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samedi 12 décembre 2009

Pourquoi suis-je sur terre ?

1. INTRODUCTION


Je pourrais répondre à la question en disant tout simplement : parce que je ne suis par sur Mars. Mais je suppose que ce n’est pas pour entendre cela que vous êtes venus.


Pourquoi suis-je, sommes-nous sur terre ? Autrement posée, la question revient à se dire : quel sens, quelle raison d’être profonde a ma (notre) vie ici-bas ?

Pour y répondre, j’aimerais l’aborder successivement sous 3 angles :

1er angle : c’est celui qui s’attache au lieu dont nous parlons : la terre : Pourquoi suis-je sur terre ?

2ème angle aborde l’un des aspects du Pourquoi : ce que j’appellerais les raisons supérieures. Pour quelles raisons supérieures, premières suis-je sur terre ?

3ème angle aborde l’autre aspect du Pourquoi : ce que j’appellerais les raisons inférieures. Pour quelles raisons inférieures, secondes, suis-je sur terre ?


2. SUR TERRE…


Un premier constat que nous sommes tous amenés un jour ou l’autre à faire en réfléchissant à notre raison d’être sur terre est la brièveté, le caractère passager, éphémère de notre passage sur cette planète.

Moïse lui-même s’en fait l’écho dans le psaume 90 : « La durée de nos jours, dit-il, s’élève à 70 ans, et pour les plus vigoureux à 80 – et l’orgueil qu’ils en tirent n’est que peine et misère. Car cela passe vite, et nous nous envolons ! » Psaume 90,10

L’apôtre Jacques, le frère de Jésus, fait plus tard le même constat : « Qu’est-ce que votre vie, demande-t-il ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît ! » Jac 4,14.

Ce constat doit immédiatement nous amener à une première conclusion. S’il y a un sens profond à trouver à notre existence sur terre, ce n’est pas à la terre seule que ce sens doit se limiter.

La vie est bien trop brève, les peines, déceptions et les malheurs trop grands pour limiter notre réflexion sur notre raison d’être ici-bas aux seules années que l’on vivra sur terre.

Un 2ème constat que l’Ecclésiaste (que l’on pense être Salomon) fait, est que si l’on s’en tient aux véritables satisfactions que l’on peut tirer de la vie ici-bas, c’est à se poser s’il vaut la peine de tant travailler et s’investir pour tenter de réussir quoi que ce soit.

« Moi, dit l’Ecclésiaste, j’ai été roi sur Israël à Jérusalem. J’ai appliqué mon cœur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux : c’est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme. J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil, et voici, tout est vanité (ou futilité) et poursuite du vent. »

En se limitant donc, dit l’Ecclésiaste, à regarder uniquement ce qui fait sous le soleil, aucun sens profond et réel à la vie ne peut être découvert !

Si donc, et j’en viens à mon 2ème angle, nous ne trouvons pas des raisons supérieures à notre existence ici-bas, il apparaît que celle-ci reste incompréhensible.

3. RAISONS SUPERIEURES


La raison supérieure que nous donne la Bible, quant à notre raison d’être ici-bas, tient au fait que selon elle, ce n’est pas la terre, mais le ciel qui est le but, la destination finale de notre cheminement ici-bas.


Parlant d’Abraham, le père des croyants, la Bible dit : « Par la foi, Abram quitta sa patrie et habita sous des tentes, car, est-il écrit, il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur : Hébreux 11,10. »

Pour Abraham donc, il était clair que la vie ici-bas, et les avantages que l’on pouvait en retirer, ne répondait pas à la question profonde du sens de la vie et de notre raison d’être ici-bas. Si tel n’est pas le cas, la question cependant demeure : qu’est ce qui y répond ?

J’aimerais, pour répondre à cette question, utiliser une image ou une illustration. Imaginez que je vienne ce soir devant vous avec une machine compliquée que vous n'avez jamais vu. Puis, vous la présentant, je vous pose la question : à quoi sert-elle ? N’ayant jamais vu la machine, vous faites, par analogie avec ce que vous connaissez, quelques propositions auxquelles je réponds à toute par la négative.

La seule possibilité qui nous reste en fin de course, pour répondre à la question du sens, de la raison d’être de la machine, est finalement de faire appel à son créateur. Lui seul, parce qu’il sait pour quel but il l’a créé, est en mesure de répondre à la question de son sens.

Pour trouver un sens à notre vie, il nous faut en premier sortir de la logique infernale « du hasard et de la nécessité » dans laquelle on nous a enfermé depuis que l’on prêche que nous ne sommes que le produit d’une évolution.

Si vous vous posez la question de votre raison d’être ici-bas, c’est d’abord et avant tout parce que Quelqu’un d’intelligent vous a fait et a inscrit en vous le besoin de trouver une réponse satisfaisante à cette question. Toute autre conception de votre origine ne peut aboutir qu’à l’impasse quant à la question du sens.

Si nous existons donc, notre vie n’a de sens qu’en lien avec le projet initial auquel le Créateur, Celui qui nous a fait, a pensé en nous concevant. Or, clairement ce projet n’est pas lié à la terre, mais au ciel, le Royaume ou le monde qui est celui de Dieu !

Pourquoi donc suis-je sur terre ? La réponse peut, en ce qui concerne les raisons supérieures, être résumée en deux propositions :

1. Je suis sur terre pour me préparer à rencontrer Dieu et à Lui rendre compte de ce que j’ai fait du capital Vie qu’Il m’a confié

2. Je suis sur terre pour profiter du temps qu’Il me donne pour en faire une occasion d’être en paix avec Lui.

Car ce qui fait l’absurdité première de notre vie est que, par le péché (et nos péchés) nous sommes tous séparés de Lui. Nous devons donc à tout prix nous empresser, pendant que nous en avons le temps et la possibilité, de saisir la possibilité de la grâce qu’Il nous offre par Jésus-Christ du pardon de toutes nos fautes et de la transformation de notre être qui en est la conséquence !


4. RAISONS INFERIEURES


La raison supérieure définie, il nous reste à parler des raisons inférieures. Car même si notre destination finale est le ciel, il nous faut vivre quand même quelques années sur terre. Les raisons inférieures sont multiples. Aussi vais-je citer celles qui me semblent les plus importantes par ordre de priorité :

a. Nous sommes là pour laisser un témoignage, une marque, une empreinte servant de leçon à ceux qui nous entourent ou nous suivent. Notre passage sur terre ne se limite pas à deux dates inscrites sur une plaque de marbre. Il est fait d’images, de souvenirs, d’enseignements pour ceux qui nous suivront. Quelle marque sera celle que je laisserai ?

b. Nous ne sommes pas d’abord là pour nous-mêmes, mais pour les autres. Dans une société où l’épanouissement personnel est présenté comme le but ultime de la vie, il n’est pas étonnant que tant de personnes soient si peu satisfaites de leurs vies. Car la vraie joie, a dit Jésus, consiste non pas à recevoir, mais à donner (et se donner, comme Il l’a fait).

c. Nous sommes là pour assumer les responsabilités qui sont liées à notre existence. Sauf cas de force majeure, il n’est pas dans la pensée de notre Créateur que nous vivions de l’assistance des autres. C’est l’ouvrier qui mérite son salaire et c’est celui qui veut travailler qui peut manger.

Pour chacun de nous, plus la vie avancera, plus le domaine de nos responsabilité s’étendra : travail, mariage, vie de famille, transmission du savoir, d’un héritage, être grands-parents… Les raisons de trouver un sens à chacune de nos journées ne manqueront pas.


Les choses sont-elles si sérieuses qu’il n’y a pas de place pour la joie dans la pensée de Dieu ? Non !

d. la dernière raison que je citerais quant à notre raison d’être ici-bas est que nous sommes là pour nous réjouir des dons et des cadeaux que Dieu nous fait.

Parmi eux, l’Ecclésiaste cite le mariage, le manger, le boire (avec modération) la sexualité dans le cadre du mariage, l’acquisition de la connaissance, l’amitié, le travail…

Apprendre ainsi à voir la vie comme un cadeau que Dieu nous fait est l’un des secrets du bonheur !

Ce billet est le texte de la réflexion menée sur la question lors de la soirée Véritas organisée par les GBU au Bar l'Equitable à Douai le 1 décembre.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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