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samedi 25 août 2007

Jeannie


Bonjour à tous ! Voici mon témoignage. Mes mains commencent déjà à trembler. Je sais que certains d’entre vous le traduiront et j’espère qu’il pourra faire du bien. Je suis opposée à l’avortement, parce que je sais qu’il tue un tout petit être (j’ai six enfants et trois fausses couches et j’ai vu toutes les échographies). J’ai vécu 12 ans de dépression et j’ai failli me suicider (pour ceux qui affirment en savoir beaucoup sur la dépression).

Contexte familial
Mon avortement s’est passé en ...., j’avais seulement 15 ans. J’avais des problèmes à la maison, je ne me sentais pas aimée. Le père du bébé avait 28 ans et m’a larguée très rapidement. Je ne l’ai revu qu’un an après l’avortement et je ne l’ai même pas regardé. La douleur était trop intense. Je me doutais que j’étais enceinte bien avant de commencer à en avoir les symptômes, juste une impression. Puis j’ai commencé à vomir tous les jours. Ma mère s’en est rendue compte. Elle m’a fait penser que nous garderions le bébé. Nous avions même planifié d’acheter des affaires de bébé. Puis, elle l’a dit malicieusement à ma sœur aînée (de 15 ans). Ma sœur s’est mise en colère. Elle cria sur ma mère en lui disant que c’était de sa faute et que ma vie était fichue. Je me suis sentie coupable, je voulais qu’elle me crie dessus. Inutile de dire qu’elle organisa l’avortement. Ma mère dit à mon père qu’il aurait à signer parce qu’elle ne voulait pas le faire. Ne pensez pas que ma mère voulait me protéger. Mon père faisait tout pour elle. Elle buvait, sortait dans les bars, couchait avec d’autres hommes, et il savait tout cela, mais il se renfermait sur lui-même jusqu’à devenir un fantôme silencieux d’homme. Je ne l’excuse pas parce qu’il aurait du être un meilleur père. Je voulais m’enfuir mais je ne savais pas où aller. J’avais peur, j’étais seule et je pleurais beaucoup. J’avais des cauchemars : quelqu’un essayait de tuer mon bébé. Je vivais au fin fond du Sud, à plus de 100 Kms d’une grande ville, je n’avais même pas de téléphone et je n’avais jamais entendu parler de l’avortement.

La froide mécanique

Je voulais mon bébé mais j’ai bloqué mon esprit et mon cœur à tout et j’ai suivi. Je me rappelle d’avoir rapidement signé les papiers avec mon papa. Je me souviens d’avoir été dans une salle d’attente avec un groupe de filles et que l’on m’a donnée des tranquillisants. Je me souviens qu’on nous a appelées une à une jusqu’à mon tour. Allongée sur une table d’opération, mes pieds dans les étriers, je me rappelle l’infirmière qui me tenait la main et un docteur aussi froid que de la glace, qui ne m’a même pas regardée. J’ai vu le tube transparent se remplir de sang quand l’aspirateur s’est mis en marche et j’ai détourné la tête. J’ai regagné le vestiaire pour m’habiller et je suis presque tombée. J’ai vu une jeune fille de 16 ans qui pleurait (je lui avais parlé plus tôt, son copain avait aussi 16 ans et ils vivaient dans une autre petite ville pas très éloignée de la mienne). Je n’ai pas pleuré, j’avais juste rendu mon esprit indifférent à quoi que ce soit. Cette nuit là, je me suis réveillée et j’ai fait un geste comme pour prendre mon bébé dans mes bras, et c’est là que j’ai réalisé pour la première fois que je ne verrai jamais mon bébé.

