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samedi 16 février 2013

LE TEXTE CLE !

Un vieux texte

Comment comprendre le monde dans lequel nous vivons ? Ses composantes, sa façon de penser, sa spiritualité, sa mentalité, sa religiosité... ? De nombreux spécialistes, érudits dans leur domaine, ne cessent de se pencher sur le sujet : sociologues, philosophes, scientifiques... Leurs analyses sont utiles. Elles ne rendent pas toujours compte cependant d'une vue fondamentale des choses.  Aussi étonnant que cela paraisse, il n'est nul besoin de lire des milliers d'ouvrages pour comprendre la cause de ce qui fait le monde dans lequel nous vivons ! Un vieux texte, court, suffit à lui seul pour tout expliquer. Lisons-le :

"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures..."

Ce texte est un texte de la Bible. Il se trouve dans la Genèse, le premier livre qui la compose. Décortiquons-le pour nous faire une idée de ce qu'il contient. A sa lumière, nous verrons qu'en lui se trouve toutes les racines de ce que nous voyons développé de mille manières autour de nous !

Les valeurs du monde

1ère valeur : le relativisme

Le relativisme est la première valeur introduite dans le texte. Jusqu'à l'épisode relaté, nos premiers parents n'avaient qu'une seule conception de ce qui était bien et mal. Ils s'en tenaient à ce que Dieu, le Créateur, leur avait dit à ce sujet. Ils ne réfléchissaient pas de façon relative, mais absolue. Dieu, d'ailleurs, leur demandait de penser ainsi. Alors qu'Il leur avait ouvert un champ de possibilités quasi infinies (ils pouvaient manger de tous les arbres du jardin...), Il leur avait interdit une seule chose : goûter au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La transgression de l'interdit était clairement formulée : elle leur vaudrait la mort. Il n'y avait donc pas de demi-mesure. La façon de vivre à laquelle Dieu les appelait n'était pas une option parmi d'autres. Le pluralisme des points de vue n'avait pas cours.

Mais voilà que s'introduit une nouveauté ! Quelqu'un aborde nos premiers parents en mettant en doute le caractère absolu de la parole du Créateur : Dieu a-t-Il réellement dit ? Tout se joue sur ce mot, une nuance ! "La réalité n'est-elle pas différente de ce que vous avez compris ? Ne prenez-vous pas trop la parole de Dieu à la lettre ? Dieu n'a pas réellement voulu dire ce qu'Il a dit ! Il faut apprendre à être large, ouvert, tolérant, pluriel dans sa façon de penser et de voir les choses. N'avoir qu'une seule façon de voir la réalité, c'est être borné ! C'est limiter la vie, la réalité à bien peu de possibilités !"

Le relativisme, cher à notre époque, était né. C'est peut-être en notre temps qu'il porte ses fruits les plus visibles. On le voit dans le combat actuel pour imposer à nos concitoyens une vue plurielle des choses, dans tous les domaines. "Vous n'avez pas le droit, Monsieur, Madame, de dire qu'une chose est vraie et son contraire faux. La vérité que vous défendez est votre vérité, un point c'est tout ! Car il n'y a pas de Vérité avec un grand V. Vous n'avez pas le droit, Monsieur, Madame, de dire que tel comportement correspond à la réalité ! C'est votre réalité, mais pas celle des autres ! Un homme n'est pas forcément un homme, une femme une femme. Ils sont tous du genre humain, mais peuvent choisir ensuite d'être ce qu'ils veulent ! En imposant votre point de vue, Monsieur, Madame, vous faites preuve de sectarisme, d'intolérance. Vous jugez les autres ! Vous faites preuve d'un esprit borné !"

Dieu a-t-il réellement dit ? S'il n'y a pas une instance extérieure à nous qui, de façon absolue et qualifiée, peut nous dire ce qui correspond à la réalité, que nous reste-t-il ? Le choix de naviguer à vue selon l'air du temps, l'évolution des modes et des moeurs... Qui peut encore interdire quoi que ce soit, user de répression, qualifier que tel comportement est mauvais ou bon ? Qui va décider des limites et au nom de quoi, de qui ? Là se trouve toute la problématique du relativisme !

 2. L'occultisme

Ce deuxième élément apparaît peut-être moins nettement. Mais il s'y trouve bel et bien ! En introduisant une nouveauté dans le mode de penser de nos premiers parents, le serpent n'a pas pour seul but de les faire douter de Dieu, de Sa parole. Il cherche à les conduire sur le chemin d'une connaissance vers laquelle Dieu leur a interdit l'accès. "Vous serez comme des dieux (ou comme Dieu)..." Autrement dit, vous allez connaître le développement exponentiel de vos capacités. Vous allez avoir accès à des pouvoirs que vous ne connaissez pas encore. Vous allez vous affranchir de la contrainte que vous impose le fait d'être de simples créatures ! C'est exactement ce que propose les sciences occultes (mot qui signifie secret ou caché). la définition de l'ésotérisme confirme l'assertion du serpent dans la genèse. L'ésotérisme désigne un ensemble de mouvements et de doctrines relevant d'un enseignement caché, souvent accessible par l'intermédiaire d'une « initiation ».

Ne cherchez-plus où se trouvent les racines de la voyance, la divination, l'astrologie, l'hypnose, la médiumnité, des pouvoirs du guérison, du spiritisme... C'est ici, dans la séparation avec Dieu et la sujétion au serpent ! Le monde entier est sous la puissance de dominations spirituelles qui exercent leur influence au travers de multiples sociétés secrètes. Leur objectif est ici clairement affiché : s'affranchir de Dieu pour créer un homme nouveau : un homme-Dieu ! Elles ne vont pas tarder à atteindre leur but... pour la perte du monde !

Suite de l'article d'ici peu !

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mercredi 13 février 2013

Intégrité

 Petite décision, grands effets

L'histoire se déroule il y a quelques années. Un pasteur vint d'accepter la responsabilité d'une église d'une grande ville. Il a l'occasion de prendre le bus. Après avoir payé sa place, il constate que le chauffeur lui a rendu trop d'argent.

Il y réfléchit, et des pensées contradictoires s'affrontent en lui. Tantôt "Tu dois lui rendre l'argent, il serait mal de le garder.", tantôt "Non, la somme est si minime. Ne te casse pas la tête. La compagnie fait d'ailleurs toujours trop payer. De toute façon, elle ne saura jamais que cette somme manque. Accepte-la comme un cadeau de Dieu, et ne dis rien."

Avant de descendre, il hésite une seconde, puis rend le trop-perçu au chauffeur en lui expliquant l'erreur. Le chauffeur sourit et lui demande : "N'êtes-vous pas le nouveau pasteur ? Depuis peu, je me demandais où je pourrais adorer Dieu. Je vous testais pour voir ce que vous feriez du surplus d'argent. Je vais donc venir à votre église ce dimanche !" A sa descente du bus, le pasteur s'appuie fermement sur un lampadaire, et confesse : "O Dieu, j'ai failli vendre ton Fils pour une pièce d'argent !"

NOS VIES SONT PEUT-ETRE LA SEULE BIBLE QUE CERTAINES PERSONNES LIRONT !

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mercredi 6 février 2013

Arguments en faveur de l'existence de Dieu


Pour une foi réfléchie
La théologie n’est peut-être pas votre tasse de thé ! Elle vous paraît compliquée, indigeste, d’une autre époque. Cela tombe bien ! Un livre peut vous aider à vous en faire une amie. Ecrit à plusieurs mains, sous la direction d’Alain Nisus, l’ouvrage s’intitule « Pour une foi réfléchie »,  (Editeur Maison de la Bible).Pour vous donner l’envie de le lire, je vous propose dans ce billet un extrait. Commençant par le thème de Dieu, les auteurs récapitulent les arguments de réflexion qui plaident en faveur de l’existence de Dieu. Ces arguments ne sont pas d’hier. Ils datent de plusieurs siècles et ont été formulés par plusieurs penseurs.

L’argument ontologique
Le mot ontologique vient de ontos : forme du participe du verbe être en grec. Résumé de l’argumentation de Anselmede Cantorbéry (1033 – 1104)

1.       Même l’insensé (qui nie l’existence de Dieu) accepterait de définir Dieu comme celui dont on ne peut pas penser (ou concevoir) de plus grand.
2.      L’être tel que rien ne peut être pensé de plus grand existe dans la réalité et pas seulement dans l’intelligence, sinon il serait moins que l’être tel que rien ne peut être pensé de plus grand.
3.      Donc Dieu, l’être tel que rien ne peut être pensé de plus grand, existe dans la réalité.
Descartes : extrait des Méditations métaphysiques
1.  Il s’agit de trouver une forme claire et distincte que je n’aurais pas pu construire moi-même. Cette forme, c’est l’infinie perfection, c’est Dieu. Je n’ai jamais vu Dieu et je n’ai pas pu créer en moi l’idée d’infinie perfection.
2.      L’idée d’infini est claire et distincte, et pourtant me dépasse.
3.      Seul un être effectivement infini (cause) peut produire cette idée en moi qui suis un être fini. Il faut donc qu’elle ait une réalité objective.


 Les arguments thomistes

Thomas d’Aquin (1224 – 1274) a développé 5 arguments qui reposent non sur la connaissance, mais sur l’expérience :

L’argument du mouvement

1.       Tout dans notre monde est en mouvement.
2.      On ne peut pas remonter à l’infini, il doit exister un être immobile capable de communiquer le mouvement aux autres, un moteur immobile initial.
3.      Donc Dieu doit exister en tant que moteur immobile initial

L’argument de la causalité

1.       Tout est soumis à la causalité : tout ce qui arrive a une cause efficiente, il existe un enchaînement de causes à effets dans la nature.
2.      On ne peut pas remonter à l’infini, il doit exister une cause première.
3.      Donc Dieu doit exister en tant que cause première.

L’argument de la contingence

1.       Les êtres de notre univers sont contingents, c’est-à-dire qu’il n’y a aucune nécessité à leur existence. Ils existent pourtant : c’est qu’un autre être, lui-même contingent, les a amenés à l’existence. L’ensemble des êtres contingents est lui-même contingent.
2.      On ne peut pas remonter à l’infini : il doit exister dans l’univers un être dont l’existence est nécessaire, sinon, rien n’existerait.
3.      Donc Dieu doit exister en tant que seul être dont l’existence est nécessaire et qui existe par lui-même.

L’argument de la perfection (repris de Platon)
1.       Il y a des perfections dans les êtres et les choses, mais à des degrés différents.
2.    Il faut nécessairement qu’il y ait un être qui possède ces perfections à un degré maximum, puisque dans la nature toutes les perfections sont limitées.
3.      Donc Dieu doit exister en tant qu’être absolument parfait, le plus haut degré de perfection.
 
L’argument téléologique :

L’argument repose sur le constat d’une finalité du grec telos : un des sens du mot
1.       On observe que les choses privées de connaissance comme les corps naturels agissent    en  vue d’une fin ; toujours, ou le plus souvent, ils agissent de la même manière de façon à réaliser le meilleur.
2.      Ce n’est pas par hasard, mais en vertu d’une tendance déterminée qu’ils parviennent à leur fin : ce qui est privé de connaissance ne peut tendre à une fin que dirigé par un être connaissant et intelligent, comme la flèche par celui qui la lance.
3.      Il y a donc un être intelligent, par lequel toutes les choses naturelles sont orientées vers leur fin. Cet être, c’est Dieu.

Autres arguments

L’argument cosmologique

 1.       On observe que le monde est caractérisé par un ordre précis.
2.   L’expérience commune montre que le hasard est un mauvais maître d’oeuvre ; seule l’intelligence est capable d’organiser, d’ordonner.
3.      Il ya donc un être intelligent, par lequel tout est ordonné, un ordonnateur. Cet être, c’est Dieu.

L’argument anthropologique

C’est l’argument centré sur l’être humain (en grec anthrôpos)
1.       On observe que l’être humain a des caractéristiques telles que l’amour, la rationalité, la motivation par un but qui le mettent à part des éléments purement matériels.
2.      Si l’univers était entièrement impersonnel, il ne pourrait pas nous avoir créés, car il ne nous correspondrait pas. Ce serait comme si la nature accouchait d’un poisson alors qu’elle ne contient pas d’eau.
3.      Il y a donc un être personnel à l’origine des autres êtres personnels. Cet être, c’est Dieu.

L’argument moral

1.       On observe que l’être humain a un sens moral, une conscience du bien et du mal.
2.      La reconnaissance de normes et de concepts moraux ne peut pas être attribuée à un processus évolutif quelconque
3.      Il y a donc un être à l’origine du sens moral. Cet être, c’est Dieu.
Reproduit avec l’autorisation de l’Editeur.