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samedi 1 mars 2008

La gloire de Dieu



Une réalité pénétrante

La soif de gloire, avons-nous vu dans le dernier billet, est si chevillée au cœur de l’homme que, sans qu’il s’en rende compte, elle noyaute la plupart de ses ambitions. Il ressort du constat de cette réalité une évidence : nous n’avons pas été fait pour la médiocrité, mais pour la gloire. Quel que soit l’objet qu’il poursuit ou la façon avec laquelle il espère y parvenir, chaque homme témoigne à sa manière, par sa recherche et l’ardeur qu’il y met, de cette vérité : la gloire est l’objectif fondamental pour lequel chacun vit. Une aspiration qui remonte à nos origines et, à sa manière, nous parle de Dieu. Car

Dieu et la gloire

Sont intimement liés. L’un, témoigne la Bible, ne va pas sans l’autre. Partout, dans tous les lieux où Il s’est révélé, la gloire, dit l’Ecriture, accompagnait Dieu. Dans le désert, Dieu va ordonner à Moïse de construire une tente : la tente de la Rencontre. Elle sera le lieu par excellence du contact, de l’habitation de Dieu parmi son peuple. L’ouvrage achevé, la nuée couvrira la tente, raconte l’exode, et la gloire de l’Eternel la remplira[1]. Le signe de la présence de Dieu était la manifestation de la gloire (qu’on appelait aussi la shekina).

Des siècles plus tard, alors qu’Israël est devenu idolâtre, les philistins vont leur voler l’arche de l’alliance, élément central des objets disposés dans la tente. A cette nouvelle, la femme d’un des fils du grand-prêtre de l’époque, va accoucher prématurément d’un garçon, à qui elle donnera le nom d’I-Kabod (la gloire est partie)[2]. Là où la gloire était, Dieu était. Plus tard, dans des visions fantastiques, le prophète Ezéchiel verra la gloire de l’Eternel quitter définitivement le temple. Nous sommes à l’époque de l’exil et de la déportation d’Israël à Babylone…

La gloire de Dieu

Si la gloire est l’expression de l’excellence et du parfait, on comprend pourquoi, dans le langage biblique, Dieu et la gloire sont inséparables. « Dans son palais, tout s’écrie gloire, écrit le roi David[3]. Et encore : la splendeur et la magnificence sont devant sa face, la gloire et la majesté sont dans son sanctuaire.[4] La gloire de Dieu, c’est la manifestation de la beauté, la majesté, la magnificence qui entoure Sa personne. Il n’y a dans la présence de Dieu ni médiocrité, ni grisaille, ni inachevé. Tout est parfait, magnifique, accompli, excellent : tout est glorieux ! Et, c’est de cette gloire dont nous avons soif. C’est à elle que nous aspirons derrière la vaine gloriole que nous poursuivons.

L’objet de gloire

Dieu manifeste sa gloire de bien des manières. Les cieux, dit encore David, racontent la gloire de Dieu.[5]La création est une expression si forte de la puissance et de l’intelligence de Dieu que les hommes qui ont sous les yeux le spectacle de ses œuvres, et qui refusent de Lui rendre gloire, sont, dit Paul, inexcusables.[6]C’est cependant au travers d’un objet autre que l’univers que la gloire de Dieu va se révéler dans toute sa beauté. Oui ! La Parole (on pourrait aussi dire la Sagesse éternelle de Dieu) a été faite chair. Elle est venue dans ce monde sous les traits d’un homme. Elle a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.[7] Le Dieu qui, à la création, a dit : la lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la connaissance de sa gloire sur le visage, la face du Christ.[8] L’Ecriture est formelle. Nous pouvons parcourir les océans, visiter le monde entier, rencontrer tous les humains de la terre : nous ne trouverons personne qui égale la beauté, l’excellence, la sagesse, l’autorité, la puissance qui habitaient Jésus-Christ.


D’où la difficulté pour beaucoup d’accepter les témoignages rendus en leur temps à son sujet. Une telle gloire paraît impossible, fabriquée, inventée. Mais, « dirons-nous, écrit Jean-Jacques Rousseau dans l’Emile, que l’histoire de l’Evangile est inventée à plaisir ?... Ce n’est pas ainsi qu’on invente, et les faits de Socrate, dont personne ne doute, sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ. » Oui, ajoute Ernest Renan, en conclusion de sa Vie de Jésus, tous les siècles proclameront qu’entre les fils de l’homme, il n’en est pas né de plus grand que Jésus !

Le point d’orgue de la gloire

Si la vie de Jésus est glorieuse, rien ne surpasse la gloire attachée à sa mort suivie, trois jours plus tard, de sa résurrection. C’est ici, en effet, livré au bon plaisir de ses adversaires, délaissé par son Père, qu’il révèle l’immensité du désir de Dieu de nous faire partager sa gloire. La rupture avec Dieu s’était faite sur un mensonge : celui qui consistait à dire qu’en se séparant de Dieu, l’homme pouvait devenir dieu lui-même, c’est-à-dire, accéder à une gloire supérieure que ce qu’il possédait. Ayant choisi de sortir du projet de Dieu pour lui, l’homme s’est trouvé du coup privé de la gloire de Dieu.

Puisque l’homme a voulu être Dieu et a déchu, Dieu va choisir en Jésus-Christ de déchoir à son tour en devenant homme. Il va opter de prendre à son compte, sur lui, toutes les conséquences de la rupture et, dans un habit d’homme, souffrir corps, âme et esprit, à la place de tous les hommes, comme si lui-même avait choisi la révolte, l’autonomie, l’indépendance, la vaine recherche de la gloire… Telle est la manifestation la plus grande de la gloire de Dieu. Dieu prouve son amour envers nous en ce que, alors que nous étions ses ennemis, le Christ est mort pour nous[9]. Dieu accepte ainsi pour un temps de perdre Sa gloire, d’être mis au rang d’un vil criminel, pour que nous n’ayons pas à payer le prix de nos forfaits, mais que, pardonnés, nous ayons à nouveau accès à Sa gloire…

Participer à la gloire

Voulez-vous participer à la gloire de Dieu ? Renoncez à la recherche de votre propre gloire ! Reconnaissez votre orgueil, votre vanité insensée. Et croyez en Jésus, Celui qui est mort pour vous ! Il a en réserve une gloire éternelle qu’Il a préparée pour vous. La gloire de ce monde passe, celle de Dieu dure éternellement !



Un aperçu de la gloire de Dieu au travers des âges : http://donnelavie.com/gloire/


[1] Exode 40,34 à 38
[2] 1 Samuel 4,20-21
[3] Psaume 29,9
[4] Psaume 96,6
[5] Psaume 19,2
[6] Epître aux romains, chapitre 1, v 20-21
[7] Evangile selon Jean, chapitre 1, v 14
[8] 2 Corinthiens 4,18
[9] Epître aux Romains, chapitre 5,8

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

1 commentaire:

Sarah a dit…

Jésus est le chemin, la vérité, et la vie!
Jésus pardonne aux pécheurs, restaure les Âmes, répare les vies gâchées, met au fond des coeurs le désir de la sainteté.
Comme la multitude de l'armée céleste, vous exalterez la miséricorde infinie du Seigneur : "Gloire à Dieu dans les lieux très hauts!"
Seigneur je contemple toutes tes merveilles !
Que Dieu vous bénisse en Jésus !
Sarah