Secousses émotionnelles

J’ai oublié d’écrire que j’étais enceinte de 12 semaines quand j’ai eu mon avortement. Chaque fois que je regarde des photos de bébés non nés, je regarde toujours en premier ceux qui sont âgés de 12 semaines, même encore maintenant après tout ce temps. J’ai commencé à boire et à fumer de la marijuana à 13 ans. J’étais même saoule avec ma mère parfois. Je prenais la marijuana avec une amie plus âgée qui était vraiment cinglée. Après l’avortement, une fois, j’ai été ivre et j’ai failli y passer. Tout le chagrin que j’avais essayé de refouler revint comme une inondation me submergeant complètement. Je pleurais sans relâche jusqu’à ce que je ne puisse plus pleurer. Je pleurais dans les bras d’une autre sœur plus âgée de 3 ans (qui plus tard aura 2 avortements et ne m’en a jamais parlé) et en face d’étrangers. Je n’ai plus touché à l’alcool et aux drogues depuis, de peur de perdre le contrôle de mes émotions. J’ai quitté le lycée parce que j’étais incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. Personne ne pouvait deviner, moi y compris, que j’étais comme un volcan somnolant prêt à exploser. Parfois, les émotions essayaient de refaire surface mais j’ai réussi chaque fois à les refouler. J’ai écrit beaucoup de poèmes que j’ai jetés plus tard dont la plupart concernaient la mort. Je me suis liée avec un français de 19 ans alors que j’étais âgée de 16 ans, mais j’ai utilisé la contraception cette fois là. Je lui ai dit pour mon avortement parce que je sentais que je ne pourrai pas m’engager sans lui en parler. A 19 ans, je suis venue en France avec lui. Nous avons eu notre premier enfant en ..... Notre second est né aux Etats-Unis en .... et notre troisième est né en France en ....

Séquelles psychologiques

Vers ...., le volcan a commencé d’envoyer des signaux d’éruption. Je n’avais plus la maîtrise de mes émotions et de la dépression. Je criais sans arrêt sur mes enfants et je les rabrouais. Je me sentais être une personne horrible, impossible à aimer qui ne méritait pas d’être aimée. Je ne savais pas ce qui allait de travers chez moi et parfois je pensais devenir folle. En ...., je ne me sentais plus vivante. C’était comme si j’étais morte. J’avais l’impression que quelqu’un d’autre vivait ma vie et que je regardais cette personne de loin. Je voulais être vivante et dans le même temps je voulais mourir. Personne ne savait ce qui se passait en moi, parce que je n’en parlais pas. Avec d’autres personnes, des amis, la famille, j’essayais de paraître heureuse en riant et souriant constamment. En fait, c’est ce que j’ai fait durant ces trois années. Les gens avaient l’habitude de faire des remarques comme quoi j’étais toujours souriante. J’avais vécu une double vie si longtemps que je ne savais pas comment mettre fin à ma misère intérieure.

Mon sauveur et ami

Une nuit, alors que tout le monde dormait, je suis allée dans une chambre vide et je me suis allongée sur un lit. J’allais sauter du 4ème étage où se trouvait notre appartement pour m’écraser sur le parking. J’ai commencé à m’interroger sur mon passé et ma vie. Des questions sur le pourquoi… j’ai commencé à poser mes questions à Dieu. Soudain, le calme se fit en moi pour la première fois depuis 12 ans. Je me suis sentie en paix et physiquement légère. J’ai compris que j’avais accumulé de la colère et de la rage vis-à-vis de ma famille au plus profond de moi-même. J’ai pardonné à tout le monde y compris moi-même. J’ai été déprimée depuis mais plus jamais comme cela. Je n’ai plus jamais rien ressenti de similaire à cette expérience et ne le ressentirai plus jamais parce que j’ai un ami toujours à mes côtés. C’est mon Sauveur, mon Dieu, c’est Jésus-Christ. Je ne serai plus jamais seule à nouveau. Je serai morte sans Lui et mes enfants auraient grandi sans leur mère.

But de ce témoignage

Je raconte mon histoire afin que d’autres femmes passées par là puissent savoir qu’elles ne sont pas seules, que Dieu pardonne même des actes terribles comme l’avortement. Je la dis aussi pour les femme qui sont entrain de penser à l’avortement afin qu’elles entendent ce que d’autres ne veulent pas qu’elles sachent. L’avortement se paie très cher. Nous vivons avec cette décision pour le restant de notre vie. Ceux qui nous poussent à avorter disparaissent quand nous commençons à avoir des problèmes. Ils nous laissent seules avec notre détresse et ne veulent rien savoir de nos problèmes. J’ai beaucoup de compassion pour les femmes qui ont été victimes des mensonges qui entourent l’avortement. Je sais combien c’est difficile de parler du vécu de l’avortement. Cela m’a pris 12 ans pour prononcer le mot, avortement. Mais alors, je n’avais personne vers qui me tourner pour trouver de la compassion…

Paroles bibliques

Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tu me voyais et, dans ton registre, se trouvaient déjà inscrits tous les jours que tu m’avais destinés alors qu’aucun d’eux n’existait encore : Psaume 139 verset 16

