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vendredi 23 mai 2008

Un monde uni : secret d'avenir !

Récapitulatif

Nous avons vu dans le billet précédent que c’est à l’extérieur de l’homme, dans la Personne de Dieu, que se trouve le point d’équilibre de l’univers, point sur lequel repose le principe unificateur de l’humanité. Fort de cette constatation, la question se pose de savoir qui est ce Dieu duquel dépend l’équilibre de tant de choses. Quelles qualités possède-t-Il ce Dieu pour que Sa Personne seule (et les qualités qui la caractérise) suffise pour garantir l’unité et la cohésion de tout ? Pour le savoir, il nous faut nous tourner non vers l’intelligence et les déductions philosophiques de l’homme, mais vers la connaissance mise à notre portée par la Révélation. Comme nous l’avons déjà dit, la révélation que Dieu nous donne de Lui-même n’est pas une option, mais une nécessité pour Le connaître. Nous pouvons spéculer autant que nous le voulons sur qui pourrait être Dieu. Tant que Lui ne parle pas et ne se révèle pas, ce n’est qu’à tâtons que nous avançons dans cette entreprise.

Vision
Le désir de voir Dieu est un désir récurrent de l’humanité. Dès les temps anciens, il a été formulé par les plus grandes figures spirituelles que compte l’humanité. Parmi elles, la Bible mentionne Moïse, le conducteur d’Israël, et Elie, la tête des prophètes. A tous deux, il a été répondu que voir Dieu face à face leur était impossible. Moïse dut, pour voir la gloire de Dieu passer devant lui, se cacher dans le creux d’un rocher. Puis, au moment où cette gloire passa, Dieu dut cacher de sa main Moïse. Ce n’est que lorsque l’Eternel sera passé que la main sera ôtée pour que Moïse voit l’Eternel par derrière et non de pleine face. Car, précise le texte, l’être humain ne peut voir Dieu et vivre. Elie vivra quant à lui un scénario quasi similaire.

Un homme eut cependant le privilège, au travers d’une vision, de voir Dieu. C’est Esaïe (ou Isaïe) le prophète dont l’œuvre écrite dépasse celle de tous les autres. La Bible nous rapporte en détail son expérience :

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
Des séraphins se tenaient au–dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire !
Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.
Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées.
Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes.
Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.
J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai–je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie–moi.

Triple révélation

Ce qui d’emblée frappa Esaïe fut la vision fulgurante de la sainteté de Dieu. Une sainteté telle que, même les créatures célestes les plus proches, sont mises au même rang que Moïse et Elie. Elles peuvent côtoyer Dieu, mais ne peuvent Le voir face à face. Saisies par l’éclat de Dieu, elles ne cessent, comme pour se le rappeler constamment, de se dire et de se répéter : Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! Toutes savent pertinemment que c’est de l’oubli de la nature de Dieu que naît toute chute et tout fractionnement dans l’univers. Lucifer, devenu Satan, l’adversaire, qui autrefois vivait dans la présence de Dieu, en est le triste exemple…

Esaïe témoigna ensuite d’une réalité de base de la relation avec Dieu. Alors qu’il regardait le temple de Dieu, le lieu de Sa présence et du rendez-vous de Dieu avec Son peuple, il vit que le bas du vêtement de Dieu le remplissait. Autrement dit, ce n’est que couvert par le vêtement de Dieu Lui-même que l’accès et le contact avec Dieu est possible pour les créatures. Aucun d’entre nous, par les efforts qu’il fournit, la religion qu’il suit n’est en mesure par lui-même d’accéder à Dieu. Notre accès dans la présence de Dieu n’est possible que par une initiative de Dieu, le fait que ce soit Son vêtement, Sa justice qui nous couvre.

C’est là, en germe, la vérité que l’Evangile, qui rapporte ce qu’a été Jésus-Christ, développe dans toute sa portée. Le message central de l’Evangile est en effet celui d’un dépouillement suivi d’un revêtement. C’est du côté de Jésus-Christ que se trouve le dépouillement : dépouillement de Sa condition divine pour devenir homme ; puis dépouillement de sa justice propre pour être mis au rang des pécheurs et des coupables. Sur la croix, Jésus change d’habit. Il quitte l’habit de juste qui a été le Sien de toute éternité pour endosser celui du péché. Le revêtement se trouve du côté des bénéficiaires de l’acte de dépouillement dont Jésus a été l’objet. Incapable de se réformer lui-même, de se présenter dans un état acceptable par Dieu, l’homme pécheur se voit gratifier, par la foi en Jésus-Christ, Fils éternel de Dieu, d’une justice qu’il était incapable de produire. Lui aussi est dépouillé et revêtu : dépouillé de ses vêtements sales et revêtu des habits propres de la justice de Dieu.

