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mardi 20 mai 2014

Appel à la résistance !

134 ans et pas une ride !

Le texte ci-dessous date de 134 ans. Il est un appel adressé à l’Eglise de Jésus-Christ à se préparer à affronter une persécution universelle. L’auteur pensait qu’elle allait se produire à son époque. C’est dire que les mots qu’il emploie sont particulièrement d’actualité. L’appel nous invite à nous assembler pour que la riposte que l’Eglise met en œuvre soit à la hauteur de la haine dont elle sera l’objet. C’est une riposte à la ressemblance de celle de Jésus sur la croix ! Lisez et gardez précieusement ce message ! Il se pourrait qu’il vous serve bientôt !

Appel divin à la résistance

Les commandements de l’amour du prochain et de l’absence de vengeance (Matthieu 5,43 à 48)

apparaîtront, dans le combat de Dieu vers lequel nous allons – et dans lequel nous sommes en partie déjà engagés depuis des années – avec une netteté particulière là où combattront d’un côté la haine, d’un autre côté l’amour. Il faut que, de toute urgence, chaque chrétien s’adapte sérieusement à ce fait. Le temps approche où quiconque confesse le Dieu vivant sera non seulement un objet de haine et de fureur – nous en sommes presque déjà arrivés là – mais où, uniquement à cause de cette confession, on l’exclura de la « société des hommes », comme on dit, où on le chassera de place en place, où on s’en prendra physiquement à lui, le maltraitant et, éventuellement, le mettant à mort… Une persécution universelle de tous les chrétiens approche, et, en fait, c’est là le véritable sens de tous les mouvements et de tous les combats de notre époque.

Les adversaires qui visent à l’anéantissement de l’Eglise et de la foi chrétienne ne peuvent coexister avec nous, parce que, dans chacune de nos paroles et de nos actions – bien qu’elles ne soient pas dirigées contre eux – ils voient, à juste titre, une condamnation de leurs paroles et de leurs actions ; cependant bien qu’ils sentent bien que nous ne nous informons absolument pas de la condamnation qu’ils prononcent à notre endroit, parce qu’il leur faut reconnaître eux-mêmes que cette condamnation est totalement impuissante et nulle, que nous ne nous situons donc nullement sur un plan de discussion et de querelle réciproques avec eux.

Comment mener ce combat ? Le temps approche où ce n’est plus comme individus isolés, mais ensemble en tant qu’Eglise de Dieu, que nous élèverons nos mains pour prier, où c’est par légions – même s’il s’agit de légions relativement bien petites, comparées aux millions d’apostats - que nous confesserons et glorifierons à haute voix le Seigneur, qui a été crucifié et est ressuscité, et son retour. Et quelle prière est-ce, quelle confession, quel hymne de louange !

C’est justement une prière d’amour profond, précisément pour ces hommes perdus qui nous entourent en nous regardant de leurs yeux exorbités de haine qui, peut-être, ont déjà levé la main pour nous porter le coup mortel ; c’est une prière en faveur de la paix de ces âmes égarées et bouleversées, troublées et dévastées, une prière pour qu’ils obtiennent le même amour et la même paix que ceux dont nous jouissons ; une prière qui pénétrera de force jusqu’à leur âme, se forcera un passage jusqu’à leur cœur d’une poigne autrement puissante que celle avec laquelle, poussant leur haine à fond, ils parviennent à se forcer un passage jusqu’à nos cœurs.

L’Eglise qui attend réellement son Seigneur, qui comprend le temps, avec les signes de la séparation finale qu’il comporte, doit aussi se lancer dans cette prière de l’amour, de toutes les forces de son âme, de toutes les forces réunies de sa sainte vie !


Tiré du livre : le prix de la grâce de Dietrich Bonhoeffer ! Citation de August Friedrich Christian Vilmar, théologien néo-luthérien allemand en 1880

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