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samedi 24 mars 2012

De l'athéisme scientifique à la foi

Arrière-plan

Je m’appelle Dimitri Kouznetsov. Je suis né en 1955 à Moscou, la capitale de l’ancienne URSS, dans une famille athée et communiste. A l’université, certains cours de philosophie étaient réservés à ce qu’on appelait l’athéisme scientifique. C’était une sorte d’étude comparative des religions, totalement négative et destructrice. Mais cela m’a permis, malgré tout, d’apprendre quelque chose sur la religion. J’étais d’accord avec l’enseignement reçu. Je pensais que la religion était une sorte de médicament ou de drogue pour les faibles…

Un conte de fées

Avant l’âge de 24 ans, je n’ai pas eu la possibilité de toucher une Bible. Mais peu après mon 24ème anniversaire, un de mes amis m’en a prêté une, juste pour que je la lise pendant deux ou trois soirées. Ce livre était pratiquement illégal en Russie et très difficile à trouver. Je me souviens bien de ma première impression en la lisant. Je trouvais que c’était un conte de fées. Pour moi, elle n’était pas vraie, mais cependant intéressante pour les documents historiques qu’elle contenait.

Très occupé par ma carrière, j’ai arrêté de la lire, et je l’ai même oubliée. Après avoir obtenu un doctorat en médecine, j’ai étudié pendant trois ans la biochimie avec, comme spécialité, la chimie bipolymère. Ensuite, j’ai obtenu un diplôme en biologie, l’équivalent d’un doctorat en Amérique, à l’université de Princetown dans le New Jersey, pour une année de pratique post-doctorat.

Rentré au pays, j’ai commencé à travailler comme chercheur scientifique pour l’Institut de Chimie, qui est membre de l’Académie Russe des Sciences. Neuf ans plus tard, le gouvernement de l’Union Soviétique m’a donné un doctorat honorifique en sciences : c’est le niveau le plus élevé de diplôme scientifique en Russie. J’avais déjà reçu le prix Lénine-Komsomol, un prix décerné à des scientifiques de moins de trente ans.

Evidences scientifiques

Lorsque j’étais étudiant à l’université, j’ai vu un jour des jeunes qui distribuaient des brochures de manière tout à fait illégale. Ils m’ont donné un petit ouvrage en russe, écrit par un scientifique américain. J’ai commencé à le lire, et je fus très surpris par les arguments très clairs sur le plan scientifique, des arguments qui mettaient en évidence l’harmonie entre les découvertes scientifiques et la doctrine de la création. Mon intérêt fut éveillé, j’ai commencé à étudier et j’ai découvert que les scientifiques les plus brillants du passé, dans la société russe, étaient des croyants.

J’ai rencontré, moi aussi, beaucoup d’intellectuels qui étaient de vrais croyants. Ils semblaient toujours heureux, et je sentais que leur bonheur ne dépendait pas des circonstances extérieures. J’en déduisis qu’ils avaient peut-être quelque chose que je n’avais pas.

Cheminement

Peu à peu, je me suis mis à lire la Bible. Au début, sa lecture me rendait fou, parce que je ne comprenais rien. J’étais très fier de moi-même à cause de ma réussite. Je pensais que j’étais un jeune homme intelligent, instruit, et là, en lisant ce livre, je ne comprenais rien.

Un ami chrétien m’a dit que ma manière de lire la Bible était mauvaise, que la Bible est un livre que nous devons lire en restant en contact permanent avec son auteur, et qu’il fallait que je demande à l’auteur de me l’expliquer. Et ce fut là la raison de ma première prière : « Seigneur, lui dis-je, si vraiment tu existes, explique-moi quelque chose dans le livre ! » Et il m’a exaucé dès le lendemain matin. J’ai lu le début de l’Evangile de Jean : « Au commencement était la Parole ». Le mot grec « logos » veut dire beaucoup plus que « parole » ; par extension, il a aussi le sens de : information, connaissance, sagesse…

C’était comme une découverte scientifique pour moi : en effet, une seule cellule de l’être humain contient plus d’informations que toute la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis. Or, la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis n’est pas le résultat d’une explosion dans une imprimerie, c’est le fruit d’un travail créatif de beaucoup de personnes. Ce seul verset de la Bible m’expliquait plus sur la théorie de l’information que des livres entiers que j’avais lus.

Ensuite, j’ai commencé à prier régulièrement. J’ai invité le Seigneur Jésus à venir dans ma vie, et elle a été transformée. J’ai compris que Dieu est le Créateur et qu’il y a une plus grande différence entre mon intelligence et la sienne qu’entre l’intelligence d’un microbiologiste et celle d’une bactérie, parce que le microbiologiste n’a pas créé la bactérie.

Puis j’ai réalisé que Dieu n’est pas seulement un grand Créateur, digne de respect en tant qu’ingénieur, mais qu’il s’intéresse à ses créatures, qu’il a un plan pour elles. Lorsque j’ai réalisé qu’il m’aimait et qu’il était mort pour moi, j’ai décidé de le servir. Et j’ai compris que je pouvais le faire par ma connaissance scientifique. J’ai commencé à écrire des livres, des articles, en russe…

Mise à l’index

J’ai été baptisé en 1985. J’enseignais à l’université, et peu après mon baptême, mon supérieur m’invita à son bureau. Il me dit : « Je vous respecte, c’est votre affaire. La seule chose que je n’admettrai pas ici, c’est de prêcher, de parler de Dieu à votre travail. Ce n’est pas une église ici. »

Je n’ai donc parlé à personne, mais bientôt, sans que je sache comment, tous mes collègues savaient que j’avais été baptisé. Beaucoup se mirent à poser des questions, et là je ne pouvais tout simplement pas résister. Je répondais à chaque question. Comme résultat, mon contrat ne fut pas renouvelé et je perdis mon travail. J’étais devenu dangereux pour la doctrine marxiste de l’université. Plus tard, la situation ayant évolué, j’ai pu, de nouveau, assurer quelques heures de cours à l’Université de Moscou.

En 1990, nous avons créé une société pour organiser des séminaires où nous invitons des croyants et des non-croyants afin d’étudier l’harmonie qui existe entre la vraie science et la foi chrétienne.

Ma vie a maintenant un but. Je n’ai plus peur de la mort. Je connais ma destinée, je sais où je vais après la partie terrestre de ma vie. Je vois les choses différemment. J’essaie d’apporter aux hommes quelque chose, petitement, humblement.



Tiré de « Documents Expériences » Centre Missionnaire Carhaix – Avec autorisation.

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