Ferais-je, moi, que le ventre d’une mère s’ouvre, pour ne pas la faire accoucher ? dit le Seigneur. Moi qui fais accoucher, empêcherais-je de naître ? dit ton Dieu : Esaïe chapitre 66 verset 9

Venez à moi, dit Jésus, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau et je vous donnerai du repos : Evangile selon Matthieu, chapitre 11 verset 28



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 18 août 2007

Islam et christianisme


L’énoncé du problème

On entend parfois dire que chrétiens et musulmans ont le même Dieu, ou que les différences qui existent entre eux ne sont pas essentielles et ne doivent pas masquer le fait qu’ils affirment les uns comme les autres l’existence d’un Dieu unique. Allah et Dieu seraient donc en quelque sorte des synonymes. Il arrive de même que l’on entende affirmer que christianisme et islam « partagent » Jésus, qu’il appartient aux deux religions. Ce souci de rapprochement, cette recherche de points communs sont très louables : ils procèdent d’une volonté de dialogue, de fraternité, et dénotent généralement chez ceux qui les expriment le voeu de se montrer ouvert et tolérant. Mais sont-ils fondés sur une connaissance des textes et de l’histoire ? Ces vœux ne sont-ils pas des vœux pieux ? Comment l’islam envisage-t-il ses rapports avec le christianisme ? Plus particulièrement, comment le Coran, texte sacré des musulmans, considère-t-il les chrétiens et leurs écritures saintes ?
Jacques Ellul disait que face à l’expansion de l’islam, « il ne faut pas réagir par un racisme, ni par une fermeture orthodoxe, ni par des persécutions ou la guerre. Il doit y avoir une réaction d’ordre spirituel et d’ordre psychologique (ne pas se laisser emporter par la mauvaise conscience) et une réaction d’ordre scientifique. Qu’en est-il au juste ? Qu’est-ce qui est exact ? La cruauté de la conquête musulmane ou bien la douceur, la bénignité du Coran ? Qu’est-ce qui est exact sur le plan de la doctrine et sur le plan de l’application, de la vie courante dans le monde musulman ? » (1)

Les textes sacrés

Remarquons d’abord que les chrétiens et les musulmans n’envisagent pas du tout leurs textes sacrés de la même manière. Pour les premiers, il s’agit de textes révélés, pour les seconds d’un texte éternel, incréé, intouchable. Il y a là différence non négligeable. Les musulmans aussi tiennent qu’ils ont reçu une révélation. Elle est conçue comme la transmission d’un texte préexistant. Dans cette transmission, le prophète ne joue aucun rôle actif. Il ne fait que recevoir des textes (…) qu’il répète comme sous une dictée.

Outre son caractère sacré, une des particularités du Coran est qu’il s’approprie et islamise toute une série de personnages bibliques : Abraham, Isaac, Jacob, Noé, David, Salomon, Job, Joseph, Moïse, Aaron, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus, Elie, Ismaël, Elisée, Jonas et Loth y sont mentionnés (voir par exemple la sourate 6, versets 83 à 86 ), mais en tant que musulmans. La sourate 3, 67 , quant à elle, dit explicitement : « Abraham n’était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (musulman) ». Comme le signalent notamment Anne-Marie Delcambre et Daniel Sibony (2) , le texte joue sur le double sens du mot muslim, qui signifie « soumis » et aussi « musulman ». Cette particularité de la langue arabe permet au Coran d’islamiser toutes les grandes figures de la Bible et d’opérer un véritable renversement de la chronologie traditionnelle des religions. Le Coran « accueille » Jésus, Moïse et les prophètes hébreux d’une façon particulière : il les accueille, après en avoir fait des musulmans.

