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jeudi 21 novembre 2013

Lettre ouverte à Nicolas Canteloup

Nicolas Canteloup est bien connu des télespectateurs de TF1. Tous les soirs, il a son émission dans laquelle il tourne en dérision bon nombre de personnalités. Hier soir, 20 novembre, je suis tombé sur un épisode qui m'a choqué. je ne regarde d'habitude jamais son émission.
Canteloup utilisait une scène du film Jésus pour se moquer de François Hollande. Je ne conseille à ,personne d'aller voir cet extrait. Aujourd'hui, j'ai adressé cette lettre à l'humoriste.



Monsieur Canteloup,

                Je me permets de vous écrire au sujet de l’utilisation indue que vous avez faite du film Jésus lors de votre émission « C’est Canteloup » du 20 Novembre. Je connais depuis longtemps ce film, qui est un outil utilisé dans le monde entier pour présenter la personne de Jésus. Ce film a été un instrument sans égal pour faire connaître le Jésus des Evangiles. Il a été à la source de multiples conversions dans le monde, non pas à une religion mais à une foi transformatrice de vies.

                Je comprends le défi que représente chaque jour pour vous le fait de faire rire le public. Vous aimez la dérision et vous demandez que l’on ne prenne pas au premier degré votre ironie. Je vous suggère cependant de réfléchir à ce que vous faites ici. Avant d’utiliser la personne de Jésus comme vous le faites, je vous invite à réfléchir à ce qu’il est et ce qu’il représente. Jésus n’est pas un homme comme les autres. Il est l’homme qui a marqué l’histoire du monde plus que tout autre, à tel point que notre calendrier débute avec lui. Il a affirmé et démontré par ses actes qu’Il et le Fils de Dieu. L’Evangile nous dit que la raison de sa venue, de son incarnation, était de prendre à son compte la condamnation que méritent nos actes face à Dieu. Jésus est la preuve d’amour la plus forte de Dieu pour vous. Il est la main tendue de Dieu vers vous, une main percée. Jésus est le seul homme juste que la terre ait porté. Il est mort pour nous qui, tous, sont injustes d’une injustice que l’on ne soupçonne même pas.

                Mon courrier a pour but de vous inviter, Monsieur Canteloup, à prendre de la hauteur. Je sais que nous sommes dans un monde qui cherche à tout désacraliser, à tout vulgariser. C’est là ce qui fait sa perte. Ce nivellement des valeurs nous tire tous vers le bas, la vulgarité. Il permet de tout justifier avec bonne conscience. Il y a cependant des choses élevées auxquelles il faut tenir compte. Tous nous passerons avec nos vanités. Mais notre âme, notre conscience perdureront. Et le jour viendra où chacun devra rendre compte au Créateur de la façon avec laquelle il a employé les belles facultés qui lui ont été données.

                J’ose espérer, Monsieur Canteloup, que vous ne prendrez pas en dérision mon courrier. Je ne défends rien qui m’appartienne en propre. Je suis un lecteur passionné de la Bible depuis plus de 37 ans. Son message de salut a changé ma vie, une vie mal partie. Jésus vit aujourd’hui. Il vous attend au bout du chemin de votre vie. N’en riez pas, car vous ne sauriez prouver l’inverse de ce que je vous dis. Il serait dommage qu’au bout de votre vie, ce soit Dieu qui rie de vous !


                Veuillez agréer, Monsieur Canteloup, l’assurance de ma considération chrétienne.


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jeudi 3 octobre 2013

Là où ça fait mal...

Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens et suis-moi. Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens : Matthieu 19,21-22

Là où ça fait mal !

Je me suis réveillé une nuit avec une douleur insupportable au dos. Lorsque le médecin arriva, il chercha
la cause du mal. Savoir que je souffrais du dos ne lui suffisait pas. Il fallait qu’il mette le doigt sur le point précis où le nerf coincé provoquait la douleur. Ce travail d’investigation de mon médecin est le même que celui de Jésus avec le jeune homme riche. Celui-ci n’arrivait pas à voir où il était pécheur, c’est-à-dire en opposition avec Dieu. Il ne se voyait coupable de rien. Il n’avait ni tué, ni volé, ni commis adultère. Il ne mentait pas, honorait ses parents. Jusqu’au moment où Jésus a mis le doigt sur l’idole secrète de son cœur : son amour de l’argent.


Beaucoup de gens sont comme ce jeune homme. Ils ne sont pas trop à l’aise avec l’idée de l’éternité, mais ils ne voient pas en quoi ils sont mauvais. Ils ont besoin que la Parole de Dieu les touche là où ça fait mal. Le jour où j’ai vu mon vrai visage devant Dieu, j’ai compris aussi pourquoi Jésus a dû mourir. Il l’a fait pour moi, pour effacer ce péché qui est en moi, pour que j’accède à la vie éternelle. Le sacrifice de Jésus est pour le péché, votre péché. Quel nom porte-t-il chez vous ?

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samedi 7 septembre 2013

Le temps est venu !

« VOUS ENTENDREZ PARLER DE GUERRES ET DE BRUITS DE GUERRES … »

La prévision ci-dessus n’est pas le produit d’un futuriste quelconque. Elle est écrite depuis
des siècles. Elle fait partie d’un catalogue impressionnant de signes caractérisant la période finale de l’histoire de l’humanité. Celui qui parle n’est pas n’importe qui. Il a prouvé par les actes la vérité de ce qu’il dit. Cet homme, qui décrit avec une précision stupéfiante, ce qui se passe en notre temps, est Jésus, le Christ. En réponse à une question posée sur la fin de ce monde, Jésus a multiplié les indices. Il a décrit un temps précis au cours duquel tous les signes dont il a parlé se produiraient ensemble. Ce temps est le nôtre !

ETAT DES LIEUX DU MONDE

Jamais, de manière globale, le monde n’a autant ressemblé à celui décrit par Jésus au sujet de la fin. Jugez-en plutôt !

1.       Le monde sera rempli de violence

Il en sera comme avant le déluge, dira Jésus. Il fait référence ici à un jugement passé qui détruisit toute la planète. La mémoire des peuples en a gardé le souvenir, même si on veut l’oublier. La terre était alors corrompue, pleine de violence. Chaque jour, les pensées des hommes était orientée ver le mal. Dieu regarda la terre et décida que sa patience avait assez duré. Notre monde rejoint celui qui précéda le déluge.

2.      Le monde sera plein d’immoralité

Il en sera comme au temps de Sodome, dira Jésus, une ville antique détruite par le feu. Sodome était la ville de la confusion. Il n’y avait plus de normes en matière de sexualité. Chacun vivait comme il l’entendait, selon ses penchants. Tous les comportements étaient admis. Seul comptait le plaisir de chacun, que l’on disait conforme à la nature. La culture de Sodome est devenue la nôtre. Mariage pour tous, théorie du genre, pornographie… tout est permis et accessible à tous ! Malheur à celui qui évoque un cas de conscience dans son refus d’y souscrire ! La confusion a produit une inversion : le bien est appelé mal et le mal bien !

3.      Le monde sera rebelle à l’idée de Dieu

Dieu est devenu gênant. Qui y croit, en Occident, ne doit plus le dire, mais le garder pour lui. Jésus l’a annoncé : une persécution générale sévira contre ceux qui se disent ses disciples. Chaque jour dans les pays musulmans ou athées, ils sont des milliers à mourir pour le nom de Jésus. En entendez-vous parler ? Leur sort émeut-il quelqu’un ?

Le monde ne supporte plus les valeurs anciennes que le Christ nous a laissées en héritage. Plus rien n’est sacré : ni la vie, ni l’identité humaine, ni l’autorité… On tue par milliers chaque jour des embryons, on assassine pour moins que rien. La crainte de Dieu, de son jugement, a été effacée des consciences anesthésiées par la banalisation du mal.

4.      Le monde sera averti, mais n’écoutera pas

Les signes avertisseurs du jugement se multiplieront : tremblements de terre meurtriers,
catastrophes écologiques, épidémies, famines, dérèglement climatiques, conflits internationaux, signes dans le ciel… Dernièrement, des sons étranges se sont fait entendre dans le ciel partout dans le monde. Jésus a parlé à plusieurs reprises de tout cela !

Mais les hommes n’y prêtent par garde. Seuls les intéressent leur confort matériel, leur argent. Ils préfèrent la télé-réalité à la réalité dramatique qui les attend. Tout est fait pour les divertir, mot qui signifie détourner. Mangeons et buvons maintenant, car demain nous mourrons ! Les gens des pays riches sont comme les passagers du Titanic : ils dansent sur le pont du bateau alors que celui-ci est en train de couler !

5.      Le monde basculera d’un coup dans la détresse totale

A tel point, dit Jésus, que les hommes voudront mourir, mais n’y arriveront pas. L’édifice du monde construit sur l’argent s’écroulera ! Les riches jetteront leur argent par les fenêtres, car il ne servira plus à rien. Les hommes rendront alors l’âme de terreur dans l’attente de ce qui viendra. Ils seront prêts à se jeter dans les bras de n’importe quel dictateur se présentant à eux comme un sauveur.


Les jours de ce monde sont comptés. Il est bientôt minuit à l’horloge de Dieu, l’heure où Jésus a dit qu’il reviendra. Qui se détourne de ses fautes et cherche auprès de lui le pardon de Dieu et une vie nouvelle sera sauvé. Pour les autres, le face à face éternel devant Dieu les attend ! Où serez-vous ?

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vendredi 16 août 2013

Intrusion dans la vie privée

Intrusion

Pour beaucoup, la foi est un choix qui relève du domaine privé. On est croyant à l’intérieur de soi.
Cette intimité de la foi ne regarde personne d’autre. Plus que cela, pour certains, le regard des autres n’a pas à pénétrer à l’intérieur de soi pour voir ce que la foi y produit. Mais la question se pose : la foi peut-elle se vivre secrètement ? Suffit-il de se dire croyant pour l’être ? Quelle part d’intrusion dans sa vie secrète le croyant doit-il accepter s’il se déclare comme tel ? A l’heure où, au nom de la laïcité, on tient à tenir séparé ce qui relève du privé et du public, ce type de question vaut la peine d’être posée.

Jésus, un intrus qui vous veut du bien

Le moins qu’on puisse dire est que Jésus, dans sa relation avec ceux qu’il côtoyait, ne se gênait pas pour entrer dans leur vie privée. Voyant Nathanaël venir à lui, Jésus dira : Voici vraiment un Israélite dans lequel il n’y a point de fraude : Jean 1, 47. A la samaritaine, qui ne faisait que parler spirituel et religieux avec lui, Jésus en viendra aux faits de sa vie : Tu as eu cinq maris, dira-t-il, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : Jean 4,17. Comme ingérence et jugement, on peut difficilement trouver pire. Jésus n’hésitera pas à fustiger les pharisiens et à juger l’hypocrisie de leur vie intérieure : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité : Matthieu 23,27-28. » Que de manque de tact, de courtoise et de savoir-vivre de sa part !

Tout dire : jusqu’où ?

La pratique de Jésus à l’égard de ses contemporains témoigne du fait que la foi ne peut éviter une part d’intrusion dans la vie privée. Il se peut que certaines personnes se sentent mal à l’aise avec la liberté que certains chrétiens prennent pour parler avec détails d’eux-mêmes, de leurs luttes secrètes. Dois-je, moi aussi, m’exposer de la sorte pour être vrai, se demandent-elles ? Un chrétien est-il un homme nu qui n’a pas le droit de cacher quoi que ce soit ? Il y a plusieurs réponses à cette question !

Devant Dieu !

Notons d’abord que, dans l’Ecriture, c’est à Dieu que l’on expose ce que l’on est dans ce qu’on a de plus cru. Si Jésus a été si vindicatif envers les pharisiens, c’est à cause du mensonge que représentait leur apparence. Les pharisiens voulaient paraître à l’extérieur à l’opposé de ce qu’ils étaient à l’intérieur. Ils sauvaient la face devant les hommes et formaient une clique qui se prétendait au-dessus des autres en termes de justice et de moralité. Nous devons le savoir : rien n’échappe au regard de Dieu. Nous avons donc la liberté d’être nu devant lui.

Avant que Jésus ne vienne, parut Jean-Baptiste. Il avait comme mission de préparer les cœurs à accueillir Jésus. Comment le fit-il ? Il demandait à chacun qui venait vers lui de confesser ses péchés. Pour Jean, il était impossible de rencontrer Jésus si on ne faisait pas toute la lumière sur sa vie. Il fallait ouvrir portes et fenêtres, et laisser le jour entrer là où il y avait la nuit. Il ne fallait pas essayer d’enjoliver, de cacher ou de mettre sous le tapis quoi que ce soit. Il fallait dire les choses telles qu’elles étaient dans sa vie.

Il est notoire que beaucoup de ceux qui, après en avoir entendu parler, tournent le dos à Jésus le font pour cette raison. Ils veulent bien que Jésus améliore leur vie, leur évite les conséquences mauvaises de leur choix ou, à la rigueur, leur assure une place au ciel. Mais ils veulent garder les portes de leurs vies secrètes fermées. Pas question de confesser quoi que ce soit ! Se faisant, ils créent leur propre malheur. Ils sont comme le patient qui appelle le médecin parce qu’il souffre, mais qui refuse que celui-ci, au moment où il veut mettre le doigt sur le mal qui les ronge, refuse qu’il les touche. « Cela va trop loin ! Ce dont vous me parlez remue trop de choses profondément en moi ! Je veux bien que l’on me considère comme une victime, mais ne dites rien qui ferait de moi un coupable en quoi que ce soit ! » Il y a peu de chances que, si telle est votre attitude devant Dieu, vous connaissiez quelque chose de sa puissance libératrice et guérisseuse dans votre vie !

Devant les hommes !

Dieu, c’est Dieu ! Mais les hommes ne sont pas Dieu, y compris ses serviteurs ! C’est exact ! Trop d’abus dans le passé ont été commis au nom de la soi-disant transparence. Enfant, je me souviens être allé au confessionnal. Une liste de tous les péchés possibles nous était remise auparavant. Nous devions cocher ceux dont nous nous étions rendus coupables pour le dire au prêtre. Il y avait les péchés véniels (pas trop graves) et les mortels. Pour ceux-là, je ne sais pas quelle était la solution.

Tout cela n’est qu’une caricature et n’a rien à voir avec la transparence volontaire que suscite la foi. La transparence qui peut exister entre des frères en Christ découle d’une seule chose. Chacun qui appartient réellement à Dieu se sait un gracié. Il ne peut juger son frère car il sait qu’il y a plus à juger chez lui que chez les autres. La lumière de Dieu qui a pénétré en son for intérieur ne lui a laissé aucune illusion sur lui-même. Si Dieu devait le juger sur ses actes, ses motivations, ses pensées profondes, il n’aurait aucune chance d’échapper. Il sait que s’il vit, il ne le doit qu’à une seule personne : Jésus-Christ qui a pris sur lui le jugement qu’il mérite. Pécheur pardonné, le chrétien peut désormais vivre de la grâce de Dieu avec lui-même et dans sa relation avec autrui.

Seule cette conscience de la grâce donne cette liberté de parler de soi sans fard. Certes, il ne s’agit pas
dans les églises de pratiquer une sorte de streeptease spirituel intégral. Qui a honte de ses péchés ne va pas s’en vanter ou se délecter de les décrire en détails. Il n’y a là rien d’héroïque ou d’édifiant. Mais il peut être salvateur pour une âme d’oser dire à un frère en qui l’on n’a pleinement confiance ce avec quoi nous luttons, peut-être tous les jours. Il faut parfois remonter très loin dans sa vie, son passé pour découvrir pourquoi nous agissons ou réagissons comme nous le faisons. La confession de ses propres fautes, des mauvaises façons de réagir qui ont été les nôtres dans des situations même douloureuses, liée à la prière, a une grande efficacité salvatrice.

Un dernier mot sur la confidentialité ! Il arrive parfois que, de manière trop ouverte, certains parlent en église des détails de la vie privée des autres. Ils veulent recommander ces personnes qui leur tiennent à cœur à la prière de leurs frères et sœurs dans la foi. La plus grande sobriété s’impose ici. C’est une chose de parler ouvertement des détails de sa propre vie, c’en est une autre d’exposer celles des autres au regard de tous. Veillons à ne pas être des paparazzis religieux !

Conclusion

Seul l’amour, celui de Dieu d’abord, permet à l’homme apeuré de sortir de sa tanière. La peur du jugement de Dieu et d’autrui retient beaucoup dans l’ombre. Après avoir péché, le premier réflexe de nos premiers parents fut de chercher à cacher leur nudité à Dieu et l’un à l’autre. La raison est qu’ils avaient honte d’être nus, honte d’être ce qu’ils étaient : Genèse 3,7. Ce réflexe est toujours là. Au lieu de dire, d’avouer ce que nous avons fait, tous, de l’enfant à l’adulte, nous cherchons d’abord à le cacher.

 L’attitude de Dieu à l’égard d’Adam et Eve ne fut pas celle d’un juge. Ne les voyant pas dans le jardin, il les appela et leur demanda où ils étaient. C’était la bonne question. Il fallait qu’Adam et Eve sortent de leur cachette. Que de détours pour l’un et l’autre pour admettre sa part de responsabilité dans la situation. Qu’il est difficile pour chacun d’être vrai ! On se trouve toujours des circonstances atténuantes. On estime que l’autre est toujours plus coupable que soi ! Mais quelle délivrance lorsque nous entendons la voix de Dieu nous dire : « J’ai vu tout ce que tu es et ce que tuas fait de mal ! Je te pardonne ! »


N’ayons pas peur de la lumière. C’est elle qui rend la vie belle, qui fait éclore la fleur, le fruit. Nous ne sommes pas appelés à avoir une vie de cafard, mais de tournesol !

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mardi 23 juillet 2013

L'Insaisissable

Dans les années 70-80, ce film a été diffusé des milliers de fois dans des salles d'église ou des lieux publics. Il raconte le déchirement que vit deux jeunes de l'époque : une jeune fille qui a découvert Jésus-Christ et un jeune homme qui fuit les questions spirituelles.

Les vêtements sont d'époque, la mentalité aussi. Ce qui m'a marqué dans ce film est la prédication finale de Billy Graham, toujours actuelle. Si vous ne regardez qu'une chose du film, c'est cette partie qu'il ne faut pas manquer. Cela m'étonnerait que vous ne vous sentiez pas concerné. Puissiez-vous à votre tour saisir l'Insaisissable


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jeudi 4 juillet 2013

Jésus selon GEO

Un GEO sur Jésus

A la suite de nombreux autres, le magazine GEO vient de sortir, dans la série Histoire, un numéro
hors-série consacré à Jésus. « Que peut-on écrire sur l’histoire de Jésus qui n’ait pas été dit dix mille fois ? se demande Eric Meyer, rédacteur en chef du magazine. » Le numéro de GEO a le mérite de s’attacher à ce qui est sûr et fiable au sujet des sources historiques nous renseignant sur le personnage qui, dans l’histoire de l’humanité, fascine le plus.

Il serait absurde pour moi de reprendre texto l’article écrit dans le magazine sur Jésus, sous la plume de Jean-Christian Petitfils, auteur lui-même d’un livre sur l’homme de Nazareth. Je me contenterai de rapporter les déclarations qui, du point de vue de l’historien, me semblent les plus propices à soutenir la foi de ceux pour qui Jésus représente le médiateur unique entre Dieu et l’homme.

BESOIN DE JESUS

Jean-Christian Petitfils introduit son article en soulignant l’intérêt toujours actuel que le monde porte à l’énigme Jésus. « Il ne se passe pas six mois, dit-il, sans que paraissent, rien qu’en langue française, plusieurs ouvrages sur lui. » La fascination qu’exerce Jésus, les multiples ouvrages écrits à son sujet me rappellent la conclusion de l’évangéliste Jean arrivé au terme de son écrit. Jean dit : « Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pourrait contenir les livres qu’on écrirait. » Est-ce là exagération d’un disciple béat ?  Jean, qui avait le souci particulier de la vérité, ne peut être mis en doute sur sa sincérité. D’une certaine manière, l’histoire confirme ce qu’il a dit. Jésus n’a eu que trois années de vie publique. Il n’a fondé aucune école, il n’a occupé aucun trône, il n’a gagné aucune bataille militaire. Pourtant, il y a plus de personnes qui se réclament de lui dans le monde que n’importe qui d’autre. Les témoins qui rapportent ce qu’il a fait dans leurs vies sont si nombreux que, si chacun écrivait l’histoire quotidienne de son vécu avec Jésus, le monde serait effectivement remplis de leurs écrits.

L’auteur poursuit en disant que, à son point de vue, l’intérêt sans cesse renouvelé pour Jésus « témoigne d’une vive curiosité historique, mais aussi d’une quête de sens et de spiritualité dans un monde largement sécularisé. » Le point de vue de J-C P. fait écho à l’une des premières paroles de Jésus : l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. On peut refuser Dieu, le mettre au ban de la société, on n’empêchera pas le vide que son absence laisse. « Tu nous as fait pour toi, disait Saint-Augustin, et notre cœur ne trouve son repos qu’en toi ! » Les régimes politiques athées et matérialistes ont tout fait pour étouffer le besoin, la soif, la dimension spirituelle de la vie de ceux qu’ils opprimaient. Ces régimes déchus ou toujours en place, la foi, telle une flamme jetée au milieu d’une végétation desséchée, a embrasé des millions de cœurs et démenti la folle prétention de l’homme à bannir Dieu de sa vie.

LES SOURCES

Au sujet des sources qui valident l’existence historique de Jésus, l’auteur reconnaît qu’elles sont peu nombreuses. Plusieurs auteurs antiques citent Jésus dans leurs écrits : Tacite, Pline le Jeune, Suétone, Flavius Josèphe, le Talmud de Babylone… Ce qui est certain, dit J-C P. est qu’aucun historien sérieux ne remet en cause l’existence de Jésus. Jésus n’est pas un mythe, ni un personnage imaginaire.

Il existe au sujet de Jésus de nombreux évangiles dits apocryphes (c’est-à-dire secrets ou cachés). Aucun d’entre eux ne peut rivaliser, en termes de fiabilité aux Evangiles canoniques, ceux qui ont été retenus comme exacts et fidèles à ce que Jésus a été. Les 4 Evangiles canoniques ont été rédigés à peine 30 ans après la mort de Jésus, au temps où de nombreux témoins oculaires pouvaient attester des faits ou des discours rapportés. Tous les autres « évangiles » leur sont postérieurs de plus d’un siècle. Au sujet des 4 Evangiles canoniques, J-C P. écrit : «  L’importance de la tradition orale à l’époque, renforcée par l’efficacité des techniques de mémorisation rabbinique pratiquée par les juifs pieux, plaide en faveur de leur exactitude. D’autant que les premiers apôtres contrôlaient rigoureusement la transmission des paroles de Jésus. On peut donc considérer qu’ils rapportent globalement des faits et des discours fiables, même s’ils présentent ça et là quelques contradictions. »

Nous voilà donc rassurés ! Si l’on met en question la fiabilité des Evangiles, on peut largement mettre en doute celle de tous les écrits de l’époque (ou des suivantes). Au vu de la profusion de manuscrits retrouvés (5 000 répertoriés pour le Nouveau Testament), aucune œuvre ancienne n’est mieux attestée que les Evangiles.

SUITE

Je ne vais pas commenter le reste de l’article de Jean-Christian Petitfils. L’auteur s’attache à cerner la personne de Jésus. Il le fait à la façon d’un historien. Je ne suis pas d’accord avec toutes ses conclusions. Mais, dans l’ensemble, il soutient l’idée que les preuves historiques corroborent l’idée que Jésus se faisait d’être le Fils de Dieu. Le magazine consacre d’autres articles, sous la plume de différents auteurs, à la découverte de personnages ou d’éléments faisant partie de l’environnement de Jésus : Ponce Pilate, le Temple d’Hérode à Jérusalem, la langue que Jésus parlait, Paul, l’apôtre du christianisme… Il ya là, pour tout chercheur sérieux, de quoi réfléchir et méditer !



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mardi 25 juin 2013

Avis de décès temporaire

C’est avec une grande tristesse que je vous fais part ce soir du décès d’un ami très cher. Il se 
nommait BON SENS et a vécu de nombreuses années parmi nous.


BON SENS a commencé à se sentir mal il y a plusieurs siècles. Ce mal qui l’a emporté s’est déclaré au moment où les hommes ont décidé qu’il ne fallait plus faire référence à autre chose qu’eux-mêmes pour décider de ce qui est bien et mal.

BON SENS avait alors comme ami CONSCIENCE qui, suite à cette décision, a commencé à se dérégler.

BON SENS était un être qui ne se compliquait pas la vie. Il vivait d’évidences. « 1 + 1 faisait 2 ». « L’argent ne devenait pas devenir un maître, mais rester un serviteur ». « Une famille, c’était un papa et une maman avec des enfants ! »

BON SENS aimait observer les choses pour voir comment elle fonctionnait. Ses conseils étaient toujours avisés, à propos et bénéfiques pour qui les écoutait.

Mais avec la nouvelle loi qui était entrée dans le monde, BON SENS dut se battre avec une nouvelle venue appelée CONFUSION.

CONFUSION n’aimait pas les choses bien définies. Elle leur préférait plutôt le mélange. Pour CONFUSION, les choses n’étaient pas noires ou blanches, elle trouvait que le gris du brouillard leur était préférable. Le monde de CONFUSION n’était pas binaire, mais synthétique.

Si jusque là la lumière de BON SENS avait brillé sur le monde, c’en était désormais fini. Depuis que chacun décidait pour lui-même ce qui était bien et mal, il n’y avait plus de vérité. Chacun avait sa propre vérité et nul n’avait le droit d’imposer sa vérité aux autres. On était entré dans le monde de la tolérance absolue, un monde où il était intolérable de dire à autrui que quelque chose était bien ou mal.

Petit à petit, BON SENS vit que toutes les choses auxquelles il croyait et qu’il tenait pour certaines s’écroulaient.

Il devenait bien, normal, de ne plus être fidèle à sa parole et à ses engagements. Les promesses n’engageaient que ceux qui les écoutaient. On pouvait être responsable de quelque chose, mais non coupable. L’amour n’était plus le don de soi aux autres, mais un prétexte pour satisfaire toutes ses passions. On ne disait plus : J’aime, donc je donne ! Mais J’aime, donc je prends !

BON SENS dépérit vraiment lorsque les structures élémentaires de la société vacillèrent. Un homme n’était plus un homme, une femme n’était plus une femme. Chacun était ce qu’il voulait, quand il voulait. Après CONFUSION, BON SENS dut faire face à INVERSION !

Ce fut plus qu’il ne pouvait en supporter ! BON SENS disparut ! Son souvenir, ses conseils, restèrent, certes, présents dans de nombreux esprits. Mais non, ce n’était vraiment pas possible ! BON SENS ne pouvait cohabiter avec FOLIE.

BON SENS quitta le monde sans fleurs, ni couronnes. Il n’y eut pas foule à son enterrement. Seuls quelques-uns perpétuèrent son souvenir en évoquant ses bons conseils. Ils se les passent et se les repassent en lisant, méditant le Livre de la Sagesse éternelle que BON SENS chérissait par-dessus tout !

Si BON SENS a disparu, ne soyons pas tristes à en mourir ! Le Livre assure qu’à la fin FOLIE sera vaincue et BON SENS ressuscitera. Elle dirigera un nouveau monde où la loi ancienne qui promulguait l’autonomie et l’indépendance de tout homme sera abolie. La sagesse, la coordination, l’unité de l’humanité sera rétablie, débarrassée des illusions et des mensonges qui l’ont conduit à se perdre.

BON SENS et toutes les routes qui mènent au bien seront alors magnifiées. Elles seront sur le trône pour régner avec Celui qui a créé le monde et l’a racheté de sa folie.


Adaptation personnelle d’un texte existant sur Internet


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lundi 17 juin 2013

Le chrétien de nom (1)

Textes de base : Job 8,11 à 13 – Matthieu 11,7

Le jonc : une image du chrétien de nom

A quoi ressemble la profession de piété du chrétien de nom ? Elle est comparée ici à un jonc qui sort du marais, à un roseau qui fleurit dans les eaux. Cette comparaison comporte plusieurs points :

1.       La religion du faux chrétien peut être comparée à un jonc par la rapidité avec laquelle elle se
développe. Il y a des conversions instantanées : celles de Saul, sur le chemin de Damas, celle du geôlier de Philippes, quand soudainement réveillé il s’écria : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Mais le développement intérieur des chrétiens n’est pas tout à fait si rapide. Des jours de dépression profonde refroidissent leur joie ; de furieuses tentations troublent leur paix ; leur vis spirituelle est mise en échec et ils connaissent la douleur. Rien de pareil chez le chrétien de nom. Une fois qu’il a fait profession d’être converti, le sentier pour lui est facile. Il ne connaît pas les soupirs des autres sur leur corruption intérieure ; quand les vrais croyants parlent de luttes contre leur vieille nature, il en est étonné… Mauvais signe, cher ami, si tu n’as jamais sondé ton cœur avec anxiété pour t’assurer qu’il ne te trompe pas.. ; Comme le jonc sur le bord des eaux, le chrétien de nom pousse et fleurit promptement… la maison du pharisien, quoique bâtie sur le sable, peut se tenir ferme sans bouger, jusqu’à ce que l’inondation survienne ; mais la destruction en sera terrible, parce que les fondations n’ont coûté aucun travail.

2.       Le jonc est une plante creuse, vide et molle. Quiconque n’en connaîtrait pas la nature croirait pouvoir s’en servir comme d’un bâton solide ; mais celui qui s’appuierait dessus tomberait certainement. Il est beau aux yeux, mais sans force. Il en est de même du faux chrétien. Il peut être de belle apparence, mais il n’y a en lui ni foi ferme, ni repentance véritable, ni union intime avec Jésus. Chers amis, quel serait notre sort, si quelques-uns d’entre nous devaient être trouvés creux comme des jonc du marais, quand Dieu viendra juger le monde ! C’est pourquoi, ayez autre chose qu’une simple profession de foi. Ne soyez pas comme le jonc spongieux et mou. Prenez-donc garde de n’avoir que la forme extérieure de la religion, et d’être intérieurement vide et creux comme un jonc.

3.       Une troisième remarque que suggère le jonc, c’est qu’il a, comme le chrétien de nom, la propriété de se courber. Si le vent souffle du Nord, il s’incline vers le Midi ; si la tempête vient du Midi, il se penche vers le Nord. Le faux chrétien se courbe de même. Il cède à la bonne influence d’une bonne société ; mais il reçoit aussi facilement celle d’une mauvaise compagnie. Il est de toutes les opinions religieuses suivant les circonstances. Le vicaire de l’église de Bray était catholique sous Henry VIII, protestant sous le règne suivant ; de nouveau catholique sous Marie Tudor, il redevint protestant sous Elisabeth et déclarait, malgré cela, avoir toujours été d’accord avec lui-même – et c’était vrai ; car son but était sa position temporelle. De telles girouettes n’ont pas un atome de l’étoffe dont on fait les martyrs. Vos principes religieux sont sans valeur si vous ne pouvez pas les conserver partout avec vous, et s’ils ne sont pas votre plus cher trésor.

4.       Le jonc ne porte aucun fruit. Personne ne s’attend à trouver des figues sur un jonc, ni du raisin sur un roseau. Il en est de même du chrétien de nom. Il ne porte pas de fruit. Le faux chrétien peut juste dire : « Je ne m’enivre pas, je ne jure pas, je ne fraude plus, je ne mens pas, je ne travaille pas le dimanche. » Sa religion est toute négative, le côté positif lui manque. Qu’a-t-il fait pour le Christ ? Peut-être a-t-il donné quelque argent comme aumône ; mais l’a-t-il fait pour Dieu ? Y a-t-il dans sa vie quelque chose qui serve Christ ? Il l’a prié ; mais est-ce pour satisfaire sa conscience ou pour plaire à ses auditeurs ? Si c’est pour la gloire de Dieu et afin d’avoir communion avec Lui, il n’est pas chrétien de nom ; car celui-ci ne connaît pas les fruits de la repentance ; il ne recherche pas la sainteté, ni la communion avec Christ, en qui il n’a aucune plaisir. Il n’a ni foi, ni joie, ni espérance, ni aucune ressemblance avec le Maître, il est sans fruit. C’est pourquoi il est comme le jonc et non comme une plante que la main droite du Seigneur a planté.


Extrait d’un sermon de Charles Spurgeon : 1834 - 1892

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dimanche 26 mai 2013

Concert Manu Richerd

Bienvenue à tous au concert unique de Manu Richerd
Samedi 1er juin - 20 H 30
Lieu : Le CEP - ZI St Lazare Saint-Quentin
Entrée gratuite





SITE : MANU RICHERD : http://www.manu-richerd.com/

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samedi 18 mai 2013

Je n'ai pas pu !


Les athées étaient chez moi
Ils m’ont dit : Résigne-toi !
Mais je n’ai pas pu !
Il aurait fallu que je renie Jésus.

Ils prêchaient la tolérance
Au prix de mon seul silence
Mais je n’ai pas pu !
A jamais je m’en serais voulu.

Ils voulaient changer la loi
M’obliger à de nouveaux droits
Mais je n’ai pas pu !
Le bien ne peut être corrompu.

Ils m’ont dit de bien les croire
Ils sont dans le sens de l’histoire
Mais je n’ai pas pu !
Trop sont morts pour l’avoir cru.

Ils revendiquent une liberté
Qui permet l’égalité
Mais je n’ai pas pu !
La vérité doit avoir le dessus.

Quand le temps sera passé
On finira par accepter
Mais je n’ai pas pu !
Le dernier mot revient à Jésus.


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samedi 11 mai 2013

Vision et méditation


Modes de révélation

« Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, Dieu nous a parlé, en ces jours qui sont les derniers par le Fils… : Hébreux 1,1-2.

La Bible témoigne ici des modes différents de communication que Dieu a employés au cours du temps
Visions que reçut Daniel : dessin de Gustave Doré
pour se révéler. Ces modes étaient profondément liés à l’étape dans laquelle la Révélation se trouvait lorsqu’ils ont été mis en œuvre. Tant que le Fils n’était pas venu, Dieu dut user de moyens divers pour se révéler. Il eut recours à des visions, des rêves, des théophanies (des manifestations visibles ou audibles de Dieu), des symboles… Le Fils étant venu, l’Esprit ayant été donné à tous ceux qui croient, ces modes provisoires de communication ne sont plus normatifs.

Visions ou méditations

A la lecture de ce que certains prophètes ont vécu, des croyants ou simples lecteurs de l’Ecriture pourraient être amenés à les envier. Etre l’objet de visions ou de révélations irréfutables doit être quelque chose de fantastique. Evidemment, pensons-nous, si notre relation avec Dieu était marquée par de tels phénomènes, nous ne serions pas les croyants que nous sommes. Rien ne nous ferait plus douter, chanceler, chavirer dans la foi !

Sans nier l’impact d’une vision donnée par Dieu sur la foi d’un croyant, j’aimerais faire ici l’apologie du bienfait incomparable que produit pour la foi la méditation éclairée de l’Ecriture. L’exemple le plus probant de l’effet des deux modes de communication divine nous est donné par le prophète Daniel. Homme de vision, Daniel est aussi un homme de méditation. Or, il me semble, la pratique régulière de la méditation a produit chez le prophète des effets beaucoup plus profonds que les visions dont il fut l’objet.

Le quotidien et l’exceptionnel

Si Daniel fut le sujet de grandes visions, c’était, dans le quotidien de sa vie, la Parole de Dieu qui faisait l’objet de sa méditation. Les visions que reçut Daniel sont impressionnantes. Elles occupent une place centrale dans son livre dont l’objet est de faire avancer la révélation donnée par Dieu jusque là des temps et de l’histoire. Mais il faut noter que ces visions étaient rares. Elles n’étaient pas, loin s’en faut, le quotidien du prophète. Elles se produisirent lors d’événements exceptionnels, lors surtout des changements de royauté dans les empires qui se sont succèdés au long de sa vie.

Dans le quotidien, la relation de Daniel avec Dieu ne fonctionnait pas sur un autre mode que le nôtre. La Parole de Dieu était la nourriture de la foi, de l’espérance du prophète. Le chapitre 9 du livre en témoigne. Elle nous parle d’un moment particulier qui se produisit lors d’un exercice quotidien. Alors qu’il méditait sur le livre du prophète Jérémie, Daniel comprit quelque chose qui le bouleversa et le remua complètement. S’en suit la prière personnelle la plus longue du livre. L’impact de la Parole de Dieu lue et méditée fut tel qu’il affecta le prophète profondément.

Comparaisons

Dieu, selon le dessein particulier qu’Il avait en vue pour Daniel, l’enseigna par de grandes visions. Mais celles-ci ne se substituaient pas à la Parole déjà révélée. Elles la complétaient, dans un temps où tout n’avait pas encore été dit. Ce chapitre en témoigne qui ajoute à la révélation reçue par la Parole, la vision qui l’explicite.

Si la vision s’impose d’elle-même de l’extérieur, le propre de la Parole est d’agir à l’intérieur. Par la vision, Dieu présente au regard du prophète une réalité qu’il ne connaît et ne comprend pas toujours. Le prophète devient alors un spectateur qui raconte. Le travail qu’opère la méditation de la Parole est tout autre. La Parole s’adresse au cœur, à l’esprit, à la conscience du prophète. Elle éveille en lui des pensées, des sentiments qui, par son éclairage, le saisissent et en font un acteur de l’œuvre de Dieu. La Parole est comme une nourriture que l’on ingère, que l’on assimile et qui, ensuite, devient partie intégrante de notre être. La vision fait davantage de celui qui la reçoit un sujet passif. Le prophète voit, décrit et transmet. Ce chapitre, qui nous rapporte la plus longue prière qui ait été formulée par Daniel, est le témoignage du travail intérieur profond qu’opèrent la lecture et la méditation de l’Ecriture. Seule la Parole vivante de Dieu a le pouvoir de produire en nous un tel chavirement. Elle seule pénètre au plus profond de notre être, jusque dans ses articulations, pour produire en nous l’effet escompté : Hébreux 4,12.

Méditons, méditons, méditons encore…

Méditant le livre de Jérémie la première année de Darius, Daniel comprit ce qu’il n’avait pas encore vu. Il saisit, comme jamais peut-être, le fil conducteur qui reliait le temps dans lequel il vivait au passé glorieux, puis déclinant d’Israël. La vision que Dieu lui donnera par Gabriel lui révélera ce qu’il peut, dans la foi, attendre pour l’avenir. Si la lecture de la parole est un exercice auquel on doit s’adonner chaque jour, il y a des moments où celle-ci correspond à un rendez-vous particulier de Dieu. Il y a des dates, dans l’exercice de notre piété, marquées d’une pierre blanche. Elles témoignent de moments au cours desquels la Parole écrite, ancienne est devenue si actuelle, si personnelle que c’était comme si elle n’avait été écrite que pour nous. C’est ici ce qui se produisit pour Daniel.

Tous les hommes qui reçurent de la part de Dieu de grandes visions étaient des hommes de l’Ecriture. L’Ecriture habitait en eux. Elle imprégnait, saturait leur pensée. Dieu pouvait faire d’eux le réceptacle de nouvelles révélations parce qu’ils étaient habités par celles qu’Il avait déjà donné jusqu’ici à Son peuple. Le privilège du croyant qui vit aujourd’hui est qu’il n’a plus besoin d’attendre de Dieu qu’Il active pour lui un tel mode de communication. Il peut certes le faire à titre exceptionnel. Dieu reste souverain sur Ses manières d’agir.  Mais le croyant en Jésus-Christ possède des atouts que ceux qui ont vécu avant Sa venue et celle des apôtres ne possédaient pas. Il a une Révélation achevée : la Bible est close. Il possède l’Esprit de Christ qui vit en Lui. Paul dira à ce sujet qu’il a la pensée de Christ en lui. Il a l’Eglise, le peuple de Dieu doté de tous les dons de connaissance dont il a besoin…

Croyons que dans notre vie quotidienne, nous pouvons, habités par l’Esprit de Christ, entendre la voix de Dieu au travers de la méditation de la Parole inspirée. Il vit en nous et veut s’adresser, dans le silence et le secret, au plus profond de notre être. N’attendons pas de Dieu un mode de communication extraordinaire. Ici, à l’intérieur, Il nous donne rendez-vous. Il veut que chaque jour soit une date marquée par une pierre blanche, celle de Sa Parole rendue vivante, actuelle et personnelle pour nous. Alors, chrétien, médite, médite et médite encore la Parole ! Tu ne peux pas trouver pour ton quotidien mets préparé par Dieu plus succulent pour ton âme !


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lundi 29 avril 2013

Vinet, apôtre de la liberté



Vinet

Alexandre Vinet, descendant d’une famille huguenote chassée de France à cause de sa foi, est
né à Lausanne le 17 juin 1797 et décédé à Clarens le 4 mai 1847. Historien, théologien et critique littéraire, Vinet est l’un des penseurs du christianisme les plus brillants de son temps. Certains parmi ses proches n’hésitent pas à le placer au même rang que St Augustin, Calvin ou Luther. Défenseur acharné de la vérité jointe à la liberté, Vinet en a défendu les intérêts jusqu’à son dernier souffle. Liberté, ordre et christianisme étaient à son sens trois choses corrélatives et absolument inséparables. « L’une appelle nécessairement les deux autres et aucune ne saurait prétendre exister et faire ses affaires isolément, disait-il. » Tout le génie de Vinet tient à la démonstration que liberté et vraie religion ne sont pas ennemies, mais compagnes. « Le christianisme, disait Vinet, est dans le monde l’immortelle semence de la liberté. »

Liberté et christianisme

La conviction de Vinet lui valut des ennemis dans deux camps antagonistes. Le premier était le camp de ceux pour qui l’extirpation du christianisme était la condition du salut de la liberté ; le second était celui de ceux qui prônaient l’enchaînement de toute liberté au profit du christianisme. Vinet dénonçait avec vigueur l’alliance du despotisme avec le christianisme, une alliance contraire à sa nature. Il n’avait de cesse de combattre ce déplorable divorce entre les deux partis, divorce toujours présent dans les esprits aujourd’hui.

Vinet plaidait pour, qu’au lieu de consumer leurs forces dans des luttes stériles, les tenants du christianisme et de la liberté les mettent en commun car, aucun ne triompherait sans l’autre. Vinet était un visionnaire. A ceux qui ne veulent se préoccuper que des seuls intérêts de la liberté, il rappellera que « partout où le rayon divin n’est pas descendu, le libéralisme n’est qu’affaire de logique ou d’orgueil. La liberté sans la foi fait crouler les nations. La conscience du droit séparée de celle du devoir conduit à la ruine. Seules des convictions morales, spirituelles fortes peuvent donner aux peuples libres de supporter le fardeau de la liberté. La liberté sans le christianisme est une théorie stérile, une confédération des égoïsmes, et même, au-delà des apparences, un pas rétrograde vers la vie sauvage. En un mot, là où elle devrait être salut, elle devient ruine de l’humanité, et là où elle devrait être sa gloire, elle est sa honte… » « Une chose voulue par le plus grand nombre, dira Vinet, n’est ni juste ni sociale par cela seul ; elle peut être, au contraire, exécrable et subversive de toute société, et, fût elle voulue par tous à la fois contre un seul, elle ne doit point se faire ! »

Toutes les libertés modernes, affirme Vinet, sont filles du christianisme. Elles sont la dot que la religion de Christ a apportée aux Etats. A la base, sur le front, au faîte de l’édifice
majestueux élevé par le Christ, partout brille ce mot qui réjouit l’espèce humaine dégradée : liberté. « Les chrétiens, dit Vinet, doivent se rappeler qu’ils ont dans leurs mains la solution du problème social, et le double principe, admirablement un, de la liberté et de l’obéissance. C’est là le sel dont, au point de vue social, ils doivent saler la terre. » Et encore : « Une liberté qui n’obéit point est un pur non-sens ; car c’est pour obéir que nous sommes libres. Quiconque aime l’ordre sans aimer la liberté, n’aime pas l’ordre, et quiconque aime la liberté sans aimer l’ordre, n’aime pas la liberté. »

Littéraire, Vinet travaillait à la réhabilitation des mots. Un des maux principaux du monde venait, selon Vinet, du fait que les mots, qui étaient venus du ciel pour définir les concepts voulus par Dieu, avaient été déshonorés. « Pourquoi donc abuse-t-on des mots de liberté, de religion ou de philosophie, des choses sublimes et saintes ? C’est parce qu’elles sont grandes, et qu’elles peuvent, détournées de leur sens, devenir le prétexte de grands maux. L’âme humaine ne s’exalte pas de ce qui est bas… Ce n’est pas parce que la liberté a été inscrite par des mains profanes sur l’étendard de la rébellion, que le despotisme seul serait de droit divin. » La solution est de réhabiliter le vrai sens du mot liberté, non de l’éradiquer !

166 ans après la mort de Vinet, ses paroles n’ont rien perdues de leur pertinence. C’est pour le fait de ne pas les suivre que notre monde occidental, héritier et séparé du christianisme, s’enfonce dans la ruine… en attendant la sauvagerie…


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