
MOT D'ORDRE 2008
En ce début d’année 2008, alors que le prix du baril de pétrole atteint les 100 dollars, que le coût des produits de base ne cesse d’augmenter et que bien d’autres inconnues risquent de grever encore davantage notre moral, quel mot d’ordre biblique conseiller ? Un mot d’ordre biblique à contre courant, qui tranche avec le pessimisme général (le moral des français vient encore de perdre 1%), qui fera de vous le plus singulier des non-conformistes : la reconnaissance (ou la gratitude) !
RACINES
Depuis longtemps, dit la Bible, la gratitude est aux abonnés absents du bottin du monde. Non pas que, d’elle-même, elle ait choisi de déserter la société humaine. Mais, tel Jonas jeté par-dessus bord du bateau où il logeait par les autres occupants, elle a quitté dès l’origine, avec le rejet de Celui qui en est la source, le grand vaisseau de l’humanité. « Ne reconnaissant plus Dieu pour ce qu’Il est, les hommes ont cessé de Lui rendre grâces, dit l’apôtre Paul. » La gratitude n’est pas séparable de l’idée de Dieu, et du fait que c’est à Lui, le Créateur, qu’en tant que créatures, nous devons tout ce que nous avons. La source oubliée, le fleuve de la vie sur la rive duquel s’épanouit le fruit de la gratitude, s’est desséché. La nature ayant horreur du vide, la grâce et la gratitude ont laissé la place à un ménage dont l’humanité ne cesse de subir depuis la mauvaise humeur permanente : Dame Ingratitude et Sieur Mécontentement. Un couple infernal dont le discours est toujours le même : « Rien n’est jamais assez ! Tout vous est dû ! Exigez toujours qu’on vous donne le meilleur ! Ne vous laissez jamais reprendre quoi que ce soit sans résistance ! » Connaissez-vous ce discours ?
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Dans

1. la grâce :
De toutes les distorsions de la pensée humaine, c’est sans nul doute le fait de réfléchir en termes de droits et de dû qui est la plus grave. Cette mentalité est le contraire même du principe de la grâce, principe selon lequel Dieu nous a créé. Car, c’est un fait trop souvent oublié ou méconnu, Dieu ne nous a pas créé par besoin. Le Dieu qui existait de toute éternité se suffisait pleinement à Lui seul. Il ne souffrait ni d’aucun manque, ni d’aucun ennui. Aussi, c’est par désir unique de partager ce qu’Il avait en Lui-même qu’Il nous a fait. Gratuité et altruisme seuls étaient les motivations qui présidaient à son intention. C’est là ce que la Bible indique et signifie lorsqu’elle parle de grâce.
La découverte de la grâce commence et s’exprime toujours, chez celui qui en est l’objet, par la surprise et l’émerveillement, les premières émotions exprimées par l’homme Adam devant le cadeau que lui fait Dieu en Eve, la femme. Il est intéressant de noter ici que la première parole biblique attribuée à l’homme soit exprimée sous la forme d’un poème. Comme si, sous le charme de la grâce, du don de Dieu, il fallait user de la forme d’expression la plus gracieuse, la poésie, pour rendre grâces à Dieu. N’avons-nous pas ici même la naissance du chant par lequel, aujourd’hui encore, on cherche à célébrer ce qu’il y a de plus magnifique en Dieu et dans Ses œuvres ?
Mais cette grâce qui enchantait le monde à son origine a disparu. Elle nous est devenue si étrangère que, comme dans l’histoire de Narnia, le soleil et l’été ont fait place dans l’humanité au froid et à l’hiver. Engourdis, ankylosés dans leurs cœurs par un esprit de révolte, les hommes ne savent plus ce qu’est une joie durable, profonde, permanente. Les magnifiques cadeaux de la vie sont encore devant leurs yeux, mais ils ne les voient plus. Il ne faudra pas moins que l’intervention de Dieu Lui-même pour changer cet état de fait.
C’est sous les traits de l’homme Jésus que, après des siècles d’espérance, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, va se manifester. Par Lui, l’accès direct à

2. le contentement
La grâce manifestée et retrouvée, elle ne peut qu’ être suivie des fruits du contentement. Alors qu’il a guéri 10 lépreux de leur lèpre, Jésus s’étonne qu’un seul d’entre eux, un samaritain et non un juif, revienne vers Lui pour lui rendre grâce. Rendre grâce est bien, en effet, l’expression qui convient le mieux. La reconnaissance, la gratitude ne sont que des retours, l’expression du remerciement du cœur de l’homme touché par la grâce. L’homme rend grâce. Il rend honneur à la grâce dont il a été l’objet. L’amertume a de nouveau fait place à la joie, et la tristesse à l’émerveilleme

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus
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