autre part que, depuis longtemps, certains d’entre eux se préparent en vue de cet objectif. Se présenter à la présidentielle n’est pas pour eux une opportunité du moment : c’est pratiquement le but et le combat de toute leur vie.

De même que le 6 mai sera pour un(e) candidat(e) à la présidentielle, le jour de la victoire, (et en même temps celle de tous ceux qui l’auront soutenu) Pâques est pour nous, chrétiens, comme pour Jésus, le Christ, le jour de la victoire. Cette victoire n’est cependant due en rien au hasard. Elle est également un aboutissement : celui d’un parcours qui, du ciel, va conduire d’abord le Christ sur la terre, puis sur la croix, puis dans le tombeau, pour enfin le ramener à Son point de départ, différent quoique pourtant toujours le même.

Rétrospective sur le parcours du Christ de Sa venue ici-bas jusqu’à la victoire !

Les étapes de la victoire :

1ère étape : l’Ancien Testament : la victoire prédite

C’est dans la genèse, le 1er livre de la Bible et dans le contexte de la chute, de la rupture et de la séparation de l’homme avec Dieu que l’on trouve formulée, pour la 1ère fois, la promesse de la victoire : Genèse 3,14-15. Ici, annonce est faite clairement au serpent, premier responsable de la chute que la victoire qu’il a remporté n’est que ponctuelle et non définitive. Quelqu’un va venir, un fils de la femme (femme à travers laquelle il a réussi a entraîné toute l’humanité dans le péché), par lequel l’humanité asservie sera libérée et le serpent définitivement vaincu. Le combat, précise la prophétie, ne se fera pas sans dommage pour le Sauveur futur de l’humanité. Il se fera au prix de la morsure du serpent à son talon : annonce qui parle déjà du venin du péché par lequel Jésus Lui-même connaîtra la mort.

2ème étape : l’entrée dans le ministère : la victoire amorcée :

Dès le début de Son ministère, Jésus affirme clairement quel est le but et l’objectif de Sa venue : Luc 4,16 à 19. Il est venu, dira encore Luc plus tard, pour chercher et sauver ce qui était perdu : Luc 19,10 ou, dira Jean, pour détruire les œuvres du diable : 1 Jean 3,8. Tous les miracles, toutes les œuvres, tous les prodiges accomplis par Jésus durant sa vie terrestre sont des témoignages de la venue dans le monde de Celui dont la victoire, depuis la genèse, est prédite sur le mal. C’est pourquoi l’annonce des anges aux bergers la nuit de Noël est si précise et si pleine de joie : Luc 1,10-12. « Au fur et à mesure que Son royaume avance, celui de Satan recule : des démons sont chassés, des malades guéris, et la nature même reconnaît en Christ son Seigneur » : John Stott



3ème étape : la mort sur la croix : la victoire remportée :

Contrairement au candidat à la présidentielle, c’est le jour où Jésus paraît le plus battu qu’il est, selon l’Ecriture, le plus fort et qu’Il gagne. Car, à aucun moment, même celui où Il meurt, Jésus n’est la victime de la volonté des autres. C’est volontairement, dit-Il qu’Il donne Sa vie. Personne ne la lui ôte : Jean 10,17-18. Il aurait pu, s’Il l’avait voulu, faire appel au jardin de Gethsémané à Son Père qui aurait, sur le champ, envoyé des myriades d’anges pour le sortir du mauvais pas dans lequel Il se trouvait : Matthieu 26,53. Mais Il ne l’a ni voulu, ni fait. Il savait, comme Il l’a annoncé maintes fois à Ses disciples qu’il devait mourir ainsi et Il le choisit : Matthieu 16,21

Ce faisant, expliquera l’apôtre Paul plus tard, Jésus nous a acquis par Sa mort deux choses :
- le pardon de nos offenses : la justification : Colossiens 2,14
- la délivrance de la puissance des ténèbres : Colosiens 2,15 ; Hébreux 2,14
De ce point de vue, écrira Peter O’Brien, la croix constitue à la fois un échafaud et un char impérial.

4ème étape : la résurrection : la victoire validée

Il est impossible dans les Evangiles de séparer la mort et la résurrection de Jésus. Car la mort de Christ n’aurait aucune puissance, ni de valeur de salut, si elle n’avait pas été validée par la résurrection : cf 1 Corinthiens 15,12 à 19. C’est, plus que Ses miracles, Sa résurrection, dit Paul, qui atteste que Jésus est bien le Fils de Dieu : Romains 1,7. La résurrection, dit Pierre à la Pentecôte, est le signe que Dieu justifie ce Jésus que les hommes avaient rejeté : Actes 2,29 à 36.

« On ne peut être sauvé du péché sans qu’il y ait un Sauveur vivant : c’est ce qui explique l’accent mis par les apôtres sur la résurrection. Mais le Vivant ne peut être un sauveur qu’en raison de sa mort : d’où l’accent mis sur la croix » : James Denney.

La résurrection, dit Paul, ne fait pas cependant que valider le salut que Jésus-Christ nous a obtenu par Sa mort. Elle établit le Christ, en tant qu’homme ressuscité, comme Juge futur des vivants et des morts : Actes 17,30-31 ; Jean 5, 21 à 23

5ème étape : l’Eglise : la victoire proclamée et étendue

La victoire remportée et validée, il reste à l’annoncer et la proclamer au monde entier. C’est l’ordre, qu’avant de repartir pour le ciel, Jésus, va donner à ses disciples : Matthieu 28,18 à 20 : un ordre de mission qui est encore le nôtre aujourd’hui. Depuis le premier jour jusqu’à aujourd’hui, l’Evangile n’a cessé, malgré les résistances, les persécutions, les oppositions physiques, philosophiques, religieuses au cours des siècles, de gagner de nouveaux terrains : Colossiens 1,6. Il ne cessera d’en être ainsi, dit l’Ecriture, jusqu’à la fin du monde, le but final étant que de toutes les nations, toutes les races, toutes les langues, des rachetés du Christ se tiennent devant Son trône : Apocalypse 5,9-10.

Aussi, rappelons-nous que se convertir au Christ, ce n’est pas simplement changer d’idée, de système de penser ou de religion, c’est passer d’un royaume à l’autre, des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu : Actes 26,18

6ème étape : le retour du Christ : la victoire consommée

Alors que le temps actuel est le temps de la patience et de la grâce de Dieu, viendra le temps où le Christ entrera effectivement dans Son règne. En ce jour, tout genou fléchira devant Lui et toute langue confessera que Jésus est Seigneur : Philippiens 2,9 à 11. Le diable sera jeté dans l’étang de feu et de souffre, où le rejoindront la mort et le séjour des morts : Apocalypse 20,10 à 14. après quoi, lorsque toute principauté, tout pouvoir et toute puissance seront abolis, le Fils remettra le royaume à Son Père, et Dieu sera tout en tous : 1 Corinthiens 15,24 à 28.
Conclusion :

4 questions posées par l'apôtre Paul au nom de tous ceux qui croient au Christ-Jésus pour leur salut : Romains 8,31 à 39

Si Dieu est pour nous, qui pourra être contre nous : v 31
. l’Incarnation de Christ y répond : le don par Dieu de Son Fils montre qu’Il ne nous refusera rien, mais qu’Il est prêt, dans Sa grâce, à répondre à tous nos besoins : v 32

Qui peut encore se tenir devant le tribunal de Dieu pour nous accuser : v 33
. l’Expiation du Fils de Dieu y répond : par Lui, c’est Dieu Lui-même, le Juge, qui devient notre Sauveur, nous créditant d’une justice parfaite que nous étions incapables de produire par nos œuvres : v 34

Qui peut encore nous condamner : v 34
. La Résurrection du Christ y répond. Depuis qu’Il est remonté auprès du Père, le Fils est notre avocat face à toutes les accusations que notre conscience ou l’ennemi de nos âmes pourraient formuler contre nous à cause de nos péchés : 1 Jean 2,1-2; 3,20

Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Les pires épreuves ou circonstances ? v 35 et 36
. la Royauté de Christ y répond. Depuis que le Christ est assis à la droite de Dieu, tous Ses ennemis sont sous Ses pieds : Hébreux 1,13; 10,13. Ni la mort, ni la vie, ni aucune puissance, ni aucun gouffre ne peut couper le lien de l’amour qui nous rattache au Christ ressucité et glorifié!

OUI! LA VICTOIRE DE JESUS, LE CHRIST EST COMPLETE ET PARFAITE : PERSONNE DANS L'HISTOIRE NE PEUT Y AJOUTER OU Y RETRANCHER QUOI QUE CE SOIT!


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

lundi 2 avril 2007

Recto/Verso


Mais où est donc Jean-Paul II ?


Alors que, suite à la guérison constatée de Soeur Marie Simon-Pierre due selon elle, à la prière de Jean-Paul II, le pape Benoit XVI s'apprête à canoniser son prédecesseur, il serait bon, Bible en main, que l'on s'interroge sur ce qu'il est advenu du célèbre pape, une fois les portes de l'au-delà franchies. Pour se faire, laissons la parole au pasteur Gérard Dagon qui, sous la forme d'une fiction, nous donne une idée de la surprise qu'a pu être pour Jean-Paul II sa rencontre avec Dieu. Fiction ou réalité : à vous de juger !


Le samedi 2 avril 2005 dans la soirée, le pape Jean-Paul II frappe à la porte du ciel.
Après quelques instants, la porte s'ouvre.
Première surprise et grande déception. Ce n'est pas Saint-Pierre, ni la Vierge (blanche ou noire), mais le Christ lui-même qui ouvre la porte. Rien d'étonnant, puisqu'il a affirmé : « Je suis la Porte. » (Jean 10.9)

– Bonjour Seigneur. Je suis le pape Jean-Paul II, le Saint-Père, et je viens ...

– Excuse-moi de te couper, tu dis être le pape, le Saint-Père, mais as-tu oublié ce que je disais quand j'étais sur la terre « N'appelez personne sur la terre votre Père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux » (Matthieu 23.9) ? Ce sont les hommes qui t'ont donné ce titre, mais à mes yeux, c'est sans importance !

– Tu oublies, Seigneur, que je suis ton vicaire ...

– Comment ? Un vicaire remplace un absent. Je ne suis jamais absent, en plus je vous ai envoyé le Saint-Esprit. Je ne vous ai jamais laissés orphelins ! (Jean 14.18)

– Pourtant, Seigneur, des milliers de personnes se sont prosternées devant moi ...

– Et tu as laissé faire ? Ne sais-tu plus que lorsque quelqu'un voulait se prosterner devant celui que tu considères comme le premier pape, celui-ci s'est opposé : « Lève-toi, moi aussi je ne suis qu'un homme ! » (Actes 10.26)

– Seigneur, tu sembles oublier tout ce que j'ai fait pour toi. J'ai fait plus de cent voyages sur les cinq continents, j'ai publié quatorze encycliques, j'ai ...

– Je suis encore une fois obligé de t'interrompre. As-tu lu Luc 17.10 qui parle des serviteurs inutiles ? Je trouve que ta théologie n'est vraiment pas en accord avec les Ecritures. Ecoute moi bien. « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est pas par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2.8-9) Attention, ne te glorifie pas !

– Et pourtant, Seigneur, je pensais bien faire.

– Tu sais, tes voyages coûtaient cher. Mes déplacements l'étaient beaucoup moins. Je me contentais d'un âne, une 2CV t'aurait suffi. Si je me souviens bien, ton dernier voyage en France est revenu à 5.120.000 francs, ce n'était pas encore le temps de l'euro, tu peux toujours diviser par 6,55957...

– Seigneur, il faut que tu me laisses entrer dans ton ciel, car des millions de personnes prient pour le salut de mon âme.

– Si ce n'était pas trop sérieux, je trouve ton argument ridicule. N'es-tu pas sûr de ton salut ? En plus, et écoute bien cela, dès que tu as rendu l'âme, ma décision à ton sujet est faite, dans ma sainteté, ma justice et mon amour, et des millions de prières ne peuvent modifier la juste décision de Dieu.

– Il me semble, Seigneur, que tu connais la Bible un peu mieux que moi. C'est vrai, j'ai lu tellement d'ouvrages théologiques de notre Eglise et j'ai sans doute négligé ta Parole. Mais quand même Seigneur, je suis le chef d'une importante Eglise, je suis le pasteur des pasteurs, en plus ...

– Halte Jean-Paul, là encore je suis obligé de te reprendre. Celui que tu considères comme le premier pape et que tu devrais imiter, s'est simplement nommé ancien comme les autres (1 Pierre 5.1)

– Et puis, quelque chose qui doit te faire plaisir. J'ai lutté de toute mon énergie pour le rapprochement des religions. Souviens-toi d'Assise. Que c'était beau de voir des catholiques, des orthodoxes, des anglicans, des protestants, des juifs, des musulmans, des bouddhistes, des hindouistes, des baha'is et d'autres prier ensemble ...

