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samedi 26 juin 2010

Le tribunal du grand jugement

Texte biblique

Autour du trône il y avait vingt–quatre trônes, et sur ces trônes vingt–quatre anciens, assis, vêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Devant le trône, c’est comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et tout autour du trône, quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le deuxième être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a comme un visage d’homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle en plein vol.

Les 24 autres trônes

Autour du trône de Dieu se trouvaient 24 autres trônes sur lesquels siégeaient 24 anciens assis, revêtus de vêtements blancs et ceints d’une couronne d’or. Alors que l’heure du jugement approche sur le monde, Dieu a tenu à y associer dans son exécution tous les fils d’Abraham avec qui Il a fait alliance : les fils de Jacob, représentant les douze tribus d’Israël et les 12 apôtres : Mat 8,11. La vision de Jean est l’accomplissement de la promesse faite par Jésus aux Siens : Mat 19,28. Selon Paul, les saints ne jugeront pas seulement le monde avec Christ, mais même les anges : 1 Cor 6,2-3. Si le jugement est le moment où le monde rebelle doit rendre compte à Dieu de ces crimes, Dieu considère qu’il est juste d’y associer tous ceux et celles qui, parmi le peuple juif et dans l’Eglise ont été victimes de sa méchanceté : Apoc 6,10-11. L’expérience le prouve : la condamnation d’un criminel est un facteur reconnu comme décisif dans le processus de guérison de ses victimes. L’association des saints de Dieu dans le jugement rendu au monde sera l’un des éléments qui contribuera à la guérison totale de leur âme dans le royaume de Dieu : cf Apoc 22,2

Eclairs, voix et tonnerre :

Du trône lui-même, précise Jean sortaient éclairs, voix et tonnerres. Alors que, dans l’ère actuelle, s’offre à qui veux l’approche d’un trône de grâce : Hébr 4,16, les éclairs, les voix et les tonnerres témoignent de ce qui, à cette heure, remplit Celui qui y siège. L’heure est venue ou le monde devra faire face à Dieu tel qu’Il est, tel que Moïse l’a connu lorsqu’il reçut de Sa main les tables de la loi : Exode 19,16. La vision était alors si effrayante que le peuple entier, se tenant pourtant à bonne distance, supplia Moïse de servir d’intermédiaire entre Dieu et Lui, la peur que lui inspirait le simple fait d’entendre Sa voix le terrorisant : Exode 20,19 ; Héb 12,18 à 21. C’est au Dieu de la loi, de la perfection que le monde devra maintenant répondre de ses crimes.

Les sept lampes :

Devant le trône brûlent sept lampes qui sont, dit Jean, les sept esprits de Dieu ou l’Esprit de Dieu dans Sa plénitude. La présence éclairante de l’Esprit de Dieu au jour du jugement témoigne du fait que tous les jugements qui vont être rendus le seront en tout connaissance de cause. Car, dit Paul, l’Esprit de Dieu est à même de tout sonder, y compris les choses les plus profondes qui se trouvent en Dieu Lui-même : 1 Cor 2,10. Toute la lumière sera faite ici sur les œuvres, les pensées et les motivations de chacun, sans que personne d’une manière ou d’une autre ne puisse réfuter en quoi que ce soit les reproches ou les accusations portés contre lui. Chacun sera alors connu, non tel qu’il pense être ou tel que les autres pensent qu’il est, mais tel que Dieu le connaît : 1 Cor 13,9. Heureux celui qui, en ce jour, aura accepté la lumière que l’Esprit de Dieu a porté sur sa vie et aura été purifié de ses nombreux péchés par le sang de Christ : 1 Jean 1,6 à 9.

