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samedi 25 décembre 2010

Un cadeau réussi

Sondage
            
A l’occasion des fêtes de Noël, un quotidien régional a demandé à ses lecteurs de définir ce qu’est pour eux un cadeau réussi. Les réponses à la question posée furent variées. En réfléchissant à la question, j’ai retenu pour ma part trois critères définissant la réussite d’un cadeau :

1er critère : la motivation

La réussite d’un cadeau n’est pas seulement liée à l’excellence de son choix. La motivation de la personne qui fait le cadeau est le premier élément qui en fait la qualité. Des fleurs ne coûtent pas forcément très chers. Mais surprendre sa femme avec un bouquet de roses pour lui dire « Je t’aime » est parfois suffisant pour réussir son geste.

2ème critère : la personnalisation

Un cadeau est réussi quand il est taillé sur mesure à la personnalité de celui ou celle à qui il est offert. Il ne viendrait à l’idée de personne d’offrir une poupée Barbie à un garçon ou des timbres à un numismate. Le cadeau réussi est celui qui correspond à l’attente de la personne, à ce qu’elle affectionne vraiment au fond d’elle-même.

3ème critère : la générosité

Un cadeau réussi est un cadeau qui porte en lui la marque de la générosité. La générosité n’implique pas nécessairement un coût élevé en termes de prix. Elle signifie cependant que, pour la personne qui offre, elle correspond à un don signifiant. La générosité peut aussi se lire dans le temps que la personne a consacré pour le cadeau qu’elle offre, surtout si celui-ci a été conçu et fabriqué par ses mains.

Le cadeau de Dieu

En pensant aux critères d’un cadeau réussi, je ne peux m’empêcher de penser à Jésus-Christ, le cadeau de Dieu pour nous. Ce cadeau nous parle de :

- la motivation de Dieu :

Dieu n’avait rien à gagner à envoyer Jésus-Christ dans ce monde. Il savait d’avance que l’accueil qui lui serait réservé ne serait pas positif. Les circonstances de sa naissance donnaient déjà le ton de ce que serait le contexte général dans lequel il allait évoluer. « L’histoire que nous racontons, Noël après Noël, est généralement enjolivée, mais c’est au fond une histoire sordide et cruelle. Jésus naquit hors de l’hôtel, parce que cet hôtel était plein et personne ne voulut offrir un lit à une femme prête à accoucher ; cette femme fut donc obligée de mettre son bébé au monde dans l’étable et de le coucher dans la mangeoire des bêtes : James I. Packer. »

La motivation de Dieu pour envoyer Son fils était l’amour dans son état le plus pur : l’amour qui a pour objet de donner !

- du souci de Dieu de répondre à nos besoins les plus fondamentaux :

Le cadeau que Dieu nous fait en Jésus-Christ n’a rien à voir avec l’esprit dans lequel, souvent, sont faits les cadeaux de Noël. Les cadeaux reçus à Noël relèvent du superflu. Le but n’est pas de répondre à une nécessité, mais de faire plaisir à la personne à qui ils sont offerts.

Le cadeau de Dieu touche à des points vitaux de notre vie et de notre destinée. Par Jésus-Christ, Dieu nous offre essentiellement trois choses :

       -  le pardon de nos péchés, péchés qui nous séparaient de Lui. Ces péchés sont toutes les transgressions que nous avons commises face aux exigences de la loi de Dieu
     - la puissance d’une vie nouvelle. Le but de Dieu par Jésus-Christ n’est pas seulement de nous faire grâce pour le passé, mais de nous donner, par le Saint-Esprit vivant en nous, le moyen de vivre un présent et un avenir différent du passé
     - l’accès à la vie éternelle, une vie, pourrait-on traduire autrement, aux possibilités infinies en communion avec Lui.

       Si chacun de ces cadeaux nous est offert gratuitement, il requiert une condition. Le pardon se reçoit suite à la confession (l’aveu) de ses péchés ; Dieu veut que nous reconnaissions qui nous sommes, ce que nous sommes. Il veut que nous appelions dans nos vies un chat, un chat. La vie nouvelle fait suite à la repentance, une véritable rupture avec le mode de vie du passé et la façon de penser qui en était la cause. Si la force nous manque, Dieu attend que nous en exprimions le désir et la volonté : Lui fera le reste. La vie éternelle se reçoit, quant à elle, par la foi. Elle entre dans notre vie le jour où Jésus y entre, car Il est la Vie éternelle qui était en Dieu et qui vient jusqu’à nous !

- la générosité de Dieu :

        Par Jésus-Christ, Dieu ne retient rien de ce qu’Il possède. Il nous donne tout ! Sa générosité s’exprime dans le prix qu’Il a été prêt à payer pour que les cadeaux qu’Il voulait nous faire en Jésus-Christ nous soient donnés ! Ce prix a été le plus élevé qui puisse être : la mort de Jésus sur une croix à notre place, pour les fautes que nous avions commises ! La mort de Jésus pour nous, hommes rebelles et ennemis de Dieu par nos pensées et nos actes, est la preuve d’amour la plus élevée qui nous ait été donné de Sa part !

Choix

        Il existe aujourd’hui sur Internet des sites qui vous proposent de revendre ou d’échanger le cadeau que vous avez reçu à Noël. Vous êtes libres de faire du cadeau que Dieu vous propose par Jésus-Christ ce que vous voulez. Si vous préférez le refuser pour continuer à vivre votre vie comme vous l’entendez, Dieu ne vous forcera pas ! Parce qu’Il sait les bienfaits qu’il peut vous apporter, Dieu plaide avec force pour que vous cédiez à Son offre. Rien n’est pire à long terme, en effet, que d’être privé de la générosité et de l’amour de Dieu. Le choix cependant reste de votre côté.

       Pour moi, j’ai choisi de dire oui à Dieu, oui à Jésus-Christ, Son cadeau pour ma vie. Je n’ai pas encore touché tous les dividendes de Son don. Mais ce que je sais, c’est que, déjà, ma vie ne serait pas ce qu’elle est si elle n’était enrichie par ce qu’Il m’a donné. Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’ILl a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ! Bonnes fêtes de Noël en Christ !





Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

P.S : En hommage à Fernand Legrand, évangéliste décédé la semaine passée, vous trouverez sous son nom, dans la galerie de portraits, à droite du blog, le témoignage de sa conversion !

samedi 18 décembre 2010

L'impunité des méchants

Pourquoi Seigneur ?

S’il y a une question qui perturbe les incroyants, mais aussi parfois les croyants, c’est bien celle de la permissivité apparente de Dieu envers le mal. Que ce soit les prophètes ou les psalmistes, plusieurs, dans la Bible, n’hésitent pas à faire part à Dieu de leur perplexité face à l’impunité dont semble jouir les méchants. « J’étais jaloux des vantards, avoue Asaph, en voyant la paix des méchants ! Car ils sont exempts de souffrances, ils ne pensent pas à la mort, leur corps est en bonne santé : Psaume 73,3 et 4. » La perplexité est d’autant plus grande pour le croyant lorsque, à contrario du méchant, celui-ci passe par des moments difficiles. « Tous les jours, je suis maltraité, se plaint le même auteur, je sui châtié chaque matin : Psaume 73,14.

Au-delà du sort du croyant, une question d’une autre nature se pose : cette impunité dont jouit le méchant ne dessert-elle pas Dieu ? N’encourage-t-elle pas le méchant à poursuivre dans la voie du mal ? Ne discrédite-t-elle pas l’idée de la justice divine ? J’aimerais par ce billet apporter, non toute la réponse, mais trois éléments, peu souvent abordés, mais décelables dans la lecture de l’Ancien Testament !

1er élément de réponse :

Si le méchant poursuit dans la voie du mal, il n’a nul besoin pour cela de l’encouragement de Dieu. Sa persévérance dans cette voie n’est due qu’à une chose : le fait que lui-même se persuade, par de faux raisonnements,  soit de l’inexistence de Dieu, soit qu’il n’aura pas à Lui rendre compte de ses actes. « Comment Dieu saurait-il ? pense le méchant ? Y aurait-il même de la connaissance chez le Très-Haut ? : Psaume 73,11. » « Le méchant, d’un visage hautain, déclare : « Dieu n’existe pas. » Il ne va pas chercher plus loin, c’est là le fond de sa pensée : Psaume 10,4.  Notons que, pour poursuivre tranquillement dans la voie du mal, le méchant n’a d’autre choix que de détruire en lui l’idée de Dieu telle que nous la présente l’Ecriture : un Dieu vivant, omniscient, devant qui nulle créature ne saurait rester cachée.

2ème élément de réponse :

Si, comme le pense, pour se rassurer, le méchant, Dieu n’existe pas ou ne voit rien, la question se pose : pourquoi, pour atteindre ses buts, le méchant agit-il toujours dans les ténèbres, de manière rusée et sournoise ? Pourquoi n’a-t-il pas toute liberté pour accomplir, au grand jour, ses funestes desseins ? Pourquoi doit-il constamment recourir à la ruse, au mensonge, à la dissimulation ou la tromperie ? C’est que, même s’il veut éliminer Dieu de sa pensée, il ne peut complètement l’évacuer de son être ! Sa conscience, reflet de cette voix de Dieu qui le condamne, est là pour lui dire qu’il existe une justice transcendante qui, qu’on le veuille ou pas, pèse et soupèse chacune de nos actions pour en donner avant l’heure le verdict. « De là, dit l’apôtre Paul, ces raisonnements par lesquels on se cherche des excuses, ces pensées qui tantôt accusent, tantôt absolvent ; de là aussi ces jugements qui approuvent ou désapprouvent la conduite d’autrui : Romains 2,15. » Ainsi donc, ce n’est pas Dieu qui, en premier, condamne le méchant. C’est lui-même qui le fait en agissant intentionnellement contre la loi de Dieu écrite en lui, loi qui le désapprouve dans ses actes.

3ème élément de réponse :

Tous les méchants font les mêmes erreurs. Bien qu’ayant déjà sous leurs yeux de multiples témoignages de la rétribution dont ont été l’objet avant eux d’autres méchants, ils continuent de croire, contre les faits, que leurs péchés ne les atteindront pas. Certes, le méchant peut aller loin et commettre beaucoup de mal avant que n’arrive pour lui la ruine. Mais, s’il ne se repent, celle-ci, quoi qu’il fasse, l’atteindra. C’est cette réalité, plus que toute autre, qui mettra fin au dilemme dont souffrait la foi d’Asaph quant à l’impunité apparente du méchant. « Je me suis mis à réfléchir. Longtemps, j’ai cherché à comprendre, c’était un tourment à mes yeux. Jusqu’au jour où je suis entré dans le dessein secret de Dieu, et où j’ai fini par comprendre le sort final qui les attend. Car tu les mets, certainement, sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine. Et soudain, c’est la catastrophe : en un instant, ils sont détruits et finissent dans l’épouvante. Comme un songe après le réveil, Seigneur, quand tu te léveras, tu chassera leur vaine image. Oui, quand j’avais le cœur amer et tout mon être déchiré, j’étais un sot, un ignorant, comme un animal sans raison : Psaume 73,16 à 22 .

Conclusion :

La conclusion est qu’en toutes choses ce qui pousse le méchant à poursuivre dans sa voie est l'aveuglement dont il est l'objet. Avant les victimes de ses méfaits, il est lui-même la victime d’une puissance d’égarement qui le trompe et l’illusionne. Tous les mensonges auxquels il croit sont ceux par lesquels, dès l’origine, le diable réussit à convaincre  Eve de désobéir à Dieu. « Tu ne mourras pas, lui a-t-il soufflé ! Gen 3,4. » Autrement dit : « Dieu oublie, Il ne jugera pas ! Il menace, mais c’est pour effrayer ! Ses jugements ne viendront pas ! »

Que le faible, le pauvre, l’opprimé, la victime de l’injustice le sachent. Il y a un Dieu au ciel qui, un jour, demandera compte à chacun de ses actes. Qu’ils mettent leur espoir en Lui. Il rendra justice à l’orphelin, aux veuves et à tous ceux qui sont écrasés afin que l’homme tiré de la terre ne continue plus à faire trembler d’effroi : Psaume 10,18.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 11 décembre 2010

Av et apr J-C dans ma vie !

Enfance

Je suis né à Cornimont dans les Vosges en 1956. Simple ouvrier d’usine, mon père travaillait dur pour nourrir sa famille de 5 enfants, dont j’étais le second. Bien que mon père soit hostile aux curés, mes parents tinrent à ce que je suive le catéchisme catholique. Il nous était enseigné par des voisines âgées qui, au lieu et en place de la Bible, se contentaient de nous transmettre la doctrine de l’Eglise. Je subis le catéchisme plus que je n’y pris goût. La religion était pour moi un devoir auquel je fus heureux de mettre un terme dès que possible.

Jeunesse

Mon vrai besoin n'était pas d'avoir une religion, mais quelque chose qui puisse remplir le vide qui était dans ma vie. Enfant, malgré le souvenir de bons moments en famille, je n’étais pas heureux. Toute l’ambiance familiale était plombée par l’alcoolisme de mon père. Cet alcoolisme avait aussi ses causes. Mon père avait perdu le sien, mort au camp du Struthof pendant la guerre, à l’âge de 14 ans. En tant que garçon aîné, il était devenu un peu chargé de famille. Nul doute que ce vécu douloureux avait laissé des traces profondes dans son être. Pour ma part, je ne me souviens pas avoir reçu, un tant soit peu, d’affection de sa part. Parmi les 5 enfants que nous étions, j’étais plutôt son souffre-douleur. Le temps passant, une crainte, suivie d’une révolte et d’une haine grandissante s’élevèrent dans mon cœur. Ce mal être qui me rongeait devint petit à petit insupportable. J’avais soif de trouver amour, consolation. Je pensais que seule une fille pourrait m’apporter cela.

Illusion

Vers l'âge de 18 ans, un peu par hasard, je me suis joint à un groupe de jeunes un peu marginaux. Ils étaient aussi paumés que moi, mais on avait plein de rêves. On était dans une époque pleine d'idéalisme et on pensait, lectures de philosophes aidant, que l'on pouvait vivre entre nous une autre société que celle qui était sous nos yeux. La déception fut à la hauteur de l'espérance. Les idées étaient peut-être belles : la réalité est que j’étais profondément malheureux et qu’il n’y avait rien d’autre en moi que l’attente égoïste que les autres répondent à mes désirs et mes besoins. Nous étions environ une dizaine de gars et filles. Après plusieurs déconvenues amoureuses, je me retrouvai plus bas que le point de départ. La déprime me gagna de plus en plus. Je me rendais compte que personne, aucun être humain ne pouvait combler ce vide qui était en moi. Plus le temps passait, plus je me sentais sale, asservi à toutes sortes de fantasmes, de désirs insensés... plus le non sens de la vie m'apparaissait évident.

Aiguillage

C'est à cette époque que je reçus une lettre de mon frère aîné, qui n'était pas dans un meilleur état que moi. Il était parti en Martinique à l'armée pour fuir la situation. Un jour, il me dit qu'il a découvert Jésus et que sa vie en a été bouleversée. Lui qui, avant, s'était mis à boire, ne buvait plus. Je sentais à travers ces lettres qu'il rayonnait. Il m'envoya une bible et m'invita à la lire. J'étais content pour lui, mais pendant un an, malgré quelques tentatives de lire la Bible, rien ne se passa. Il fallut en fait que je descende encore plus bas dans mon désespoir. Les choses ne s'arrangeant pas pour moi dans le groupe, je décidai à un moment d'en avoir le coeur net. Je coupai avec mes amis d’infortune pour m'enfermer presque 3 semaines avec la Bible. Chaque soir, avant de l'ouvrir, je priais Dieu disant : si c'est vrai ce que mon frère dit, il n'y a aucune raison que cela ne soit pas vrai pour moi. Sur le conseil de mon frère, je lus le Nouveau Testament plutôt que l'Ancien.

Nouvelle naissance

Je ne compris pas grand chose. Un soir pourtant, en lisant un certain passage, je fus comme foudroyé intérieurement. Le passage parlait du diable : il fut comme une révélation. Dieu me montrait que, quoi que pensant être libre, je ne l'étais pas. J'étais en fait un esclave enchaîné et, sur le plan spirituel, j'appartenais non à Dieu, mais à Satan qui n'avait qu'un but : me conduire à la mort. Je compris aussi que le seul qui avait le pouvoir de me faire changer de bord était Jésus. Jésus était venu pour libérer les hommes de leurs chaînes et de la puissance de Satan. Je compris que s'il était mort, c'était parce qu'il avait pris sur lui, à son compte, toutes les saletés qui se trouvaient dans ma vie. Il m'invitait à le laisser entrer dans ma vie.

Je n'hésitai pas. Je me mis à genoux seul dans ma chambre et là, je lui ouvris la porte de mon coeur. Je lui dis que je ne supportais plus l'être que j'étais, que je voulais être une autre personne et je le suppliai de me sauver. Le combat fut rude. Je me mis à trembler de tous mes membres. Je ne pouvais plus parler. Je sentais que Satan ne voulait pas me lâcher. Puis, tout à coup, ce fut le calme. Une joie surnaturelle pénétra en moi et chassa toutes les ténèbres qui s'y trouvaient. Elle fut suivie d'une assurance immédiate. Dieu m'avait entendu. Je n'étais plus seul. L'Esprit de Dieu venait de faire domicile dans ma vie. Dès ce moment, plus rien de ce qui faisait mon passé n'exista. D'un instant à l'autre, mes centres d'intérêt, mes aspirations furent transformés. Je n'avais plus qu'une envie : dévorer la Bible qui me parlait comme jamais, et témoigner de ma foi. Peu de temps après ma conversion, j'écrivis une lettre à mon père. Je lui demandais pardon pour mes torts à son égard. Je n'avais plus de haine pour lui, juste une immense pitié pour la tristesse dans laquelle il passa sa vie. Quatre ans plus tard, trois des amis du groupe (deux gars, une fille), suite à mon témoignage et d'interminables heures de discussion, firent la même expérience. Ils se rendirent à Christ, et deux d'entre eux forment un couple dont le mari est pasteur.

Le début d’une aventure

Voilà le début de mon histoire avec Dieu. J'allais avoir 20 ans. Cela se passa deux mois avant mon service militaire qui fut une vraie école pour moi. J'en ressortis non vaincu, mais fortifié et plus déterminé que jamais à vouloir consacrer ma vie à faire connaître l'Evangile. C'est ce que je continue à faire 30 ans après. De la petite source que Dieu a ouverte, est né un ruisseau qui ne cesse de grossir. C'est le miracle de Dieu, le miracle de la Vie, la Vie éternelle.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 4 décembre 2010

La retraite... et l'après-retraite

Une réforme contestée

Depuis des mois, toute la France ne bruit que de la réforme des retraites. Si chacun s’accorde pour estimer qu’elle est plus ou moins indispensable, tous s’accordent plus encore pour déclarer inacceptables toutes les propositions mises sur la table – trop avantageuses et ruineuses pour l’Etat de l’avis des uns, trop chiches et calamiteuses pour les travailleurs de l’avis des autres ! Quant aux propositions alternatives, elles se font plutôt rares et floues, tant il est vrai que, si la critique est facile, l’art – si tant est que la réforme des retraites relève de l’art ! – est difficile.

Il est vraiment des périodes où je suis soulagée de ne jamais avoir été nommée ministre, ni, à fortiori, présidente de la république ! – encore que le risque n’ait jamais été bien grand ! – et de n’avoir jamais eu à prendre, pour le bien du pays, de décisions radicales de quelque ordre qu’elles soient.

La bonne question à se poser

Mais je ne peux m’empêcher de constater – et bien plus qu’un constat, c’est pour moi un sujet de profond affliction – que si toute la France se préoccupe de la réforme des retraites, pas un Français ne semble s’interroger sur l’après-retraite. Pour tous nos concitoyens, tout semble s’arrêter à la retraite, comme si c’était là l’ultime étape de la vie des hommes. Comment, d’ailleurs, s’étonner d’une telle attitude de la part d’une société à ce point athée et matérialiste ? Pour elle, le problème des retraites prend fin devant la tombe : une fois la dernière pension de retraite versée, tout est définitivement réglé. Mais n’est-ce pas pourtant alors que se pose le problème infiniment plus grave de l’après-retraite : qui, parmi ses millions de retraités et futurs retraités de France et d’ailleurs, pense à la nécessité de la « réforme » incomparablement plus urgente qu’appelle cette nouvelle étape ? Il ne s’agit d’ailleurs plus cette fois de « réforme », mais de changement radical, et d’un changement radical qui ne concerne plus ce que doit recevoir le retraité, mais ce qu’il doit être. Qui pense au fait que le « retraité » doit se transformer en « racheté » pour pouvoir aborder cette nouvelle étape avec assurance et sérénité ?

Pourquoi ne pas simplement poser la question à ceux qu’indigne la réforme des retraites : « Et l’après-retraite, vous y avez pensé ?

Article signé Sylvette Rat, tiré du périodique "Le lien fraternel " Octobre 2010


2ème edition du livre "le Grand visiteur" : nouveau look, nouvelle couverture :

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