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samedi 7 avril 2007

Pâques : Victoire !



Le goût de la victoire

Alors que nous sommes pratiquement à un mois du second tour des présidentielles, une question pressante fait l’objet de toutes les réflexions et de toutes les analyses des journalistes : qui, des 12 candidats, va entrer à l’Elysée et remporter la victoire ? Bien sûr, il apparaît déjà clairement que tous n’ont pas la même chance d’arriver au but. Ceux, par exemple, qui sont en politique depuis très longtemps, ont, sur le plan des probabilités, beaucoup plus de chances de parvenir à la victoire que les nouveaux. Il apparaît d’autre part que, depuis longtemps, certains d’entre eux se préparent en vue de cet objectif. Se présenter à la présidentielle n’est pas pour eux une opportunité du moment : c’est pratiquement le but et le combat de toute leur vie.

De même que le 6 mai sera pour un(e) candidat(e) à la présidentielle, le jour de la victoire, (et en même temps celle de tous ceux qui l’auront soutenu) Pâques est pour nous, chrétiens, comme pour Jésus, le Christ, le jour de la victoire. Cette victoire n’est cependant due en rien au hasard. Elle est également un aboutissement : celui d’un parcours qui, du ciel, va conduire d’abord le Christ sur la terre, puis sur la croix, puis dans le tombeau, pour enfin le ramener à Son point de départ, différent quoique pourtant toujours le même.

Rétrospective sur le parcours du Christ de Sa venue ici-bas jusqu’à la victoire !

Les étapes de la victoire :

1ère étape : l’Ancien Testament : la victoire prédite

C’est dans la genèse, le 1er livre de la Bible et dans le contexte de la chute, de la rupture et de la séparation de l’homme avec Dieu que l’on trouve formulée, pour la 1ère fois, la promesse de la victoire : Genèse 3,14-15. Ici, annonce est faite clairement au serpent, premier responsable de la chute que la victoire qu’il a remporté n’est que ponctuelle et non définitive. Quelqu’un va venir, un fils de la femme (femme à travers laquelle il a réussi a entraîné toute l’humanité dans le péché), par lequel l’humanité asservie sera libérée et le serpent définitivement vaincu. Le combat, précise la prophétie, ne se fera pas sans dommage pour le Sauveur futur de l’humanité. Il se fera au prix de la morsure du serpent à son talon : annonce qui parle déjà du venin du péché par lequel Jésus Lui-même connaîtra la mort.

2ème étape : l’entrée dans le ministère : la victoire amorcée :

Dès le début de Son ministère, Jésus affirme clairement quel est le but et l’objectif de Sa venue : Luc 4,16 à 19. Il est venu, dira encore Luc plus tard, pour chercher et sauver ce qui était perdu : Luc 19,10 ou, dira Jean, pour détruire les œuvres du diable : 1 Jean 3,8. Tous les miracles, toutes les œuvres, tous les prodiges accomplis par Jésus durant sa vie terrestre sont des témoignages de la venue dans le monde de Celui dont la victoire, depuis la genèse, est prédite sur le mal. C’est pourquoi l’annonce des anges aux bergers la nuit de Noël est si précise et si pleine de joie : Luc 1,10-12. « Au fur et à mesure que Son royaume avance, celui de Satan recule : des démons sont chassés, des malades guéris, et la nature même reconnaît en Christ son Seigneur » : John Stott



3ème étape : la mort sur la croix : la victoire remportée :

Contrairement au candidat à la présidentielle, c’est le jour où Jésus paraît le plus battu qu’il est, selon l’Ecriture, le plus fort et qu’Il gagne. Car, à aucun moment, même celui où Il meurt, Jésus n’est la victime de la volonté des autres. C’est volontairement, dit-Il qu’Il donne Sa vie. Personne ne la lui ôte : Jean 10,17-18. Il aurait pu, s’Il l’avait voulu, faire appel au jardin de Gethsémané à Son Père qui aurait, sur le champ, envoyé des myriades d’anges pour le sortir du mauvais pas dans lequel Il se trouvait : Matthieu 26,53. Mais Il ne l’a ni voulu, ni fait. Il savait, comme Il l’a annoncé maintes fois à Ses disciples qu’il devait mourir ainsi et Il le choisit : Matthieu 16,21

Ce faisant, expliquera l’apôtre Paul plus tard, Jésus nous a acquis par Sa mort deux choses :
- le pardon de nos offenses : la justification : Colossiens 2,14
- la délivrance de la puissance des ténèbres : Colosiens 2,15 ; Hébreux 2,14
De ce point de vue, écrira Peter O’Brien, la croix constitue à la fois un échafaud et un char impérial.

4ème étape : la résurrection : la victoire validée

Il est impossible dans les Evangiles de séparer la mort et la résurrection de Jésus. Car la mort de Christ n’aurait aucune puissance, ni de valeur de salut, si elle n’avait pas été validée par la résurrection : cf 1 Corinthiens 15,12 à 19. C’est, plus que Ses miracles, Sa résurrection, dit Paul, qui atteste que Jésus est bien le Fils de Dieu : Romains 1,7. La résurrection, dit Pierre à la Pentecôte, est le signe que Dieu justifie ce Jésus que les hommes avaient rejeté : Actes 2,29 à 36.

« On ne peut être sauvé du péché sans qu’il y ait un Sauveur vivant : c’est ce qui explique l’accent mis par les apôtres sur la résurrection. Mais le Vivant ne peut être un sauveur qu’en raison de sa mort : d’où l’accent mis sur la croix » : James Denney.

La résurrection, dit Paul, ne fait pas cependant que valider le salut que Jésus-Christ nous a obtenu par Sa mort. Elle établit le Christ, en tant qu’homme ressuscité, comme Juge futur des vivants et des morts : Actes 17,30-31 ; Jean 5, 21 à 23

5ème étape : l’Eglise : la victoire proclamée et étendue

La victoire remportée et validée, il reste à l’annoncer et la proclamer au monde entier. C’est l’ordre, qu’avant de repartir pour le ciel, Jésus, va donner à ses disciples : Matthieu 28,18 à 20 : un ordre de mission qui est encore le nôtre aujourd’hui. Depuis le premier jour jusqu’à aujourd’hui, l’Evangile n’a cessé, malgré les résistances, les persécutions, les oppositions physiques, philosophiques, religieuses au cours des siècles, de gagner de nouveaux terrains : Colossiens 1,6. Il ne cessera d’en être ainsi, dit l’Ecriture, jusqu’à la fin du monde, le but final étant que de toutes les nations, toutes les races, toutes les langues, des rachetés du Christ se tiennent devant Son trône : Apocalypse 5,9-10.

Aussi, rappelons-nous que se convertir au Christ, ce n’est pas simplement changer d’idée, de système de penser ou de religion, c’est passer d’un royaume à l’autre, des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu : Actes 26,18

6ème étape : le retour du Christ : la victoire consommée

Alors que le temps actuel est le temps de la patience et de la grâce de Dieu, viendra le temps où le Christ entrera effectivement dans Son règne. En ce jour, tout genou fléchira devant Lui et toute langue confessera que Jésus est Seigneur : Philippiens 2,9 à 11. Le diable sera jeté dans l’étang de feu et de souffre, où le rejoindront la mort et le séjour des morts : Apocalypse 20,10 à 14. après quoi, lorsque toute principauté, tout pouvoir et toute puissance seront abolis, le Fils remettra le royaume à Son Père, et Dieu sera tout en tous : 1 Corinthiens 15,24 à 28.
Conclusion :

4 questions posées par l'apôtre Paul au nom de tous ceux qui croient au Christ-Jésus pour leur salut : Romains 8,31 à 39

Si Dieu est pour nous, qui pourra être contre nous : v 31
. l’Incarnation de Christ y répond : le don par Dieu de Son Fils montre qu’Il ne nous refusera rien, mais qu’Il est prêt, dans Sa grâce, à répondre à tous nos besoins : v 32

Qui peut encore se tenir devant le tribunal de Dieu pour nous accuser : v 33
. l’Expiation du Fils de Dieu y répond : par Lui, c’est Dieu Lui-même, le Juge, qui devient notre Sauveur, nous créditant d’une justice parfaite que nous étions incapables de produire par nos œuvres : v 34

Qui peut encore nous condamner : v 34
. La Résurrection du Christ y répond. Depuis qu’Il est remonté auprès du Père, le Fils est notre avocat face à toutes les accusations que notre conscience ou l’ennemi de nos âmes pourraient formuler contre nous à cause de nos péchés : 1 Jean 2,1-2; 3,20

Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Les pires épreuves ou circonstances ? v 35 et 36
. la Royauté de Christ y répond. Depuis que le Christ est assis à la droite de Dieu, tous Ses ennemis sont sous Ses pieds : Hébreux 1,13; 10,13. Ni la mort, ni la vie, ni aucune puissance, ni aucun gouffre ne peut couper le lien de l’amour qui nous rattache au Christ ressucité et glorifié!

OUI! LA VICTOIRE DE JESUS, LE CHRIST EST COMPLETE ET PARFAITE : PERSONNE DANS L'HISTOIRE NE PEUT Y AJOUTER OU Y RETRANCHER QUOI QUE CE SOIT!


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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