La mer de verre

Devant le trône se trouve encore comme une mer de verre, semblable à du cristal. La vision rapportée ici rappelle celle vécue au temps de Moïse par les 70 anciens du peuple d’Israël : Exode 24,10-11. Elle nous rapporte le fait que, malgré qu’elle soit confrontée à l’éclat étincelant de la beauté et de la gloire de Dieu, l’élite d’Israël n’a pas péri. Elle a vu Dieu, et elle a même mangé et bu en sa présence. La mer de cristal sur laquelle se tiennent les représentants du peuple de Dieu dans son entier témoigne du privilège incroyable duquel jouiront tous les grâciés. Devenus l’élite de l’humanité, ils se tiendront sans crainte dans Sa présence jouissant d’une liberté inconcevable si l’on songe à la perfection de la Personne devant laquelle ils se tiennent.

Les 4 êtres vivants :

Un dernier élément, difficile à imaginer pour nous, termine la description de la vision du trône transmise par Jean : la vision de 4 êtres vivants, tous différents d’aspect, mais ayant comme point commun des facultés visuelles hors normes. La vision de Jean reprend point par point celle donnée des siècles auparavant à Ezéchiel au moment où il reçut sa vocation de prophète : Ezéchiel 1,10. Au jour du jugement, Dieu trouve bon ici de rassembler tout Son peuple, celui qui est issu de la terre, comme celui qui est dans le ciel. C’est pour cette union-là que, ultimément, le Christ, dira Paul, est mort sur la croix : Ephés 1,9-10. Pour certains commentateurs, les 4 êtres vivants sont les représentants de toute la création de Dieu. Le lion représenterait la force brutale de la nature, le veau, la force domestiquée, l’homme, la force intelligente et l’aigle, la force couronnée. Si cette interprétation est juste, elle s’accorde avec l’activité principale que les 4 êtres pratiquent : rendre gloire à Celui qui, disent-elles, les a créés, c’est-à-dire de qui elles tirent leur force

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Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 juin 2010

Place à Dieu !

Qui est Dieu ?

Personne, dit la Bible, ne l’a jamais vu. La raison en est simple : personne ne l’aurait supporté. C’est pour notre bien que Dieu nous protège de sa vue. Même les créatures supérieures les plus élevées, montre la Bible, se voilent la face devant Lui. Est-ce à dire pour autant que l’on ne peut avoir aucune notion de lui ? Non ! dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, il a été donné à un homme de voir le trône de Dieu, Celui qui était assis dessus, et les éléments comme les créatures extraordinaires qui se trouvaient dans son entourage. Retour sur une vision incroyable à laquelle chacun de nous ferait bien de se préparer : Apocalypse 4.

Le trône de Dieu

Monté, enlevé au ciel, la vision immédiate qui s’imposa à Jean fut celle du trône de Dieu. Le trône de Dieu dans le ciel est, pour nous enfants de Dieu, la réalité qui est la cause la plus certaine de la garantie de la victoire de notre foi. Bien des despotes assis sur des trônes tyrannisent aujourd’hui le monde et les croyants. Mais ce qui donne aux croyants de tous les temps la force de résister et de tenir ferme dans la foi, c’est qu’il y a un Dieu au ciel qui a un trône.

La vision du trône de Dieu par Jean à cette étape de la révélation n’est pas due au hasard. La référence au trône de Dieu est quasiment toujours liée dans l’Ecriture au temps du jugement : Psaume 9,5.8 ; 11,4 ; 29,10 ;45,4 à 7 ; 47,9 ; 89,14 ; 99,1. Avec la vision du trône commence donc l’ère du jugement, c’est-à-dire, l’heure où, après avoir patienté envers les peuples et les nations rebelles, Dieu entre dans Son règne. Le temps du règne de Dieu est celui de la fin de Sa patience. Si la venue de Jésus a inauguré l’année de grâce du Seigneur, celle-ci, dit le prophète, sera immédiatement suivi du Jour de Sa colère. Juste retour des choses où après avoir laissé les hommes bafouer ses droits autant qu’ils le voulaient en leur offrant la possibilité du pardon et de la réconciliation, Dieu rétablit l’ordre de l’univers en prenant la place légitime qui lui revient de droit.

