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samedi 18 mai 2013

Je n'ai pas pu !


Les athées étaient chez moi
Ils m’ont dit : Résigne-toi !
Mais je n’ai pas pu !
Il aurait fallu que je renie Jésus.

Ils prêchaient la tolérance
Au prix de mon seul silence
Mais je n’ai pas pu !
A jamais je m’en serais voulu.

Ils voulaient changer la loi
M’obliger à de nouveaux droits
Mais je n’ai pas pu !
Le bien ne peut être corrompu.

Ils m’ont dit de bien les croire
Ils sont dans le sens de l’histoire
Mais je n’ai pas pu !
Trop sont morts pour l’avoir cru.

Ils revendiquent une liberté
Qui permet l’égalité
Mais je n’ai pas pu !
La vérité doit avoir le dessus.

Quand le temps sera passé
On finira par accepter
Mais je n’ai pas pu !
Le dernier mot revient à Jésus.


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samedi 11 mai 2013

Vision et méditation


Modes de révélation

« Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, Dieu nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers par le Fils… : Hébreux 1,1-2.

La Bible témoigne ici des modes différents de communication que Dieu a employés au cours du temps
Visions que reçut Daniel : dessin de Gustave Doré
pour se révéler. Ces modes étaient profondément liés à l’étape dans laquelle la Révélation se trouvait lorsqu’ils ont été mis en œuvre. Tant que le Fils n’était pas venu, Dieu dut user de moyens divers pour se révéler. Il eut recours à des visions, des rêves, des théophanies (des manifestations visibles ou audibles de Dieu), des symboles… Le Fils étant venu, l’Esprit ayant été donné à tous ceux qui croient, ces modes provisoires de communication ne sont plus normatifs.

Visions ou méditations

A la lecture de ce que certains prophètes ont vécu, des croyants ou simples lecteurs de l’Ecriture pourraient être amenés à les envier. Etre l’objet de visions ou de révélations irréfutables doit être quelque chose de fantastique. Evidemment, pensons-nous, si notre relation avec Dieu était marquée par de tels phénomènes, nous ne serions pas les croyants que nous sommes. Rien ne nous ferait plus douter, chanceler, chavirer dans la foi !

Sans nier l’impact d’une vision donnée par Dieu sur la foi d’un croyant, j’aimerais faire ici l’apologie du bienfait incomparable que produit pour la foi la méditation éclairée de l’Ecriture. L’exemple le plus probant de l’effet des deux modes de communication divine nous est donné par le prophète Daniel. Homme de vision, Daniel est aussi un homme de méditation. Or, il me semble, la pratique régulière de la méditation a produit chez le prophète des effets beaucoup plus profonds que les visions dont il fut l’objet.

Le quotidien et l’exceptionnel

Si Daniel fut le sujet de grandes visions, c’était, dans le quotidien de sa vie, la Parole de Dieu qui faisait l’objet de sa méditation. Les visions que reçut Daniel sont impressionnantes. Elles occupent une place centrale dans son livre dont l’objet est de faire avancer la révélation donnée par Dieu jusque là des temps et de l’histoire. Mais il faut noter que ces visions étaient rares. Elles n’étaient pas, loin s’en faut, le quotidien du prophète. Elles se produisirent lors d’événements exceptionnels, lors surtout des changements de royauté dans les empires qui se sont succèdés au long de sa vie.

Dans le quotidien, la relation de Daniel avec Dieu ne fonctionnait pas sur un autre mode que le nôtre. La Parole de Dieu était la nourriture de la foi, de l’espérance du prophète. Le chapitre 9 du livre en témoigne. Elle nous parle d’un moment particulier qui se produisit lors d’un exercice quotidien. Alors qu’il méditait sur le livre du prophète Jérémie, Daniel comprit quelque chose qui le bouleversa et le remua complètement. S’en suit la prière personnelle la plus longue du livre. L’impact de la Parole de Dieu lue et méditée fut tel qu’il affecta le prophète profondément.

Comparaisons

Dieu, selon le dessein particulier qu’Il avait en vue pour Daniel, l’enseigna par de grandes visions. Mais celles-ci ne se substituaient pas à la Parole déjà révélée. Elles la complétaient, dans un temps où tout n’avait pas encore été dit. Ce chapitre en témoigne qui ajoute à la révélation reçue par la Parole, la vision qui l’explicite.

Si la vision s’impose d’elle-même de l’extérieur, le propre de la Parole est d’agir à l’intérieur. Par la vision, Dieu présente au regard du prophète une réalité qu’il ne connaît et ne comprend pas toujours. Le prophète devient alors un spectateur qui raconte. Le travail qu’opère la méditation de la Parole est tout autre. La Parole s’adresse au cœur, à l’esprit, à la conscience du prophète. Elle éveille en lui des pensées, des sentiments qui, par son éclairage, le saisissent et en font un acteur de l’œuvre de Dieu. La Parole est comme une nourriture que l’on ingère, que l’on assimile et qui, ensuite, devient partie intégrante de notre être. La vision fait davantage de celui qui la reçoit un sujet passif. Le prophète voit, décrit et transmet. Ce chapitre, qui nous rapporte la plus longue prière qui ait été formulée par Daniel, est le témoignage du travail intérieur profond qu’opèrent la lecture et la méditation de l’Ecriture. Seule la Parole vivante de Dieu a le pouvoir de produire en nous un tel chavirement. Elle seule pénètre au plus profond de notre être, jusque dans ses articulations, pour produire en nous l’effet escompté : Hébreux 4,12.

Méditons, méditons, méditons encore…

Méditant le livre de Jérémie la première année de Darius, Daniel comprit ce qu’il n’avait pas encore vu. Il saisit, comme jamais peut-être, le fil conducteur qui reliait le temps dans lequel il vivait au passé glorieux, puis déclinant d’Israël. La vision que Dieu lui donnera par Gabriel lui révélera ce qu’il peut, dans la foi, attendre pour l’avenir. Si la lecture de la parole est un exercice auquel on doit s’adonner chaque jour, il y a des moments où celle-ci correspond à un rendez-vous particulier de Dieu. Il y a des dates, dans l’exercice de notre piété, marquées d’une pierre blanche. Elles témoignent de moments au cours desquels la Parole écrite, ancienne est devenue si actuelle, si personnelle que c’était comme si elle n’avait été écrite que pour nous. C’est ici ce qui se produisit pour Daniel.

Tous les hommes qui reçurent de la part de Dieu de grandes visions étaient des hommes de l’Ecriture. L’Ecriture habitait en eux. Elle imprégnait, saturait leur pensée. Dieu pouvait faire d’eux le réceptacle de nouvelles révélations parce qu’ils étaient habités par celles qu’Il avait déjà donné jusqu’ici à Son peuple. Le privilège du croyant qui vit aujourd’hui est qu’il n’a plus besoin d’attendre de Dieu qu’Il active pour lui un tel mode de communication. Il peut certes le faire à titre exceptionnel. Dieu reste souverain sur Ses manières d’agir.  Mais le croyant en Jésus-Christ possède des atouts que ceux qui ont vécu avant Sa venue et celle des apôtres ne possédaient pas. Il a une Révélation achevée : la Bible est close. Il possède l’Esprit de Christ qui vit en Lui. Paul dira à ce sujet qu’il a la pensée de Christ en lui. Il a l’Eglise, le peuple de Dieu doté de tous les dons de connaissance dont il a besoin…

Croyons que dans notre vie quotidienne, nous pouvons, habités par l’Esprit de Christ, entendre la voix de Dieu au travers de la méditation de la Parole inspirée. Il vit en nous et veut s’adresser, dans le silence et le secret, au plus profond de notre être. N’attendons pas de Dieu un mode de communication extraordinaire. Ici, à l’intérieur, Il nous donne rendez-vous. Il veut que chaque jour soit une date marquée par une pierre blanche, celle de Sa Parole rendue vivante, actuelle et personnelle pour nous. Alors, chrétien, médite, médite et médite encore la Parole ! Tu ne peux pas trouver pour ton quotidien mets préparé par Dieu plus succulent pour ton âme !


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lundi 29 avril 2013

Vinet, apôtre de la liberté



Vinet

Alexandre Vinet, descendant d’une famille huguenote chassée de France à cause de sa foi, est
né à Lausanne le 17 juin 1797 et décédé à Clarens le 4 mai 1847. Historien, théologien et critique littéraire, Vinet est l’un des penseurs du christianisme les plus brillants de son temps. Certains parmi ses proches n’hésitent pas à le placer au même rang que St Augustin, Calvin ou Luther. Défenseur acharné de la vérité jointe à la liberté, Vinet en a défendu les intérêts jusqu’à son dernier souffle. Liberté, ordre et christianisme étaient à son sens trois choses corrélatives et absolument inséparables. « L’une appelle nécessairement les deux autres et aucune ne saurait prétendre exister et faire ses affaires isolément, disait-il. » Tout le génie de Vinet tient à la démonstration que liberté et vraie religion ne sont pas ennemies, mais compagnes. « Le christianisme, disait Vinet, est dans le monde l’immortelle semence de la liberté. »

Liberté et christianisme

La conviction de Vinet lui valut des ennemis dans deux camps antagonistes. Le premier était le camp de ceux pour qui l’extirpation du christianisme était la condition du salut de la liberté ; le second était celui de ceux qui prônaient l’enchaînement de toute liberté au profit du christianisme. Vinet dénonçait avec vigueur l’alliance du despotisme avec le christianisme, une alliance contraire à sa nature. Il n’avait de cesse de combattre ce déplorable divorce entre les deux partis, divorce toujours présent dans les esprits aujourd’hui.

Vinet plaidait pour, qu’au lieu de consumer leurs forces dans des luttes stériles, les tenants du christianisme et de la liberté les mettent en commun car, aucun ne triompherait sans l’autre. Vinet était un visionnaire. A ceux qui ne veulent se préoccuper que des seuls intérêts de la liberté, il rappellera que « partout où le rayon divin n’est pas descendu, le libéralisme n’est qu’affaire de logique ou d’orgueil. La liberté sans la foi fait crouler les nations. La conscience du droit séparée de celle du devoir conduit à la ruine. Seules des convictions morales, spirituelles fortes peuvent donner aux peuples libres de supporter le fardeau de la liberté. La liberté sans le christianisme est une théorie stérile, une confédération des égoïsmes, et même, au-delà des apparences, un pas rétrograde vers la vie sauvage. En un mot, là où elle devrait être salut, elle devient ruine de l’humanité, et là où elle devrait être sa gloire, elle est sa honte… » « Une chose voulue par le plus grand nombre, dira Vinet, n’est ni juste ni sociale par cela seul ; elle peut être, au contraire, exécrable et subversive de toute société, et, fût elle voulue par tous à la fois contre un seul, elle ne doit point se faire ! »

Toutes les libertés modernes, affirme Vinet, sont filles du christianisme. Elles sont la dot que la religion de Christ a apportée aux Etats. A la base, sur le front, au faîte de l’édifice
majestueux élevé par le Christ, partout brille ce mot qui réjouit l’espèce humaine dégradée : liberté. « Les chrétiens, dit Vinet, doivent se rappeler qu’ils ont dans leurs mains la solution du problème social, et le double principe, admirablement un, de la liberté et de l’obéissance. C’est là le sel dont, au point de vue social, ils doivent saler la terre. » Et encore : « Une liberté qui n’obéit point est un pur non-sens ; car c’est pour obéir que nous sommes libres. Quiconque aime l’ordre sans aimer la liberté, n’aime pas l’ordre, et quiconque aime la liberté sans aimer l’ordre, n’aime pas la liberté. »

Littéraire, Vinet travaillait à la réhabilitation des mots. Un des maux principaux du monde venait, selon Vinet, du fait que les mots, qui étaient venus du ciel pour définir les concepts voulus par Dieu, avaient été déshonorés. « Pourquoi donc abuse-t-on des mots de liberté, de religion ou de philosophie, des choses sublimes et saintes ? C’est parce qu’elles sont grandes, et qu’elles peuvent, détournées de leur sens, devenir le prétexte de grands maux. L’âme humaine ne s’exalte pas de ce qui est bas… Ce n’est pas parce que la liberté a été inscrite par des mains profanes sur l’étendard de la rébellion, que le despotisme seul serait de droit divin. » La solution est de réhabiliter le vrai sens du mot liberté, non de l’éradiquer !

166 ans après la mort de Vinet, ses paroles n’ont rien perdues de leur pertinence. C’est pour le fait de ne pas les suivre que notre monde occidental, héritier et séparé du christianisme, s’enfonce dans la ruine… en attendant la sauvagerie…


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mercredi 17 avril 2013

Le prix de la grâce de Dieu

 En 1935, le contexte politique, économique et ecclésial dans lequel Dietrich Bonhoeffer prend la
Dietrich Bonhoeffer
direction du séminaire de Finkenwalde, comme chargé de la formation théologique et pastoral des futurs pasteurs de l'Eglise confessante est on ne peut plus difficile. A 30 ans, il a déjà beaucoup réfléchi aux impératifs du combat contre un ordre dont les fondements et les objectifs ne l'ont jamais trompé. Comment tenir ensemble fidélité évangélique, amour du prochain, respect des lois et résistance active ? Entre 1935 et 1937, Bonhoeffer développera le fruit de ses méditations à la lumière du « Viens et suis-moi ».

L'ennemi n°1 de l'Eglise

« La grâce à bon marché est l'ennemie mortelle de notre Eglise. Actuellement dans notre combat, il y va de la grâce qui coûte.

La grâce à bon marché, c'est la grâce considérée comme une marchandise à liquider, le pardon au rabais, la consolation au rabais, le sacrement au rabais. La grâce servant de magasin intarissable à l'Eglise, où des mains inconsidérées puisent pour distribuer sans hésitation, ni limite ; la grâce non tarifée, la grâce qui ne coûte rien. Car on se dit que, selon la nature même de la grâce, la facture est d'avance et définitivement réglée. Sur la foi de cette facture acquittée, on peut tout avoir gratuitement. Les dépenses sont infiniment grandes, par conséquent les possibilités d'utilisation et de dilapidation sont, elles, aussi, infiniment grandes.

Le trésor caché

La grâce à bon marché, c'est la justification du péché et non point du pécheur. Puisque la grâce fait tout toute seule, tout n'a qu'à rester comme avant. “Toutes nos œuvres sont vaines.” Le monde reste monde et nous demeurons pécheurs “même avec la vie meilleure”. Le monde est justifié par grâce ; il faut donc (en raison du sérieux de cette grâce, pour ne pas résister à cette irremplaçable grâce !) que le chrétien vive comme le reste du monde ! Le chrétien, donc, n'a pas à obéir à Jésus, il n'a qu'à mettre son espoir dans la grâce !

Ceci, c'est la grâce à bon marché

La grâce qui coûte, c'est le trésor caché dans le champ : à cause de lui, l'homme va et vend joyeusement tout ce qu'il a ; c'est la perle de grand prix ; pour l'acquérir, le marchand abandonne tous ses biens ; c'est la royauté du Christ : à cause d'elle, l'homme s'arrache l'œil qui est pour lui une occasion de chute ; c'est l'appel de Jésus-Christ : l'entendant, le disciple abandonne ses filets et le suit.

La grâce qui coûte, c'est l'Evangile qu'il faut toujours chercher à nouveau ; c'est le don pour lequel il faut prier, c'est la porte à laquelle il faut frapper.

Elle coûte parce qu'elle appelle à l'obéissance ; elle est grâce parce qu'elle appelle à l'obéissance à Jésus-Christ ; elle coûte parce qu'elle est, pour l'homme, au prix de sa vie ; elle est grâce parce que, alors seulement, elle fait à l'homme cadeau de la vie ; elle coûte parce qu'elle condamne les péchés, elle est grâce parce qu'elle justifie le pécheur. La grâce coûte cher d'abord parce qu'elle a coûté cher à Dieu, parce qu'elle a coûté à Dieu la vie de son fils – “Vous avez été acquis à un prix élevé” – parce que ce qui coûte cher à Dieu ne peut être bon marché pour nous. Elle est grâce d'abord parce que Dieu n'a pas trouvé que son fils fût trop cher pour notre vie, mais qu'il l'a donné pour nous. La grâce qui coûte, c'est l'incarnation de Dieu.

Dietrich Bonhoeffer : 1906 - 1945

jeudi 4 avril 2013

Crédibilité des Evangiles

 Les récits rapportés par les Evangiles sont-ils crédibles ? Outre le fait que leurs auteurs ont été prêts à payer de leurs vies le témoignage qu'ils rendent à Jésus, des preuves internes l'accréditent.

Cette présentation du Dr. Peter Williams est fascinante. Il nous apporte de nouvelles preuves (et nous rappelle des anciennes) montrant que les quatre Évangiles sont basés sur des témoignages fiables. Il montre même que les Évangiles sont tellement précis et fiables, qu’ils doivent avoir pour source des témoignages oculaires. 

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vendredi 22 mars 2013

Idéologie manipulatrice

 Je ne résiste pas au désir de partager avec vous cette lettre d'un ancien député à un député plus jeune qui lui avait posé par écrit une certaine question. Lecture :

"Cher Collègue,

Dans votre dernier message, vous me demandez si les débats « sociétaux » auxquels j'ai participé dans ma carrière parlementaire, ont ressemblé à celui qui vient de se dérouler dans l'hémicycle. Je vous réponds que je leur vois moins de ressemblance que de continuité : selon moi, les discussions qui ont accompagné la légalisation de l'avortement, il y a presque quarante ans, l'institution du pacs en 1999 et l'ouverture du mariage aux homosexuels aujourd'hui, forment un seul et grand débat qui n'est d'ailleurs pas clos.

Pour expliquer ma pensée, je crois utile de souligner d'abord quelques traits de la méthode par laquelle le gouvernement Ayrault a fait voter sa loi.

L'ETONNANTE PRECIPITATION DU GOUVERNEMENT

Comme vous me le dites, la majorité de l'Assemblée n'a guère été appelée à réfléchir ; elle s'est laissé emporter par les envolées lyriques de la Garde des Sceaux. Le député rapporteur a rivalisé avec la ministre dans l'élan oratoire : « Il est venu, le temps de l'égalité ! » s'est-il écrié dans une formule qui résumait leur plaidoyer commun. En réalité, il est venu le temps où le mariage et la filiation sont redéfinis en fonction de l'homosexualité. Il en résulte un bouleversement de ces institutions multiséculaires. Voici un exemple : jusqu'à présent l'homme et la femme apportaient à l'enfant ce qu'il pouvait recevoir de plus précieux de l'un et de l'autre : la mère lui donnait la vie et le père son nom. Le don du nom était le signe de devoirs propres à l'homme. Il empêchait une exclusivité maternelle dont la science montre l'insuffisance pour la formation de la personnalité. Avec la loi Taubira, l'enfant se verra attribuer les deux noms par ordre alphabétique, sauf si les parents demandent expressément et par déclaration conjointe qu'il en soit autrement. Le nouveau système a été fait pour convenir aux « couples » homosexuels mais il brouille un repère simple et clair de filiation masculine pour tous les autres. Les relations de père à enfant, que l'on sait fragiles dans notre société, en seront davantage affaiblies.

Si encore ce bouleversement était nécessaire pour satisfaire une part significative du peuple français ! Mais il n'en est rien. L'Espagne, qui nous a précédé dans la légalisation du « mariage homo », nous offre des statistiques instructives : passé un effet de mode qui a fait monter de tels mariages jusqu'à 2% du total, leur proportion est retombé à 0,1%. Il en va de même au Canada. Vous avez raison de vous demander pourquoi le parti au pouvoir s'acharne à remodeler l'institution familiale au profit d'une infime minorité dont le genre de vie est et restera réfractaire à la conjugalité.

Votre perplexité a été accrue par la précipitation du gouvernement dans cette affaire. Des dossiers graves et urgents réclamaient l'attention de l'Assemblée : l'équilibre du budget par exemple ou la montée du chômage. Aucune enquête d'opinion, aucun mouvement de rue n'appelaient les députés à voter, toutes autres affaires cessantes, l'ouverture du mariage aux homosexuels. Au contraire, l'imminence du débat a provoqué d'imposantes manifestations d'hostilité. Et, selon tous les sondages, ni François Hollande ni Jean-Marc Ayrault ni Christiane Taubira ni aucun responsable de la loi n'ont été récompensés de leurs efforts par la moindre poussée de popularité. Alors, quelle raison à cette hâte ?

Il faut expliquer pourquoi tant de risques ont été pris pour si peu de bénéfices visibles. Vos collègues du Palais Bourbon, qui ont cédé à l'exaltation du discours ministériel, ne se posent apparemment pas la question. Essayons de réfléchir plus qu'eux.

UNE IDEOLOGIE QUI VEUT DOMINER LA VIE DES COUPLES

Je pense que le but réel de la loi Taubira n'est pas l'émancipation des homosexuels mais l'accomplissement d'une idéologie. C'est vers cet accomplissement que convergent toutes nos lois « sociétales » depuis un demi-siècle. Pour le comprendre, il nous faut revenir à leur mère commune, la loi Neuwirth (1967).

A l'époque, les progrès rapides de la biologie ont conduit à un mode simple et efficace de contraception chimique. Le succès de la « pilule » fut immédiat : elle apparut à la quasi-totalité des couples comme l'instrument décisif qui leur permettrait de maîtriser leur fécondité. En elle-même leur aspiration était légitime. Le législateur ne pouvait y rester insensible. La loi Neuwirth est née de là. Mais la pilule et le stérilet ont apporté aussi avec eux un autre effet, sous-estimé jusqu'à aujourd'hui. En refoulant ou en contrariant les lois naturelles propres au corps, ils ont accrédité la croyance que ce dernier n'est qu'un outil à la disposition de l'esprit de chaque individu. Et les esprits, n'éprouvant plus les contraintes des corps, ont aspiré à une autonomie sans limite. La contraception chimique et mécanique, telle que les techniques l'ont façonné il y a un demi-siècle, a donc eu de grandes conséquences morales : c'est d'elle que vient la fragilité des couples contemporains, qui ne connaissent plus la solidarité croisée des corps et des esprits ; d'elle encore, l'indifférence aux lois du corps, qui se manifeste par exemple dans l'égalité exigée entre hétéro et homosexualité ; d'elle toujours, le refus de son propre corps, réclamé par ceux qui veulent changer de se.xe et, sous une forme différente, par les partisans de l'euthanasie ; d'elle enfin, cette aspiration à être soi contre la vie de son corps, dont témoigne le droit à l'avortement. L'euthanasie, l'avortement, l'homosexualité ont toujours existé. Mais c'est seulement dans le sillage de la contraception chimique qu'ils ont réclamé une reconnaissance positive.

Cette croyance est restée masquée pendant longtemps. A cause de son caractère presque invisible, les hommes politiques du dernier demi-siècle ont fait des lois dont ils n'ont pas compris, sur le moment, la vraie nature ni les véritables conséquences. Le gouvernement Pompidou pensait sincèrement, en 1967, que la pilule allait conduire à des « couples plus harmonieux » et des « familles plus heureuses ». Ses successeurs ont été interloqués par les statistiques qui ont enregistré la montée fulgurante des divorces et la multiplication des familles monoparentales. Simone Veil a été, à son tour, décontenancée par le flot qui a renversé les barrières fragiles qu'elle avait posées à l'interruption volontaire de grossesse. Lionel Jospin est encore ulcéré de constater qu'au rebours de ses prévisions, le Pacs, loin d'éteindre les demandes de mariage homosexuel, les a attisées. Dans les faits, la croyance qui se cachait derrière la « libération sexuelle » a imposé sa propre dynamique. Elle a débordé les calculs erronés et les promesses inconsidérées des gouvernants qui sous-estimaient sa puissance.

Nous n'avons plus l'excuse des hommes politiques du passé parce que l'expérience accumulée depuis cinquante-cinq ans parle suffisamment fort. Nous pouvons mesurer les conséquences des lois « sociétales » d'hier et donc deviner où nous conduisent celles d'aujourd'hui. Il n'est pas difficile de prévoir, par exemple, que la légalisation du mariage homosexuel annonce logiquement celles de la procréation médicalement assistée et de la gestation pour autrui. Les dénégations ministérielles ne peuvent plus être imputées à l'aveuglement. Elles relèvent du mensonge. Puis-je le prouver? Bien sûr. Si, pour faire passer sa loi, le gouvernement a pris tous les risques que nous avons relevés tout à l'heure, ce ne peut être que pour servir un impératif si fort qu'il lui a fait négliger les contingences. Et cet impératif est la croyance que je viens d'évoquer. Désormais elle se présente sans voiles. Elle domine même les idées de notre époque au point d'être devenue l'égale d'une foi religieuse. Elle proclame que l'humanité est proche d'une libération d'immense portée. Autrement dit, elle s'est transformée en idéologie. Le rapporteur de la loi Taubira, qui est un de ses fidèles, a expliqué son but quand il a affirmé que le jour venait où l'on pourrait « en finir avec la filiation biologique pour en venir à la filiation volontaire ». La gestation pour autrui sera un mode banal de procréation. Le corps sera enfin devenu un simple outil, reconnu comme tel par la loi : il pourra être vendu et acheté selon sa valeur marchande. Ce gouvernement sait où il va, contrairement aux précédents. Ses perspectives dépassent de loin son souci des homosexuels. Cherche-t-il d'ailleurs à savoir qui ils sont et ce dont ils ont vraiment besoin ? Il s'en fait une idée qui l'arrange. Il pousse en avant le maigre peloton de l'association LGBT (un peu plus de mille adhérents) dans sa bataille pour la « libération sexuelle ». Il ne s'intéresse pas à la réalité des « gays » et des lesbiennes, celle de personnes qui traînent douloureusement une blessure inguérissable.

Voyez comme le mariage est loin des préoccupations de nos dirigeants. Vous les avez entendus, dans leurs envolées oratoires, proclamer que la loi Taubira allait le « redynamiser » et lui « donner une nouvelle richesse ». Mais ils se gardent d'y conformer leurs vies privées. Le Président de la République, la plupart de ses ministres et la majorité des députés socialistes n'envisagent pas plus qu'avant, de se marier avec leurs concubines. La cohérence de leurs comportements personnels avec leur politique existe mais elle est à chercher bien au-delà.

SES CONSEQUENCES SOCIALES ET POLITIQUES 

Traduit en projet politique, l'idéologie en question devient une lutte pour libérer le peuple français de conditionnements qui lui ont été imposés par la bourgeoisie ou le judéo-christianisme ou la tyrannie patriarcale ou les trois au nom de lois prétendument inscrites dans les corps. La gauche en fait sa nouvelle cause : elle est aujourd'hui presque unanime à estimer que la différence sexuelle est une fausse donnée, la distinction entre géniteurs et parents un progrès nécessaire, la libre disposition de son corps un droit fondamental jusque dans l'avortement et l'euthanasie ; elle s'enthousiasme pour le grand combat émancipateur que l'histoire lui confie. Il remplace la lutte des classes, qu'elle a dû abandonner après l'échec des projets marxistes.

Prenons garde, cher collègue, de sous-estimer les conséquences sociales et politiques de cette croyance devenue idéologie. J'en résume le danger en indiquant qu'elle attaque et affaiblit la solidarité dans notre société. La solidarité entre corps et esprits est la première atteinte. Les esprits, à leur tour, sont poussés à considérer comme primordiale une recherche de soi strictement individuelle et immédiate. La solidarité avec les autres leur paraît secondaire et confuse. C'est de cette source que coulent les comportements caractéristiques de notre époque : la préférence donnée à la consommation privée sur les investissements collectifs ; le fatalisme résigné face à d'insolentes inégalités de revenus ; le désintérêt pour la connaissance de l'histoire et la peur de l'avenir. Le citoyen que l'idéologie façonne peu à peu vit par lui et pour lui dans le présent. Pour le reste, il s'en remet à la tutelle de l'Etat.

C'est pourquoi l'Etat est obligé de courir à l'aide de toutes les victimes d'une solidarité sociale en régression. Des millions de familles monoparentales - c'est à dire des mères abandonnées avec leurs enfants jeunes - seraient dans une misère irrémédiable sans les allocations massives que les gouvernements leur prodiguent depuis trente ans. Des bataillons d'éducateurs, psychologues, psychothérapeutes, animateurs, juges pour enfants sont mobilisés pour socialiser les adolescents violents, drogués, délinquants, instables ou simplement en marge de la société, qui ont pour seul point commun d'avoir fui des familles artificielles ou éclatées. Il faudrait y ajouter les vieillards laissés à leur solitude pour lesquels il a fallu inventer l'APA et d'autres catégories encore. Cette action sociale coûte cher, si cher que le gouvernement actuel est devenu incapable d'augmenter ses dépenses au rythme des besoins. Il est obligé de faire des choix. Observez lesquels : il cherche à réduire les allocations attribuées aux familles mais il décide que les avortements seront désormais gratuits. Il révèle ainsi le projet politique qui l'anime. Soyez certain que la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui seront demain remboursées par la sécurité sociale. Il sera intéressant de savoir quelle dépense sera rognée en contrepartie.

A LA POUBELLE DE L'HISTOIRE ?

Le ministre de l'Education nationale a voué les opposants à la loi Taubira à la poubelle dans laquelle l'Histoire jette ceux qui s'opposent à la marche du progrès. Est-il conscient d'avoir repris une prédiction que les marxistes d'antan appliquaient à leurs adversaires ? Leur erreur aurait dû le rendre plus prudent. Plusieurs indices laissent penser que l'Histoire pourrait désavouer la prophétie ministérielle. Le projet politique qu'il partage avec François Hollande est de moins en moins accepté à mesure qu'il se réalise. Certes la contraception chimique a séduit l'écrasante majorité des couples. Mais c'est parce que son joug était le passage obligé vers un libre contrôle de leur fécondité. Quarante ans plus tard, le Pacs, présenté comme un grand pas vers la libération sexuelle, unit péniblement 3% de la génération des jeunes de 18 à 40 ans. La loi Taubira, qui se veut une étape majeure sur la même voie, dresse contre elle une hostilité massive. La dynamique qui conduit à la séparation totale entre corps et esprits, se heurte à une résistance de plus en plus forte.

Et puis cette idéologie et le projet politique qui l'accompagne reposent sur un socle fragile : la pilule, invention technique vieille d'un demi-siècle. Si demain, une autre invention technique, qui offrira aux couples une maîtrise efficace de leur fécondité sans enfreindre la loi naturelle des corps, devient disponible, le charme sera rompu. La séparation absolue de corps et de l'esprit apparaîtra comme une violence inadmissible faite à l'intégrité de la personne. C'est le projet soutenu par M. Peillon qui risque de finir dans la poubelle de l'Histoire.

Non, cher collègue, le débat commencé il y a plus d'un demi-siècle n'est pas clos. Vous et moi avons défendu la plénitude de l'homme et la dignité de l'Etat. Notre cause est la bonne. Elle l'emportera.
 Michel Pinton "


Axel Nørgaard Rokvam


lundi 18 mars 2013

Le pape, un usurpateur !

Un nouveau pape

Le mercredi 13 mars, Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos-Aires et cardinal, a été désigné pape par ses pairs. Sous le nom de François, il devient le 266ème du nom. Habitués à l'existence de cette lignée qui traverse l'histoire, peu s'interrogent sur sa légitimité. Depuis les débuts du christianisme, pense-t-on, l'apôtre Pierre, choisi par Jésus pour ouvrir les portes du royaume de Dieu au monde, a toujours eu des successeurs. C'est aller un peu vite en besogne. C'est surtout oublier qu'il faut remonter au 4ème siècle après Jésus pour voir se dessiner les contours de la papauté. Avant cette époque, aucun de ceux que l'on appelle les Pères de l'Eglise ne souscrit à l'idée que l'évêque de Rome soit nanti d'une charge ou de privilèges supérieurs aux autres. C'est faire fi du schisme qui eut lieu entre l'Eglise d'Orient et l'Eglise d'Occident en l'an 1054. Jusque là, l'évêque de Rome était considéré comme le patriarche d'Occident. Mais l'affirmation de Léon IX, selon laquelle le patriarche de Rome est la tête de l'Eglise universelle va consommer une rupture déjà bien présente. Croire que la lignée papale remonte aux apôtres, c'est oublier aussi toutes les contradictions internes à l'histoire de la papauté : le temps où plusieurs papes se côtoyaient, y compris une papesse, les scandales liés aux règnes des Borgia, et tant d'autres horreurs, crimes, spoliations, exactions commis sous presque tous les règnes.

Outre l'absence de légitimité historique, la papauté souffre d'une autre carence beaucoup plus grave : le manque de légitimité spirituelle. Le pape se revêt de titres spirituels faramineux : Il se désigne comme le Successeur de Pierre, le Vicaire du Christ, le Patriarche de l'Occident, le Primat d'Italie, le Suprême Pontife, le Pontife Romain, le Souverain de l'Etat du Vatican et le Chef du collège des Evêques. Les titres les plus employés pour définir le rôle du pape restent ceux de Saint Père et de Souverain Pontife. Face à ce florilège de prétentions, il est juste de se poser la question de savoir sur quoi celles-ci reposent. L'examen de trois titres que se donne le pape suffit pour nous éclairer.

Pape

Le mot pape est la traduction littérale de l'italien il Papa, c'est-à-dire le Père. Le pape prétend donc être le Père de l'Eglise, des croyants. Au sujet de l'emprunt de ce titre, Jésus, le Christ, prévoyant les risques de dérives, a été formel en s'adressant à Ses disciples : "N'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux : Matthieu 23,9." Le titre que se donne le pape est une transgression flagrante de l'ordre de Jésus, le Seigneur dont se réclame pourtant le pape. Il est notoire d'ailleurs que, si grande ait été l'influence d'un Pierre, d'un Jacques ou d'un Paul, aucun apôtre de Jésus n'osera s'arroger un tel titre. Apprenant Ses disciples à prier, la première chose que Jésus leur dira est d'invoquer Dieu de cette façon : Notre Père qui es dans les cieux... : Matthieu 6,9. L'adresse de la résidence du Père des disciples de Christ est ici clairement stipulée : elle est dans les cieux... et non sur la terre. Les vrais adorateurs que Dieu cherchent sont ceux qui l'adorent en esprit et en vérité, non dans un lieu géographique terrestre, précisera Jésus à la samaritaine : Jean 4,21 à 24. Le titre de pape est un affront à la dignité du seul Père qui soit : Dieu !

Souverain Pontife

Le titre de Souverain Pontife ne se trouve évidemment pas dans la Bible. Il est une importation directe de l'Empire romain. A cette époque, le titre était attribué à l'Empereur. Ce n'est que lorsqu'il sera abandonné par eux que la papauté l'usurpera à son profit. Le Pontife est "celui qui fait le pont", celui qui relie des parties séparées par un gouffre. Le Souverain pontife prétend ainsi être celui qui relie les hommes d'en-bas à Dieu qui est en haut. Le pape est le Pontifex maximus, le Pontife suprême, titre que s'arrogea le pape Théodore 1er en 642, après des siècles d'abandon de son usage. Entre temps, le titre est devenu si important qu'il définit pour ainsi dire la fonction première du pape, dont le règne est appelé pontificat.

Une telle prétention est-elle fondée ? Comme le nom de pape, le titre de Souverain Pontife apparaît comme une insulte, non plus au Père, mais à Christ, le Fils. Car Lui seul est désigné dans la Bible comme le Souverain Pontife, le médiateur suprême entre les hommes et Dieu. Ces quelques paroles bibliques suffisent à le prouver : Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi : Jean 14,6 et Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage rendu en son propre temps : 1 Timothée 2,5-6. Pour prétendre être le Souverain Pontife entre Dieu et les hommes, il faut remplir deux conditions. La première est d'avoir une partie commune entre les deux bords séparés. Il faut donc quelqu'un qui soit à la fois Dieu et homme. Il faut ensuite que cette personne soit établie par Dieu et non atteinte par le péché qui sépare les hommes de Dieu. Dans l'histoire, un seul être possède ces qualifications : Jésus-Christ. C'est pourquoi l'apôtre Pierre, que l'Eglise catholique cite comme le premier souverain pontife, n'hésite pas à dire : Il n’y a de salut en aucun autre (que Jésus-Christ) ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés : Actes 4,12.

Vicaire du Christ

Le mot vicaire signifie remplaçant ou suppléant. C'est un mot qui désigne la charge que quelqu'un reçoit pour pallier à l'absence d'un autre et le remplacer dans sa charge. Du point de vue législatif, chaque député a en France un vicaire ou suppléant. Si le député vient à mourir, ou s'il est nommé ministre, c'est lui qui occupe sa charge. Le pape peut-il être le vicaire du Christ ? La question, posée sous l'angle de la signification originale du terme, dévoile, au regard de la Bible, son absurdité.

La première raison pour laquelle le pape ne peut être le vicaire du Christ est... que le Christ est toujours vivant. Le Christ n'a pas terminé sa mission à la croix. Le pape l'a-t-il oublié : Il est ressuscité ! Il est toujours vivant, dit la Bible, pour intercéder en faveur de ceux qui s'approchent de Dieu par Lui : Hébreux 7,25. La seconde raison est que Jésus lui-même a désigné Celui qui serait Son Vicaire, Son suppléant après son départ. Ce n'est pas Pierre, l'apôtre, mais le Saint-Esprit : Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai : Jean 16,7Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit : Jean 14,25-26. Se prétendre être le vicaire du Christ est un blasphème, non seulement contre le Fils, mais aussi contre le Saint-Esprit, le seul et vrai suppléant du Christ !

Conclusion
Le pape François a choisi d'incarner, pour son pontificat, un des caractères du Christ : la pauvreté. C'est un choix humainement louable ! Que n'eut-il cependant choisi la vérité ! On aurait vu alors le premier pape démissionner, non pour cause d'âge avancé ou d'autres raisons plus obscures, mais pour raison d'usurpation de titres vis-à-vis de Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. Le temps de la patience de Dieu à l'égard de cette tromperie séculaire touche à sa fin. Vous qui vous êtes laissés séduire, quittez Rome et ses prétentions ! Venez à Jésus-Christ, Celui qui est un avec le Père, le seul Médiateur entre Lui et vous, par qui le Saint-Esprit peut vous être donné !

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lundi 4 mars 2013

LE TEXTE CLE (2)

Ferment de rébellion

Dans l'article précédent, j'affirmais que le monde dans lequel nous nous trouvons est parfaitement compréhensible. Nul n'est besoin d'être érudit. Il suffit pour saisir la racine des choses de se reporter au premier livre de la Bible, la genèse. La genèse est le livre qui parle des commencements. On y traite de la création de l'univers, de la terre... mais aussi de l'introduction parmi les hommes de pensées qui constituent le ferment de la rébellion contre Dieu. Loin d'être archaïques ou caduques, ces pensées sont toujours présentes dans notre monde. La révélation de la loi de Dieu (les dix commandements), la venue du Christ les ont tenus sous contrôle, bien qu'elles n'aient cessé d'être actives. Dans cette période finale de l'histoire, qui voit le triomphe total de la rébellion se profiler, elles refleurissent et contaminent les esprits à grande échelle. Dans le dernier billet, nous en avons révélé deux : le relativisme et l'occultisme. Sans être exhaustif, nous en traiterons deux autres ici !

L'humanisme

"Vous serez comme des dieux !" Telle est la promesse du serpent faite à nos premiers parents ! L'objectif visé est clairement énoncé. De Dieu, le Créateur, comme centre, l'adversaire propose à l'humanité une nouvelle voie : une humanité qui aurait l'homme pour centre. L'homme! Tel doit être la mesure de toutes choses ! L'homme autonome, affranchi des contraintes de toute morale... L'homme libre de s'autodéterminer lui-même ! Courant culturel européen, l'humanisme avait pour objet premier de libérer tous les savoirs. S'il a permis l'accès au monde à la lecture de la Bible, il portait en lui-même un autre objectif. Considérant que l'Homme est en possession de capacités intellectuelles potentiellement illimitées..., l'humanisme rejette la validité des explications transcendantes de l'époque : Source : Wikipédia. Dit autrement, l'homme peut seul se gérer. il n'a besoin d'aucun dieu pour comprendre d'où il vient ni ce qu'il a à faire. L'humanisme est le triomphe de l'affranchissement du divin. Pour autant, dans certains cercles qui s'en revendiquent (la franc-maçonnerie par exemple), les tenants de l'humanisme n'hésitent pas à se nourrir d'occultisme et d'ésotérisme. On n'est pas à une contradiction près ! L'homme devenu dieu va bientôt se révéler. Il porte dans la Bible un nom évocateur : la Bête ou l'Antichrist (le Christ est Dieu devenu homme). La semence du serpent, jetée en terre dans les esprits de nos premiers parents, aura abouti. Toute la terre sera sous le charme et l'illusion de l'homme devenu dieu !

Le féminisme

Nous ne savons pas si Adam était là lorsque le serpent s'adressa à Eve. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas innocemment qu'il s'adressa à la femme plutôt qu'à l'homme. Vivant seul un temps, Adam reçut de Dieu le cadeau de la femme. Pour atteindre l'homme, pour qui la solitude n'était pas bonne, le serpent l'a vite compris : Eve est devenue la cible de choix. Si Eve est gagné à ses idées, Adam ne tardera pas à tomber !

Loin de moi l'idée de dire que la femme devrait occuper une position inférieure à l'homme. Mais si l'homme n'existe pas sans la femme, la femme ne doit pas exister sans l'homme. L'homme vit par la femme et la femme par l'homme : tel est le projet créateur de Dieu. Les deux ne sont plus autonomes, mais dans l'alliance qui les unit, ils sont un ! En ne parlant qu'à Eve, c'est à cette unité que le serpent va s'attaquer. Il propose à la femme de s'affranchir de Dieu... mais aussi d'Adam, son mari. Adam peut vivre à côté d'elle, mais elle n'est pas obligée de faire un avec lui. Elle peut avoir sa vie à elle, suivre elle-même sa propre voie. C'est ce qui se produira. Suite au geste d'Eve qui, la première, s'affranchit de Dieu, une rupture profonde va désormais séparer la femme de l'homme. Une racine nouvelle trouve naissance ici. Son développement le plus fort va  se traduire par un mouvement récent bien connu : le féminisme.

Le féminisme est un ensemble d'idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à définir, promouvoir et établir les droits des femmes dans la société civile et dans la sphère privée. Il s'incarne dans des organisations dont les objectifs sont d'abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes... La deuxième vague féministe, qui intervient à la fin des années 1960 avec la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF) et du Women's Lib, a... reformulé le concept de patriarcat, élaboré celui de sexisme. Le féminisme appelle à la construction de nouveaux rapports sociaux de sexe...  Dans cette perspective, la notion de « genre » entend « dénaturaliser » les rapports entre les sexes. Source Wikipédia

Bien d'autres systèmes de pensées, présents dans le monde, pourraient être évoqués comme sortant de la source du texte-clé. Sachons, comme l'a dit un sage ancien, qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Ce qui a été, c'est ce qui sera. La seule chose réellement nouvelle est que chaque homme, chaque femme peut être réconcilié avec Dieu par Jésus-Christ... et être renouvelé dans son intelligence. Il est temps que chacun de nous soit décontaminé des mensonges qui, depuis la genèse, font le malheur et la perte du monde !


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samedi 16 février 2013

LE TEXTE CLE !

Un vieux texte

Comment comprendre le monde dans lequel nous vivons ? Ses composantes, sa façon de penser, sa spiritualité, sa mentalité, sa religiosité... ? De nombreux spécialistes, érudits dans leur domaine, ne cessent de se pencher sur le sujet : sociologues, philosophes, scientifiques... Leurs analyses sont utiles. Elles ne rendent pas toujours compte cependant d'une vue fondamentale des choses.  Aussi étonnant que cela paraisse, il n'est nul besoin de lire des milliers d'ouvrages pour comprendre la cause de ce qui fait le monde dans lequel nous vivons ! Un vieux texte, court, suffit à lui seul pour tout expliquer. Lisons-le :

"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures..."

Ce texte est un texte de la Bible. Il se trouve dans la Genèse, le premier livre qui la compose. Décortiquons-le pour nous faire une idée de ce qu'il contient. A sa lumière, nous verrons qu'en lui se trouve toutes les racines de ce que nous voyons développé de mille manières autour de nous !

Les valeurs du monde

1ère valeur : le relativisme

Le relativisme est la première valeur introduite dans le texte. Jusqu'à l'épisode relaté, nos premiers parents n'avaient qu'une seule conception de ce qui était bien et mal. Ils s'en tenaient à ce que Dieu, le Créateur, leur avait dit à ce sujet. Ils ne réfléchissaient pas de façon relative, mais absolue. Dieu, d'ailleurs, leur demandait de penser ainsi. Alors qu'Il leur avait ouvert un champ de possibilités quasi infinies (ils pouvaient manger de tous les arbres du jardin...), Il leur avait interdit une seule chose : goûter au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La transgression de l'interdit était clairement formulée : elle leur vaudrait la mort. Il n'y avait donc pas de demi-mesure. La façon de vivre à laquelle Dieu les appelait n'était pas une option parmi d'autres. Le pluralisme des points de vue n'avait pas cours.

Mais voilà que s'introduit une nouveauté ! Quelqu'un aborde nos premiers parents en mettant en doute le caractère absolu de la parole du Créateur : Dieu a-t-Il réellement dit ? Tout se joue sur ce mot, une nuance ! "La réalité n'est-elle pas différente de ce que vous avez compris ? Ne prenez-vous pas trop la parole de Dieu à la lettre ? Dieu n'a pas réellement voulu dire ce qu'Il a dit ! Il faut apprendre à être large, ouvert, tolérant, pluriel dans sa façon de penser et de voir les choses. N'avoir qu'une seule façon de voir la réalité, c'est être borné ! C'est limiter la vie, la réalité à bien peu de possibilités !"

Le relativisme, cher à notre époque, était né. C'est peut-être en notre temps qu'il porte ses fruits les plus visibles. On le voit dans le combat actuel pour imposer à nos concitoyens une vue plurielle des choses, dans tous les domaines. "Vous n'avez pas le droit, Monsieur, Madame, de dire qu'une chose est vraie et son contraire faux. La vérité que vous défendez est votre vérité, un point c'est tout ! Car il n'y a pas de Vérité avec un grand V. Vous n'avez pas le droit, Monsieur, Madame, de dire que tel comportement correspond à la réalité ! C'est votre réalité, mais pas celle des autres ! Un homme n'est pas forcément un homme, une femme une femme. Ils sont tous du genre humain, mais peuvent choisir ensuite d'être ce qu'ils veulent ! En imposant votre point de vue, Monsieur, Madame, vous faites preuve de sectarisme, d'intolérance. Vous jugez les autres ! Vous faites preuve d'un esprit borné !"

Dieu a-t-il réellement dit ? S'il n'y a pas une instance extérieure à nous qui, de façon absolue et qualifiée, peut nous dire ce qui correspond à la réalité, que nous reste-t-il ? Le choix de naviguer à vue selon l'air du temps, l'évolution des modes et des moeurs... Qui peut encore interdire quoi que ce soit, user de répression, qualifier que tel comportement est mauvais ou bon ? Qui va décider des limites et au nom de quoi, de qui ? Là se trouve toute la problématique du relativisme !

 2. L'occultisme

Ce deuxième élément apparaît peut-être moins nettement. Mais il s'y trouve bel et bien ! En introduisant une nouveauté dans le mode de penser de nos premiers parents, le serpent n'a pas pour seul but de les faire douter de Dieu, de Sa parole. Il cherche à les conduire sur le chemin d'une connaissance vers laquelle Dieu leur a interdit l'accès. "Vous serez comme des dieux (ou comme Dieu)..." Autrement dit, vous allez connaître le développement exponentiel de vos capacités. Vous allez avoir accès à des pouvoirs que vous ne connaissez pas encore. Vous allez vous affranchir de la contrainte que vous impose le fait d'être de simples créatures ! C'est exactement ce que propose les sciences occultes (mot qui signifie secret ou caché). la définition de l'ésotérisme confirme l'assertion du serpent dans la genèse. L'ésotérisme désigne un ensemble de mouvements et de doctrines relevant d'un enseignement caché, souvent accessible par l'intermédiaire d'une « initiation ».

Ne cherchez-plus où se trouvent les racines de la voyance, la divination, l'astrologie, l'hypnose, la médiumnité, des pouvoirs du guérison, du spiritisme... C'est ici, dans la séparation avec Dieu et la sujétion au serpent ! Le monde entier est sous la puissance de dominations spirituelles qui exercent leur influence au travers de multiples sociétés secrètes. Leur objectif est ici clairement affiché : s'affranchir de Dieu pour créer un homme nouveau : un homme-Dieu ! Elles ne vont pas tarder à atteindre leur but... pour la perte du monde !

Suite de l'article d'ici peu !

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mercredi 13 février 2013

Intégrité

 Petite décision, grands effets

L'histoire se déroule il y a quelques années. Un pasteur vint d'accepter la responsabilité d'une église d'une grande ville. Il a l'occasion de prendre le bus. Après avoir payé sa place, il constate que le chauffeur lui a rendu trop d'argent.

Il y réfléchit, et des pensées contradictoires s'affrontent en lui. Tantôt "Tu dois lui rendre l'argent, il serait mal de le garder.", tantôt "Non, la somme est si minime. Ne te casse pas la tête. La compagnie fait d'ailleurs toujours trop payer. De toute façon, elle ne saura jamais que cette somme manque. Accepte-la comme un cadeau de Dieu, et ne dis rien."

Avant de descendre, il hésite une seconde, puis rend le trop-perçu au chauffeur en lui expliquant l'erreur. Le chauffeur sourit et lui demande : "N'êtes-vous pas le nouveau pasteur ? Depuis peu, je me demandais où je pourrais adorer Dieu. Je vous testais pour voir ce que vous feriez du surplus d'argent. Je vais donc venir à votre église ce dimanche !" A sa descente du bus, le pasteur s'appuie fermement sur un lampadaire, et confesse : "O Dieu, j'ai failli vendre ton Fils pour une pièce d'argent !"

NOS VIES SONT PEUT-ETRE LA SEULE BIBLE QUE CERTAINES PERSONNES LIRONT !

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