Ainsi l’islam « avale » ou englobe tout ce qui le précède et transforme a posteriori toute une série de personnages bibliques en musulmans. Déposséder les juifs et les chrétiens de leur mémoire est une curieuse façon de leur témoigner du respect. Pour un familier de la Bible, les figures bibliques citées dans le Coran nous paraissent à la fois identifiables et déformées. Abraham n’est pas Ibrahim, ni Moïse, Moussa. (3) Quand Mohammed lia le nom d’Allah aux récits pieux du Judaïsme et du Christianisme, ce fut pour l’Islam une manière de les revendiquer comme siens. A la lumière des événements qui suivirent, l’allégation selon laquelle l’islam est la religion originelle et tous les prophètes précédents déjà des musulmans peut être considérée comme une tentative de s’approprier les récits des autres religions. L’effet produit est de dépouiller le christianisme et le judaïsme de leur mémoire. (4)

Autre trait caractéristique du Coran : tout en reprenant de nombreux récits bibliques (qu’il transforme ou simplifie parfois), il affirme que les juifs et les chrétiens ont falsifié leurs textes. Comme ils ont refusé de reconnaître la prophétie de Mahomet, ils sont accusés d’avoir été infidèles à ce que Dieu leur avait transmis et d’avoir falsifié le « message » que Dieu avait déjà fait « descendre » pour eux. Cette accusation de falsification à l’encontre des « gens du livre » est répétée à de nombreuses reprises dans le Coran (sourates 2, 59 ; 2, 75 ; 2, 79 ; 3, 70-71 ; 4, 46 ; 5, 13 ; 5, 41). La falsification (tahrîf) des Ecritures est considérée par l’islam comme une forme extrêmement grave de « corruption » ou de « forfaiture » (fasâd), qui peut être sanctionnée par la peine de mort. Le Coran considère donc les deux Testaments comme faux et falsifiés ; il prétend restituer les vraies Ecritures, les textes authentiques, les textes tels qu’ils existaient avant leur falsification par les juifs et les chrétiens.

Un autre Jésus

Le Jésus du Coran n’a pas grand-chose à voir avec celui des chrétiens. Son message était l’islam pur, la soumission à Allah (sourate 3, 84); il a reçu sa révélation de l’islam sous la forme d’un livre, l’ Injil ou « Evangile » (sourate 5, 46) ; sa mère, Maryam, était la sœur d’Aaron et de Moïse (sourate 19, 28) ; il a annoncé la venue de Mahomet (sourate 61, 6) ; il n’a pas été tué ni crucifié, et ceux qui affirment le contraire mentent (sourate 4, 157) ; le jour de la résurrection, Issa lui-même témoignera contre les juifs et les chrétiens qui croient en sa mort (sourate 4, 159).

Les chrétiens sont parfois impressionnés par la place que tient Jésus dans le Coran. Mais ce n’est pas celui auquel ils ont donné leur foi. Le Jésus du Coran répète ce qu’avaient annoncé les prophètes antérieurs, Adam, Abraham, Lot, etc. : en effet, tous les prophètes ont le même savoir et proclament le même message, qui est l’islam. Tous sont musulmans. Jésus est envoyé pour prêcher l’unicité de Dieu. Il proteste qu’il n’est pas un « associateur ». « Ne dites pas Trois ». Il n’est pas le fils de Dieu, mais une simple créature. (…)

Comme il est pour l’islam inconcevable qu’un envoyé de Dieu soit vaincu, Jésus n’est pas mort sur la croix. Un sosie lui a été substitué. Cette christologie, du point de vue chrétien, présente des marques mélangées de nestorianisme et de docétisme . (5) Le Jésus du Coran est un musulman qui appelle ses propres adeptes à rejeter leur idolâtrie et accuse les chrétiens d’avoir manipulé les Ecritures. Il est (…) faux de dire que le Issa (Jésus) du Coran ne fait qu’un avec le Jésus des Evangiles. Ce Jésus, réduit dans le Coran à un prophète purement humain, ne peut que choquer un chrétien, puisque ce statut est en discordance totale avec ce que relatent les Evangiles. (…)

Dans le Coran, Jésus est le seul prophète qui soit présenté comme n’étant pas d’accord avec les doctrines de sa communauté. La sourate 5, au verset 116 , est une véritable gifle pour les chrétiens, dont les croyances sont rejetées sans même être formulées correctement : Rappelez-vous quand Allah demanda : « O Jésus, fils de Marie, est-ce toi qu a dit aux hommes : prenez-nous moi et ma mère comme divinités en-dessous d’Allah ? » Jésus répondit : « Gloire à Toi, il n’est point de moi de dire ce qui n’est pas pour moi une vérité. »En d’autres termes, le Jésus-Isâ du Coran répudie ses adeptes, les chrétiens, en les accusant d’avoir faussé les Ecritures. (…) Il entend se séparer des croyances perverties de ses partisans ! En fait, ce qui est un comble, c’est que, dans le Coran, Jésus accuse lui-même ses adeptes – les chrétiens – de lui prêter des paroles qu’il n’aurait jamais prononcées. On croit rêver ! Le Coran refuse un Christ crucifié, comme il refuse un Christ ressuscité : pour lui, Jésus n’est qu’un prophète, ni plus ni moins honoré que les autres.(6) Le Jésus des Evangiles est la base sur laquelle le christianisme s’est développé. En l’islamisant et en en faisant un prophète musulman qui aurait prêché le Coran, l’islam détruit le christianisme et s’approprie son histoire. Il agit de même envers le judaïsme. (7)

Fausse accusation

Dans le Coran, les chrétiens sont appelés « associateurs ». Pour l’islam en effet, le christianisme n’est pas un monothéisme à cause de la Trinité, laquelle consisterait à « associer » Dieu, Jésus et… Marie. Inutile de préciser que le christianisme n’a jamais envisagé la Trinité de cette manière, et qu’il s’agit là d’une déformation saugrenue d’un de ses dogmes majeurs. Quoiqu’il en soit, les « associateurs » se rendent coupables d’un péché irrémissible, le seul qui soit impardonnable. Sourate 4, 116 : « Allah ne pardonne pas qu’Il lui soit donné des Associés, alors qu’il pardonne, à qui Il veut, les péchés autres que ceux-là ». Les chrétiens sont des mushrikûn, c'est-à-dire coupables de shirk (« associationisme »).

A l’accusation de falsification des Ecritures (tahrîf), le Coran ajoute donc celle, plus grave encore aux yeux de l’islam, de « l’association à Dieu » (shirk). La doctrine de la Trinité est de la mécréance, du polythéisme, et un sort douloureux attend ceux qui y croient (sourate 5, 73). Les « associateurs » sont (avec les juifs) « les ennemis les plus acharnés des croyants » (sourate 5, 82). Cette corruption ne concerne pas ce que les hommes ont fait des Ecritures données par Dieu, mais ce qu’ils disent de Dieu lui-même. Dans l’ordre de la corruption, le tahrîf est élevé, mais avec le shirk, on touche à l’inexpiable : cette faute est la plus grave qui se puisse imaginer selon le Coran. (8)

Conclusion

Il faut avoir l’humilité et le courage de dire qu’entre le christianisme et l’islam, il n’y a pas, sur le plan théologique, de points communs de dialogue. Comment dialoguer avec l’islam qui refuse énergiquement la Trinité, l’incarnation, la rédemption, tout ce qui constitue l’essence même du christianisme ? On ne pourra dialoguer que si les partenaires du dialogue ont du respect l’un pour l’autre, si chacun connaît sa propre histoire et reconnaît celle de l’autre, si chacun est animé du souci de la vérité historique. Les chrétiens, de leur côté, ont intérêt à s’instruire davantage sur leur religion que très souvent ils connaissent mal, mais également sur l’islam qu’ils connaissent encore plus mal.

En France (…), dit Alain Besançon, l’installation de la religion du Coran s’est effectuée à petits pas et silencieusement. C’est tout récemment que les Français ont compris brusquement qu’elle posait un problème fort grave, puisqu’il s’agit, à terme, de la naissance sur leur territoire d’un autre pays, d’une autre civilisation. Surpris, ils réagissent de façon désordonnée, comme on l’a vu lors des discussions sur l’acceptation ou l’interdiction du voile musulman dans les écoles publiques. Ils ont l’excuse d’avoir été peu ou mal informés. Ils ont eu peur de tomber sous l’accusation d’intolérance religieuse, voire de racisme, bien qu’il ne s’agisse pas du tout de race mais de religion…

Il faudrait veiller à expurger du discours chrétien contemporain des expressions aussi dangereuses que « les trois religions abrahamiques », « les trois religions révélées » et même « les trois religions monothéistes » (parce qu’il y en a bien d’autres). La plus fausse de ces expressions est « les trois religions du Livre ». Elle ne signifie pas que l’islam se réfère à la Bible, mais qu’il a prévu pour les chrétiens, les juifs, les sabéens et les zoroastriens une catégorie juridique, « les gens du Livre », telle qu’ils peuvent postuler au statut de dhimmi , c'est-à-dire, moyennant discrimination, garder leur vie et leurs biens au lieu de la mort ou de l’esclavage auxquels sont promis les kafirs , ou païens. Qu’on emploie si facilement de telles expressions est un signe que le monde chrétien n’est plus capable de faire clairement la différence entre sa religion et l’islam. (9)
Source : http://chantducoq.blogspot.com/