Celui qui est assis sur le trône

Plus que le trône lui-même, c’est la Personne qui y siégeait et les êtres qui L’entouraient qui impressionnèrent Jean. Tous, à leur manière et dans la façon avec laquelle ils sont décrits, témoignent du temps nouveau qui s’ouvre ici.

1. Celui qui est assis sur le trône : Dieu le Père : Son apparence

Il avait l’aspect d’une pierre de jaspe, dit Jean. La caractéristique du jaspe est la transparence totale : Apoc 21,11.18. Le jaspe témoigne de la totale pureté et de la totale sainteté qui habitent en Dieu. Dieu, avait dit Jean, est lumière et il n’y a point en Lui de ténèbres : 1 Jean 1,5. L’éclat de la sainteté de Dieu est telle que ni Esaïe, ni les créatures célestes qui entourent le trône de Dieu ne purent la supporter : Esaïe 6,1 à 3. Rien, a dit Jésus, ne peut rester caché, secret ou obscur dans la présence de Dieu : Luc 8,17 ; 12,2. Tout est à découvert et à nu devant Celui à qui nous aurons à rendre compte : Hébr 4,13. Le jaspe qui caractérise Dieu caractérise aussi toute la muraille de la ville dans laquelle les rachetés habiteront avec Lui, ainsi que son premier fondement : Apoc 21,18-19.

Il avait aussi l’aspect de la sardoine. C’est de la ville de Sardes, où elle se trouvait en quantité, que la pierre appelée sardoine tire son nom. Alors que la jaspe était transparente comme le cristal, la sardoine se caractérise par le rouge ardent, la couleur de la justice et du jugement. La sardoine mêlée à la jaspe nous rappelle que, avec la sainteté, ce sont la justice et le droit qui sont à la base de Son trône : Psaume 89,14 ; 97,2. Dressé et établi pour le jugement, le trône de Dieu et l’aspect de Celui qui y siège témoignent que le jugement de Dieu est l’heure où chacun reçoit quelque part le salaire, jusqu’ici impayé, de ses œuvres : Apoc 16,4 à 6.

2. L’entourage du trône

a. l’arc-en-ciel

Si celui qui est assis sur le trône incarne la sainteté et la justice absolue, le trône tout entier apparaît dans la vision de Jean entouré d’un arc-en-ciel émeraude. La présence de l’arc-en-ciel, symbole, depuis le déluge du temps de Noé, de la grâce de Dieu pour l’humanité entière : Genèse 9,12 à 17, environnant le trône du Juge, rappelle le fait que jusqu’à ce que la justice soit entièrement passée sur le monde, la grâce et le pardon de Dieu restent offerts par Dieu à l’humanité. Aujourd’hui encore, l’arc-en-ciel de Dieu brille sur notre humanité à bout de souffle, prête à s’entre-tuer. Car, dit la Bible, ce n’est pas la volonté de Dieu, Son désir, qu’un seul d’entre nous périsse loin de Lui. Mais prenons garde ! D’autres trônes viennent d’être installés près du trône de Dieu ! Les membres du tribunal de Dieu approchent. Asseyez-vous et taisez-vous ! La parole ne vous est pas donnée…

Suite la semaine prochaine...


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samedi 12 juin 2010

Il n'a pas raté le but !

Parcours

Marco Ceara est né en 1980 au Brésil. Dernier d’une famille de 8 enfants, il a grandi dans la ferme de ses parents. Dans une interview récente, il évoque son enfance : « J’ai commencé à aider mes parents à la ferme quand j’avais six ans. On plantait du riz pour manger parce qu’on n’avait pas de travail pour gagner de l’argent. Alors que j’atteignais 11 ans, 4 ou 5 frères étaient déjà partis pour Sao Paulo à la recherche d’une vie meilleure. Mes parents ont aussi quitté la ferme pour vivre à Sao Paulo. A mon arrivée dans la ville, j’ai pu gagner de l’argent en vendant de la glace aux passants. J’ai ensuite travaillé au supermarché à 12 ans. »

Par la suite son frère l’inscrira dans une petite école de foot pour le sortir des mauvaises influences du quartier. « On habitait dans une favela, un endroit difficile. Il y avait des gens qui volaient ou qui consommaient de la drogue. » Dans cette école, il étudiait le matin et jouait au foot l’après-midi. A 13 ans, il postula au centre de formation de l’équipe de Santos. Il fut accepté et y resta jusqu’à 20 ans.

A 18 ans, Marco fit une rencontre imprévue qui allait changer le cours de sa vie. Le propriétaire du restaurant où il mangeait était chrétien. Il l’invita chez lui pour participer à une rencontre autour de la Bible. Le jeune Marco n’avait pas particulièrement soif de Dieu. il y est allé parce qu’il n’avait rien d’autre à faire. La rencontre fut suivie d’une autre, puis d’une autre. Marco comprit, petit à petit, qui était Jésus. Un jour, il se tourna vers Lui, convaincu que Lui seul pouvait le sauver et lui donner la vie éternelle. Devenu footballeur professionnel, il est aujourd’hui arrière dans l’équipe du PSG.

Marco, en tant que footballeur, le fait d’être chrétien t’a-t-il parfois posé des problèmes ?

Ça n’a pas toujours été simple. En 1999, je jouais dans le club brésilien de Santos et je parlais souvent de Jésus aux autres joueurs ; le président du club m’a intimé l’ordre d’arrêter de le faire ou de quitter le club. J’ai fait le choix de continuer malgré tout et finalement, il m’a fait partir du club. Il n’est pas toujours facile d’être libre de ses paroles dans le milieu du foot. On préfère parler d’argent plutôt que de spiritualité. En plus, les sollicitations pour sortir la nuit et faire des choses pas correctes aux yeux de Dieu sont nombreuses. C’est un vrai défi de rester fidèle à la Parole de Dieu mais je veux l’être. Aujourd’hui au PSG, la première difficulté que j’ai rencontrée, c’était quand je signais des autographes. En fait, j’ajoutais « Jésus vous aime » en dessous de ma signature et on m’a demandé de ne plus le faire car je devais respecter les personnes dans leur croyance. Maintenant, tous les joueurs du PSG savent que je suis croyant. Ils me respectent beaucoup en tant que chrétien.

Comment la foi influence ta vie de footballeur ?

La foi est prioritaire pour moi. Je remets tout entre les mains de Dieu. Il me donne la force nécessaire, par exemple, au milieu des difficultés qui peuvent intervenir dans ma profession. J’ai expérimenté que Dieu faisait la différence dans ma vie. Vous savez, il y a beaucoup de concurrence dans le foot et « avoir Dieu » avec moi est le plus qui fait la différence. La Bible dit dans le livre de Jérémie : « Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme… Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel, et dont l'Éternel est l'espérance ! ». C’est mon expérience personnelle dans ma carrière de footballeur.

La violence vient trop souvent gangrener le football dans les tribunes mais aussi sur le stade. Comment vis-tu cela ?

Je considère que je dois donner le meilleur dans mon travail et il n’est pas nécessaire d’être malhonnête pour y arriver. Je suis défenseur, et à ce poste, tu as pour objectif de marquer l’attaquant et de le presser. J’essaye de vivre concrètement ce que je viens de dire en axant mon jeu sur la technique et non sur la force ou les fautes. Il faut que je sois honnête dans le jeu. Il est important d’être le même sur le terrain que dans la vie normale. Pendant le match, Dieu doit continuer à être honoré par mes actes et mes paroles. En ce qui concerne la violence des supporters, il est certain que ce n’est jamais une bonne chose et ça fait finalement beaucoup de mal au football qui doit rester un sport populaire.