Saisi par sa laideur, son impureté face au caractère immaculé de la sainteté de Dieu, Esaïe ne peut que confesser sa propre perdition. Lui qui, auparavant, avait 6 fois de suite annoncé à Son peuple le malheur qui l’attendait à cause de ses péchés, s’écrie : Malheur à moi ! A la lumière de Dieu, aucune de nos vertus ne paraît éclatante. Tout se confond avec le gris, le sale, le mauvais ! Condamné, Esaïe devient un candidat à la grâce. Sa confession à peine formulée, un ange est aussi dépêché pour lui faire entendre la bonne nouvelle (l’Evangile). Ta faute, Esaïe, est enlevé, ton péché est expié ! Quelqu’un a payé de sa vie de juste pour toi et tu es au bénéfice de Son engagement !

Equilibre

Revenant à notre sujet, la vision d’Esaïe nous stupéfie par le modèle d’équilibre qu’elle nous présente dans la Personne de Dieu. A la sainteté absolue se mêle en Dieu une justice absolue et une miséricorde absolue, sans qu’aucune de ces composantes de la personne de Dieu ne soit privilégiée aux dépens de l’autre. Pour réconcilier les hommes avec Lui en toute légalité, sans amputer la justice, Dieu a trouvé le moyen en lui-même de condamner de manière totale le péché, source de toutes les séparations, tout en sauvant totalement le pécheur !

Bien des conceptions de Dieu circulent dans le monde. Mais, toutes sont défaillantes sur un point ou sur un autre par rapport à celle que nous présente la Bible. Le cadre de cet article est trop restreint pour développer longuement ce sujet. Mais, mis à part les athées qui disent contre le bon sens que Dieu n’existe pas, toutes les représentations humaines de Dieu sont inférieures à celle que nous donne la révélation biblique. Soit Dieu n’est qu’une force, soit il est mêlé à sa création, donc inconnaissable. Soit Sa sainteté est minimisée : Il est alors un Dieu faible, le Dieu de Polnareff qui fait entrer sans distinction aucune tout le monde au paradis ; soit Sa miséricorde est passée sous silence : Dieu apparaît alors uniquement sous les traits de la sévérité, un Dieu qui décide arbitrairement qui Il accueille et qui Il rejette. Pas étonnant dès lors que les visions du monde, toujours teintées de spiritualité, qui habitent l’humanité les fractionne en partis toujours prêts à en découdre les uns avec les autres ! C'est dans la perfection du Dieu de la Bible que se trouve le secret du parfait et, à fortiori, de l'unité qui en découle !
Unité retrouvée

C’est de ce processus de réconciliation, présent de toute éternité dans la Personne de Dieu, que découle pour l’avenir, l’unité retrouvée de l’humanité. Dès le début, la fin est annoncée. A Abraham, que Dieu choisit comme père des croyants et qui porte en ses reins le Christ, Dieu dit : " Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai… Toutes les familles de la terre seront bénies en toi ! " Annonçant le règne futur du Messie, Esaïe prophétise : Il sera juge entre les nations, il sera l’arbitre d’une multitude de peuples. De leurs épées, ils forgeront des socs de charrue, de leurs lances des serpes : une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre, et on n’apprendra plus la guerre ! " Anticipant la fin de l’histoire, l’apôtre Paul écrit : le dernier ennemi qui sera réduit à rien, c’est la mort… Et lorsque tout lui sera soumis, alors le Fils lui-même se soumettra à celui qui lui a tout soumis, pour que Dieu soit tout en tous ! Dieu tout en tous : tel est le secret de l’unité éternelle du monde. Puisse aujourd’hui chacun de nous trouver, dans le Christ-Jésus le chemin de la paix et de notre réconciliation ! Plus les hommes de toutes races se rapprocheront du Christ et de sa croix, plus ils se rapprocheront les uns des autres (Dr Billy Graham).


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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