(1) Jacques Ellul, Islam et judéo-christianisme , PUF, 2004

(2) Selon Daniel Sibony, « il n’y a pas de verset majeur du Coran dont on ne trouve le contenu dans la Bible ou le Talmud (hormis ceux qui parlent de Mahomet, puisqu’il est venu après ces textes) ». Il ajoute que « le Dieu du Coran, Allah, c’est le Dieu des Juifs une fois qu’il a décidé de les rejeter pour toujours » et fait l’hypothèse que « la haine du Coran contre les Juifs est l’exacte contrepartie de ceci qu’il a pris chez eux tout son contenu et qu’il ne le supporte pas »

(3) Alain Besançon, préface au livre de Jacques Ellul : Islam et judéo-christianisme

(4) Mark Durie, Issa, le Jésus musulman.
(5) Alain Besançon, op. cit.

(6) A.-M. Delcambre, op. cit.

(7) Mark Durie, Issa, le Jésus musulman.

(8) Joseph Bosshard, Le Coran face au commandement « Tu ne tueras point » , Enqûête sur l'islam : Desclée de Brouwer 2004

(9) Alain Besançon, op. cit.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 11 août 2007

Heureux ?


Le bonheur selon l'O.N.U


Traitant la question du bonheur, l’ONU, dans une de ses résolutions, en a défini les 13 conditions minimales :

1. Une ration quotidienne de 2510 à 4000 calories

2. Une batterie d’ustensiles de cuisine par famille

3. Un jeu de 3 ensembles de vêtements et trois paires de chaussures pour chacun

4. 100 litres de bonne eau par jour et par personne

5. Un abri d’au moins six mètres carrés par personne offrant une protection adaptée contre les intempéries

6. Une scolarité d’au moins six ans par enfant et l’alphabétisation complète des adultes

7. Un récepteur radio par famille

8. Un téléviseur pour 100 habitants

9. Une bicyclette par famille

10. 10 médecins et 50 lits d’hôpital pour 100’000 habitants

11. 10 $ de médicaments par personne et par an

12. Du travail pour chacun afin de pourvoir aux besoins de la famille

13. Un système de sécurité sociale pour les malades, les handicapés et les vieillards.

Si nous ne doutons pas qu’un minimum de confort et de bien-être matériel et psychologique contribue an bonheur de chacun, la question est-elle réglée pour autant ? Quelle est votre recette du bonheur ?

HEUREUX ! VRAIMENT ?

« De quoi se plaignent-ils ? Ils ont tout pour être heureux ! » Combien de fois, au détour d’une conversation, n’avez-vous pas entendu cette réflexion ! Difficile de comprendre en effet comment quelqu’un qui jouit d’une santé parfaite et de revenus suffisants peut se déclarer malheureux. Et pourtant ! Suffit-il d’avoir tout pour être heureux… pour l’être vraiment ! Qu’est ce qui nous manque, qui ne fait pas partie des choses achetables, pour nous combler réellement ? Dans son livre, « l’Euphorie perpétuelle », le philosophe Pascal Bruckner émet quelques idées. Pour lui, l’insatisfaction actuelle de beaucoup de nos contemporains est due, entre autres, à une double cause :

1) La 1ère est l’idée selon laquelle, Dieu n’existant plus pour la plupart d’entre nous, c’est maintenant ou jamais que je dois être heureux. Le paradis n’est pas à atteindre : c’est sur terre que je dois le connaître. Il me faut donc jouir sans entraves de tout, et tout de suite. Du coup, le moindre désagrément, la moindre contrariété à ce bonheur qu’on poursuit de ses rêves devient une montagne. On ne se trouve jamais assez beaux, assez riches, jeunes ou en bonne santé. De là vient également cette nécessité absolue, relayée par la publicité et les magazines, pour chacun de « paraître bien dans sa peau », de « penser toujours positif » ou de donner en toutes choses « la priorité au plaisir ». Malheur donc aux moches, pâles, bedonnants, vieux, timides, dépressifs ou impuissants. Bref, à tous ceux qui, quelque part, n'affichent pas en public tous les signes extérieurs de la réussite et du contentement. L’obligation du bonheur est devenue un tel fardeau, conclut sur ce point le philosophe, que nous sommes devenus dans l’histoire la 1ère société à rendre les gens malheureux… de ne pas être heureux.

2) la seconde cause est la conséquence de la première. C’est l’idée selon laquelle, dans ce monde artificiel dans lequel nous vivons, la souffrance n’a pas sa place. Inacceptable, elle est partout et en tout lieu l’ennemi à abattre. D’où l’obsession de la santé quasi permanente qui occupe nos contemporains. La table n’est plus seulement un moment de partage et d’échanges mais un comptoir de pharmacie où l’on pèse minutieusement graisse et calories. La nourriture n’est plus seulement bonne ou mauvaise, mais saine ou malsaine. La société du bonheur proclamé devient peu à peu une société hantée par la détresse, talonnée par la peur de la mort, de la maladie, du vieillissement.

Est-ce là votre définition du bonheur ? La recherche d’une euphorie immédiate, permanente, perpétuelle ?

Heureux en devenir




A cette vision illusoire et faussée de la vie, la Bible, réaliste, oppose 2 vérités :

1) la 1ère est que dans ce monde soumis à la loi du péché et de la mort, le bonheur parfait n’existe pas. Salomon, l’un des rois les plus riches de tous les temps, qui a obtenu tout ce que son cœur désirait en témoigne : « J’ai entrepris de grands travaux. Je me suis bâti des maisons. Je me suis aménagé de magnifiques jardins, de vrais paradis… Je me suis procuré des esclaves et des servantes, du personnel domestique en grand nombre… J’ai amassé des quantités d’argent et d’or… J’ai eu autant de femmes qu’un homme peut en désirer… Je fus plus puissant que tous ceux qui avaient vécu avant moi à Jérusalem… J’ai satisfait tous les désirs de mes yeux… Puis j’ai considéré l’ensemble de mes réalisations, tous les travaux que ma main avaient accomplis… Et je me suis rendu compte que tout n’était que vanité : autant courir après du vent ! » Le bonheur dans ce monde ne peut être entier. Il se présente plutôt par tranches, par instants que chacun d’entre nous doit apprendre à apprécier et savourer. « Il est, dit André Comte-Sponville, davantage dans le savoir vivre que dans l’avoir tout. »

2) la seconde est que le bonheur, en tant que réalité durable, n’est pas dans cette vie mais dans celle qui vient. Jésus, l’homme à la fois le plus heureux et le plus souffrant que la terre ait porté, l’a bien dit : « A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? » La grande question qui se pose à nous est donc, non de savoir si ici-bas j’aurai pu goûter à tout ce qui était possible pour moi, mais si, devant l’éternité qui s’ouvre à moi, mon âme est dans la crainte ou le repos. « Heureux, dira le roi David, le pardonné, l’homme à qui Dieu ne tient plus compte de sa faute ! » Le bonheur a un prix : celui de la sincérité de cœur, de l’aveu de ce qu’on est devant Dieu ! Ce bonheur vrai, contrairement à tous les autres, est à votre portée ! Jésus, pour qui donner est préférable à recevoir, vous l’offre ! Le prendrez-vous ?


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 4 août 2007

Selon Marc



Un récit dynamique

Après celui de Matthieu, l’Evangile selon Marc est celui que nous trouvons en 2ème position dans le Nouveau Testament. S’il est le plus court des 4 évangiles, celui de Marc est aussi le plus animé de tous. L’objectif de son auteur est clair : par son style concis, ses descriptions alertes, détaillées, le but de Marc est de donner à ses lecteurs une vision active, énergique et dynamique de la vie de Jésus. Tel un reporter, Marc suit Jésus à la trace et décrit ses actions au présent. Le mot-clé de son évangile est, dit-on, le mot « aussitôt », un terme qui indique le mouvement, le déplacement incessant de Jésus d’un endroit à l’autre ou la rapidité d’un geste à l’autre. En cela, l’Evangile de Marc est un bon complément à celui de Matthieu qui avait pour objet de mettre l’accent plutôt sur le caractère juif de la personne et du message du Christ.

Qui est Marc ?

Marc n’est pas un anonyme dans le Nouveau Testament. Son nom véritable est en fait Jean-Marc. Jean est son nom juif, et Marc son nom romain : un détail qui souligne peut-être que les destinataires de son évangile ne sont pas d’abord des juifs, mais des païens. Un événement anodin que seul Marc rapporte dans son évangile fait que beaucoup de commentateurs identifient Marc au jeune homme qui s’enfuit nu du jardin de Gethsémané au moment de l’arrestation de Jésus.

C’est dans le livre des Actes que nous trouvons les mentions les plus fréquentes de Marc. Sa mère d’abord était une certaine Marie, dans la maison de laquelle l’apôtre Pierre se rendra à sa sortie miraculeuse de prison. Parent de Barnabas, compagnon de la première heure de l’apôtre Paul, Marc accompagnera pour un bout de chemin les deux apôtres lors de leur premier voyage missionnaire. Par crainte de l’opposition, il les abandonnera ensuite et retournera à Jérusalem : une fuite qui sera ultérieurement un sujet de tension vive entre Paul et Barnabas.

Evangile de Marc… ou de Pierre ?

De manière évidente, l’évangile de Marc est lié à la personne de l’apôtre Pierre. Pierre lui-même appelle d’ailleurs Marc, dans l’une de ses lettres « son fils », ce qui tendrait à démontrer que c’est au travers de Pierre que Marc fut gagné à la foi au Christ. Le récit de Marc abonde en détails précis, à la fois sur le vécu de Jésus et celui de Pierre à ses côtés. D’autre part, sont omis les faits qui, dans les autres évangiles, parlent à l’honneur de l’apôtre : sa marche sur les eaux à la rencontre de Jésus, la bénédiction que le Christ prononce sur lui… Pierre ne désirant pas qu’une quelconque gloire lui soit attribuée. L’Evangile de Marc est le récit de la vie de Jésus au travers du regard d’un témoin oculaire, proche de Jésus et présent sur les lieux où l’action se passe.

Enseignement principal de l’Evangile selon Marc

Le 1er enseignement de l’Evangile de Marc est que si Jésus est un homme spirituel, il n’est pas pour autant, comme Bouddha, un contemplatif inerte. Toujours en mouvement, par monts comme par vaux, Marc nous présente Jésus comme un homme qui, semble-t-il, n’a pas assez de 24 heures par jour pour faire tout ce qu’il a à faire. Debout très tôt, il prépare ses journées en passant plusieurs heurs dans la prière, face à face avec son Père. Le soleil levé, il se met en route avec ses disciples. Il va de lieu en lieu faisant le bien, guérissant et délivrant les hommes sous l’oppression du mal. Il s’occupe des foules dans leurs besoins les plus terre à terre comme les plus profonds. Jésus, nous montre Marc, est Dieu sous les traits d’un Dieu proche, en prise direct avec le concret, un Dieu incarné, vivant dans le réel de nos situations, seul capable de répondre à nos besoins, des plus simples aux plus complexes.

Comme Matthieu, Marc souligne cependant le fait que l’œuvre principale de Jésus ne sera pas celle qu’il a accompli de son vivant, mais au moment de sa mort. A trois reprises, Marc souligne le fait que Jésus parle de sa mise à mort comme d’un événement certain et le plus essentiel de son parcours. Par elle, dit-il, la rançon nécessaire pour le rachat des hommes sera payée.

Extrait de l’Evangile selon Marc

Marc, chapitre 7,versets 14 à 23

« 14 Il appela encore la foule et se mit à dire : Ecoutez–moi tous et comprenez.
15 Il n’y a rien au dehors de l’être humain qui puisse le souiller en entrant en lui. C’est ce qui sort de l’être humain qui le souille.
16
17 Lorsqu’il fut rentré à la maison, loin de la foule, ses disciples l’interrogèrent sur cette parabole.
18 Il leur dit : Etes–vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez–vous pas que rien de ce qui, du dehors, entre dans l’être humain ne peut le souiller ?
19 Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, avant de s’en aller aux latrines. Ainsi il purifiait tous les aliments.
20 Et il disait : C’est ce qui sort de l’être humain qui le souille.
21 Car c’est du dedans, du cœur des gens, que sortent les raisonnements mauvais : inconduites sexuelles, vols, meurtres,
22 adultères, avidités, méchancetés, ruse, débauche, regard mauvais, calomnie, orgueil, déraison.
23 Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et souillent l’être humain.

Lisez l’Evangile selon Marc : il vous fera connaître le Sauveur de marque que Dieu nous a envoyé !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus