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vendredi 30 mai 2008

Confusion

Mairie de Bègles

La scène se déroule à la mairie de Bègles, en Gironde, où le mariage homosexuel a été légalisé. L'officier d'état civil appelle les couples candidats au mariage :
- Au suivant, s’il vous plaît !
- Bonjour. Nous voudrions nous marier.
- Comment vous appelez-vous ?
- Jean et Jacques Durand.
- Durand ? Vous êtes de la même famille ? Vous vous ressemblez.
- En effet, nous sommes frères.
- Quoi, vous êtes frères ? Alors, vous ne pouvez pas vous marier.
- Et pourquoi pas ? Vous autorisez bien les personnes de même sexe à se marier, non ?
- Oui, très souvent. Mais pas des frères ou des sœurs. C’est de l’inceste !
- De l’inceste ? Mais non, nous ne sommes pas homos.
- Pas homos ? Alors, pourquoi voulez-vous vous marier ?
- Pour les avantages financiers, bien sûr. Et puis, nous nous aimons. D’ailleurs, nous n’avons personne d’autre en perspective.
- Mais nous ne marions que les couples homos et lesbiens qui souffrent de discrimination illégale. Si vous n’êtes pas homo, vous n’avez qu’à épouser une femme.
- Non mais attendez un instant. Un homo a autant le droit d’épouser une femme que moi. Mais ce n’est pas parce que je suis hétéro que je veux épouser une femme. Je veux épouser Jacques.
- Et je veux épouser Jean. Vous n’allez quand même pas nous faire subir une discrimination simplement parce que nous ne sommes pas homos ?
- D’accord, d’accord. Je vous autorise à vous marier.

Au suivant !

- Salut. Nous sommes ici pour nous marier.
- Comment vous appelez-vous ?
- Bernard Martin, Jeanne Dupont, Robert Lebeau et Marie Lallemand.
- Qui se marie avec qui ?
- Nous voulons tous nous marier ensemble.
- Mais vous êtes quatre !
- C’est vrai. Nous sommes, voyez-vous, bisexuels. Moi, j’aime Jeanne et Robert, Jeanne aime Marie et moi, Marie aime Robert et Jeanne et Robert aime Marie et moi. Nous marier tous ensemble est notre seule possibilité pour exprimer nos préférences sexuelles dans le mariage.
- Mais nous ne marions que les couples homos et lesbiens.
- Quoi, vous faites donc de la discrimination contre les bisexuels !
- Non, c’est juste que, enfin, la conception traditionnelle du mariage est qu’il est réservé aux couples.
- Depuis quand vous vous intéressez à la tradition ?
- Eh bien, il faut bien que nous fixions une limite.
- D’où sortez-vous cela ? Il n’y a aucune raison pour laquelle on réserverait le mariage aux couples. Plus on est nombreux, plus on s’amuse. De toute façon, nous réclamons nos droits ! Le maire a dit que les droits de l’homme interdisaient toute forme de discrimination légale. Vous devez nous marier !
- D’accord, d’accord.

Au suivant !

- Bonjour, j’aimerais me marier.
- Comment s’appellent les futurs mariés ?
- David Boulanger.
- Et l’autre homme ou femme ?
- C’est tout. Je veux me marier avec moi-même.
- Vous marier avec vous-mêmes ? Mais qu’est-ce que cela signifie ?
- Eh bien, voilà, mon psychiatre m’a dit que j’ai une double personnalité, alors je veux que mes deux personnalités se marient ensemble. Peut-être que je pourrais alors obtenir deux parts quand je ferai ma déclaration d’impôt sur le revenu.


L'officier d'état civil craque: " Ca suffit ! J’arrête ! Tous autant que vous êtes, vous ridiculisez le mariage! "

Borne dépassée...

Ce n’est pas en vain que la Bible dit : Ne déplace pas la borne ancienne que tes pères ont posée : Proverbes 22,28. A vouloir partout déplacer les frontières séculaires posées par Dieu en ce qui concerne le bien et le mal, le vrai et le faux, le droit et le tordu, le moral et l'immoral, le juste et l'injuste, le normatif et l'anormal, le légal et l'illégal, ne nous étonnons pas si notre société sombre dans la confusion la plus totale. Bien souvent, lorsqu’un homme pense qu’il a l’esprit de plus en plus large, ce n’est que sa conscience qui s’élargit ! C'est en déplaçant les bornes qu'on les dépasse !






Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

vendredi 23 mai 2008

Un monde uni : secret d'avenir !

Récapitulatif

Nous avons vu dans le billet précédent que c’est à l’extérieur de l’homme, dans la Personne de Dieu, que se trouve le point d’équilibre de l’univers, point sur lequel repose le principe unificateur de l’humanité. Fort de cette constatation, la question se pose de savoir qui est ce Dieu duquel dépend l’équilibre de tant de choses. Quelles qualités possède-t-Il ce Dieu pour que Sa Personne seule (et les qualités qui la caractérise) suffise pour garantir l’unité et la cohésion de tout ? Pour le savoir, il nous faut nous tourner non vers l’intelligence et les déductions philosophiques de l’homme, mais vers la connaissance mise à notre portée par la Révélation. Comme nous l’avons déjà dit, la révélation que Dieu nous donne de Lui-même n’est pas une option, mais une nécessité pour Le connaître. Nous pouvons spéculer autant que nous le voulons sur qui pourrait être Dieu. Tant que Lui ne parle pas et ne se révèle pas, ce n’est qu’à tâtons que nous avançons dans cette entreprise.

Vision
Le désir de voir Dieu est un désir récurrent de l’humanité. Dès les temps anciens, il a été formulé par les plus grandes figures spirituelles que compte l’humanité. Parmi elles, la Bible mentionne Moïse, le conducteur d’Israël, et Elie, la tête des prophètes. A tous deux, il a été répondu que voir Dieu face à face leur était impossible. Moïse dut, pour voir la gloire de Dieu passer devant lui, se cacher dans le creux d’un rocher. Puis, au moment où cette gloire passa, Dieu dut cacher de sa main Moïse. Ce n’est que lorsque l’Eternel sera passé que la main sera ôtée pour que Moïse voit l’Eternel par derrière et non de pleine face. Car, précise le texte, l’être humain ne peut voir Dieu et vivre. Elie vivra quant à lui un scénario quasi similaire.

Un homme eut cependant le privilège, au travers d’une vision, de voir Dieu. C’est Esaïe (ou Isaïe) le prophète dont l’œuvre écrite dépasse celle de tous les autres. La Bible nous rapporte en détail son expérience :

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
Des séraphins se tenaient au–dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire !
Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.
Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées.
Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes.
Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.
J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai–je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie–moi.

Triple révélation

Ce qui d’emblée frappa Esaïe fut la vision fulgurante de la sainteté de Dieu. Une sainteté telle que, même les créatures célestes les plus proches, sont mises au même rang que Moïse et Elie. Elles peuvent côtoyer Dieu, mais ne peuvent Le voir face à face. Saisies par l’éclat de Dieu, elles ne cessent, comme pour se le rappeler constamment, de se dire et de se répéter : Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! Toutes savent pertinemment que c’est de l’oubli de la nature de Dieu que naît toute chute et tout fractionnement dans l’univers. Lucifer, devenu Satan, l’adversaire, qui autrefois vivait dans la présence de Dieu, en est le triste exemple…

Esaïe témoigna ensuite d’une réalité de base de la relation avec Dieu. Alors qu’il regardait le temple de Dieu, le lieu de Sa présence et du rendez-vous de Dieu avec Son peuple, il vit que le bas du vêtement de Dieu le remplissait. Autrement dit, ce n’est que couvert par le vêtement de Dieu Lui-même que l’accès et le contact avec Dieu est possible pour les créatures. Aucun d’entre nous, par les efforts qu’il fournit, la religion qu’il suit n’est en mesure par lui-même d’accéder à Dieu. Notre accès dans la présence de Dieu n’est possible que par une initiative de Dieu, le fait que ce soit Son vêtement, Sa justice qui nous couvre.

C’est là, en germe, la vérité que l’Evangile, qui rapporte ce qu’a été Jésus-Christ, développe dans toute sa portée. Le message central de l’Evangile est en effet celui d’un dépouillement suivi d’un revêtement. C’est du côté de Jésus-Christ que se trouve le dépouillement : dépouillement de Sa condition divine pour devenir homme ; puis dépouillement de sa justice propre pour être mis au rang des pécheurs et des coupables. Sur la croix, Jésus change d’habit. Il quitte l’habit de juste qui a été le Sien de toute éternité pour endosser celui du péché. Le revêtement se trouve du côté des bénéficiaires de l’acte de dépouillement dont Jésus a été l’objet. Incapable de se réformer lui-même, de se présenter dans un état acceptable par Dieu, l’homme pécheur se voit gratifier, par la foi en Jésus-Christ, Fils éternel de Dieu, d’une justice qu’il était incapable de produire. Lui aussi est dépouillé et revêtu : dépouillé de ses vêtements sales et revêtu des habits propres de la justice de Dieu.

Saisi par sa laideur, son impureté face au caractère immaculé de la sainteté de Dieu, Esaïe ne peut que confesser sa propre perdition. Lui qui, auparavant, avait 6 fois de suite annoncé à Son peuple le malheur qui l’attendait à cause de ses péchés, s’écrie : Malheur à moi ! A la lumière de Dieu, aucune de nos vertus ne paraît éclatante. Tout se confond avec le gris, le sale, le mauvais ! Condamné, Esaïe devient un candidat à la grâce. Sa confession à peine formulée, un ange est aussi dépêché pour lui faire entendre la bonne nouvelle (l’Evangile). Ta faute, Esaïe, est enlevé, ton péché est expié ! Quelqu’un a payé de sa vie de juste pour toi et tu es au bénéfice de Son engagement !

Equilibre

Revenant à notre sujet, la vision d’Esaïe nous stupéfie par le modèle d’équilibre qu’elle nous présente dans la Personne de Dieu. A la sainteté absolue se mêle en Dieu une justice absolue et une miséricorde absolue, sans qu’aucune de ces composantes de la personne de Dieu ne soit privilégiée aux dépens de l’autre. Pour réconcilier les hommes avec Lui en toute légalité, sans amputer la justice, Dieu a trouvé le moyen en lui-même de condamner de manière totale le péché, source de toutes les séparations, tout en sauvant totalement le pécheur !

Bien des conceptions de Dieu circulent dans le monde. Mais, toutes sont défaillantes sur un point ou sur un autre par rapport à celle que nous présente la Bible. Le cadre de cet article est trop restreint pour développer longuement ce sujet. Mais, mis à part les athées qui disent contre le bon sens que Dieu n’existe pas, toutes les représentations humaines de Dieu sont inférieures à celle que nous donne la révélation biblique. Soit Dieu n’est qu’une force, soit il est mêlé à sa création, donc inconnaissable. Soit Sa sainteté est minimisée : Il est alors un Dieu faible, le Dieu de Polnareff qui fait entrer sans distinction aucune tout le monde au paradis ; soit Sa miséricorde est passée sous silence : Dieu apparaît alors uniquement sous les traits de la sévérité, un Dieu qui décide arbitrairement qui Il accueille et qui Il rejette. Pas étonnant dès lors que les visions du monde, toujours teintées de spiritualité, qui habitent l’humanité les fractionne en partis toujours prêts à en découdre les uns avec les autres ! C'est dans la perfection du Dieu de la Bible que se trouve le secret du parfait et, à fortiori, de l'unité qui en découle !
Unité retrouvée

C’est de ce processus de réconciliation, présent de toute éternité dans la Personne de Dieu, que découle pour l’avenir, l’unité retrouvée de l’humanité. Dès le début, la fin est annoncée. A Abraham, que Dieu choisit comme père des croyants et qui porte en ses reins le Christ, Dieu dit : " Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai… Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ! " Annonçant le règne futur du Messie, Esaïe prophétise : Il sera juge entre les nations, il sera l’arbitre d’une multitude de peuples. De leurs épées, ils forgeront des socs de charrue, de leurs lances des serpes : une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre, et on n’apprendra plus la guerre ! " Anticipant la fin de l’histoire, l’apôtre Paul écrit : le dernier ennemi qui sera réduit à rien, c’est la mort… Et lorsque tout lui sera soumis, alors le Fils lui-même se soumettra à celui qui lui a tout soumis, pour que Dieu soit tout en tous ! Dieu tout en tous : tel est le secret de l’unité éternelle du monde. Puisse aujourd’hui chacun de nous trouver, dans le Christ-Jésus le chemin de la paix et de notre réconciliation ! Plus les hommes de toutes races se rapprocheront du Christ et de sa croix, plus ils se rapprocheront les uns des autres (Dr Billy Graham).


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 17 mai 2008

Le point d'équilibre de l'univers !


Souci d’unité

Jamais peut-être le souci d’unité ou d’unification du monde n’a été aussi présent dans l’histoire de l’humanité qu’en ce début du 21ème siècle. Ce souci, cette idée qui, cependant, ne date pas d’hier, est l’idéal clairement affiché par les tenants du nouvel ordre mondial. Au XVIIIème siècle déjà, le prussien Anarcharsis Cloots, auteur de " La révolution universelle ", disait : " L’humanité ou le genre humain ne vivra en paix que lorsqu’il ne formera qu’un seul corps, une nation. " Plus proche de nous, le sociologue Herbert Marshall McLuhan théorisa cette idée par la métaphore du village global, un village mondial dont les parties connectées les unes aux autres forment un tout indissociable.

Souci légitime

A vue humaine, on comprend tout à fait ce souci d’unité et d’unification du monde. Les conflits, querelles, guerres incessantes qui font notre actualité journalière ne témoignent-ils pas du malheur que représente la division ? Les bénéfices du rapprochement des peuples entre eux sont irréfutables : coordination des moyens policiers, entente économique, solidarité humanitaire... Là où le refus (et la crainte) de l’autre persiste, là perdurent le trouble, la violence, la répression, l’inhumanité. Il apparaît, par la simple observation du monde, que celui-ci ne peut subsister que par l’unité. Imaginons un instant ce que serait notre univers si chaque galaxie, planète, était dotée d’une volonté propre lui donnant la liberté de s’affranchir de l’ordre du tout ! Le monde devenu un chaos indescriptible, il aurait été impossible à la vie de trouver un lieu présentant les conditions favorables à sa manifestation.

La question se pose cependant : comment, par quels moyens, par qui et sur quelles bases, l’unité, l’unification de l’humanité peut-elle se faire ? Cette question n’est pas banale. On peut même dire qu’elle constitue à elle seule tout l’enjeu de l’avenir du monde et des politiques menées, souvent à l’insu des peuples, par ceux qui détiennent à tout niveau les cordes du pouvoir.

Aux sources de la division

Pour régler la question de la division des peuples, de leur séparation et de leur incompréhension, une autre question se doit d’être posée. Où peut-on trouver un principe unificateur suffisamment puissant pour assurer cette unité rendant possible la paix et la concorde entre tous ? Pour y répondre, il faut se tourner, non vers l’avenir, mais vers le passé. Car c’est là, du fin fond des âges, que nous parvient l’explication, la raison de la division. Un principe unificateur existait à l’origine de l’humanité. Ce principe qui assurait l’équilibre de l’univers a été bafoué. L’équilibre perdu, l’univers est tombé et sa chute a entraîné de multiples fractionnements. D’où la nécessité de ne pas imaginer l’unité, mais de retrouver, de réintégrer l’univers sous l’autorité du principe unificateur premier… sous peine, l’illusion passée, d’aboutir à des divisions plus dramatiques encore, menant à la destruction !

Le principe unificateur premier

Le principe unificateur premier part d’un postulat. Ce postulat affirme que le monde, l’univers, l’homme n’est pas le produit de l’évolution ou du hasard, mais d’une création. Etre pensant, capable de former des projets, animé d’un sens inné de la justice, l’homme est le reflet de Celui qui l’a fait : une Personnalité dotée d’intelligence, faisant toutes choses pour un but, d’un sens inné de justice, qui aime l’ordre et combat le désordre. Chacun sait, dans la vie courante, que le constructeur d’une chose est plus grand que la chose elle-même. La chose peut témoigner du génie de son fabricant ; mais elle ne le dépassera jamais. Chacun sait aussi que, incompétent face au dérèglement de la chose qu’il possède, le recours le plus efficace est de faire appel à celui qui l’a conçu. Appliqué au plan de l’humanité, nous nous devons d’affirmer comme principe premier de sa restauration que seul le retour (et le recours) à la connaissance du savoir et de l’intelligence de son fabricant (ou Créateur), origine du projet de sa conception, peut sortir celle-ci du bourbier infernal dans laquelle elle s’enlise à cause de ses divisions.

Dieu : point d’équilibre de l’univers

Toutes réflexions faites, quel est le point de connaissance le plus important dont a besoin l’homme ? Sans hésitation aucune, je réponds : Dieu. Je ne développerai pas ce point. Mais l’histoire en témoigne largement. Le point de divergence le plus grand, en ce qui concerne les valeurs qui sont à l’origine des comportements, a sa source ici, dans la conviction que Dieu existe ou non. Si Dieu n’existe pas, chacun est son propre dieu et peut décider légitimement pour lui-même ce qui est bien ou mal. Chacun n’a à rendre compte qu’à lui-même. La force est donc à celui qui possède le pouvoir. Impossible dès lors d’envisager, autrement que par la contrainte et l’écrasement, une quelconque unité apaisée. Oui ! L’athéisme, le refus de Dieu est, en premier lieu, la mère de toutes les divisions !

Pour autant, le fait de croire en l’existence de Dieu, un Dieu Créateur, ne suffit pas à lui seul pour générer l’unité de manière automatique. Car rien n’est plus délicat, rien n’entraîne de conséquences plus dramatiques dans le comportement humain que le fait d’avoir une idée, une conception faussée, déséquilibrée de Dieu. D’où la nécessité, là aussi, de ne pas imaginer Dieu, mais d’aller à la source de ce qu’on peut, avec certitude, connaître de Lui.

Nécessité de la révélation

Suivant cette logique, la révélation apparaît, non comme la lubie d’illuminés, mais comme une nécessité. Dans les rapports humains, il ne nous vient même pas à l’esprit de contester le bien-fondé d’une telle idée. Il vous est impossible, à vous lecteurs, de connaître ce que je pense et croit si je ne vous le révélais. Toute connaissance de l’autre passe par une révélation, révélation dépendante de son bon vouloir. Or, depuis les temps anciens la révélation de Dieu nous est accessible. Elle n’est pas théorique, mais vérifiable, inscrite dans l’histoire et dans des faits qui, largement, ont déterminé et déterminent encore notre histoire. Leur témoignage nous a été transmis de générations en générations sous forme écrite. Les difficultés vécues par les porteurs de la flamme olympique ne sont rien en comparaison des combats, luttes, blessures subies, au long des siècles, par les porte flambeaux de la connaissance de Dieu. Mais la lumière est toujours là, plus présente que jamais, consignée dans un livre, indestructible témoin pour tous les temps : la Bible.

Suite de la réflexion au prochain billet
Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 10 mai 2008

Le handicap de Jésus

Handicap

« Tu n’es pas à ma place ! Tu as beau parler, vouloir me consoler, tu ne sais pas ce que c’est que d’être comme moi ! » La réplique de la personne handicapée au bien-portant est sans appel. Que sait-il en effet de sa souffrance, de ses frustrations, de ses limites ? A-t-il une idée de ce que signifie vivre un seul jour, une seule heure, paralysé, emprisonné seul avec lui-même ?

Jésus est-il apte à comprendre les personnes handicapées ? La question est de taille. Lui qui marche sur la mer et semble n’avoir jamais connu de maladie, que sait-il du monde des paralysés, des infirmes, des blessés… ? N’est-il pas l’étranger par excellence de la société des invalides ? L’apparence est trompeuse…

Le handicap de Jésus

La question des limites

L’obligation de vivre dans des limites imposées est ce qui distingue en premier la personne handicapée du bien-portant. Nous nous méprenons sur la personne de Jésus si nous pensons que l’humanité ne lui a rien coûté. Car, dit l’Evangile, Jésus existait avant d’être homme. De toute éternité, il était Dieu, libre, tout puissant, sans limite, assujetti à aucune contingence. Devenir homme l’a donc contraint à quitter un état supérieur pour une condition nettement moindre.

Le premier handicap de Jésus a été son humanité. Une perte de son état premier comme celle que connaîtrait un homme à qui l’on imposerait de devenir fourmi, ver de terre ou… cafard. Un choix qu’il a cependant fait volontairement, comme tout ce qu’il fera dans sa vie…

La différence

Si la personne handicapée souffre de la différence, sachons que Jésus a connu cette souffrance également. Car si quelqu’un, en son temps, était hors norme, c’était bien lui. Jésus ne cadrait avec aucun système dans lequel on voulait le classer. Pour les hommes religieux, il buvait et mangeait trop pour être pris au sérieux. Pour les nationalistes juifs, il était trop ami avec les occupants romains. Pour les Romains, il était un Juif trop remuant. En tout et partout, Jésus par sa simple présence, perturbait, gênait.

Aussi le regard des autres sur Jésus était-il souvent hostile, inamical. Plus Jésus affirmera ce qu’Il est, plus il se fera d’ennemis. Plus aussi, il se retrouvera seul, trahi, abandonné de tous. Parce qu’il n’entre pas dans les schémas établis, Jésus vivra une marginalisation, un rejet progressif. Comme la personne handicapée, il souffre de son identité particulière. Une identité dont on ne veut pas entendre parler, parce qu’elle dérange. Seule une poignée d’amis (et encore) lui resteront fidèles jusqu’au bout.

La solitude

Si Jésus était souvent entouré, il savait aussi ce que signifie être seul. Sa solitude ne venait pas tant de l’isolement que de l’incompréhension des autres. Même sa famille naturelle, sa mère, ses frères et sœurs ne le comprenaient pas. Pour eux, il était quelqu’un d’anormal, d’un peu « dérangé, un objet de scandale. Aussi le provoquaient-ils parfois, allant presque jusqu’à se moquer de lui. Mêmes réactions à Nazareth, le village où il a grandi. Jésus n’est pas le bienvenu. On préfère qu’il s’en aille, qu’il ne se mêle pas aux autres.

Comme la personne handicapée, Jésus connaît ce que veut dire être mis de côté. Il sait ce que signifie le fait de souffrir du mépris, de la honte des autres, du rejet. Ayant connu la solitude, il est le compagnon idéal de tous les solitaires, de ceux, nombreux, qui souffrent en silence d’être déconsidérés.

La souffrance

« Si tu veux ma place, prends aussi mon handicap ! » Disposé sur un parking à l’endroit réservé aux personnes handicapées, cet écriteau interpelle. Il propose un échange : l’avantage personnel que représente la place de parking contre les limites quotidiennes qui sont imposées à son bénéficiaire. A ce jeu-là, le calcul est vite fait. Nul besoin d’un long temps de réflexion. N’importe quelle personne handicapée, si vous lui posez la question, signe immédiatement le contrat. Pas sûr que, du côté des bien-portants, on soit aussi emballé par la proposition.

Nous l’avons déjà dit, la première dimension du handicap de Jésus a été de devenir homme. De la liberté totale, absolue, éternelle, il est passé pour un temps aux limites physiques de l’humanité. Là ne s’arrête cependant pas son parcours. Car Jésus avait comme objectif non seulement de devenir homme, mais d’être pleinement assimilé à eux, dans leurs détresses, leurs souffrances. En ce sens, plus que quiconque, il a connu sur la croix la situation extrême du handicap. Cloué, non dans un fauteuil, mais sur deux poutres de bois, il était pendu là, en plein soleil, des heures durant. Tourmenté par la soif, dans l’impossibilité de se mouvoir, se gratter le nez, changer de position, essuyer ses larmes, bouger bras ou jambes… Livré au bon plaisir d’autrui, il a agonisé, seul, en proie au mépris, à la moquerie d’une foule déchaînée du sein de laquelle plusieurs le ridiculisaient, riaient de la souffrance qui défigurait son visage et déformait son corps meurtri. Il est ici l’homme de douleur par excellence…

La croix, dit la Bible, est le lieu d’un échange. Là, Jésus troque la condition d’homme juste, sans tache, ni tare, pour celle de l’homme meurtri, blessé, affligé des maux dus au péché. Il accepte de prendre notre place et, pour ce faire, il subit dans sa personne la souffrance résultant de la rupture avec Dieu. Le handicap de Jésus atteint ici son point culminant. Affaibli à l’extrême, aucune partie de son corps n’est épargnée par la douleur. De la tête aux pieds, il n’est que plaies, déchirures, blessures, amas de chair vive sanguinolente.

Dans son âme, la souffrance n’est pas moindre. Il est seul, abandonné de tous, plongé dans la nuit la plus noire. Le désespoir est à son comble. Il est ici privé, handicapé de la présence de son Père. Il ne lui reste plus rien. Il boit, jusqu’à la dernière goutte, la coupe du tourment. Les flammes du remords et de la culpabilité, conséquences de nos péchés, le ravagent, le consument entièrement. Pour moi, pour vous, pour notre salut, il devait passer par là.

Extrait de mon livre : Je vis avec cet intrus, le handicap : Editions BLF









Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 3 mai 2008

Acte d'euthanasie applaudi

Acquittement

L'acquittement de Lydie Debaine, cette maman qui a tué sa fille Anne-Marie atteinte d'un grave handicap, est dramatique. Certes, chacun a pu être touché par la souffrance de cette maman, qui s'est peu à peu laissée enfermer dans une relation exclusive avec sa fille, ne trouvant aucun soutien ajusté, et craignant que sa fille soit mal traitée dans le seul établissement qu'elle ait pu trouver.

Sans doute est-ce cette émotion qui a conduit le public à applaudir le verdict au moment de son énoncé ? Les commentaires de nombreux médias ont manifesté une forte approbation, épousant la justification de la maman lorsqu'elle exprime le sentiment d'avoir posé un acte juste. « Acte de compassion », « une mort donnée par amour » ...
Quelle que soit la compréhension dont on peut entourer cette maman, son acquittement, les applaudissements, les nombreux commentaires qui ont accompagné cette annonce, sont infiniment choquants. Cette décision renforce une idée qui chemine de plus en plus dans les esprits : « le permis de tuer par amour » la personne malade ou handicapée. Après le non lieu dont a bénéficié Marie Humbert, un pas dramatique vient d'être franchi par cette décision qui fera jurisprudence : le meurtre par amour devient un acte juste.

Une suite inquiétante

Après Nicolas Perruche, Vincent Humbert, Chantal Sébire, le message continue d'être martelé : la vie d'une personne gravement malade ou handicapée est un non sens. Il vaudrait mieux qu'elle ne soit pas née. Il vaudrait mieux qu'elle ne vive pas. L'aimer vraiment, c'est mettre fin à sa vie. Par compassion ! Quelle violence !

Violence

Violence de laisser entendre aussi explicitement à toutes les Anne-Marie que leur vie est sans valeur, et que leurs proches pourraient leur donner la mort par amour.

Violence de laisser entendre aux parents qui, jour après jour, accompagnent leur enfant handicapé que leur combat est sans issue, que le véritable amour, la vraie compassion, seraient de mettre fin aux jours de leur enfant.

Violence de laisser entendre à tous les aidants, médecins, éducateurs, qui agissent auprès de personnes gravement malades ou handicapées que leur élimination est aussi une alternative juste.

Violence faite à tout un chacun, car au fond, ne sommes-nous pas, vous et moi, un jour ou l'autre en risque de devenir radicalement dépendants ? Devrons-nous nous méfier de l'amour de nos proches ? Et réciproquement, le cas échéant, nos proches devront-ils se méfier de notre amour ?

Porte ouverte aux dérives

Oui, par cette décision de justice, la société a fait plus que justifier un acte coupable, indépendamment de la compréhension que l'on peut avoir de son auteur. Elle risque d'ouvrir la porte à toutes les dérives à venir, puisqu'elle a justifié que la personne gravement malade ou handicapée soit éliminée, alors que le seul devoir est de l'accompagner. C'est ce que souligne le procureur général de la Cour d'appel de Versailles en décidant d'interjeter appel de cette décision : « ce verdict d'acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l'atteinte volontaire à la vie des handicapés, qui méritent notre protection et notre soutien » a-t-il déclaré.

Le procès de Liège

Il y a presque 50 ans, il y eut en Belgique ce qu'on a appelé « le procès de Liège ». Là aussi, l'acquittement de parents qui avaient tué leur fille gravement handicapée. Des scènes de liesse dans la rue avaient accompagné ce verdict. La violence de cet événement provoqua un grand sursaut des sociétés belge et française, manifestant un mouvement de solidarité à l'égard des personnes gravement atteintes et de leurs parents. Très concrètement alors, Marie-Hélène Mathieu fonda l'Office chrétien des personnes handicapées (OCH) pour soutenir les familles, susciter des réponses à leurs besoins, apporter un éclairage sur la valeur sacrée de la personne handicapée et sa place dans la société.

Aujourd'hui comme il y a 50 ans, d'un mal peut sortir un bien : le « oui » à la vie de toute personne, quelles que soient ses limites, l'appel à l'engagement de chacun et de toute la société pour son accompagnement, en particulier par la création de lieux de vie.


Philippe de Lachapelle
Directeur de l'Office chrétien des personnes handicapées (OCH)



La semaine prochaine : une prolongation inédite de la réflexion !


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