Interviews tirés du magazine Victoire et du site Horizons évangéliques


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samedi 5 juin 2010

Jacques Le-Febvre d’Etaples : un picard trop peu connu… (2)

Un protestant caché avant l’heure

Ce fut en lisant la Bible dans le texte original qu’il comprit, avant Luther, que le pécheur est justifié par la foi, et non par les œuvres. Sa joie fut aussi grande que sa surprise ! Mais comme il aimait Rome et vénérait son chef, il ensevelit au fond de son cœur la découverte qu’il venait de faire. Un autre, à sa place, eut parlé : lui se tut. Il était vieux et, par nature, doux et timide. Cependant, sans qu’il s’explique clairement, sa foi vive, profonde, se communiquait, comme un parfum à ses disciples avec lesquels il lisait le Nouveau Testament.

Un protestant qui se montre

La foi vivante finit toujours par triompher de notre timidité naturelle. Si elle ne fait pas de nous des héros, elle nous donne cependant un courage que nous n’aurions pas sans elle. C’est ce qui arriva au docteur d’Etaples, au milieu des diocésains de son protecteur l’évêque de Meaux, Guillaume Briçonnet. Pressés par eux d’en savoir plus sur la voie du salut nouvellement révélée, Le-Febvre se mit en tête de travailler à une traduction française des Evangiles.
Inévitable persécution

L’enseignement de Le-Febre à Meaux provoqua la colère du clergé. Au lieu d’une couronne, qu’il aurait fallu poser sur sa tête blanchie par les travaux et les années, il lui prépara un bûcher, sur lequel il serait monté sans l’intervention d’amis puissants à la cour. Quant à Briçonnet, il prit peur, et, sommé de comparaître, se rétracta et se renia.

La traduction de Le-Febvre provoqua une révolution dans le diocèse de Meaux. Chacun voulut lire le texte sacré. Des assemblées se formèrent spontanément et, sans qu’il n’y eut rien de prémédité, ces communautés naissantes ressemblaient trait pour trait aux églises primitives : même foi, même culte, même sainteté de vie.

La Sorbonne réagit en interdisant la traduction de Le-Febvre, et en faisant emprisonner plusieurs novateurs de Meaux. Le-Febvre d’Etaples prit la fuite et se réfugia, avec quelques disciples, à Strasbourg. Il y fut reçu avec tous les égards dus à son mérite et à sa piété. Il demeura dans la capitale de la réforme alsacienne jusqu’au moment où, grâce à la protection de Marguerite de Valois, sœur de François 1er, il put retourner à Paris. La princesse, qui l’affectionnait, le fit nommer précepteur du prince Charles, le 3ème fils de son frère.
Dernières années

Le bon docteur, dans la haute position qu’il occupait, se crut à l’abri des attaques des sorbonnistes. Il n’avait qu’une seule pensée : terminer la traduction de Evangiles, puis quitter ce monde. Mais il n’acheva pas ces jours à Paris. De nouveau persécuté, Le-Febvre ne dut une nouvelle fois son salut qu’à la protection de Marguerite de Valois qui l’emmena à Blois, et le chargea du soin de sa bibliothèque. C’est dans le château de cette ville que Le-Febvre acheva sa traduction du Nouveau Testament, la 1ère qui ait été publiée en français.

Blois encore trop près de Paris, Marguerite de Valois transféra le docteur à Nérac où, en tant que reine de Navarre, elle offrait l’asile à tous les persécutés. C’est la que, empreint de la tristesse de ne pas finir martyr pour sa foi, contrairement à beaucoup de son temps, Le-Febvre s’endormira dans les bras de son Sauveur, après avoir remis son âme à Dieu et ses biens aux pauvres. On lui éleva un tombeau dans l’église de Nérac. Il n’existe plus : des mains profanes et sacrilèges le détruisirent et jetèrent ses cendres au vent. De Le-Fevre d’Etaples, il ne reste qu’un nom et l’immense service qu’il a rendu au mouvement de la Réforme. Celle-ci ne peut ne peut qu’être fière d’avoir eu pour ancêtre un chrétien si pur et si pieux que Le-Febvre d’Etaples !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus