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samedi 5 janvier 2008

Dis merci !


MOT D'ORDRE 2008

En ce début d’année 2008, alors que le prix du baril de pétrole atteint les 100 dollars, que le coût des produits de base ne cesse d’augmenter et que bien d’autres inconnues risquent de grever encore davantage notre moral, quel mot d’ordre biblique conseiller ? Un mot d’ordre biblique à contre courant, qui tranche avec le pessimisme général (le moral des français vient encore de perdre 1%), qui fera de vous le plus singulier des non-conformistes : la reconnaissance (ou la gratitude) !

RACINES

Depuis longtemps, dit la Bible, la gratitude est aux abonnés absents du bottin du monde. Non pas que, d’elle-même, elle ait choisi de déserter la société humaine. Mais, tel Jonas jeté par-dessus bord du bateau où il logeait par les autres occupants, elle a quitté dès l’origine, avec le rejet de Celui qui en est la source, le grand vaisseau de l’humanité. « Ne reconnaissant plus Dieu pour ce qu’Il est, les hommes ont cessé de Lui rendre grâces, dit l’apôtre Paul. » La gratitude n’est pas séparable de l’idée de Dieu, et du fait que c’est à Lui, le Créateur, qu’en tant que créatures, nous devons tout ce que nous avons. La source oubliée, le fleuve de la vie sur la rive duquel s’épanouit le fruit de la gratitude, s’est desséché. La nature ayant horreur du vide, la grâce et la gratitude ont laissé la place à un ménage dont l’humanité ne cesse de subir depuis la mauvaise humeur permanente : Dame Ingratitude et Sieur Mécontentement. Un couple infernal dont le discours est toujours le même : « Rien n’est jamais assez ! Tout vous est dû ! Exigez toujours qu’on vous donne le meilleur ! Ne vous laissez jamais reprendre quoi que ce soit sans résistance ! » Connaissez-vous ce discours ?

RETOUR

Dans ses Mémoires écrits dans un souterrain, Dostoiewsky déclare : « Si l’homme n’est pas stupide, il est monstrueusement ingrat ! Prodigieusement ingrat ! En fait, je crois que la meilleurs définition qui convienne à l’homme est celle-ci : bipède ingrat ! » La définition de l’écrivain colle à la réalité. Ayant oublié Dieu, l’homme se retrouve ravalé au rang de l’animal. Il perd ce qui lui donne sa dignité et ne garde de l’humanité que les éléments qui le rendent pire que l’animal. L’homme a besoin de se souvenir qu’il n’est ni le centre, ni en lui-même le but de l’univers. Il a besoin d’un changement de mentalité qui ne peut s’effectuer que par le changement du point de gravitation autour duquel tournent ses pensées. Pour se faire, il doit redécouvrir :

1. la grâce :

De toutes les distorsions de la pensée humaine, c’est sans nul doute le fait de réfléchir en termes de droits et de dû qui est la plus grave. Cette mentalité est le contraire même du principe de la grâce, principe selon lequel Dieu nous a créé. Car, c’est un fait trop souvent oublié ou méconnu, Dieu ne nous a pas créé par besoin. Le Dieu qui existait de toute éternité se suffisait pleinement à Lui seul. Il ne souffrait ni d’aucun manque, ni d’aucun ennui. Aussi, c’est par désir unique de partager ce qu’Il avait en Lui-même qu’Il nous a fait. Gratuité et altruisme seuls étaient les motivations qui présidaient à son intention. C’est là ce que la Bible indique et signifie lorsqu’elle parle de grâce.

La découverte de la grâce commence et s’exprime toujours, chez celui qui en est l’objet, par la surprise et l’émerveillement, les premières émotions exprimées par l’homme Adam devant le cadeau que lui fait Dieu en Eve, la femme. Il est intéressant de noter ici que la première parole biblique attribuée à l’homme soit exprimée sous la forme d’un poème. Comme si, sous le charme de la grâce, du don de Dieu, il fallait user de la forme d’expression la plus gracieuse, la poésie, pour rendre grâces à Dieu. N’avons-nous pas ici même la naissance du chant par lequel, aujourd’hui encore, on cherche à célébrer ce qu’il y a de plus magnifique en Dieu et dans Ses œuvres ?

Mais cette grâce qui enchantait le monde à son origine a disparu. Elle nous est devenue si étrangère que, comme dans l’histoire de Narnia, le soleil et l’été ont fait place dans l’humanité au froid et à l’hiver. Engourdis, ankylosés dans leurs cœurs par un esprit de révolte, les hommes ne savent plus ce qu’est une joie durable, profonde, permanente. Les magnifiques cadeaux de la vie sont encore devant leurs yeux, mais ils ne les voient plus. Il ne faudra pas moins que l’intervention de Dieu Lui-même pour changer cet état de fait.

C’est sous les traits de l’homme Jésus que, après des siècles d’espérance, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, va se manifester. Par Lui, l’accès direct à la bonté gratuite et altruiste de Dieu nous est de nouveau possible. Sa première œuvre, son plus grand travail sera de parvenir d’abord à ouvrir nos yeux, à nous réveiller pour nous faire sortir de la fausse manière de penser héritée de nos pères à l’esprit enténébré. « Non ! Ce que vous vivez ne correspond pas à la vérité. Vous avez été séduits et trompés par un esprit de mensonge qui vous fait passer le bien pour le mal, et Dieu pour le diable. Le désir de Dieu est toujours le même : établir avec vous une relation personnelle intime, gratuite, altruiste. Et comme vous ne pouvez vous-mêmes payer le prix de votre rachat, Il vous offre par Moi, ma mort, mon sacrifice, la paix, le pardon et la réconciliation avec Lui. » Telle est la forme que prend Sa grâce pour nous aujourd’hui : une croix sur laquelle, le Fils de Dieu, mourant, expie nos fautes et nous assure la sécurité d’une vie éternelle dans la présence magnifique et sans fin de Dieu. Gratuité et altruisme, les deux caractères de la grâce, sont ici pleinement révélés.

2. le contentement

La grâce manifestée et retrouvée, elle ne peut qu’ être suivie des fruits du contentement. Alors qu’il a guéri 10 lépreux de leur lèpre, Jésus s’étonne qu’un seul d’entre eux, un samaritain et non un juif, revienne vers Lui pour lui rendre grâce. Rendre grâce est bien, en effet, l’expression qui convient le mieux. La reconnaissance, la gratitude ne sont que des retours, l’expression du remerciement du cœur de l’homme touché par la grâce. L’homme rend grâce. Il rend honneur à la grâce dont il a été l’objet. L’amertume a de nouveau fait place à la joie, et la tristesse à l’émerveillement. Dans la main de Dieu, l’homme gracié apprend à vivre le contentement. Il n’aura peut-être pas tout ce qu’il désire et souhaite dans cette vie. Il devra encore passer par bien des épreuves et des désillusions. Il subira peut-être comme les autres l’assaut de la maladie ou de la mort. Mais le soleil allumé au fond de lui par la présence de Christ ne s’éteindra pas. Au contraire, il brillera et apparaîtra dans toute sa force lorsque le jour de la vie sera parvenu à son plus grand déclin. Alors, aux sons des chants et des hymnes, une vie de plénitude d’où chagrin, pleurs, mort, deuil et tristesse seront à toujours bannis, commencera !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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