– Prier qui, prier quoi, prier comment ? Sais-tu, Jean-Paul, que j'ai en horreur de tels rassemblements. Je suis vraiment peiné de voir que tu ne connais pas des paroles solennelles que j'ai dites : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6) D'ailleurs ton premier pape affirme la même chose. Il n'y a de salut qu'en Jésus. (Actes 4.12)

– Ne te souviens-tu plus, Seigneur, que tu as dit un jour à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise » ?

– Ce jeu de mots « Pierre et pierre » n'existe qu'en français. Je parlais araméen, et là j'ai bien fait la différence entre l'homme Pierre et cette confession magistrale « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». C'est sur cette confession, ce Roc, que moi – et pas toi – je bâtirai mon Eglise.

– Moi, le pape, je suis le successeur de Pierre.

– Pierre n'a pas de successeur. En plus tu t'appelles Jean-Paul et pas Pierre.

– Désolé, Seigneur, tous nos théologiens justifient la papauté par ce verset.

– Voyons, Jean-Paul, on dirait que tu fais partie d'une secte, en sortant des versets hors de leur contexte. Lis la suite en Matthieu 16.23 « Arrière de moi, Satan ! Tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. » Un beau compliment pour le début de la papauté.

– Tu sembles oublier une autre de tes paroles, Seigneur. Dans Jean 21.15-18, tu as bien confié à Pierre l'ensemble des chrétiens.

– C'est vrai, Pierre avait un rôle dans la jeune Eglise. Il devait, durant quelques années, veiller sur les nouveaux convertis, mais rien de plus. Je te rappelle une nouvelle fois que j'ai donné cet ordre à Pierre et à personne d'autre.

– Seigneur, j'ai oublié de te dire que je suis également un souverain politique. Je suis à la tête de la Cité du Vatican.

– Pauvre Jean-Paul, tu as oublié une fois de plus mes paroles « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22.21) Ne vois-tu pas que le pouvoir spirituel n'a rien à voir avec le pouvoir temporel. Je l'ai pourtant précisé clairement : « Mon royaume n'est pas de ce monde » (Jean 18.36)

– C'est quand même beau le Vatican, ses bâtiments somptueux, ses milliers de cierges allumées, ses vitraux, tout cet or ...

– Là encore, tu n'as rien de commun avec ton premier pape qui n'avait ni argent, ni or. (Actes 3.6)

– Seigneur, tu ne peux quand même pas mettre en doute ma grande piété. Partout où je suis allé, je me suis respectueusement prosterné devant les statues de la Vierge.

– N'as-tu pas appris, Jean-Paul, quand tu faisais ton catéchisme en Pologne, les dix commandements ? Par exemple : « Tu ne te feras pas d'image taillée et tu ne te prosternas pas devant elle (Exode 20.4-5)

– Mais Seigneur, c'étaient des statues de ta mère, de la Vierge, notre médiatrice ...

– La médiatrice, ça existe en géométrie, mais pas en théologie, encore moins en théologie biblique (1 Timothée 2.5)

– Je te répète, Seigneur, c'étaient des statues de la Sainte Vierge ...

– Non, ma mère ne veut pas être représentée. D'ailleurs, tu ne sais pas si elle était grande ou petite, blonde ou noire. En plus, après ma conception miraculeuse et ma naissance, elle a épousé Joseph et j'ai eu au moins six demi-frères et demi-soeurs. Quelle belle famille ! Quelle bénédiction de Dieu ! (Matthieu 13.55-56)

– Je vais quand même demander à la Vierge de m'ouvrir la porte du ciel.

– Désolé Jean-Paul, c'est moi qui ouvre la porte, et personne ne fermera, qui fermera et personne n'ouvrira (Apocalypse 3.7)

– Ta mère se laissera fléchir et j'irai quand même au ciel, j'ai toujours vénéré ses statues.

– Non Jean-Paul, je suis obligé d'être parfaitement juste et d'appliquer ma parole qui affirme solennellement : « Dehors les idolâtres ! » (Apocalypse 22.15)

– Je te prie donc, Seigneur, d'envoyer quelqu'un au Vatican pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.

– Ils ont l'Evangile, qu'ils le lisent, qu'ils le méditent et qu'ils abandonnent toutes les traditions humaines (Luc 16.27-31)

PS
– Tu vois, Seigneur, depuis que je suis mort, tout le monde dit du bien de moi.

– « Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes ! » (Luc 6.26)

– As-tu vu l'enterrement grandiose qu'on célébrait pour moi ?

– « Laisse les morts ensevelir leurs morts ! » (Matthieu 8.22)



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus