04 septembre 2010

Pourquoi je ne suis pas témoin de Jéhovah ?

Un mouvement actif

Parmi les mouvements qui se réclament de la Bible, nul doute que, depuis plus d’un siècle, les témoins de Jéhovah figurent en bonne place. Cette position qu’ils occupent est telle que, dans les décennies passées, dès que j’évoquais le nom de la Bible, aussitôt mes interlocuteurs, la plupart catholiques, pensaient immédiatement que j’étais l’un d’eux. Le raccourci « Bible = témoins de Jéhovah » était si ancré dans leur esprit que, la plupart du temps, il me fallait préciser que, quoi que lisant la Bible, je n’étais pas membre de ce mouvement.

Une fausse manière de lire la Bible

Les témoins de Jéhovah ont cette force qu’ils paraissent bien connaître la Bible. Ceci, comme nous allons le voir, n’est qu’apparence ! En fait, leur force tient à l’ignorance de leurs interlocuteurs. Je suis convaincu pour ma part qu’aucun lecteur honnête, assidu, sérieux de la Bible ne peut longtemps être séduit par les témoins de Jéhovah. Car le fait de citer la Bible à tout bout de champ ne signifie pas pour autant que l’on est biblique dans ce que l’on dit. La lecture de la Bible, et surtout son interprétation, se doit, comme toute discipline, d’obéir à certaines règles.

Je vous en donne deux qui, parmi d’autres, mettent mal à l’aise les témoins de Jéhovah et vous aideront à déceler, la prochaine fois où vous les rencontrerez, leur stratégie de manipulation basée sur la citation de versets bibliques :

1. la 1ère est qu’un verset de la Bible doit toujours se lire et s’interpréter dans son contexte. Le principe est bien connu : un texte sorti de son contexte est un prétexte. Toute la façon de lire la Bible, et de l’utiliser, des témoins de Jéhovah repose sur la citation de versets hors de leur contexte. Pas étonnant dès lors qu’ils croient que Dieu a dit des choses qu’en fait il n’a jamais voulu dire. Ce n’est pas que la Bible se trompe, mais ce sont eux, et surtout leurs dirigeants, qui le font !

2. la seconde est qu’il faut, pour qu’un article de foi biblique soit reconnu comme tel, que toute la Bible en parle dans le même sens. Les témoins de Jéhovah ont l’art de choisir les versets qui leur plaisent pour soutenir leur manière de penser. Aussi vous montreront-ils toujours le même verset pour vous dire que ce qu’ils disent est ce que la Bible dit.

Prenons un exemple ! Pour soutenir le fait que, selon eux, Jésus ne serait pas Dieu, ils aiment citer cette parole du Christ : Mon Père est plus grand que moi : Jean 14,28. Ils ne vous diront jamais que, dans son prologue, le même Jean a écrit au sujet de Jésus, la Parole, qu’elle était Dieu : Jean 1,1, ou encore que Jésus a dit que « Lui et le Père sont un : Jean 10,30 » , et que « celui qui l’a vu a vu le Père : Jean 14,9. » Ne pouvant admettre l’idée d’une Tri-unité en Dieu, comme l’est l’espace avec sa longueur, sa largeur et sa hauteur, ils ne peuvent concevoir une diversité de rôles (le fait que l’homme soit le chef de famille signifie, d’un certain sens, qu’il est plus grand que la femme sans pour autant lui être supérieur dans leur nature d’humains).

4 raisons pour lesquelles je ne peux être témoin de Jéhovah

Le sujet mériterait bien des approfondissements. Mais, ne voulant pas lasser mes lecteurs, j’aimerais juste donner 4 raisons pour lesquelles, à la lumière de la Bible et de l’observation, je ne peux être témoin de Jéhovah !

1ère raison : leur traduction de la Bible (du Monde nouveau) est clairement tendancieuse, pour ne pas dire intentionnellement falsifiée. Il faut être un lecteur assidu pour repérer les passages tronqués, mais ils sont nombreux. J’ai eu l’occasion, un soir, de comparer leur traduction avec 5 ou 6 autres, en présence de deux responsables d'une de leur congrégation. La démonstration était irréfutable. Leurs conclusions étaient que, malgré l’évidence, leur traduction était malgré tout supérieure…

Un seul exemple : le 1er verset de l'évangile de Jean. La traduction du Monde nouveau est la seule à écrire que la Parole était dieu (minuscule). Toutes les autres sans exception écrivent Dieu (majuscule). L’idée est d’affirmer que jamais la Bible ne dit que Jésus est Dieu ! Pour qui désire plus, je me suis noté plusieurs dizaines de versets falsifiés touchant à la Divinité du Christ ou d’autres points fondamentaux. Avis aux amateurs !

2ème raison : les témoins de Jéhovah sont totalement liés aux interprétations de la Watchtower, la société qui édite le périodique  « Réveillez-vous » et leurs livres d’étude biblique. Alors que la Bible laisse une liberté d’opinion importante sur les sujets périphériques de la foi, tout chez les témoins de Jéhovah est défini et réglé. Partout, au même moment dans le monde, la même étude a lieu, et vous ne trouverez pas deux témoins de Jéhovah dans le monde qui, sur des sujets comme la fête de Noël, le service militaire ou le fait de donner son sang, auraient des avis contraires !

Je me suis rendu à l’une de leurs études pour voir. La méthode était pitoyable et infantile. Chacun avait son livre d’étude ouvert, avec, en bas des pages, les questions qui allaient être posées. Les réponses aux questions étaient toutes dans le texte. Celui qui dirigeait la réunion posait la question préparée et, comme en classe, le bon élève qui savait, répondait. Aucune réflexion personnelle, aucune recherche d’application pour soi : tout est préparé, prémâché, servi et emballé…

3ème raison : les responsables des témoins de Jéhovah se sont montrés depuis leur origine, de très nombreuses fois, de faux prophètes. Leurs prédictions pour 1914, 1925, 1975 sont effarantes. Pour votre information sur le sujet, consultez le site suivant : http://www.info-sectes.org/tj/xx.htm.

4ème raison : Alors que Jésus a affirmé : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par Moi : Jean 14,6 », c’est la société Wachtower elle-même qui est présentée comme l’unique voie qui mène au salut. Si vous n’êtes pas témoins de Jéhovah, que vous ayez la foi en Jésus ou non, sachez-le : vous êtes voués à l’anéantissement ! Les témoins de Jéhovah ont répété l’erreur qu’ils aiment tant dénoncer dans l’Eglise catholique : leurs responsables sont infaillibles dans leur interprétation de l’Ecriture et « hors des témoins de Jéhovah, point de salut ! »

Je pourrais rallonger, mais j’arrête ici mon explication de texte. Un dernier conseil : si vous rencontrez un témoin de Jéhovah, restez poli, mais soyez fermes. N’essayez pas d’entrer en discussions polémiques avec lui. Si vous êtes chrétiens, témoignez-lui de l’assurance qui est la vôtre dans la foi quant au pardon de vos péchés. Si vous ne l’êtes, commencez vous-mêmes à lire la Bible (par les Evangiles, par exemple) en vous plaçant honnêtement devant Dieu. Il ne tardera pas à se révéler à vous au plus profond de votre conscience !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

28 août 2010

Passerelles pour le ciel

Jésus était un enseignant hors pair ! Il avait l’art de parler des choses les plus élevées en termes les plus simples. Il avait surtout l’art de si bien manier les illustrations que son enseignement était rendu comme visuel par ceux qui l’écoutaient. Jésus, pour être compris, utilisait le système passerelle : il partait du connu de ses auditeurs pour les transporter vers l’inconnu. Les choses de la vie courante étaient les outils dont il se servait pour illustrer celles qui étaient cachées.

Tout enseignant de l‘Evangile ne peut qu’imiter, s’il veut être efficace, l’exemple du Maître. Si Jésus vivait dans notre société, nul doute que son talent d’observation le conduirait à puiser dans les multiples ressources du vécu pour illustrer le sens de ses propos à ses auditeurs.

Le présent recueil va dans ce sens. Il a comme unique objet de traduire les vérités qui sont au cœur du message de l’Evangile en illustrations, propos, comparaisons à la portée de tous.

Le contenu de ces pages a déjà été publié par l’auteur sous une autre forme dans le calendrier « Vivre aujourd’hui ». C’est avec l’aimable autorisation de ses responsables qu’elles sont reproduites ici.

Bien présenté, le livre est un cadeau de goût à offrir à un ami réceptif aux questions spirituelles. Il aborde avec clarté, par le biais de l’illustration et de l’anecdote, les thèmes généraux de la foi et conduit le lecteur à tirer les conclusions qui s’imposent. N’hésitez pas à le commander directement à l’éditeur ci-dessous ou à l’auteur du blog en écrivant à : Gilles Georgel : 11, rue Victor Hugo 02430 – Gauchy (France)

Le livre Passerelle




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Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

21 août 2010

J'avais demandé...

J'avais demandé à Dieu la force pour atteindre le succès,
Il m'a rendu faible, afin que j'apprenne humblement à obéir.
J'avais demandé la santé afin de faire de grandes choses ;
Il m'a donné l'infirmité pour que je fasse des choses meilleures.
J'avais demandé le pouvoir, pour être apprécié des hommes ;
Il m'a donné la faiblesse, afin que j'éprouve le besoin de Dieu.
J'avais demandé des choses qui puissent réjouir ma vie ;
J'ai reçu la vie, afin de me réjouir de toutes choses.

Je n'ai rien eu de ce que j'avais demandé
Mais j'ai reçu tout ce que j'avais espéré.
Presque en dépit de moi-même, mes prières informulées ont été exaucées.
Je suis, parmi les hommes, le plus richement comblé

Texte anonyme gravé sur le bronze dans un institut de réadaptation à New-York.

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14 août 2010

Le magnétisme de Jésus



Magnétisme

Connaissez-vous le principe du magnétisme ? Le magnétisme est une question de force due à la structure moléculaire particulière de la magnétite. La zone de force (champ magnétique) entourant une pièce magnétite ou un aimant droit peut être représentée par les lignes de force illustrées dans le dessin ci-dessous. Bien que ces lignes ne soient pas plus réelles que les lignes de latitude et de longitude que l’on retrouve sur une carte géographique ou sur un globe terrestre.



Les lignes de champ sont tridimensionnelles autour d'une barre magnétique sur tous les côtés.

Quel est le principe du magnétisme?

La formule qui le définit est on ne peut plus simple :


LES PÔLES IDENTIQUES SE REPOUSSENT et LES PÔLES OPPOSÉS S'ATTIRENT



Lorsque les pôles opposés d'un aimant sont rapprochés, les lignes de champ s'épousent et les aimants s'attirent ensemble.




Lorsque les mêmes pôles d'un aimant sont rapprochés, les lignes de champ s'éloignent les unes des autres et les aimants se repoussent mutuellement.

(Dessins tirés de : http://www.sciencetech.technomuses.ca/francais/schoolzone/basesuraimant.cfm)

Jésus et le magnétisme

Alors qu’il était sur terre, Jésus, au grand scandale des hommes religieux de son temps, exerçait un fort pouvoir d’attraction sur les personnes dites de mauvaise vie. Tel un essaim d’abeilles autour de leur reine, il suffisait que Jésus entre dans une ville pour qu’autour de lui s’agglutinent des parias de toutes sortes : voleurs, prostituées, mendiants, infirmes… Jésus, non seulement les côtoyait, mais il prenait, semble-t-il, un réel plaisir à parler et manger avec eux. Le magnétisme de Jésus opérait de la même manière que le magnétisme physique : il attirait fortement à lui ceux qui lui étaient le plus opposés, mais il repoussait ceux qui, en apparence, lui ressemblait. D’où venait le pouvoir d’attraction de Jésus sur ses contraires? Quel était le secret de son pouvoir d’attraction. Les dessins ci-dessus l’illustrent à merveille !

Identification totale

La 1ère chose qui fait que deux aimants s’attirent est d’abord le fait… qu’ils sont des aimants. Ils sont, pourrait-on dire, de la même pâte. Bien que Fils éternel de Dieu, c’est l’humanité de Jésus qui attirait les hommes vers lui. Rien dans l’apparence de Jésus ne le distinguait d’autrui. Il était un aimant parmi les aimants. La plus grande preuve de l’identification totale de Jésus avec le commun des mortels est apportée par ses plus proches. Bien que l’ayant côtoyé près de 30 ans, la plupart restèrent stupéfaits et incrédules en le voyant soudainement manifester les signes de sa divinité. Jésus, pour eux, était le fils du charpentier de Nazareth, ni plus ni moins.

L’humanité de Jésus, qui le rendit attirant auprès des plus bas-tombés, ne se voyait pas seulement dans son apparence. Elle était présente dans tout son être. Jésus était un homme dans le plein sens du terme, le plus humain, pourrait-on dire, des humains. Capable de colère face à l’hypocrisie et l’injustice, Jésus savait pleurer, prendre des enfants dans ses bras, toucher le lépreux, se laisser toucher par la prostituée. Il savait ce que signifie avoir faim, froid, être fatigué, travailler de ses mains pour gagner sa vie. Soucieux d’être un parmi les autres, Jésus ne se distinguait par aucun extrême. Il s’habillait comme tout le monde, ne revendiquait aucun honneur pour lui-même. Jésus était socialement un être intégré. L’humanité de Jésus le rendit si accessible que, contrairement à ceux qui se prenaient pour une élite, les plus pauvres, les plus simples, les plus miséreux se sentaient irrésistiblement attirés par lui.

Séparation radicale

La ressemblance de Jésus avec le commun des mortels de son temps n’explique pas à elle seule le magnétisme qu’il exerçait sur ses contraires. A l’identification totale de Jésus avec les hommes de son temps s’ajoutait une séparation intérieure de nature radicale. En regardant deux aimants s’attirer ou se repousser, aucun de nous, sans le regard sur l’invisible, ne peut expliquer le phénomène. Ce n’est pas tant l’être visible (l’homme extérieur) de Jésus qui attirait les gens de mauvaise vie à lui que l’être caché (les lignes de force, pourrait-on dire, qui habitaient son être). L’immunité de Jésus à l’égard de la vulgarité et de la grossièreté faisait de lui un être libre, décontracté, égal à lui-même dans tous les milieux. Jésus nous enseigne par son attitude que c’est à l’intérieur que se vit la liberté. C’est à l’intérieur que se décide de ce qui aura l’ascendant sur soi. Habité par l’Esprit de Dieu, Jésus était, contrairement aux hommes religieux de son temps, libre de toute crainte à l’égard de la contamination de la souillure.

Tel est le secret de la belle vie de Jésus : une identification totale avec ce qui fait notre humanité dans son sens le plus abouti alliée à une séparation radicale de ce qui est la cause intérieure de son avilissement et de sa dégradation : le péché. Jésus nous enseigne que, si, à l'extérieur, nous devons être proches des hommes, leur ami, à l'intérieur nous devons en tous points leur être différents, des saints. C’est dans la proximité avec lui que se résout pour nous la tension de vivre à la fois, par notre humanité, dans le monde, et, par notre spiritualité, hors de son système. Un véritable défi !


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Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

07 août 2010

Désarmé par l'amour de Jésus

Alors qu'il la menaçait de son revolver, une vendeuse de Floride a convaincu un voleur de ne pas lui dérober sa caisse en lui prêchant l'amour de Jésus. L'homme s'est excusé… pourtant il n'en était pas à son coup d'essai.
Désarmé par la foi.

Une vendeuse de Floride est devenue l'héroïne du week-end aux Etats-Unis en dissuadant un braqueur par un sermon convaincant et calme. Une discussion surréaliste enregistrée le 23 juillet par la caméra de surveillance du magasin mais rendue publique seulement vendredi dernier. Poli, Israel Camacho entre dans le magasin de téléphones portables de Pompano Beach et salue sa vendeuse, Nayara Goncalves. L'homme de 37 ans discute avec elle quelques instants du temps pluvieux puis demande à voir un téléphone. Bon comédien ou réellement nerveux, Israel Camacho exige alors d'une voix mal assurée l'argent contenu dans la caisse. «Je déteste faire cela, n'ayez pas peur», ajoute-il.

Encouragée, Nayara Goncalves lui répond que ce n'est pas le cas. «Vous pouvez me faire ce que vous voulez. Je vais juste vous parler du Jésus, qui est en moi» ajoute-elle. «Dieu vous bénisse», réplique le braqueur qui la menace d'un revolver. «J'ai honte de devoir faire cela mais je n'ai pas d'autre choix», explique-t-il. «Vous n'avez pas besoin de faire ça, Jésus vous réserve quelque chose de mieux», assure la vendeuse de 20 ans. «Je ne vous blâme ni ne vous juge, je ne sais pas ce que vous vivez mais les temps sont durs pour chacun d'entre nous». Israel Camacho opine. «Je n'ai jamais fait cela avant, je refuse de m'en prendre à quelqu'un dans la rue. Je suis chrétien moi aussi». Le voleur et la caissière découvrent alors qu'ils ont fréquenté la même Eglise, tenue par un pasteur nommé Bob. Nayara Goncalves lui demande alors s'il a un travail et lui propose de l'aider à en trouver. Israel Camacho lui répond qu'il n'est pas au chômage. Il a une famille et s'il ne récupère pas au moins 300 dollars, il sera expulsé de son domicile.

«L'Esprit Saint m'a poussée à lui parler»

Touché mais pragmatique, il réclame toujours que Nayara Goncalves lui transmette la caisse. Elle lui explique qu'elle devra rembourser elle-même jusqu'au moindre cent les recettes qu'il volera. L'argument déstabilise le braqueur. «Je ne veux pas vous faire ça, je suis désolé». Avant qu'il ne parte, la jeune femme essaie de le convaincre de retourner sur les bancs de l'Eglise. «Jésus vous aide, il peut changer votre vie. Faites-vous de vrais amis là-bas. Parlez à un pasteur, il pourra vous aider. Jésus va bientôt venir…», lui lance-t-elle. Ebranlé, Israel Camacho lui révèle que son arme est un revolver à air comprimé et la complimente pour sa compassion et son calme. «Bonne journée, Dieu vous bénisse», lui glisse-il en guise d'adieu avant de s'enfuir.

Nayara Goncalves a eu du mal à expliquer son sang-froid. «Je pense que c'est l'Esprit Saint qui m'a poussée à lui parler, je n'aurais jamais été capable de le faire de moi-même. Je n'aurais jamais cru que Dieu pouvait m'utiliser comme cela, il m'a impressionnée», a-t-elle confié à la chaîne ABC. «J'espère avoir touché» Israel Camacho, a-t-elle ajouté. Malheureusement, la rédemption du voleur a été éclair.

Il a braqué deux heures plus tard un magasin de chaussures, quittant également la vendeuse sur les mots de «Dieu vous bénisse». Les policiers l'ont appréhendé deux jours plus tard. La bonne conscience éphémère d'Israel Camacho leur paraît étrange. L'homme est un braqueur en série, qui a fait de fréquents séjours dans les prisons de Floride depuis 1998 et qui a été mis en examen pour défaut de versement de pension alimentaire. La rechute d'Israel Camacho a déçu Nayara Goncalves. «C'est triste, je pensais que Dieu lui avait donné une seconde chance», a commenté la jeune femme.




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

31 juillet 2010

Le cas Duch

Le cas Duch

Qui suis-je, moi européen n’ayant jamais vécu dans les conditions d’une dictature pour juger de façon objective l’homme qui, cette semaine, a fait l’objet de la une médiatique : le tortionnaire Duch, responsable de la tristement célèbre prison S-21 où périrent sous la torture, pour un oui ou pour un non, au minima 15 000 cambodgiens au temps du terrible dictateur Kmehr rouge Pol Pot ? Car, comme le dit François Bizot, Directeur de l’Ecole française d’Extrême-Orient, ancienne victime de Duch, « il faut en finir avec cette sécurité qui nous fait mettre les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Et s’imaginer qu’en supprimant les méchants il ne restera que les bons. Ce qui était la démarche exacte des Kmehrs rouges. » A la question de savoir de ce qu’il pense de son bourreau, Bizot répondra : « Quand on prend conscience de cette terrible capacité qui nous habite tous… alors, on prend peur. Et c’est de soi-même qu’on a peur. » François Bizot ira témoigner au procès de Duch, mais pour dire sa conviction : les bourreaux ne sont pas différents de nous. David Chandler, un chercheur australien confirme : « Pour trouver la source du mal mis en œuvre chaque jour à S-21, nous ne devons pas finalement regarder plus loin que nous-mêmes. »

Duch, un autre homme

S’il est difficile pour le commun des mortels de croire qu’un homme comme Duch peut changer radicalement, combien davantage sans doute pour ses victimes. Pourtant, indéniablement, depuis sa conversion à Jésus-Christ, connue et reconnue par tous les médias, Duch n’est plus l’homme du passé. Les témoins de son audition lors de son procès en témoignent largement :

1.       Sur les cinq accusés du procès, Duch est le seul à plaider coupable. Alors que les autres s’enferment dans un mutisme pesant, Duch collabore. « Il s’est montré prêt à répondre aux questions et même à parler des heures, souligne le juge d’instruction Marcel Lemonde, alors que les autres refusent de s’expliquer."

2.       Alors que Ieng Thirith, ministre sous la dictature de Pol Pot, s’en est pris au n°2 du parti encore vivant, disant que « tout ce qui est arrivé est de sa faute », Duch reconnaît l’essentiel des faits, assure l’un de ses deux avocats, Me François Roux. Le témoignage de Nie Dunlop, photographe irlandais, qui a rencontré Duch, par hasard dans un camp d’aide aux réfugiés où il travaillait, le laissera à ce sujet pantois. « Bonjour, lui dira Duch, timide, courtois, je travaille dans le camp de réfugiés et je suis un enfant de Dieu. » A la question de savoir ce qu’est sa vie, Duch répondra : « Trois choses : mon travail, ma volonté de construire des écoles pour des enfants, et surtout Dieu. » Puis il confessera : « J’ai fait de très mauvaises choses auparavant dans ma vie. Maintenant est venue l’heure des représailles. Mon unique faute est de ne pas avoir servi Dieu. J’ai servi les hommes, j’ai servi le communisme. » Entendant l'Evangile parlant de l'offre de la grâce de Dieu faite en Jésus-Christ pour le pardon de nos fautes, Duch a saisi, avec d'autres anciens khmers rouges, que le sang versé par Jésus-Christ suffisait devant Dieu pour effacer le sang des crimes qu'il avait commis. Grâce incroyable et si merveilleuse, comme le dit le chant Amazing grace !

 
3.       En 2008, lors d’une reconstitution judiciaire à Tuo Sleng, l’ancien bourreau a versé des larmes. Duch s’est alors adressé aux trois survivants de S-21 présents : « Je vous demande pardon, a-t-il dit. Je ne vous demande pas de me pardonner maintenant, mais de laisser la porte ouverte. » « Ce sont des paroles que j’attendais depuis trente ans, je suis en paix maintenant, a répondu Chum Mey, supplicié pendant deux ans à Tuol Sleng.

4.       S’exprimant devant la Cour au sujet de la sentence qu’elle doit prononcer à son sujet, Duch a déclaré : « S’il y a une tradition cambodgienne, comme il en a existé dans le passé lorsque des gens ont jeté des pierres sur le Christ jusqu’à la mort, les Cambodgiens peuvent me faire cela. Je l’accepterai. J’accepterai tous les jugements qui seront décidés par cette chambre du Tribunal, le jugement pour mon rôle en tant que président de S-21, et pour tous les crimes commis là-bas… Je suis humble devant le peuple cambodgien. J’accepte tous ces crimes et je voudrais que le peuple cambodgien me condamne au plus strict niveau de punition. »

L’homme : un gant qu’une main habite…

Le cas déconcertant de Duch nous en apprend plus sur l’homme que toutes les théories édictées par les philosophes. La première vérité qu’il nous enseigne est que l’homme n’est souvent que le produit de ce qui le domine ou le manipule dans ses pensées. Nous sommes comme un gant qu’une main habite : soit la main d’un criminel qui détruit, soit celle du chirurgien qui sauve. Nous pouvons, à juste titre, être horrifiés par les crimes commis dans la prison S-21. Ils témoignent que, sous l’emprise d’une idéologie mensongère, nous sommes, en toute bonne conscience, capables du pire. Duch nous avertit des effets effrayants et effarants que peut exercer le mensonge sur nos esprits. Duch, dit-il, ne faisait qu’obéir aux ordres : une servilité dont, sous des formes bien plus douces, font aujourd’hui preuve tant de nos contemporains. Qu’en sera-t-il d’eux au jour où, comme il en a été pour Duch, la séduction idéologique toute puissante frappera à leurs portes. Oui ! Nous sommes tous des Duch potentiels.

Duch est l’illustration poignante d’un propos de Jésus. « Lorsqu’un homme fort et bien armé garde sa propriété, ses biens sont en sécurité. Mais si un plus fort que lui survient et le bat, il lui enlève toutes les armes dans lesquelles il se fiait, et il peut distribuer le butin. » Jésus est l’homme fort qui est entré dans le for intérieur de Duch et qui a jeté dehors l’ancien maître qui s’y trouvait. Il est le seul qui avait le pouvoir de le faire. Duch, depuis, n’est plus le serviteur de l’indicible horreur. Il est le moyen par lequel Dieu témoigne du pouvoir qu’a sa grâce pour transformer un homme. S’il y a un espoir pour notre temps, c’est dans l’histoire incroyable de Duch qu’il se montre !


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24 juillet 2010

Foi et mystères

Faux conflit entre raison et mystère


Dans le siècle qui vient de s’écouler, et dans le nôtre encore, rien n’a excité contre le christianisme une défaveur plus forte, que les nombreux mystères qui s’y rencontrent. Ce n’est point la faiblesse de ses preuves, ce n’est point le caractère de son auteur, ce sont ses dogmes, où le raisonnement ne peut atteindre, qui ont offensé un âge, où la raison était en quelque sorte déifiée. Il semble que l’on aurait consenti à le recevoir sans murmure, s’il avait consenti lui-même à n’enseigner que ce que chacun pouvait également apprendre sans lui. 

Cette opinion, naguère si universelle, et si commune encore de nos jours, n’est pourtant qu’un préjugé. Elle part d’une vue superficielle de l’homme et de la nature. Une réflexion plus profonde à la fois et plus modeste en aurait bientôt fait justice.

L’homme est entouré de mystères ; il est un mystère lui-même. Il serait bien étonnant qu’il n’en trouvât point dans la religion, la plus mystérieuse assurément de toutes les choses mystérieuses.

L’utilité du mystère


Rien de plus juste, rien de plus sain même, pour l’homme, que de chercher à expliquer toutes les choses qui l’entourent et toutes celles qu’il sent, par leurs rapports à d’autres choses qui lui sont connues, et par les lois qu’il est en état d’en abstraire. C’est ainsi qu’il étend la sphère dans laquelle il est limité. C’est ainsi qu’il agrandit son être, qu’il fortifie ses facultés morales, et qu’il se crée par son intelligence une puissance nouvelle, pour agir sur la nature.

Le caractère incontournable du mystère


Mais l’homme aura beau faire, il ne pourra jamais tout éclaircir. Il aura beau étendre sa sphère, il ne la rendra jamais infinie ; et tout ce qui sera hors de cette sphère, tout ce qui dépassera ses moyens actuels de connaître, demeurera pour lui un mystère.

De tout, il ne conçoit jamais qu’une partie ; le reste lui échappe. Il est borné dans ses forces physiques ; il l’est également dans ses facultés morales. Mais toutes les choses et lui-même dans la continuité de leurs rapports, arrivent à se perdre dans l’infini. Il y aura donc toujours pour lui un point où il sera forcé de confesser son ignorance, et où commencera le mystère. Et ce point, il ne pourra pas s’empêcher de le sentir ; ce mystère, il ne pourra pas venir à bout de se le dissimuler, parce qu’il y sera conduit infailliblement par la liaison des choses qui lui sont claires, et par les besoins irrésistibles de son intelligence.

Interaction entre le connu et le mystère


L’infini, dont nous sommes entourés, qui nous presse de toutes parts, se manifeste à nous par quelques parties en rapport avec notre constitution actuelle, avec nos sens, avec notre intelligence, avec notre cœur. Nous nous emparons avec avidité de ces premières manifestations d’un monde, dont la grandeur et la beauté nous étonnent. Nous saisissons avec joie ces premiers fils qui sont fournis à notre pensée pour l’exercer et la diriger. D’abord ils cèdent sous le doigt et se roulent sans peine. Mais, à mesure que nous les attirons à nous pour nous les approprier, ils deviennent, ils se montrent et plus prolongés et plus lourds ; bientôt ce sont des câbles énormes, dont le poids nous écrase, et dont la longueur incommensurable effraie notre imagination. Il faut les abandonner, sans savoir où ils se terminent.

Au-delà du mystère perceptible


Sans doute, il est dans l’univers une foule d’objets de toute nature, qui ne sont en rapport avec nous par aucun côté. Tous les fils de ce monde immense ne viennent point aboutir à notre pauvre individu. Ces objets sont pour nous comme s’ils n’existaient pas. Dans notre état actuel, ils ne sont pas pour nous un mystère, puisque nous ne soupçonnons même pas leur existence. Le mystère n’a lieu que pour les choses dont une partie nous est manifestée, et dont l’autre nous est cachée. C’est une chaîne de montagnes, dont nous voyons le premier coteau, avec les villages et les cultures qui le couvrent, dont une croupe bleuâtre nous dérobe le reste, et laisse à notre imagination le soin d’y creuser des vallées, d’y faire couler des torrents, et d’y mener paître de nombreux troupeaux.

Le mystère est partout


Or, ce n’est pas le christianisme seul, qui nous présente un côté clair et un côté obscur ; qui montre à notre esprit une portion d’une existence non équivoque, pour en laisser voiler une portion plus vaste encore ; qui nous manifeste des vérités sensibles, premiers anneaux d’une chaîne immense qui remonte de la terre au ciel, mais qui rompt bientôt sous nos doigts, dès que nous essayons d’en dérouler toute la longueur : c’est la nature toute entière ; ce sont en apparence les sciences les plus sûres et les plus claires, que dis-je, ce sont les objets les plus familiers, les lois les plus vulgaires de la nature, et d’après lesquelles nous agissons tous les jours avec le plus de sécurité.


Extrait d’un sermon du pasteur Samuel Vincent, né à Nîmes en septembre 1787, mort à Nîmes en juillet 1837


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus