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samedi 28 janvier 2012

Richesses pourries !

Tumeur maligne !

Le docteur Paul Brand raconte dans son livre « Tes œuvres sont admirables » la vision marquante qu’il eut d’une mendiante à la gare centrale de Madras en Inde. Je le cite : « Comme tant d’autres de ses semblables en Inde, cette pauvresse avait le visage émacié, les joues creuses, les yeux enfoncés, et ses membres étaient décharnés. Mais, paradoxalement, une masse de chair, énorme et rebondie, ronde et lisse comme une saucisse, poussait à son côté. Elle était posée près d’elle, comme un bébé informe, et reliée à son corps par un isthme de peau. La femme avait exposé son flanc et sa difformité grotesque, pensant avoir ainsi l’avantage dans sa rivalité pour la pitié. Quoique je ne l’ai vue qu’un court instant, j’étais sûr que cette excroissance était un lipome, une tumeur faite de cellules graisseuses. C’était une partie d’elle-même, sans l’être cependant, comme si quelque chirurgien avait extrait une masse de graisse d’un individu pesant 130 kg, l’avait enveloppée de peau vivante, et habilement cousue sur cette femme qui se mourait de faim. Faiblement, pour recevoir une aumône, elle tendait une main décharnée qui ressemblait à une araignée. Mais sa tumeur prospérait, totalisant à peu près le poids du reste du corps. Parasite vigoureux, elle brillait au soleil, aspirant la vie hors du corps de cette pauvre femme. »

Cancer économique !

Le cas de cette femme est une illustration parfaite du mal qui ronge nos sociétés occidentales. Depuis des décennies, une tumeur maligne, la dette des Etats, ne cesse de grossir, accaparant toutes les énergies, pompant littéralement toute la vie du corps, le vidant de sa vitalité. Cette tumeur est faite de la richesse outrageante accumulée par les spéculateurs, les banquiers, les actionnaires des entreprises. Elle est comme un tas de graisse inutile, qui brille au soleil, et dort tranquillement dans les coffres sécurisés des paradis fiscaux. Simultanément à la croissance de la tumeur maligne, le corps social tout entier dépérit, comme le cas grec l’illustre si bien. Les retraites ne sont plus payées, les salaires sont divisées par deux, les taxes et les impôts ne cessent d’augmenter, le chômage ne cesse de s’amplifier. Toute la société est par terre, telle la mendiante de Madras, quémandant des passants, d’une main rachitique, une obole salutaire.

Richesses pourries !

La Bible n’est pas tendre envers les riches qui ne le sont que par leur cupidité. « Malheur, dit Esaïe, à ceux qui ajoutent maison à maison et champ à champ jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace dans le pays : Esaïe 5,8. » « A vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, dit l’apôtre Jacques, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées. Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, vous avez rassasié vos cœurs au jour du carnage : Jacques 5,1 à 5. » Sans conteste, les derniers jours dont l’apôtre parle sont bien les nôtres ! Les riches doivent le savoir ! Dieu va se lever et, à cause de leurs exactions, le malheur va les frapper !

Dieu ou l’Argent !

Si longtemps l’Occident a été perçu comme le berceau et le fer de lance du christianisme, tel n’est plus le cas depuis des décennies. L’affaiblissement du christianisme va de pair dans nos sociétés avec la montée de l’humanisme athée et du matérialisme. Il faut aussi reconnaître que, de loin, l’Eglise catholique qui se prétend héritière des apôtres, n’a pas donné l’exemple. Si les disciples de Jésus, Pierre et Jean, pouvaient dire à un paralytique qui quémandait au sortir du temple de Jérusalem : « Nous n’avons ni argent, ni or, mais nous avons Jésus-Christ », l’Eglise dit aujourd’hui l’inverse : « Nous avons or et argent en masse ! » Mais a-t-elle encore Jésus-Christ ? J’en doute fort !

Jésus a été très clair au sujet de l’Argent ! De toutes les idoles devant lesquelles l’homme se prosterne, il est le plus sérieux rival et prétendant au trône de Dieu. « Nul ne peut être en même temps au service de deux maîtres, car ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il sera dévoué au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir en même temps Dieu et l’Argent : Matthieu 6,24. » L’apôtre Paul surenchérit : ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux : 1 Timothée 6,9-10. Jamais la parole de l’apôtre n’a autant été d’actualité qu’à notre époque, tant sur le plan de la vie des individus que de la communauté.

Témoignages


Pierre Valdo

De nombreux témoignages dans l’histoire nous rapportent tout le bien qui a résulté pour le monde lorsque des riches ont commencé à se soucier des pauvres pour les soulager et utiliser leurs richesses pour leur faire du bien. Je pense à Pierre Valdo, riche marchand de Lyon du 11ème siècle qui, saisi par la parole du Christ adressée au jeune homme riche, abandonne tous ses biens pour fonder la Fraternité des Pauvres de Lyon. Il sera persécuté et excommunié par l’Eglise pour ses idées non conformes au système. Je pense à Dominique Lapierre, auteur du livre « la Cité de la joie", qui verse l’intégralité des dividendes de la vente de son livre pour l’aide aux pauvres des bidonvilles de Calcutta. Il suffirait de si peu de la compassion de tous les riches pour solutionner le problème de la misère et de la pauvreté dans le monde. Il y en aurait d’autres, célèbres ou obscurs, à honorer dans ce panthéon.

Espérance

Ne nous faisons cependant pas d’illusions ! La prise de conscience ne se produira pas. Il faudrait pour cela que le cœur des riches soient changés, que la cupidité en soit ôtée pour faire place à la générosité, que les riches ne soient plus riches de leur compte en banque, mais de leur libéralité. Seule la venue et le règne de Jésus changeront la donne de façon magistrale, aussi dans ce domaine. Lui seul jugera les pauvres avec équité et arbitrera avec droiture en faveur des affligés de la terre : Esaïe 11,4. En attendant, j’ai dernièrement tendu la main à deux pauvres pour leur donner un peu de ce que j’avais. Geste trop rare ! Ce n’était pas grand chose. Mais j’ai été le premier béni ! Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir, disait Jésus. Essayez !

samedi 21 janvier 2012

Dialogue in utéro...

Dialogue in utéro

Dans le ventre de la mère, deux bébés discutent. L’un est croyant l’autre non.

Bébé-Athée (BA): Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
- Bébé-Croyant (BC): Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Et nous sommes juste ici pour devenir forts et prêts pour ce qui nous attend après.
- BA : Tout ça c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement. Est-ce que tu peux t’imaginer toi, à quoi une telle vie pourrait ressembler ?
- BC : Eh bien, je ne connais pas tous les détails. Mais là-bas il y aura beaucoup de lumière, beaucoup de joie. Et par exemple là-bas on va manger avec notre bouche.
- BA : Mais c’est du n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Et de cette autre vie, il n’y a encore eu aucun revenant. La vie se termine tout simplement par l’accouchement.
- BC : Non ! Je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler mais dans tous les cas nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.
- BA : Maman ? Tu crois en maman !? Et où se trouve-t-elle ?
- BC : Mais elle est partout ! Elle est autour de nous ! Grâce à elle nous vivons, et sans elle nous ne sommes rien. Elle veille sur nous à chaque instant.
- BA : C’est absurde ! Tu l’as déjà vue toi ? Moi non ! C’est donc évident qu’elle n’existe pas. Et puis, si elle existait vraiment, pourquoi ne se manifeste-t-elle pas ?
- BC : Eh bien, je ne suis pas d’accord. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante… sentir quand elle caresse notre monde… Je suis certain que notre Vraie vie ne commence qu’après l’accouchement…*

Marche pour la vie

Ce dimanche aura lieu à Paris la 8ème Marche pour la Vie. Comme le suggère ce dialogue fictif, la valeur de la vie ne se mesure pas à elle seule, mais à son lien avec celle qui la porte et Celui qui la donne. C’est que nous voulons ce dimanche affirmer et réaffirmer ! Rejoignez-nous ! 

Site : En Marche pour la Vie

* Source : théâtre évangélique 



Visitez : http://www.gillesgeorgel.com//

samedi 14 janvier 2012

Quand les fondements sont renversés...

Fondements

Toute la notion du bien et du mal existant dans ce monde, comme celle de la justice, repose sur des fondements. Ces fondements moraux sont comparables en mathématiques à ce qu’on appelle des axiomes. Des axiomes sont des propositions évidentes en elles-mêmes, et qui n’ont nul besoin d’être démontrées. C’est sur elles, à partir d’elles, que se font tous les calculs et les opérations qui font des mathématiques une science. Comme en mathématiques, l’équilibre moral d’une société ne peut se maintenir que s’il se construit sur la base de vérités évidentes en soi, donc intouchables. Le noyau dur de ces vérités est en premier lieu, l’idée sensée que nous ne sommes pas le produit du hasard, mais l’œuvre d’un Créateur personnel et tout-puissant à qui, un jour, nous sommes tous appelés à rendre compte de nos vies. Seul un stupide, dit le roi David, affirme : Dieu n’existe pas ! : Psaume 14,1.

Si l’œuvre première du Mal est  la négation de Dieu, elle ne se résume pas à cela. Il en est une autre, beaucoup plus sournoise et insidieuse, qui, souvent à l’insu de ses victimes, se fait dans le secret de leur âme. Cette œuvre consiste à saper en eux les fondements sur lesquels repose toute la notion de justice et de jugement, seuls capable de les modérer dans leur folie. Le Mal le sait : l’homme mauvais se précipite d’autant plus vite dans le mal que sa conscience ne lui reproche rien à ce sujet ! Aussi, le Mal considère-t-il comme étant son œuvre principale de fournir à la conscience les raisons et les arguments rendant justifiables, et dignes d'approbation, les actes les plus condamnables au regard de la loi morale donnée par Dieu. Puisque la loi affirme que telle chose est bonne et son contraire mauvais, le premier travail du Mal sera de changer la loi qui régit la conscience : il faut que ce qui était défini par Dieu comme le mal devienne bien, et vice versa. Pour atteindre son but, le Mal ne manque pas de moyen, le premier étant le relativisme, arme qui fera tomber Eve : Gen 3,1. Le relativisme est l’art de nier les absolus, de tout niveler à valeur égale, de réfuter la gravité de la transgression , de tout banaliser, bref, de tout inverser… Le relativisme est devenu la doctrine morale de la majorité, tandis que la foi en des absolus a hérité du nom discriminatoire d'étroitesse d'esprit et de sectarisme.

Quand il n’y a plus de fondements…

Le psaume 12 pose la question : quand les fondements d’une société sont renversés, que peut le juste : Psaume 12,3

Deux réponses sont apportées :

1ère réponse : la confiance en la justice souveraine de Dieu

Quand bien même tous les hommes diraient, pour se rassurer dans le mal, « Dieu n’existe pas ! », cela ne l’empêche nullement d’exister ! L’humanité peut, dans sa négation de Dieu et sa "bonne conscience" dans le mal, atteindre un point de non-retour ! Celui qui décide in fine de la façon dont se conclut l’histoire est Celui qui en est l’initiateur. C’est sur lui, l’axiome de l’existence de Dieu, que la foi du croyant doit, plus que jamais en période de nihilisme, s'appuyer ! Car, que les hommes le croient ou non, Dieu se lèvera et son jugement viendra. Ce n’est pas le mal, mais la rétribution de Dieu, qui est le point final de l’histoire de tous, et, surtout, de celle des justes ! Inlassablement, posons et reposons les fondements renversés ! Rétablissons-les ! Affirmons ! La tolérance ne se vit bien que dans le cadre sécurisé de la vérité !

2ème réponse : la confiance en la fiabilité des paroles de Dieu :

Si toutes les paroles dites dans ce monde ont perdu toute fiabilité, il y en a d’autres qui, tout au long de l’histoire, restent sûres, parce que liées à la Personne qui les prononce : les paroles de Dieu ! Nous n'avons pas à craindre que les paroles de Dieu soient fausses. Elles ont été mises à l’épreuve dans de multiples circonstances, par de multiples personnes, sans jamais faillir ! C’est sur elles que, seules, le croyant doit ancrer sa foi. Elles seules constituent le terrain sur lequel il est en parfaite sécurité ! Le relativisme porte en lui-même le dard de sa propre ruine ! Car si rien n’est sûr, comment les idées qui émanent du doute et de l’appréciation de chacun le seraient-elles ? Selon Pascal, l’homme est un sujet trop plein d’erreurs pour ne pas avoir besoin d’une norme extérieure objective pour lui dire ce qui est bien ou mal. La seule norme objective, en matière de justice et de moralité, est celle donnée par Celui qui est à l'origine de tout : le Créateur. Comment pourrait-il en être autrement ?

Nouveau départ

La dernière réponse se trouve dans le pardon que Dieu offre. De même que l’on ne peut transgresser les lois physiques sans se blesser (la loi de la pesanteur, par exemple), il est impossible de jeter par-dessus bord la loi morale de Dieu et s’en sortir indemne. C’est là, dans la récole inévitable de ce que l’on a semé, que Dieu nous attend… avec une bonne nouvelle. Un nouveau départ est possible. Jésus, qui a dit qu’il ne disparaîtra pas un seul trait de lettre de la loi tant que le ciel et la terre seront, est venu pour prendre à son compte le poids et les conséquences de nos fautes. Il nous propose de reconstruire notre vie sur un nouveau fondement : celui d’une vie nouvelle qu’il communique par Son Esprit à tous ceux qui reconnaissent leur faillite. Une société nouvelle ne peut se faire qu’avec des vies nouvelles. Jésus seul a le pouvoir de transformation nécessaire à ce but.

Annonce : rejoignez-nous le dimanche 22/01 à Paris, place de la République à 14 H 30, pour la 8ème Marche pour la vie !

samedi 7 janvier 2012

Les impossibilités de Dieu !

Impossible à Dieu ?

Rien n’est impossible à Dieu, dit-on ! N’est-il pas le Tout-Puissant, celui qui fait ce qu’il veut, quand il veut, où il veut ? La Bible présente pourtant 3 choses qui sont pour Dieu du domaine de l’impossible !

1ère impossibilité : sauver un incrédule

Nous le sommes tous par nature. Dans la culture rationaliste qui est la nôtre, les athées sont comme des poissons dans l’eau. Ils se rassurent mutuellement : qui est assez niais en 2012 pour croire en Dieu ?

La Bible dit que c’est celui qui a perdu le bon sens qui nie que Dieu existe. Sur le plan de la raison et des probabilités, il y a beaucoup plus de chance que l’univers soit le produit d’un Créateur intelligent que le fruit du pur hasard. La foi en Dieu nécessite de mettre de côté le prêt-à-penser soit disant moderne dans lequel les occidentaux, en particulier, s’enferment.

Croire que Dieu existe ne suffit pas pour le connaître. Encore faut-il prendre au sérieux le témoignage qu’il a donné de lui-même dans l’histoire. On ne peut connaître de Dieu que ce qu’il veut bien montrer de lui. A ce sujet, nous ne sommes pas dépourvus d’indications. La Bible qui a traversé les siècles et Jésus-Christ sont les témoignages éloquents de Dieu. Jésus est l’image même de Dieu, l’empreinte de sa personne, l’expression exacte de sa réalité. Prenez-le temps d’examiner les faits, de vous faire une opinion solide sur Jésus. Dieu fait dépendre dans la Bible votre salut éternel de lui. C’est tout ou rien ! Il serait dommage, par négligence, paresse ou conformisme de passer à côté du Merveilleux ! Rappelez-vous : la foi ne naît pas par miracle ! Elle vient de ce qu’on entend, du témoignage rendu ! Prenez et lisez !

2ème impossibilité : mentir

La Bible l’affirme à plusieurs reprises : Dieu ne peut mentir. C’est une impossibilité liée à sa nature. Parce qu’il en est ainsi, il est le seul point de repère fiable de l’univers. Il est aussi le mètre étalon de toutes les valeurs qui existent. En matière de justice d’abord. On sait combien les lois humaines fluctuent, changent selon les modes, les lieux, les cultures, les influences. Dieu, lui, ne change pas. ce qu’il dit était vrai hier, l’est aujourd’hui, le sera demain. Le mal n’est pas ce que la majorité décide, mais ce que Dieu désigne comme tel. Il est beaucoup plus grave que tout ce que nous pouvons concevoir.

Le fait que Dieu ne ment pas est à la fois effrayant et rassurant. Effrayant pour celui qui, tel le caméléon, s’adapte au monde environnant pour établir ce qui est normatif ou pas. Dieu ne relativise jamais. Il pense les choses en fonction de sa nature exempte de toute ombre de variation. Rassurant pour celui qui fait confiance à Dieu, ses promesses. Dieu ne saurait faire défaut, être une source décevante. Il ne peut se renier lui-même. Ce qu’il promet, il le tient sûrement. Il sauvera tous ceux qui croient en Jésus-Christ et en la valeur de sa mort pour leur rachat.

3ème impossibilité : tout pardonner

Cela vous surprend sans doute. Mais je ne dis pas ici autre chose que ce que Jésus lui-même a dit. Dieu pardonne tout, sauf une chose : le péché contre le Saint-Esprit. Qu’est ce ? Jésus a dit cette parole à une catégorie d’hommes bien précise : les pharisiens. Il l’a dit au sujet d’une parole précise. Ceux-ci disaient de lui qu’il avait partie liée avec les démons. Jésus a alors épinglé avec sévérité leur malhonnêteté. « On reconnaît l’arbre à son fruit, leur a-t-il dit. Si le fruit est bon, l’arbre l’est aussi. Si le fruit ne l’est pas, l’arbre non plus. »

Le péché contre le Saint-Esprit est celui de ceux qui savent pertinemment où se trouve la vérité, mais qui, délibérément, choisissent de la nier ou de la refuser. Ils ne sont pas ignorants, mais éclairés. Ils ont été acculés au devoir de choisir. Ils ont choisi de la refuser. S’ils persévèrent dans cette attitude, Jésus l’affirme : c’en est fait d’eux. Il n’y a plus de recours possible, ni de grâce. Le pardon n’est efficace que pour ceux qui reconnaissent leurs fautes, leurs erreurs. Pour les autres, il n’y a qu’une attente : celle du jugement définitif et irrévocable de Dieu.

Peut-être y a-t-il encore d’autres choses qui sont du domaine de l’impossible pour Dieu ! Ces trois là sont suffisantes pour provoquer en nous une crainte salutaire. Or, la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse ! Puisse-t-elle vous habiter cette année !

dimanche 1 janvier 2012

J'aimerais...

J’aimerais…


J'aimerais te souhaiter bonne année


Mais qui sait ce qu’elle va apporter !


Quel malheur, quelle tragédie, quelle difficulté


Duquel tu auras tant de mal à te relever !



J’aimerais te souhaiter bonne santé


Mais nos corps sont si pleins de fragilités !


Les années flétrissent la beauté


Et doucement altèrent les facultés !



J’aimerais te souhaiter prospérité


Mais le monde est en train de basculer !


Il te faut envisager d’avoir moins de commodités


Et chercher ailleurs qu’en l’argent ta sécurité !



J’aimerais te souhaiter la stabilité


Mais la terre ne cesse de chanceler.


Elle ne supporte plus le poids de son péché


Et les décisions des grands n’y pourront rien changer !



J’aimerais te souhaiter la liberté


Mais il y a de plus en plus d’aliénés !


Si tu as la foi, attends-toi à être persécuté


A rejoindre la cohorte de tes frères enchaînés !



Je n’ai rien pour te souhaiter bonne année


Mais je sais sur quoi tu peux compter !


Le Seigneur te promet Sa fidélité


Sa grâce t’assure de Sa bonté !



Je n’ai rien pour te souhaiter bonne santé


Mais dans l’épreuve, Il sera à tes côtés !


Dans Sa bienveillance, Il t’assure de Sa proximité


Dans le bon jour comme le plus gâté !



Je n’ai rien pour te souhaiter prospérité !


Mais les compassions de Dieu ne sont pas épuisées !


Chaque matin, Il te promet de t’assister


Pour qu’au terme de ta vie tu sois rassasié !



Je n’ai rien pour te souhaiter la stabilité


Mais sur toutes les tempêtes, Il a autorité !


Jamais Il n’est et ne sera dépassé


N’est-Il pas le Dieu d’éternité ?



Je n’ai rien pour te souhaiter la liberté


Mais en Lui tu peux vivre caché !


En Lui, nulle flèche ne saurait te toucher


De Sa main, nul ne peux t’arracher !




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samedi 24 décembre 2011

La mendiante mal reçue

La mendiante


Dans un temps de disette, par une rude et froide journée d’hiver, une pauvre femme inconnue avait parcouru le village, mendiant de porte en porte.

Ses vêtements étaient propres, mais bien usés et rapiécés. Comme la neige tombait en abondance et que le vent soufflait avec force, la pauvre femme avait serré autour de sa tête un fichu qui cachait en partie ses traits. Elle tenait à la main droite un bâton et au bras gauche un panier. Dans la plupart des maisons, on ne lui donnait qu’une misérable aumône ; quelques fermiers - à leur aise cependant - la renvoyèrent même avec dureté. Un seul villageois - et non un des plus riches - la fit entrer dans la cuisine où régnait une douce chaleur, et la fermière, qui sortait du four un beau gâteau doré à point, en donna un gros morceau à la mendiante, qui, réchauffée, réconfortée, reprit sa route.

La Comtesse

Quelques jours plus tard, les villageois furent tout surpris de recevoir une invitation de Mme la Comtesse, qui les priait à souper à son château. C’était bien la première fois que la châtelaine faisait une telle invitation ! Les braves paysans mirent leurs plus beaux atours et, un peu intimidés, arrivèrent au château à l’heure indiquée.

Des domestiques, bien stylés, les aidèrent à ôter manteaux, chapeaux et galoches et les introduisirent dans la salle du festin. Une grande table avait été dressée, elle était couverte de pièces d’argenterie, de cristaux, de fleurs. Chacun trouva sa place indiquée par une jolie carte fleurie.

Mais quelles ne furent pas la surprise et l’indignation des convives, de voir les valets leur apporter des assiettes contenant quelques croûtes de pain, un bout de fromage moisi, ou un os …

Seule une famille, assise près de la châtelaine, était servie de mets succulents : poulet rôti, salade, légumes rares.

Des murmures s’élevèrent dans la salle :

- On se moque de nous ! C’est honteux ! …

La châtelaine s’était levée, tous les yeux se fixèrent sur elle : l’énigme allait être expliquée.

- Mes amis, dit-elle, la mendiante qui s’est présentée chez vous, il y a quelques jours, c’était moi ! J’ai voulu mettre à l’épreuve votre bienfaisance. Hélas ! J’ai été déçue, car seule, dans tout le village, une famille m’a reçue avec bonté et a partagé avec moi ce qu’elle possédait. Les autres … voyez ce que vous avez donné, tout est là.

On imagine facilement les sentiments que ces invités ont pu éprouver en écoutant ces paroles : Oh ! S’ils avaient su qui ils recevaient ce jour-là !

Que faites-vous de Jésus ?

Il y a près de 20 siècles, le Fils de Dieu, sous le déguisement d’un simple homme, est venu dans ce monde. Né dans une étable, il a connu le mépris, l’hostilité, puis le rejet. Quelques-uns cependant l’ont reçu. Ils ont discerné, derrière l’homme simple, le Noble de lignée royale. Vient le jour proche où, à notre tour, nous comparaîtrons devant le Roi des rois ! Il nous sera fait comme nous lui avons fait ! Que représente Jésus pour nous ? Quelle valeur a-t-il pour nous ? Jésus dira-t-il en nous voyant : « Je ne te connais pas ! » ou « Viens, bon et fidèle serviteur ! Entre dans la joie de ton maître ! »

samedi 17 décembre 2011

Un cantique qui a du prix !

Helen Berhane, chanteuse de gospel, a passé deux ans et demi en détention en Erythrée à cause de sa foi. Dans la souffrance ou dans la consolation, elle n’a jamais cessé de garder confiance en Dieu. Voici les paroles de l’un de ses cantiques, s’inspirant de ce qu’elle a vécu en prison.





Persécutée, isolée, épuisée,

Mes jambes vacillent, je vais tomber.

Je pleure comme un nourrisson arraché à sa mère.

Jésus, tu ne m’as pas abandonnée.



Dans ma misère, mon désespoir, ma solitude,

Je n’ai plus que toi, tu es ici vers moi.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi



Quand la peur m’envahit comme jadis tes disciples,

Quand au fond des ténèbres je crie à toi,

Tu entends mon appel de détresse

Et me remplis de ta paix céleste.



Quand je me sens seuls abandonnée,

Jésus, tu es encore avec moi.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi.



Quand j’étais méprisée et rejetée de tous,

Dieu de David, tu l’as vu et as détruit Goliath,

Je suis maintenant témoin de tes actes,

Je les ai vus de mes propres yeux.



Sur mon chemin de solitude et d’angoisse,

Jésus, tu ne m’as jamais quittée.

Quand cette lourde croix m’oppresse,

Mon Aimé, tu es toujours près de moi.

An Interview With Helen Berhane from David Shepherd on Vimeo.



Sources : Portes Ouvertes - Release International

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samedi 10 décembre 2011

Enfants de la crise...

Génération sacrifiée

Né dans une période sombre de l’histoire de son peuple, Daniel, jeune israélite, fut déporté avec beaucoup d’autres par Nabuchodonosor, le roi de Babylone, loin de son pays. Israël vivait dans les faits ce que n’avait cessé de dire les prophètes. Dès l’origine, Dieu avait prévenu ! Si Israël l’abandonnait, il perdrait ce que Dieu lui avait donné : son pays, sa sécurité, sa liberté… Nous ne savons pas quels sentiments habitaient Daniel et ses compagnons lors de cet exil. Leur génération n’était pas responsable du fiasco de la nation. Celui-ci n’était dû qu’aux erreurs commises par les pères. Les pères avaient fauté, mais c’était eux, les fils, qui payaient.

Leur situation me fait penser à la nôtre. La crise actuelle de l’euro n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence de l’endettement insensé des Etats dans les dernières décennies… comme si le progrès était un principe intangible. L'optimisme passé était si fort que nos dirigeants actuels constatent, effarés, que rien n'a été prévu dans le traité de Maastricht pour affronter l'éventualité d'une telle crise. La conséquence en est que la décennie qui vient a été qualifiée de décennie perdue. Les perspectives de croissance et de redressement à court terme étant quasi nulles, la récession inévitable, le seul héritage que nous laissons à nos enfants est le salaire de nos erreurs irréparables.

Je ne suis plus à l’âge de la jeunesse et des grands projets. Je me mets cependant à la place de mes fils. Quel message est à même de les stimuler à vivre, entreprendre et espérer dans le climat actuel ? La question vaut la peine d’être posée ! La situation que nous vivons ayant déjà été vécue par Daniel, c’est vers lui que nous allons nous tourner. Car le livre qui le concerne en témoigne : jamais Daniel n’a sombré dans le défaitisme. Au milieu des éléments déchaînés, sa vision de l’histoire lui a permis de rester debout, égal à lui-même. En quoi Daniel croyait-il donc pour faire preuve, en tant de crise, d’une telle force ?

Le Rocher de Daniel

Exilé dans un autre pays, une autre culture, Daniel a su s’adapter sans renier sa foi, ni ses convictions. Il a été aussi loin qu’il était possible dans la soumission aux ordres du roi qui l’avait fait captif sans jamais céder de ce qui était vital et sacré à ses yeux. Daniel nous enseigne que ce qui fait notre force n’est pas lié aux circonstances dans lesquelles nous vivons. Le monde extérieur peut sombrer, les fondements du monde intérieur de Daniel ne bougent pas. La vie de Daniel est ancrée dans des réalités qui ne sont pas de ce monde. Il croit en la souveraineté de Dieu et sait que son destin n’est pas entre les mains des hommes, mais de Dieu, l’Eternel.

La vie ne fut pas pour autant tous les jours faciles pour Daniel. A la cour du roi, il fut exposé aux caprices du souverain. Agité une nuit par un cauchemar, celui-ci convoqua au matin tous les sages du royaume pour qu’ils lui en fournissent l’explication. Problème : Nabuchodonosor ne se souvenait même plus du contenu du rêve. Qui pouvait le lui rappeler et le lui expliquer ? Une sentence de mort fut prononcée contre tous les sages s’ils n’y parvenaient pas.

Daniel l’apprit. Il demanda au chef des gardes un délai. Puis, appelant ses amis, il pria. Dieu se révéla à lui et lui décrit le rêve du roi. Il lui en fournit ensuite l’explication. Daniel sauva sa vie et celle de tous les conseillers du roi. Daniel nous enseigne ici que, quelles que soient les situations, ce n’est pas en nous, mais en Dieu que se trouve la sagesse et le discernement. Le croyant qui connaît Dieu a une intelligence supérieure, non à cause de son QI, mais par le fait qu’il reçoit dans son esprit des lumières qui échappent aux autres. Avec Dieu, Daniel nous apprend que nous ne sommes jamais seuls, jamais livrés à nous-mêmes ou aux autres. Une fois de plus sauvé, Daniel nous livre quelques éléments de sa vision de l’histoire.

Le Maître de l’histoire

Avant qu’il aille livrer au roi la révélation de Dieu, Daniel le remercie. Dans sa prière, il fait part de deux éléments propre à stimuler la confiance de chacun, aux jeunes de notre temps d’abord, en Dieu ;

1. Dieu est Celui qui change les temps et les circonstances : Daniel 2,10

Nous pensons trop que le monde dans lequel nous avons vécu et grandi est immuable. Tant de sécurités nous entourent, tant de facilités font notre confort qu’il ne nous vient jamais à l’idée que tout ceci peut être très provisoire. L’histoire du monde pourtant n’est que la répétition incessante de grandeurs et de déclins. Des empires entiers, dominant un temps le monde, ont disparu, ne laissant comme souvenir aux générations suivantes que des ruines. Babylone, le royaume de Nabuchodonosor, en est un exemple frappant.

La crise par laquelle nous passons devrait nous interpeller à ce sujet. Même si les économistes nous en expliquent les causes, Daniel dit que c’est en réalité Dieu qui change les temps et les circonstances des peuples. Les événements ne se produisent pas par hasard. Leur minutage est coordonné en vue de l’accomplissement des projets de Dieu. L’impuissance dont font preuve nos dirigeants à endiguer la catastrophe le prouve. Ils luttent contre plus fort qu’eux. Au lieu de défendre les acquis du passé, il faut nous préparer à ce qui vient dans l’avenir. Pour le croyant, uns constante ne varie jamais : Dieu sera toujours là au contrôle de la situation.

2. Dieu est celui qui renverse et établit les rois : Daniel 2,10

L’année 2012 sera une année d’élection à bien des endroits. Dans les peuples, la tension est là : qui va s’installer sur le trône du pouvoir ou le siège du président ? Dans d’autres pays, l’aspiration à la liberté et à la démocratie ne s’éteint pas. L’un après l’autre les tyrans s’écroulent sous les coups répétés de la ferveur populaire. Combien de temps les dictatures qui restent vont-elles tenir ?

La vision de Daniel sur l’histoire est toute autre. Si les hommes votent, si les peuples se rebellent, c’est le Trés-Haut qui domine sur le règne des hommes. Il le donne à qui lui plaît. Il peut y élever le plus vil des hommes : Daniel 4,17. Ce qui compte n’est pas le roi lui-même, mais la façon selon laquelle, par lui, le projet de Dieu pour le monde s’accomplit. « Le cœur du roi est un courant d’eau dans la main de l’Eternel, dit le roi Salomon. Il l’incline partout où il veut : Proverbes 21,1. » L’orgueilleux roi Nabuchodonosor, qui devra quitter le pouvoir pour cause de maladie mentale, le reconnaîtra : Je bénis, dit-il, le Très-Haut, je loue et glorifie celui qui est vivant pour toujours, dont la domination durera toujours et dont le règne subsiste de génération en génération. Tous les habitants de la terre comptent pour rien ; il agit comme il lui plaît avec l’armée du ciel et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui lui résiste et lui dise : Que fais-tu ? » : Daniel 4,17

Sommes-nous pour autant livrés à l’arbitraire ? Nullement. La situation d’exil vécue par Daniel nous rappelle que les peuples récoltent ce qu’ils ont semé. En tant que croyants, nous pouvons influer sur la conscience de la nation et militer pour le respect des valeurs affirmées dans la loi de Dieu. La Bible nous ordonne aussi de prier pour les autorités. L’apôtre Paul en fait une priorité. La prière peut faire tomber des rois mauvais et en installer d’autres dans le siège du commandement. Les autorités, certes, sont un pouvoir limité. Mais, ne l’oublions pas, c’est aussi d’elles que dépendent notre tranquillité et notre paix.


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samedi 3 décembre 2011

Chrétien écolo !

Enjeux

Les écologistes les plus radicaux considèrent que la disparition de l’être humain pourrait favoriser la biodiversité, puisqu’il est la principale cause des désordres actuels dans la nature. D’autres, plus modérés, proposent de multiples solutions propres à résoudre tous les problèmes ! Leur motivation est le plus souvent inspirée par la peur du changement climatique et d’un accident industriel majeur et de leurs conséquences. Cette crainte est en partie fondée, mais elle ne peut être le seul motif d’un comportement « écologique. »

Bible et écologie

La vision biblique du monde n’est pas centrée sur l’homme ou sur la nature : elle est « théocentrique ». Dieu est bien le Seigneur, le maître de cette terre. C’est donc en référence à Dieu et non à l’homme que nous pouvons vivre et ajuster notre comportement. Hélas, cela n’a pas toujours été le cas de bien des chrétiens, loin s’en faut !

Il est bon d’adopter certaines mesures pour préserver notre planète, mais nous aurions tort de nous en contenter pour nous donner ainsi bonne conscience. Ce n’est pas tant la « compensation carbone », par exemple dont les bases de calcul restent parfois nébuleuses, qui favorisera la diversité des espèces. C’est la réorientation de nos choix, individuels et collectifs, pour vivre, consommer, et nous déplacer autrement dans le temps et dans l'espace de notre belle planète, qui contribuera à sa sauvegarde.

Face à l’avenir, les chrétiens vivent plus ou moins bien la tension entre le présent et l’avenir, spécifique à leur foi. Ils ont parfois tendance à mettre l’accent sur les dernières phrases du Credo, le retour de Jésus-Christ et le jugement dernier, la « dissolution de toutes choses » évoquée par l’apôtre Pierre dans sa deuxième lettre, la « fin du monde » ! Tout doit disparaître ! Après moi, le déluge ! Cela est aussi vrai pour ceux qui placent leur foi en la déesse consommation et qui vénèrent le dieu tout-puissant de l’argent-roi. Les conséquences d’une telle attitude sont sensibles, en particulier pour les êtres humains les plus faibles et démunis, et pour les espèces animales ou végétales les plus menacées.

Respect de l’environnement

La foi chrétienne demeure une source de motivation puissante pour se conformer davantage aux exigences d’une vie plus respectueuse de l’environnement. Nous pouvons, certes, cultiver notre foi en un Dieu souverain et providentiel, sur qui nous avons le privilège de nous reposer avec confiance, afin de rester en paix même en temps de crise. Ce n’est pas un prétexte au gaspillage, ni à éviter nos responsabilités pour vivre de façon responsable. Les chrétiens sont appelés à manifester leur amour et leur respect pour le Créateur.

Quel être humain se réjouirait de voir son œuvre méprisée, foulée aux pieds, détruite ? Et nous prêchons l’amour du prochain : n’est-ce pas nous contredire que de détruire l’environnement, où chacun vit et dont il tire aussi sa subsistance ?

Nous avons enfin une espérance particulière, enracinée en Dieu qui un jour renouvellera cette création toute entière : Romains 8,18-23. Cela doit nous conduire, comme un signe de cette espérance, à prendre soin de notre corps, bien qu’il soit mortel, et à préserver ainsi, avec tous nos contemporains, la plus grande diversité des espèces vivantes et des ressources naturelles.

Article de Frédéric Baudin, membre fondateur d’A Rocha France. Paru dans le N°2-2010-1