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samedi 31 mars 2012

Où es-Tu, Dieu ?



 1. Introduction :

Loin de nier que le monde va mal, et sans doute même de plus en plus mal, la 1ère chose que j’aimerais dire ce soir est que si Dieu ne soutenait pas ce monde qui va mal, il n’existerait même plus. Nous devons en être conscients : ce qui fait que le monde malgré toutes ses horreurs, les crimes, les exactions, les abus de pouvoir dont les hommes se rendent coupables, subsiste ne tient qu’à une seule chose : la grâce de Dieu : Son infinie bienveillance et Son infinie patience envers nous.

Tous les hommes, montre la Bible, qu’ils soient bons ou mauvais, justes ou injustes, soumis ou rebelles à Dieu, sont l’objet de ce qu’on appelle en théologie la grâce commune de Dieu.

Dieu, dit Jésus, fait lever chaque jour son soleil sur les méchants et les bons et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes : Matthieu 5,45. Il soutient, dit l’auteur de la lettre aux hébreux, toutes choses par Sa parole puissante : Hébreux 1,3… si bien que si Dieu se retirait totalement du monde, celui-ci en un instant s’écroulerait sur lui-même.

Dans les âges passés, explique Paul à des païens, Dieu a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies, quoiqu’il n’ait cessé de rendre témoignage de ce qu’il est, en faisant du bien, en vous dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec abondance et en remplissant vos cœurs de joie : Actes 14,16-17.

Dieu, où es-tu, quand le monde va si mal ? La 1ère chose à dire est qu’il est là, certes invisible, mais vital et nécessaire. Si ce n’était pas le cas, le monde n’irait pas seulement mal : Il ne serait plus du tout.

2. Dieu n’est pas coupable :

La seconde chose que j’aimerais dire au sujet du mal qui ronge le monde est que Dieu n’est en rien coupable ou responsable de celui-ci. Au contraire, Dieu a tout fait pour que le monde n’aille pas mal, mais bien :

- Il a donné à l’homme toutes les ressources dont il a besoin pour vivre. Si bien que s’il y a tant d’inégalités, elles ne proviennent pas de l’insuffisance de celles-ci, mais de leur mauvaise gestion et de leur répartition injuste : 1% des plus riches de la planète possèdent 43,6% des richesses, et 10% en détiennent 83 ( Site : Observatoire des inégalités)

- Il a gravé dans le cœur de tous les hommes l’essence de Sa loi, si bien que personne ne peut dire lorsqu’il ment, lorsqu’il triche, lorsqu’il exploite un autre, lorsqu’il agit de façon injuste qu’il ne le sait pas.

Les problèmes auxquels le monde est confronté semblent complexes et innombrables. Selon Jésus cependant, la majorité d’entre eux se résoudrait en un instant si, au lieu de se servir eux-mêmes en priorité, chacun appliquait, ce qu’on a appelé la règle d’or qu’il a énoncé :

« Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux : Matthieu 7,12. » Jésus met le doigt sur ce qui, à ses yeux, représente la cause première et majeure du mal-être du monde : le fait que chacun, au lieu d’être préoccupé par le bien des autres, est en priorité préoccupé de lui-même.

Dieu appelle donc, dira Paul, tous les hommes en tous lieux à se repentir : c’est-à-dire, au regard de sa loi, à changer de mentalité, à reconnaître qu’il fonctionne à l’inverse de ce qu’il devrait. Au lieu de penser en « Je, tu, il », Il les appelle à désormais penser en « Il, tu, je ».

3. Dieu livre le monde à lui-même

Dieu, où es-tu quand le monde va mal ?

La 3ème chose que j’aimerais dire, en réponse à cette question, est que, bien qu’Il ait le pouvoir de le faire, Dieu ne va pas s’imposer au monde. Dieu n’est pas un dictateur. Il se propose, mais il a trop de respect pour Lui-même, et la façon avec laquelle Il nous a créé, pour s’imposer de force et d’autorité à nous.

Aussi la Bible affirme-t-elle sans honte que, les choses étant ainsi, l’homme refusant de considérer le témoignage que l’histoire rend à Dieu et à ce qu’Il veut faire pour lui, Dieu livre l’homme à lui-même. Il ne le retient plus. Il agit envers lui comme il le souhaite. Il le laisse aller jusqu’au bout de sa vanité, de sa folie, de son indépendance et de son désir d’autonomie à son égard : Romains 1,24-25

Dieu, où es-tu quand le monde va mal ? Si l’Evangile est une bonne nouvelle, j’ai une mauvais nouvelle à vous annoncer ce soir. C’est que la Bible nous dit que, plus le temps passe, plus le monde mûrit pour le jour de la colère et du jugement de Dieu. Certaines des choses qui se passent dans ce monde en sont les prémices et les signes avant-coureurs : dérèglements climatiques, tremblements de terre dévastateurs, tsunamis, mais aussi banalisation du mal, déplacement rapide des anciennes bornes morales (je n’ai que 50 ans de vie, mais que de déplacements incroyables), justification de tout et de n’importe quoi…

Vient le moment, proche à mon avis, où va apparaître sur la scène de l’histoire celui que l’Ecriture désigne sous le vocable de l’antichrist. Il faut qu’avant la fin, dit Paul, vienne l’apostasie, c’est-à-dire, le rejet général de Dieu, et qu’apparaisse l’homme de péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu et qu’on adore… La venue de cet impie se fera par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers et avec toutes les séductions de l’injustice pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité pour être sauvés : 2 Thessaloniciens 2,3-4.9 à 12.

4. Dieu agit là où l’on reçoit Sa Parole avec foi

Où es Dieu quand le monde va mal ?

Dieu, malgré le mûrissement du monde pour le jugement, n’est pas inactif. Que fait Dieu ? Il œuvre, Il agit partout, par ceux qui Lui appartiennent et rendent témoignage de Lui, pour détourner les hommes de leurs mauvaises voies et les inviter, par Jésus-Christ à se réconcilier avec Lui.

Il travaille les cœurs pour que chacun, dans la part du malheur global qui touche le monde, ait la capacité de changer, d’être soulagé de sa mauvaise conscience, de guérir des blessures que l’injustice des autres a provoqué en lui.

Le monde va mal. Mais, savez-vous qu’il pourrait aller encore plus mal. Je ne sais pas si vous le savez, mais, depuis 36 ans, il y a une partie du monde qui va mieux. Cette partie, c’est celle qui touche à ma propre vie.

Bien que vivant dans une famille où l’alcool et la violence régnaient, bien qu’étant sur mes cinq frères et sœurs le souffre-douleur de mon père, j’ai du reconnaître que ce qui n’allait pas dans ma vie était d’abord moi, ma haine, mon aliénation invétérée au mal. J’ai du crier à Dieu pour lui dire : Non pas, change mon père et ça ira mieux ! Mais change-moi, et j’irai mieux ! Il l’a fait etpersonne, peut-être ne s’en est aperçu, mais, depuis près de 36 ans, le monde va mieux que ce qu’il aurait pu aller, parce que cette partie du monde que représente ma vie va mieux. Cette vérité ne me concerne pas moi seulement, mais encore mes enfants et tous ceux qui vient dans l’influence de mes relations.

Qu’est-ce que Dieu fait quand le monde va mal ? Il change les vies de tous ceux qui sont prêts à se remettre en question et comprennent la part qui est la leur dans le malheur du monde.

Par Jésus-Christ, Dieu cherche une chose : c’est regagner, reconquérir le cœur de l’homme. Jésus-Christ, c’est la main tendue de Dieu, une main percée par des clous, comme pour dire à l’homme : Ses clous qui m’ont percé prouvent que le problème du monde n’est pas de mon côté, mais du vôtre. Mais ils témoignent aussi que de ma part, ce qui me sépare de vous a été payé. Une nouvelle relation, basée sur le pardon et la réconciliation, est possible désormais entre vous et moi. A nous de saisir la grâce qu’Il nous offre.

4. Conclusion :

Dieu, où es-tu quand le monde va mal ?

- Dieu est là, Il soutient le monde

- Dieu a donné des instructions claires pour guérir les maux du monde : elles ne sont pas suivies

- Dieu livre le monde à lui-même pour qu’il aille jusqu’au bout de l’expérience de sa révolte

- Dieu change le cœur de ceux qui sont prêts à entendre et recevoir Sa parole de réconciliation, par Jésus-Christ.

- Dieu enfin détruira ce monde. Il en prépare un autre pour tous ceux qui auront cru en Lui et se seront réconciliés avec Lui par Jésus-Christ : Apocalypse 21,4


Texte du Dialogue Véritas du 29/03/2012 avec les étudiants au FEU de Lille


DIEU, OU ES-TU QUAND LE MONDE VA MAL ?

samedi 24 mars 2012

De l'athéisme scientifique à la foi

Arrière-plan

Je m’appelle Dimitri Kouznetsov. Je suis né en 1955 à Moscou, la capitale de l’ancienne URSS, dans une famille athée et communiste. A l’université, certains cours de philosophie étaient réservés à ce qu’on appelait l’athéisme scientifique. C’était une sorte d’étude comparative des religions, totalement négative et destructrice. Mais cela m’a permis, malgré tout, d’apprendre quelque chose sur la religion. J’étais d’accord avec l’enseignement reçu. Je pensais que la religion était une sorte de médicament ou de drogue pour les faibles…

Un conte de fées

Avant l’âge de 24 ans, je n’ai pas eu la possibilité de toucher une Bible. Mais peu après mon 24ème anniversaire, un de mes amis m’en a prêté une, juste pour que je la lise pendant deux ou trois soirées. Ce livre était pratiquement illégal en Russie et très difficile à trouver. Je me souviens bien de ma première impression en la lisant. Je trouvais que c’était un conte de fées. Pour moi, elle n’était pas vraie, mais cependant intéressante pour les documents historiques qu’elle contenait.

Très occupé par ma carrière, j’ai arrêté de la lire, et je l’ai même oubliée. Après avoir obtenu un doctorat en médecine, j’ai étudié pendant trois ans la biochimie avec, comme spécialité, la chimie bipolymère. Ensuite, j’ai obtenu un diplôme en biologie, l’équivalent d’un doctorat en Amérique, à l’université de Princetown dans le New Jersey, pour une année de pratique post-doctorat.

Rentré au pays, j’ai commencé à travailler comme chercheur scientifique pour l’Institut de Chimie, qui est membre de l’Académie Russe des Sciences. Neuf ans plus tard, le gouvernement de l’Union Soviétique m’a donné un doctorat honorifique en sciences : c’est le niveau le plus élevé de diplôme scientifique en Russie. J’avais déjà reçu le prix Lénine-Komsomol, un prix décerné à des scientifiques de moins de trente ans.

Evidences scientifiques

Lorsque j’étais étudiant à l’université, j’ai vu un jour des jeunes qui distribuaient des brochures de manière tout à fait illégale. Ils m’ont donné un petit ouvrage en russe, écrit par un scientifique américain. J’ai commencé à le lire, et je fus très surpris par les arguments très clairs sur le plan scientifique, des arguments qui mettaient en évidence l’harmonie entre les découvertes scientifiques et la doctrine de la création. Mon intérêt fut éveillé, j’ai commencé à étudier et j’ai découvert que les scientifiques les plus brillants du passé, dans la société russe, étaient des croyants.

J’ai rencontré, moi aussi, beaucoup d’intellectuels qui étaient de vrais croyants. Ils semblaient toujours heureux, et je sentais que leur bonheur ne dépendait pas des circonstances extérieures. J’en déduisis qu’ils avaient peut-être quelque chose que je n’avais pas.

Cheminement

Peu à peu, je me suis mis à lire la Bible. Au début, sa lecture me rendait fou, parce que je ne comprenais rien. J’étais très fier de moi-même à cause de ma réussite. Je pensais que j’étais un jeune homme intelligent, instruit, et là, en lisant ce livre, je ne comprenais rien.

Un ami chrétien m’a dit que ma manière de lire la Bible était mauvaise, que la Bible est un livre que nous devons lire en restant en contact permanent avec son auteur, et qu’il fallait que je demande à l’auteur de me l’expliquer. Et ce fut là la raison de ma première prière : « Seigneur, lui dis-je, si vraiment tu existes, explique-moi quelque chose dans le livre ! » Et il m’a exaucé dès le lendemain matin. J’ai lu le début de l’Evangile de Jean : « Au commencement était la Parole ». Le mot grec « logos » veut dire beaucoup plus que « parole » ; par extension, il a aussi le sens de : information, connaissance, sagesse…

C’était comme une découverte scientifique pour moi : en effet, une seule cellule de l’être humain contient plus d’informations que toute la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis. Or, la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis n’est pas le résultat d’une explosion dans une imprimerie, c’est le fruit d’un travail créatif de beaucoup de personnes. Ce seul verset de la Bible m’expliquait plus sur la théorie de l’information que des livres entiers que j’avais lus.

Ensuite, j’ai commencé à prier régulièrement. J’ai invité le Seigneur Jésus à venir dans ma vie, et elle a été transformée. J’ai compris que Dieu est le Créateur et qu’il y a une plus grande différence entre mon intelligence et la sienne qu’entre l’intelligence d’un microbiologiste et celle d’une bactérie, parce que le microbiologiste n’a pas créé la bactérie.

Puis j’ai réalisé que Dieu n’est pas seulement un grand Créateur, digne de respect en tant qu’ingénieur, mais qu’il s’intéresse à ses créatures, qu’il a un plan pour elles. Lorsque j’ai réalisé qu’il m’aimait et qu’il était mort pour moi, j’ai décidé de le servir. Et j’ai compris que je pouvais le faire par ma connaissance scientifique. J’ai commencé à écrire des livres, des articles, en russe…

Mise à l’index

J’ai été baptisé en 1985. J’enseignais à l’université, et peu après mon baptême, mon supérieur m’invita à son bureau. Il me dit : « Je vous respecte, c’est votre affaire. La seule chose que je n’admettrai pas ici, c’est de prêcher, de parler de Dieu à votre travail. Ce n’est pas une église ici. »

Je n’ai donc parlé à personne, mais bientôt, sans que je sache comment, tous mes collègues savaient que j’avais été baptisé. Beaucoup se mirent à poser des questions, et là je ne pouvais tout simplement pas résister. Je répondais à chaque question. Comme résultat, mon contrat ne fut pas renouvelé et je perdis mon travail. J’étais devenu dangereux pour la doctrine marxiste de l’université. Plus tard, la situation ayant évolué, j’ai pu, de nouveau, assurer quelques heures de cours à l’Université de Moscou.

En 1990, nous avons créé une société pour organiser des séminaires où nous invitons des croyants et des non-croyants afin d’étudier l’harmonie qui existe entre la vraie science et la foi chrétienne.

Ma vie a maintenant un but. Je n’ai plus peur de la mort. Je connais ma destinée, je sais où je vais après la partie terrestre de ma vie. Je vois les choses différemment. J’essaie d’apporter aux hommes quelque chose, petitement, humblement.



Tiré de « Documents Expériences » Centre Missionnaire Carhaix – Avec autorisation.

samedi 17 mars 2012

L'atmosphère céleste

L’air du ciel

Nous avons vu dans le précédent billet comment la Bible décrit le ciel. Plus que la richesse qui s’y trouve, ce qui différencie le ciel du monde dans lequel nous vivons est l’air qu’on y respirera. L’atmosphère spirituelle dans laquelle nous baignons aujourd’hui est saturée de l’influence maléfique du diable. Convoitises, orgueil, violence, haines, divisions en sont les caractéristiques majeurs. Tout autre sera le climat du ciel, débarrassé des relents pestilentiels du mal. Le ciel sera le lieu :

a. de la gloire de Dieu :

C’est le lieu où la beauté de la Personne de Dieu rayonnera dans toutes ses facettes. Indescriptible, la gloire de Dieu sera partout, sur tout et en tout. Rien ne sera en sa présence laid, repoussant, sujet de tristesse et de déception. Tous seront transformés à l’image de Dieu et exprimeront au plus haut point dans leur personnalité une facette de Sa sagesse infiniment variée.

b. de la sainteté :

« Saint, saint, saint est le Seigneur ! s’écriaient les être célestes glorieux que le prophète Esaïe eut en vision : Esaïe 6,3. La sainteté de Dieu signifie que rien de souillé ni d’impur n’entrera dans la cité de Dieu. Il n’y aura plus ni corruption, ni perversité, ni duplicité nulle part. Tout respirera noblesse, droiture et justice. Enfin !

c. de l’immortalité

Dieu seul possède l’immortalité ! Il la partagera cependant avec tous ceux qu’il aura racheté pour lui par Jésus-Christ. La vie éternelle que Dieu nous promet ne touche pas qu’à la question de la durée. La vie éternelle est en fait une vie aux possibilités infinies. Ce qui tend à vouloir dire que ceux qui vivront avec Dieu connaîtront la plénitude de ce qu’Il leur réserve de façon exponentielle et sans limite. Aucune mort n’existera nulle part, ni dans aucun domaine. Imaginez !

d. de l’unité parfaite

Tout en Dieu est harmonie et unité parfaite. Jamais Dieu n’est, n’a été et ne sera en conflit avec Lui-même. Lorsque le Père décida de juger son Fils à notre place, la Bible nous dit qu’il n’y eut ni conflit, ni discussion entre eux. Le Fils répondit au projet du Père : Me voici ! Je viens, ô Dieu, pour faire Ta volonté : Hébreux 10,7. D’aucuns pourraient penser qu’un monde totalement uni manque d’intérêt. L’unité de Dieu n’est pas l’uniformité. Elle se manifestera dans une diversité infinie comme le montre déjà ses œuvres dans la création, toute originales. C’est le péché qui a introduit le chaos, la souffrance, le déchirement et l’ennui dans le monde, non Dieu !

e. de la perfection

Tout ce qui vient d’être dit le souligne. Aucune chose de ce monde n’est, quoi qu’on en dise, parfaite. Notre connaissance des choses reste partielle. Nous sommes sujets à l’erreur. Nos jugements sont partiaux, rarement émis en toute connaissance de cause. Aucun gouvernement, aucun système politique n’est parfait : cela se saurait ! Toute cette imperfection, qui est source de tant de malentendus, conflits et séparations dans ce monde, n’existera plus. Chacun connaîtra entièrement, exercera pleinement ses responsabilité, le tout dans une harmonie et une unité sans faille.

f. de l’amour absolu

Paul l’a dit : les prophéties, les langues, la connaissance même prendront fin un jour : 1 Corinthiens 13,8. Pas l’amour ! A l’image de Dieu, porté sans cesse vers le bien d’autrui, son royaume sera peuplé de gens habités du même esprit et de la même mentalité. Chacun aura pour but de sa vie d’aimer, Dieu en premier, puis tous ceux qui portent son image autour de lui. « Moi d’abord ! » n’existera plus ! Ce sera Lui en premier, puis les autres, pour le plus grand bonheur de soi ! Joie, bonheur et paix parfaite seront l’atmosphère permanente du ciel, sans nuage ni cause, même éphémère de chagrin ou de tristesse.

Activités

Le ciel sera-t-il un lieu ennuyeux ? Sûrement pas ! Quoique discrète sur les activités qui attendent les rachetés de Dieu, la Bible nous donnent quelques indications. Au ciel,

- nous régnerons avec Dieu. nous serons co-gestionnaires de l’immensité de sa création, des nouveaux cieux et de la nouvelle terre où nous habiterons !

- nous adorerons Dieu, éblouis par la gloire qui émane de Sa Personne. Nous aurons à chaque moment un accès direct à sa Personne. La musique sera présente dans les cieux et des concerts incroyables auront lieu, remplissant l’univers des échos de la joie de tous.

- Nous le servirons et nous sous servirons mutuellement, avec plaisir, bonheur. La Bible précise que le ciel sera aussi un lieu de repos, où nous vivrons le renouvellement de notre être de manière permanente.

La liste n’est sans doute pas exhaustive ! Mais que personne ne s’inquiète. Il n’y aura plus ni chômeurs, ni de « Pôle emploi » pour trouver un travail. Chacun sera pleinement à sa place, pour faire exactement ce pour quoi il a été fait. Une seule chose m’inquiète en concluant : Vous verrais-je au ciel ?


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samedi 10 mars 2012

Visite aux portes du ciel

Approche du ciel

Si Marcel Poggioli (voir billet précédent) a eu l’horrible vision de l’enfer, l’apôtre Paul, quant à lui, a connu le privilège d’une visite aux portes du ciel. Il nous la relate dans une des lettres qu’il adresse à l’Eglise de Corinthe. Paul, pour ne pas se citer lui-même, semble parler de quelqu’un d’autre. Il agit avec humilité, mais c’est bien de lui qu’il s’agit :

« Je connais un homme, un disciple du Christ qui, voici quatorze ans, fut ravi jusqu’au troisième ciel — fut-ce dans son corps ou sans son corps, je l’ignore, mais Dieu le sait. Je sais seulement que cet homme fut enlevé au paradis et qu’il entendit des choses ineffables qu’aucune lèvre humaine ne saurait redire - je le répète : je ne sais si c’est corporellement ou dans l’extase qu’il fut ravi. Dieu seul le sait : 2 Corinthiens 12,2 à 4 »

Comme Marcel, Paul est incapable de dire comment la chose a pu se faire. Etait-il dans son corps ou hors de lui : il ne le sait. Ce qu’il sait, c’est qu’il était conscient et que c’est bien lui qui a fait cette visite extraordinaire.

Si l’Ecriture décrit en grandes lignes ce qui se passe en enfer, elle n’est pas sans parole pour dire ce qui se trouve au ciel, dans le Royaume de Dieu. Elle reste cependant succincte, vu, comme le dit Paul, que les réalités qui s’y trouvent sont impossibles à appréhender maintenant.

Description du ciel

L’Ecriture utilise plusieurs expressions pour décrire le ciel.

1. Un nouveau ciel et une nouvelle terre

La création première, souillée, avilie par le péché, aura disparu. C’est dans un monde neuf que seront les rachetés de Jésus-Christ. Les nouveaux cieux et la nouvelle terre seront des lieux où la justice habitera, précise l’apôtre Pierre.

2. Une nouvelle Jérusalem : Apocalypse 21

La seule ville de ce monde qui retrouvera son nom dans cette nouvelle création sera Jérusalem. C’est la ville royale dont Dieu Lui-même est l’architecte et le constructeur. La ville sera faite d’or pur, de perles et de pierres précieuses de toutes couleurs. La ville sera entourée d’une muraille de jaspe haute de 70 mètres. La ville aura douze fondements qui porteront le nom des 12 apôtres du Christ (Judas ayant été remplacé par un autre). Les dimensions de la ville sont considérables. La ville forme un cube de 2 000 kms de côté. La ville a 12 portes d’entrée, trois de chaque côté, aux noms des 12 tribus d’Israël. La place de la ville est également d’or pur. La ville n’a pas de temple, Dieu Lui-même y étant présent et accessible à tout moment. La nouvelle Jérusalem est constamment illuminée par la gloire et la présence de Dieu. Elle n’a besoin ni de soleil, ni de lune pour l’éclairer.

3. Un nouveau paradis : Apocalypse 22

C’est le lieu que Paul a vu. Il se situe dans la nouvelle Jérusalem. On y trouve un fleuve d’eau de la vie qui coule du trône de Dieu et du Christ. Partout où elle passe, cette eau porte la vie. Un arbre de vie se tient au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve. Il suffit pour entretenir la vie de tous les habitants du ciel. Les fruits de l’arbre sont produits chaque mois et ses feuilles assurent la santé perpétuelle de chacun.

4. Le tabernacle de Dieu avec les hommes

Le premier tabernacle, construit par Moïse, l’avait été selon le modèle de celui du ciel. Le premier tabernacle nécessitait l’offrande de sacrifices sanglants pour expier le péché. Après sa mort, Jésus est entré directement dans la présence de Dieu avec son sang. Il a aboli pour toujours le besoin de sacrifice, son sang versé ôtant le péché du monde. Le tabernacle est la maison de Dieu, un lieu de bonheur perpétuel pour eux qui y entrent : Psaume 23,6. Jésus, après sa mort, est remonté au ciel pour nous y préparer une place : Jean 14,2

5. Autres noms

D’autres noms sont donnés au lieu que la Bible appelle le ciel ou le paradis. Ce lieu est la patrie céleste de tous les vrais croyants depuis Abraham, la montagne de Sion où se trouvent les myriades d’anges : Hébreux 12,18 à 24. C’est le royaume de Dieu et la demeure du Très-Haut.

Après sa description, nous verrons la prochaine fois dans quelle atmosphère ceux qui auront la grâce d’y vivre évolueront !


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samedi 3 mars 2012

Visite aux portes de l'enfer

Approche de l’enfer

A quoi ressemble l’enfer ? Qu’a-t-il de si horrible ? Qu’y éprouve-t-on ? Alors que la mode est de rendre le concept sympathique, la Bible nous le présente comme le premier endroit à éviter. L’enfer, ou le feu éternel, n’a pas été préparé, au départ, pour l’homme, mais pour le diable, présenté comme le pire ennemi de Dieu. Seuls les hommes qui épousent sa cause partageront son sort. Pour tous ceux qui veulent revenir à Dieu, le pardon, une justice gratuite nous est offerte par Jésus-Christ, seul Juste, mort pour les injustes que nous sommes.

Un homme, Marcel Poggioli, a vécu l’approche de l’enfer. Il a écrit un livre rapportant son vécu. Cet homme était, d’après ses propres dires, une tête brûlée. « J’ai connu, dit-il, la haine, la délinquance et la folie. J’ai vécu la drogue, l’enfer et le suicide. J’ai rencontré des démons et des anges. J’ai parlé au diable et à Dieu. J’étais psychiquement détruit ; je serai spectaculairement guéri. L’expertise médicale viendra confirmer le miracle. »

Après un geste qu’il pensait ultime, Marcel témoigne de la vision cauchemardesque qu’il a eue : une approche de l’enfer à vous hérisser le poil. Quand soudain on se trouve à ses portes, déshabillé pour l’enfer…

Témoignage

1. Deux en un

Les dés étaient jetées ou plutôt, cinquante doses d’acides avaient été ingurgitées. Il était trop tard. La mort allait revenir. Peut-être m’attendait-elle déjà au bout d’une terrible agonie ? Mais je le savais, elle ne serait pas la fin de tout. Simplement une porte, un passage vers une autre réalité qui m’apparaissait bien pire. Quand on fait face à l’éternité, on se sent terriblement seul. Ni les moqueurs, ni les amis, ni les parents, personne ne peut nous délivrer de cette détresse, cette terreur qui s’empare de nous. Je me débattais avec des sentiments intolérables. Et puis soudain, je basculai dans le vide. Une trappe s’ouvrait au-dessous de moi. J’étais aspiré dans les profondeurs de la terre. J’allais faire la plus épouvantable des expériences : j’allais en enfer.

Cela peut paraître invraisemblable, mais je l’ai vécu ainsi. Il semblerait que nous soyons deux en un, une âme dans un corps. Deux identités qui fusionnent pour n’en former qu’une. Nombreux sont ceux qui ont relaté l’expérience, à un certain moment, d’une dissociation des deux. C’est ainsi que cette nuit-là, j’étais conscient d’être couché sur un lit d’hôpital et qu’en même temps, je vivais un incroyable parcours.

2. Déshabillé pour l’enfer

Je sombrai dans une sorte d’abîme. Ce n’était plus un leurre ; le masque était tombé. Tout ce qui avait contribué à ma vie et au bien-être de celle-ci, semblait sortir et se détacher de moi. La joie avec toutes ses formes, l’amour et ses expressions, la douceur, l’honneur, la paix. Tout cela me quittait, se séparait de moi. Ces capacités m’avaient été données, mais elles appartenaient à l’esprit. Et l’esprit s’en allait vers une autre éternité. Probablement celle que je n’avais pas su choisir. J’expérimentai alors la plus effroyable, la plus horrible des sensations : être déshabillé pour l’enfer.

3. Souffrances

Je poursuivis ma chute et me retrouvai devant une ouverture, celle d’une immense caverne. La lumière qui éclairait l’endroit était froide et sinistre. A l’intérieur, je pouvais voir une sorte de fournaise avec des êtres humains qui étaient affligés par de terribles souffrances. Ce feu était différent de celui que nous connaissons, car il n’y avait là ni combustible, ni oxygène. Le mal était le combustible et ne se consumait pas. Au contraire, il entretenait le tourment de ceux qui en étaient prisonniers. J’avais remarqué aussi l’absence d’eau, jusque dans mes veines. Cette eau qui normalement permet et entretient une agréable sensation de vivre. Il n’y en avait pas dans cet endroit. Pas plus qu’il n’y avait de vie ni d’espoir. C’est ce qui en faisait un tel lieu de désolation, de damnation. J’étais terrifié.

4. Les habitants de l’enfer

Autour de moi m’observaient d’étranges créatures que je distinguais mal, à cause de la pénombre. Hideuses et d’une extrême méchanceté, elles se mirent à m’insulter et m’ordonnèrent d’entrer dans la caverne où il y avait le feu. Je les identifiai comme étant les démons qui peuplent l’enfer. Je réagis violemment, j’étais désespéré. Je leur criai que je n’étais pas encore mort, que je n’avais pas été jugé. Je refusai de leur obéir. J’étais conscient d’être toujours relié à mon corps et donc à ma vie, par cette sorte de fil que le destin suprême n’avait pas coupé. J’implorai alors la grâce du Tout Puissant. Le raisonnement était simple : si l’enfer existe, Dieu existe.

5. Réponse

Je criai vers lui, argumentant que mon sort était injuste, parce qu’on m’avait laissé croire que la vie s’arrêtait à la mort et que celle-ci devait être l’anéantissement de toutes choses. Peut-être même devait-elle être le passage inconditionnel vers une autre existence des plus heureuses. Je suppliai qu’on ne m’abandonne pas à un destin aussi cruel, une éternité si effroyable.

Alors, tout aussi surprenant que cela puisse paraître, j’entendis Dieu me parler. D’une voix douce, puissante et claire, il me dit de me tourner vers Jésus-Christ et que lui seul pouvait me secourir.

Je fus surpris par ces paroles. Dans ce même hôpital, juste après mon accident, j’avais réfléchi sur l’existence historique de Jésus-Christ. J’avais alors pensé qu’il devait être un homme sage, un prophète. Mais comment pouvait-il aujourd’hui me secourir, alors qu’il était mort depuis si longtemps ?

6. Nouvelle vision

Je vis soudain s’ouvrir une fenêtre, faisant place à une sorte de vision. Je voyais un homme humilié et souffrant beaucoup. Il ployait sous un lourd fardeau. Je le voyais de profil et je voulus me saisir de lui comme d’un secours, afin de pouvoir sauver ma peau. Mais je n’y arrivai pas. Je réalisai, consterné, que cela m’était impossible. Mon âme s’y refusait. Je me sentais impuissant face à une réaction hostile et violente qui se manifestait en moi contre cet homme, son humiliation et sa souffrance.

Puis, dans cette même vision, le personnage s’est retourné. Là, je demeurai stupéfait face à la révélation d’un amour incommensurable qui émanait de lui. Dans son regard, je pouvais comprendre qu’il me connaissait et qu’il souffrait pour moi. C’est ce qu’il y avait de plus grand et de plus insupportable. Il souffrait à cause de moi.

7. Révélation

Soudain, je réalisai que j’avais basé ma vie et mes choix sur une fausse conviction. Je m’étais trompé : l’Amour véritable existait et moi je l’ignorais. C’est Dieu lui-même qui l’avait introduit dans ce monde. Une sorte de bonheur fugace m’effleura. Maintenant, j’avais la réponse que je cherchais désespérément. En fait, ce pouvoir diabolique qui m’avait terrassé et vaincu ne dominait pas l’univers. C’est l’amour qui était victorieux et cet amour venait de Dieu. !

Même si pour moi ça ne changeait rien au triste sort qui m’attendait, j’éprouvai quand même une sorte de soulagement. Je ne voulais plus mourir. Ce que je venais de découvrir était trop important, pour moi mais aussi pour les autres. J’essayai alors de marchander avec Dieu. Je promis que s’il m’épargnait, je parlerais au monde entier de son amour victorieux et de la réalité de l’enfer. Je me portais volontaire en quelque sorte, pour servir d’agent de prévention pour la cause du Tout Puissant.

8. Epilogue

Je ne sais pas si mon argument a été convaincant mais, cette nuit-là, j’ai survécu à l’absorption d’une cinquantaine de doses d’acide lysergique. Et cela demeure humainement impossible. Dieu m’accordait un sursis.

Tiré du livre « la Tête brûlée » de Marcel Poggioli : Emeth Editions. Avec l’aimable autorisation de l’éditeur.



Revenu de l'enfer, Des témoignages par Introcrate