INSCRIVEZ-VOUS !

lundi 31 décembre 2012

2013 arrive... !


 Que nous réserve 2013 ? La force de Dieu peut vous donner de porter tous les fardeaux que la nouvelle année vous imposera ! Meilleurs voeux de communion avec Christ pour cette année !





 Lien : http://www.europe-israel.org/

Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 15 décembre 2012

Problèmes réels et dérivés



Illustration biblique

Alors que les Israélites souffraient de la domination des Madianites, le livre des Juges rapporte que Dieu envoya auprès d’eux un prophète porteur d’un message : Juges 6,1 à 10. Curieusement, le prophète ne parle jamais des Madianites. Il s’adresse à Israël en révélant où se situe le vrai problème qui est à l’origine de leur situation. Le prophète n’a pas pour but de nier que les Madianites existent et font souffrir les Israélites. Ce qu’il veut mettre en valeur est que ceux-ci ne sont que les conséquences d’un problème sous-jacent qui est la vraie cause du malheur que vivent les Israélites. Et c’est à leur relation avec Dieu qu’à à faire ce problème.

Apparence et réalité

Deux types de problèmes existent dans nos vies. Les premiers sont les problèmes apparents, ceux qui sont visibles à la surface de notre être. Les seconds sont cachés. Ils sont plus profonds et ne sont pas immédiatement détectables au regard. Ces problèmes, que je qualifierai de vrais, sont la cause des autres que j’appellerai plutôt dérivés. Les problèmes dérivés ont leur utilité. Ils sont les symptômes visibles d’un mal plus grave, caché. Dans le contact avec une personne qui a un problème, nous ne pouvons commencer qu’avec les problèmes dérivés. C’est à cause de ceux-ci que, souvent, les personnes concernées consultent psychologues ou psychiatres. Une analyse sérieuse met rapidement en lumière le fait que ce n’est pas là que se situe la vraie difficulté, mais dans le rouage complexe des sentiments, raisonnements et faux systèmes de défense et de protection qu’a construits une personne autour d’une difficulté fondamentale.

Exemple

Imaginons un cas pratique fictif  pour mettre en lumière cette réalité : le cas d’Eric 

Eric est reconnu par son entourage comme quelqu’un de compétent, consciencieux et fidèle dans ce qu’il fait. Pourtant, manifestement, il n’en juge pas ainsi. Eric est peu sûr de lui. Il a constamment besoin d’être rassuré, approuvé. S’il sent qu’il est mis en question, Eric s’effondre. Il baisse les bras, ressasse des pensées négatives envers lui-même et n’est pas loin de démissionner. Eric se rend bien compte que cette pitié de lui-même qui s’empare de lui ne l’aide pas. Mais il ne sait pas comment réagir autrement.

En creusant plus à fond dans la vie d’Eric, on se rend compte que sa réaction a des causes. Eric a eu une jeunesse difficile. Il a grandi avec des parents qui n’ont jamais su lui montrer qu’ils l’appréciaient. Pire, il a toujours entendu des jugements dévalorisants à son encontre. L’image négative que porte Eric sur lui-même constitue le soubassement sur lequel s’est construit sa personnalité.  Ce soubassement agit en lui comme une caisse de résonnance. Dès qu’Eric entend une remarque négative, même minime, celle-ci fait immédiatement écho à son passé… et confirme en lui les mots qu’il a toujours entendus le concernant. Qu’est-ce qui peut aider Eric ? 

Une nouvelle identité

Comme les Israélites ne pouvaient se sortir de leur situation hors du cadre de leur relation avec Dieu, il est impossible à quiconque de se sortir de ses problèmes émotionnels et réactionnels hors de ce cadre. Les problèmes de chacun, comme ceux d’Eric, ont tous à faire avec la perception que chacun a de son identité profonde. Tant qu’Eric vivra sur la base de ce qu’on a dit de lui, il lui sera impossible de se détacher des réactions de défense que son Moi blessé a construit autour de lui.

Ce dont Eric a besoin est d’entendre une nouvelle parole, une parole libératrice. Cette parole doit dépasser, aller plus loin que celle qu’il a entendue de ses parents. Elle doit venir d’une instance supérieure, une instance qui a l’autorité d’effacer ou de corriger ce qui était faux dans les paroles entendues et les réactions engendrées. Cette parole libératrice ne peut venir que d’une seule source : Dieu, le Créateur suprême d’Eric.

Que va-t-il lui dire, ce Dieu qui a créé Eric ? Deux choses essentielles. La première pourrait être décourageante, mais elle est nécessaire à entendre de la part d’Eric s’il veut apprécier à sa juste valeur la seconde. La première parole de Dieu est que, si Lui, Dieu, devait juger Eric sur sa vraie valeur, Son jugement serait d’une gravité bien supérieure à tout ce qu’il a entendu. La première chose qu’Eric doit accepter et reconnaître est qu’il est pécheur. Eric peut à la rigueur satisfaire les attentes de ses parents envers lui. Il est, par contre, incapable de satisfaire par lui-même celles de Dieu. Il n’y a aucun avenir paisible pour Eric s’il continue à chercher en lui-même ou chez les autres le fondement sur lequel il pourra construire son acceptation de lui-même.

La seconde parole que Dieu fera entendre à Eric est que, bien que le connaissant parfaitement dans tous les détails de son être, Dieu l’aime et l’accepte sans condition. Cette acceptation gratuite de Dieu porte un nom magnifique dans la Bible : la grâce. Si la grâce de Dieu est inconditionnelle pour nous, elle n’est pas gratuite pour Dieu. Elle n’est possible que parce que Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme, après avoir vécu la seule vie humaine qui réponde aux attentes de Dieu, a pris à son compte tout ce qui aux yeux de Dieu nous rendait détestables, haïssables. Désormais, Eric n’a plus besoin de combattre pour trouver sa vraie valeur. Il l’a trouvé au travers du Christ. Il peut savoir qu’il ne sera jamais rejeté par Dieu, quand même il se décevra et décevra encore les autres !

Conclusion

De quelle nature est votre problème apparent ? Est-ce un problème avec les autres ? L’autorité ? L’argent ? De quoi, au fond de vous-mêmes, avez-vous peur ? Quel besoin, quel manque recherchez-vous réellement à satisfaire ? Quel qu’il soit, sachez que tant que vous vous débattrez avec vous-mêmes ou les autres, vous ne trouverez pas la paix ! Reposez-vous sur Christ seul ! Il est votre sécurité, le fondement sur lequel vous pouvez construire une image juste de vous-mêmes : ni écrasée, ni surévaluée ! C’est à Lui seul que je dois mon salut !


Visitez : www.gillesgeorgel.com/

lundi 3 décembre 2012

Culture et contre culture



Gustave Thibon

Gustave Thibon, philosophe français, était un vrai maître à faire penser. Pendant un demi-siècle, il a donné d’innombrables conférences et écrit de multiples articles. Il est aussi l’auteur de plus de 20 ouvrages de réflexion et de sagesse. Plusieurs de ces citations sont célèbres. Décédé en janvier 2001, il nous a laissé un article sur le danger de l’appauvrissement de la culture et de l’intelligence que notre temps chaotique ferait bien de méditer.

Culture et infini

L’homme cultivé n’est pas celui qui résout – ou croit résoudre – les problèmes, mais celui qui les creuse et qui, en les creusant, voit le mystère infini qu’ils recouvrent. Pour l’esprit primaire, il n’y a pas de mystère, mais seulement des problèmes, et la marge d’inconnu qui subsiste encore dans la nature s’effacera peu à peu, à mesure que la science progressera. Pour l’homme cultivé, il y a non seulement de l’inconnu, il y a de l’inconnaissable, et plus il avance dans la connaissance des choses, plus il prend conscience de l’irréductibilité de l’inconnaissable, car la « réalité » suprême n’est pas accessible à l’intelligence discursive.

Carences de l’inculture

Il faut dire d’abord que le manque de culture suffit à frapper de stérilité toutes les données de l’information. Que signifie un évènement pris en lui-même, un évènement qu’on ne peut pas situer et dont on ne sait pas évaluer l’importance faute de pouvoir le relier à un ensemble de connaissances ? L’homme sans culture, promené par l’information dans le labyrinthe des évènements, manque de fil conducteur pour se reconnaître dans cette cohue de nouvelles que la presse et la radio déversent sur lui tous les jours.

Le mal du siècle

Le vrai, le faux, le bien, le mal ne sont plus des critères : ce qui importe, c’est de répondre aux goûts de la foule, c’est le succès. Pour l’obtenir, il ne s’agit pas d’éclairer les intelligences et encore moins d’élever les âmes, mais de distraire et d’exciter les esprits. La surenchère dans l’inédit, l’extraordinaire et le formidable mène en droite ligne à l’inanité et à la platitude. « Tout ce qui est exagéré est insignifiant » disait Talleyrand. Quoi de moins inédit et de plus banal que ces révélations fracassantes, ces « secrets » et ces « confidences » divulguées à des millions d’exemplaires, cette exploitation du scandale autour des perversions sexuelles ou des crimes – deux réalités psychologiques très pauvres et qui n’ont pas autre chose à nous révéler que leur néant ? Ce n’est que « le spectacle ennuyeux de l’immortel péché » comme disait Baudelaire. L’usage des toxiques les rend nécessaires : il n’en fait pas pour autant des aliments.

A qui profite l’inculture ?

Enfin, c’est en tant qu’instrument idéal des puissances financières et politiques qui se servent d’elle pour ruiner notre liberté de l’intérieur, que l’information s’oppose le plus radicalement à la culture. Nous n’avons pas à rappeler ici tout ce qui a été dit sur le viol des foules, les techniques d’avilissement, la mise en condition de l’humanité. La propagande est la plus facile et la plus efficace des tyrannies (Gustave Thibon a traversé les deux guerres !).

Résistance

Nous nous bornerons à évoquer, pour conclure, quelques moyens de résistance à l’information malsaine. La culture joue ici un rôle essentiel : un homme cultivé sait garder ses distances à l’égard des évènements et des propagandes ; il accueille et il élimine à la façon d’un organisme vivant ; il a assez le sens et le goût du vrai pour flairer le mensonge et, s’il est chrétien, il a assez de foi pour être exempt de crédulité. Car c’est un fait d’expérience courante que la crédulité est le propre des hommes sans foi. « Quand on ne croit plus en Dieu, disait Chesterton, ce n’est pas croire en rien, c’est pour croire à n’importe quoi. » mais la culture, comme la foi, exige un soubassement social. Il importe donc avant tout, pour faire face aux puissances anonymes qui dirigent l’opinion, de créer des îlots de résistance, des groupes d’hommes concrètement liés les uns aux autres par le même idéal, la même foi. A l’intérieur de la cité technocratique et totalitaire qui règne « par la force et la grimace », nous avons à restaurer une cité fraternelle, une cité temporelle qui, au lieu d’écraser les individus sous la pesanteur des idoles, soit un lieu de passage vers la Cité de Dieu.

Quelques citations de Gustave Thibon

L’amour sans éternité s’appelle angoisse ; l’éternité sans amour s’appelle enfer.

La fraternité n’a pas ici-bas de pire ennemi que l’égalité.

Etre dans le vent : une ambition de feuille morte.

Avoir la foi, c’est faire crédit à Dieu.

La foi consiste à ne jamais renier dans les ténèbres ce qu’on a entrevu dans la lumière.

Il est malaisé de composer avec le monde sans se laisser décomposer par le monde.

La société devient enfer dès qu’on veut en faire un paradis.

Rien n’est plus vide qu’une âme encombrée.

L’amour commence par l’éblouissement d’une âme qui n’attendait rien et se clôt sur la déception d’un moi qui exige tout.

On n’échappe à l’obéissance à Dieu que pour choir dans la servitude.


Visitez : www.gillesgeorgel.com/