samedi 7 novembre 2009

Y a de la joie !



Ode à la joie



C’est le prélude de l’Ode à la joie de Ludwig van Beethoven qui a été choisi comme hymne pour l’Europe. Nous ne savons pas ce qui justifia ce choix, mise à part la popularité de l’œuvre dans le monde entier. Les dirigeants de l’Europe ont-ils voulu, par ce choix, donner une note optimiste, envoyer un signal positif aux populations constituant la nouvelle entité ? Nul, sauf les concernés, ne le sait. Toujours est-il que si la joie était en tête de l’ordre du jour des préoccupations des membres de la Commission européenne, notre avenir ne serait pas teinté de la grisaille et de la morosité ambiante actuelle.


La joie : un joyau rare


Qu’est ce que la joie ? D’où vient-elle ? Peut-elle être durable ou sommes-nous condamnés à ne toucher que de temps en temps le bord de son manteau ? Joyau rare, comme l’amour ou la paix, la joie ne s’offre pas au premier venu. Nous aimerions tous qu’il en soit différent, mais, comme il en est de l’équilibre de l’univers, le bien-être de l’homme, ce qui lui procure de la joie, nécessite qu’il se soumette à certaines lois. Il est d’ailleurs logique qu’il en soit ainsi. De même que c’est celui qui travaille qui mérite un salaire, la joie est une récompense, la récompense donnée par la Vie à celui qui en satisfait les conditions d’obtention. Beaucoup, à la manière de kidnappeurs, essayent par la violence de forcer la joie à venir habiter dans leur demeure. A force d’euphorisants, ils cherchent à en produire les effets. D’autres encore, voulant s’offrir un extra ou rompre avec la grisaille de la monotonie, iront fréquenter celles qu’on appelait dans le passé, des filles de joie. Tout cela ne laissera cependant au réveil qu’un goût amer, le sentiment non pas d’une joie, mais d’une déception et d’un gâchis durable.


Les belles joies


Les belles joies sont toujours celles liées à la vie. « La femme, dit Jésus, lorsqu’elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais, lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. » Qui, de même, ne partagerait pas le bonheur d’une jeune mariée resplendissante de joie ! Une joie d’autant plus forte que ce jour, ce jour du mariage est aussi celui de l’union des deux époux. Que de grandes joies gaspillées par tant d’impatience ! Oui ! Joie et vie marchent main dans la main… comme tristesse et mort d’ailleurs. Si la joie est si absente de notre monde, n’est-ce pas d’abord parce que celui-ci est coupé de la vraie vie, qu’il est soumis à la puissance de la mort ?


Un témoin de la joie



Ce témoin, c’est Blaise Pascal, le philosophe et mathématicien français. En l’an 1654, le 23 novembre, saisi par l’immensité de l’amour de Dieu pour lui, manifesté au travers du Christ, il écrit ce qu’on appelle depuis son mémorial. Parmi tous les mots écrits, il y en a un qui, associé au nom de Jésus, revient plus souvent que les autres : c’est la joie. « Certitude. Certitude. Sentiment, Joie, Paix… Joie, Joie, Joie, pleurs de joie… » Blaise Pascal était un homme intelligent, surdoué même. Il avait beaucoup de raisons d’être satisfait de sa vie. Mais s’il y a une chose qu’il ne connaissait pas et qui a marqué sa rencontre avec Jésus-Christ, au point de la mettre par écrit, c’est l’expérience de la joie !


La joie, fruit de la relation avec Dieu


Si la joie fait partie, de manière fugitive, de l’expérience humaine, aucune n’est productrice en termes de force et de durabilité, à celle du pardon de ses fautes par Dieu. Tous ceux qui, dans la Bible, l’ont vécu en témoignent. «Heureux, dit le roi David, l’homme à qui l’Eternel n’impute pas d’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi. Ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité. J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. » Dieu seul, dit la Bible, a la capacité, quel que soit notre passif, de nous donner la joie d’un nouveau départ, d’une nouvelle vie ! C’est là d’ailleurs, dit Jésus, Sa joie la plus grande ! Ne voulez-vous pas la partager avec Lui ?


Citations sur la joie


Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin : Jacques Deval


L’espérance d’une joie est presque égale à la joie : William Shakespeare


Celui qui a senti une fois dans ses mains trembler la joie ne pourra plus jamais mourir : José Hierro


S’il est vrai que la vérité est Dieu, il me paraît qu’elle manque d’un attribut bien important de Dieu : la joie. Je ne conçois pas un Dieu sans joie : Romain Rolland


La mère de la débauche n’est pas la joie, mais l’absence de joie : Friedrich Nietzsche


Les filles de joie ont pour mère la tristesse : Jean Cazeneuve


La joie des autres est une grande part de la nôtre : Ernest Renan


Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent dans la joie : le roi David


La joie est pareille à un fleuve : rien n’arrête son cours : Henry Miller



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 31 octobre 2009

Calvin : 1509 - 2009 (10)



Retour à Genève


De retour à Genève, Calvin reprend son activité au point même où il l’avait laissé. Dans son premier sermon, il ne fait pas la moindre allusion au passé et poursuit très simplement la méditation sur le texte là où il s’était arrêté trois ans plus tôt. Il observe la même attitude à la présidence de la commission de pasteurs et conseillers chargés de rédiger le nouveau règlement religieux de la ville.

Organisation de la Réforme calviniste

C’est pendant les 23 ans de son second séjour à Genève que Calvin travaillera à organiser les Eglises réformées sur tous les plans :


1. Doctrine : la doctrine calviniste se distingue par son biblicisme et sa logique. Toute la théologie est basée sur la révélation de Dieu, dans l’Ecriture. lL souci fondamental de Calvin est de rendre à Dieu la gloire qui Lui est due. Calvin exalte la souveraineté de Dieu, son honneur. Il croit à la double prédestination des élus et des réprouvés, et en conséquence, il insiste sur l’assurance que le racheté peut avoir de son salut, tout entier dû à la grâce de Dieu. Calvin voit dans les sacrements les signes visibles d’une grâce invisible, mais réelle. Pour lui le Christ est présent, non pas matériellement, mais spirituellement dans la communion.



2. Les ministères. Calvin abolit l’épiscopat, et plus encore que Luther, il diminua la distance qui sépare le clergé des laïques. Les pasteurs sont chargés de la prédication et de l’administration des sacrements (Cène et baptême). Ils sont consacrés par leurs collègues et n’ont pas de supérieurs hiérarchiques. Les docteurs doivent instruire les enfants. Les anciens veillent à la discipline de l’Eglise. Les diacres s’occupent des pauvres et des malades.


3. Discipline. Relation avec l’Etat. Calvin était très désireux d’établir une discipline morale stricte dans l’Eglise. Il fit établir à cet effet une commission de 18 laïques et de 6 ecclésiastiques, appelée le Consistoire.. le Consistoire réprimandait les membres indignes et excommuniait les impénitents. Cette organisation donnait à l’Eglise une autorité indépendante de l’Etat. Calvin veut l’union de l’Eglise et de l’Etat, sans confusion, sans théocratie et surtout sans césaro-papisme. L’Etat doit protéger la prédication de l’Evangile, mais il n’a pas à donner d’ordre à l’Eglise. L’Eglise, de son côté, n’a pas à se mêler des affaires temporelles de l’Etat.


4. Le culte. La liturgie de l’Eglise de Genève imite celle de Strasbourg. Elle s’est maintenue presque sans changement dans les Eglises Réformées de France. Elle se distingue par sa gravité et sa simplicité. Le psautier de Strasbourg, corrigé et enrichi par Clément Marot sert de livres de cantiques. Calvin supprima presque toutes les fêtes catholiques. En revanche, il insistait avec force sur l’observation du dimanche.


Conflits

La ville de Genève où les gens frivoles étaient nombreux eut de la peine à accepter la discipline de Calvin. Aussi les conflits furent-ils nombreux. Tantôt il fallait éviter que des hérétiques propagent leurs doctrines, tantôt il fallait s’opposer aux initiatives du Conseil de la ville qui empiétait sur les prérogatives du Consistoire. Calvin tint bon, non sans difficultés. Pour finir, les partisans de la frivolité fomentèrent une émeute qui acheva de les discréditer. Leurs chefs furent exécutés ou bannis.


Le triomphe



Dès lors, Genève devint la ville modèle que Calvin désirait. Les dernières années du réformateur furent fécondes. En 1559, il publia la dernière édition latine, considérablement augmentée de son Institution chrétienne. Il fonda la même année le Collège et l’Académie avec un programme gradué très remarquable pour l’époque. il réunit pour leur création les sommes nécessaires par souscription. Le peuple entier y contribua. Le libraire Henri Estienne (éditeur de plusieurs ouvrages de Calvin) souscrivit 312 florins. Une modeste boulangère appelée Genon apporta 5 sols. Dès 1541, Calvin avait fait appeler pour enseigner son vénéré maître Mathurin Cordier. En 1559, pour diriger l’Académie, il fit venir Théodore de Bèze.


Vers Genève afflua alors la jeunesse studieuse du monde réformé. C’est là que venaient se former les futurs pasteurs des églises françaises. A la mort de Calvin, le Collège comptait 1 500 élèves.



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 24 octobre 2009

Pardon et non prescription !

L'affaire Polanski


Plus de 32 ans après les faits, le réalisateur de film Roman Polanski, sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour un délit sexuel, a été arrêté en Suisse où il était venu pour recevoir un prix pour l’ensemble de son œuvre. En fuite depuis 1978, la célébrité doit faire face à son passé, alors même  que sa victime a retiré sa plainte. Nombre de ses amis, indignés, ont signé une pétition pour sa libération, considérant qu'il y a prescription. Mais à l’heure où j’écris ce texte, Roman Polanski est toujours en prison, en attente de son extradition vers les Etats-Unis.

Comme le réalisateur, bon nombre de personnes pensent que les fautes qu’elles ont commises sont trop anciennes pour les rattraper. Le temps a passé, les circonstances ont évolué : pourquoi donc remettre au jour de si vieilles histoires ? Il se peut que, aux yeux des hommes, nous ne soyons plus le coupable que la loi désigne comme tel. Mais la Justice, elle, ne change pas d’avis avec le temps. Face à Dieu qui embrasse notre vie d’un regard, la prescription n’existe pas. Seul son pardon a le pouvoir d’effacer nos fautes. Or celui-ci n’est possible que pour une seule raison : la mort de Jésus-Christ, l’Innocent, à la place de tous les coupables. C’est sur Lui, dit la Bible, que l’Eternel a fait retomber la faute de nous tous ! Aussi, ne fuyez pas Dieu ! c’est inutile : Il vous rattrapera toujours ! Venez, au contraire, maintenant tel que vous êtes à Lui ! C’est pour les injustes que le Juste a souffert !



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samedi 17 octobre 2009

Alain : De l'Epave à l'Espérance

De l'Epave à l'Espérance




Après mon premier bateau, l’Epave, le deuxième, payé avec l’argent sauvé du bistrot s’appelait « L’Espérance ». Ça ne s’invente pas des hasards comme ça ! Ils étaient tous deux des bateaux d’occasion, je n’avais pas choisi moi-même leurs noms.




• L’Espérance était un voilier. Pour l’ancien mécanicien que j’étais c’était une découverte merveilleuse. Je pouvais naviguer en silence sans avoir les mains pleines de cambouis. Jusqu’alors j’avais navigué dans les bateaux des autres, maintenant j’en étais le propriétaire. Mais je me rendis compte bien vite que je n’étais pas toujours le maître à bord, loin de là ! Le vent ni les poissons n’étaient pas toujours fidèles aux rendez-vous. La tempête, par contre, s’invitait sans prévenir. Cette contrariété me poussa à réfléchir. Je pressentais qu’il y avait quelqu’un derrière cette nature si merveilleuse, et ce serait bien d’être en bons termes avec lui. Ma recherche n’avait rien de religieux. Je voulais d’un Dieu laïc ! D’un Dieu qui préfère les bateaux aux églises ou aux mosquées, temples ou synagogues. Du fond de mon bateau, je criai vers le ciel ce que je ne savais pas être une prière : « Dieu, si tu existes, montre-toi. ».



• Quelque temps plus tard, un camarade de travail à l’usine me procura une Bible. Je la lus et crus que le Dieu que je cherchais dans mon bateau était le Dieu dont parle la Bible dès ses premières pages. Quel choc pour moi ! Mais un choc positif cette fois-ci. S’il y a un Dieu, c’est qu’il y un sens à la vie, c’est qu’il y a de l’espoir. Et je partis à la découverte de la Bible. Je lisais un peu partout. Au début, à la fin et au milieu. Vers le milieu de la Bible je découvris les livres de Job, des Psaumes et de l’Ecclésiaste. Je fus surpris de découvrir les mots qu’ils utilisaient pour décrire leurs difficultés et souffrances personnelles. J’avais l’impression d’y lire ma propre expérience.



• Job décrivait le désespoir par lequel j’étais passé : “Pourquoi donne–t–il la lumière à celui qui souffre, et la vie à ceux qui ont l’amertume dans l’âme, qui espèrent en vain la mort, et qui la convoitent plus qu’un trésor, qui seraient transportés de joie et saisis d’allégresse, s’ils trouvaient le tombeau ? A l’homme qui ne sait où aller, et que Dieu cerne de toutes parts ? Mes soupirs sont ma nourriture, et mes cris se répandent comme l’eau. Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive ; ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint. Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, et le trouble s’est emparé de moi.” (Job 3:20-26 )


• L’Ecclésiaste est un auteur de la Bible qui m’a semblé aussi perplexe dans sa pensée que je l’étais. Le refrain de son livre c’est : « Vanité des vanités, tout est vanité. ». J’étais d’accord avec lui. J’étais d’accord pour dire que l’homme est compliqué, mais il le dit tellement mieux que moi : “Seulement, voici ce que j’ai trouvé, c’est que Dieu a fait les hommes droits ; mais ils ont cherché beaucoup de détours. ” (Ecclésiaste 7:29NEG). Et finalement je suis arrivé à la même conclusion que lui : “Écoutons la fin du discours : Crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit faire tout homme. Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.” (Ecclésiaste 12:13-14).



• Entre temps j’ai rencontré un pasteur qui tenait un stand sur une foire exposition. Je lui ai acheté une seconde Bible pour voir si c’était la même chose que dans la première. Et oui ! Je suis un brin méfiant. Cet homme m’a encouragé et m’a invité à des réunions. Mais j’étais encore trop replié sur moi-même pour oser y aller. Cependant j’ai continué à lire la Bible tout seul. Croire en Dieu avait déjà changé beaucoup de choses dans ma vie, j’étais délivré de mon vertige existentiel, mais de nombreux passages du N.T. me paraissaient bien forts par rapport à mon expérience personnelle. Soit ils exagéraient, soit c’était moi qui n’avais pas encore vécu ces choses.




• J’eus la réponse un jour où je lus dans l’Évangile selon Jean : “Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.” (Jean 14:27 ). A la lecture de ces paroles je compris que Jésus m’offrait cette paix. Je me suis mis à genoux entre le lit et l’armoire, seule place disponible dans ma petite chambre meublée et j’ai adressé une prière au Seigneur. Je lui ai dit : « Seigneur, je ne peux pas continuer plus loin sans cette paix dont tu parles dans l’Évangile. Je te donne toute ma vie, mais donne-moi ta paix. » Je me disais que ce n’était pas un très beau cadeau que je faisais au Seigneur, parce que personne n’en voulait, même pas moi ! Mais le Seigneur m’a pris au mot, il a pris ma vie en main, il m’a régénéré et m’a donné sa paix. C’est d’ailleurs pour cela que Jésus est mort sur une croix à Golgotha.

• Je suis né de nouveau à ce moment-là, pour utiliser le langage de la Bible. Mais la vie ne s’arrête pas au berceau ! J’ai du apprendre à marcher, à tenir debout quand tout n’allait pas sur des roulettes. Pour ceci Dieu m’a aidé de deux manières :



1. En m’apprenant à me nourrir de sa Parole. Jour après jour j’ai lu la Bible, notant au fil de ma lecture les passages qui m’encourageaient. La Bible m’a aidé à connaître Dieu et ses plans pour ma vie.



2. En me faisant comprendre que je n’étais pas fait pour rester tout seul dans mon coin. Un an après ma première rencontre avec ce pasteur je suis retourné le voir à cette même foire exposition, et là je lui ai dit : à Dimanche !



• A l’Église, ce dimanche là, c’était un homme de passage qui parlait. Cet homme avait malmené sa vie encore plus que moi. Mais Dieu l’avait transformé à un tel point que l’on avait du mal à croire qu’il avait pu être autrefois gangster, proxénète, alcoolique et bien autres choses. Face à un tel témoignage je ne pouvais pas dire que mon cas était trop difficile pour Dieu. Ceci m’aida aussi à faire confiance aux autres chrétiens. S’ils acceptaient cet homme ils pouvaient m’accueillir tel que j’étais, ce qu’ils firent. Ils avaient trouvé dans la Bible ce que j’avais trouvé, je pouvais donc faire route avec eux, ce que je fis.




• Quelque temps plus tard je demandais le baptême. Trois ans plus tard je quittais mon travail à l’usine pour obéir à l’appel de Dieu. Il fallut trois ans de plus pour que je rencontre Christine qui allait devenir ma femme. Le Seigneur nous a donné trois enfants qui sont adultes maintenant. Et par sa grâce, ils sont devenus croyants à leur tour. Car la foi commence toujours par un choix personnel, même pour les fils de pasteur.



• La foi c’est un cheminement qui ne s’arrête jamais. On ne vit pas sur le passé, ni même sur l’acquis, mais par une relation personnelle avec Dieu chaque jour de notre vie. Il est fidèle, c’est pourquoi nous n’avons pas à avoir peur de nous décider à le suivre. Je ne veux pas faire de mon cas ni une généralité ni une exception, mais plus je considère la grâce de Dieu envers moi, plus je crois que Dieu se fait accessible à tous. Allez, n'ayez pas peur, faites le pas de la foi et Dieu honorera votre choix.



Alain Monclair. Son site : http://alain.monclair.fr/


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samedi 10 octobre 2009

Alain : De l'Epave à...



La vie d'Alain


Fils de marin et petit-fils de paysan, je suis né dans un petit village breton à 100 mètres de la mer. Les choses ont bien changé depuis. La plupart des gens parlaient encore le breton, mais on ne l’apprenait plus aux enfants. J’ai appris à marcher avec des sabots de bois. J’avais 14 ans lorsqu’on a installé l’eau courante dans le village. Les paysans labouraient avec des chevaux et les marins pêcheurs naviguaient à la voile. C’était la fin d’une époque. Il allait falloir s’adapter aux changements qui allaient se produire rapidement.




• J’étais timide, renfermé et hypersensible. Ceci aide à comprendre mon attirance vers l’alcool. J’ai compris, très jeune, qu’avec un coup dans le nez on osait dire et faire des choses dont on était incapable sans ce produit dopant. J’ai mis plus longtemps à comprendre que bien souvent on le regrettait dès le lendemain. L’alcool n’était pas tabou en Bretagne. Je saisissais toutes les occasions pour goûter à ses effets (fêtes, grands travaux à la ferme, stand de tir forains, et même au collège le dimanche midi).



• Ma grande passion dans la vie, c’était la mer. Je la longeais tous les jours pour aller à l’école et j’y étais pendant les vacances. Mon père était marin, il était sur la mer, un peu plus loin de l’horizon que je voyais chaque jour. Ainsi, pour moi, devenir un homme, c’était aller de l’autre côté de l’horizon, voir ce qui s’y passe. Évidemment, je n’avais pas encore compris que l’horizon recule au fur et à mesure qu’on avance ! Je voulais être marin, marin, et rien d’autre !




• Comme beaucoup d’enfants de la campagne, on m’a mis en pension à l’âge de 12 ans, et ceci pour 6 ans. L’école était pour moi une sorte de salle d’attente obligatoire avant de pouvoir être un homme, c'est-à-dire dans ma tête de petit breton têtu, un marin.



• A l’âge de 18 ans je m’engageai dans la marine nationale, et après quelques mois de formation, j’embarquai sur un porte avions en direction du Pacifique sud. Enfin mon rêve se réalisait. Quelle émotion de passer le Cap de Bonne Espérance, de faire escale en Afrique, à Madagascar, en Nouvelle Calédonie, puis de débarquer à Tahiti !



• Je croyais qu’une fois devenu marin, je n’aurais plus besoin de boire. Mais l’habitude était prise. Je ne savais pas comment fêter un événement sans l’arroser, ni comment me consoler sans noyer ça dans l’alcool. Oh, bien sur, ce n’était pas dans l’alcool pur ! Je savais boire comme on dit. Du punch et du whisky coca sous les tropiques ; et de la bière et du vin dans la vie ordinaire. Je croyais tenir le choc. J’avançais en grade normalement car j’aimais ce que je faisais. Mais mes ivresses ont fini par se faire remarquer, puis par me détraquer nerveusement. C’est en état d’ivresse que j’ai commis ma première tentative de suicide. Et dans la Marine on n’aime vraiment pas ça ; je fus donc réformé ; ou en d’autres termes viré de la Marine.



• Je me retrouvai donc sur le plancher des vaches sans trop savoir qu’y faire. La Marine avait réglé son problème avec moi, mais moi je n’avais rien réglé du tout. Comme j’avais pas mal travaillé autour des pompes et des tuyauteries dans la Marine, je devins plombier après une formation. Mais je perdis mon emploi, devinez pour quelle raison ? L’alcool ! En allant chercher ma dernière paye, je la bus.



• Sur le chemin du retour j’eus un accident. Je renversai un homme à vélomoteur. Ce fut le choc, non seulement sur la route, mais dans ma conscience aussi. Jusqu’à ce jour je me disais : « Je peux faire ce que je veux, ça ne regarde pas les autres tant que je ne fais de mal à personne. » Et là, sans le vouloir, j’avais blessé un homme. Mon raisonnement s’écroulait, mais ma conscience s’éveillait. Je savais que j’étais en tort et je l’admettais. Je suivis une cure de désintoxication dans une clinique. Mais la dépression redoubla ses attaques. Dans ces premiers mois de sobriété tout semblait se liguer contre moi. Mon passé, non seulement me rattrapait, mais me dépassait. Découragé, je tentai de me suicider, mais je me réveillai quelques jours plus tard, au service réanimation de l’hôpital Ponchailloux à Rennes. Le retour sur terre fut pénible. A ce moment-là je croyais que ni la vie ni la mort n’étaient faites pour moi. J’étais comme un fantôme dans ma propre peau.



• Néanmoins, après plusieurs mois de dépression, hospitalisé à plusieurs reprises, je repris un travail dans une usine. Et comme la sobriété revient moins cher que la bibine je pus m’acheter un nouveau bateau. Le premier, payé avec ma première solde de quartier maître s’appelait « L’Épave »…. (suite de l’histoire d’Alain la semaine prochaine)

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 3 octobre 2009

Leçon de chose

LES CAILLOUX



Un jour, un vieux professeur de l’École nationale d’administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur La planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour « passer sa matière ».


Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ».
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d’un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ».

Tous répondirent : « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment ? ».

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux… jusqu’au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ». Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.

L’un d’eux répondît : « Probablement pas ! ».

« Bien ! » répondît le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ».

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent :

« Non ! ».

« Bien ! » répondît le vieux prof.

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’a ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

« Non » répondît le vieux prof. « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ». Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : « Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? »

« Votre santé ? » ; « Votre famille ? » ; « Vos ami(e)s ? » ; « Réaliser vos rêves ? » ; « Faire ce que vous aimez ? » ; « Apprendre ? » ; « Défendre une cause ? » ; « Relaxer ? » ; « Prendre le temps… ? » ; « Ou… toute autre chose ? »

« Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir…sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question : « Quels sont les gros cailloux dans ma vie ? ». Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie) ».

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Préoccupations prioritaires



La leçon de choses donnée par le professeur de l’ENAP à ses auditeurs vaut pour quantité de domaines, entre autres celui des priorités que nous donnons à nos vies. A chacun de nous se pose la question : quels sont les cailloux de notre existence, ces grosses pierres que nous plaçons en premier dans le pot de notre vie ? Est-ce :

- la réussite professionnelle ou sociale ?
- le bien-être matériel ?
- les loisirs ou le plaisir ?
- le combat politique ou autre ?
- le sport ?
- la religion ?
- …

Jésus et les apôtres dans le Nouveau testament nous disent quelles devraient être les pierres que nous devrions placer en priorité dans le pot vide de notre vie pour le remplir

- 1ère pierre : la recherche du royaume de Dieu et de sa justice

« Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice et toutes choses vous seront données par-dessus : Matthieu 6,33 »

- 2ème pierre : l’avenir éternel de notre âme

« Homme déraisonnable, cette nuit même ta vie te sera redemandée ! Et tout ce que tu auras préparé, à qui cela sera-t-il ? Luc 12,20 » « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme ? Marc 8,36

- 3ème pierre : l’amour de notre prochain comme de nous-mêmes

« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux : Matthieu 7,12 »

Puis viennent des pierres importantes, mais de second ordre par rapport aux premières :

- le soin que l’on doit aux siens, sa famille

« Si quelqu’un n’a pas soin des siens, surtout de ceux de sa maison, il a renié la foi et il est pire qu’un non-croyant : 1 Timothé 5,8.

- le fait de travailler pour subvenir à ses besoins

« Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus : 2 Thessaloniciens 3,10

Viennent enfin les choses de dernier ordre, celles qui servent à notre agrément ici-bas :

- les plaisirs de la vie conjugale

« Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, pendant tous les jours de ta vie de vanité, que Dieu t’a donnés sous le soleil, pendant tous les jours de ta vanité ; car c’est ta part dans la vie, au milieu de ton travail que tu fais sous le soleil : Ecclésiaste 9,9

- les plaisirs qu’offrent le manger et le boire :

« Il n'y a de bonheur pour l'homme qu'à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien–être, au milieu de son travail ; mais j'ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu. : Ecclésiaste 2,24

- le plaisir qu’offre la connaissance :

Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses ; on ne finirait pas, si l'on voulait faire un grand nombre de livres, et beaucoup d'étude est une fatigue pour le corps : Ecclésiaste 12,12

Conclusion



Après avoir lu ces lignes, prenez-le temps de réfléchir : quelles sont les pierres qui occupent la première place dans le pot vide de votre vie ? Sont-elles dans le bon ordre ? Ne faudrait-il pas inverser certaines choses pour que votre vie aille mieux ?

Rappelez-vous l’ordre de Dieu n’est pas 1) Je (Moi), puis 2) Tu (les autres et enfin il (Dieu), mais l’inverse : Il (Dieu, Tu (les autres), je (moi) !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus


P.S : DU NOUVEAU TOUT FRAIS SUR LES EVENEMENTS DU 11 SEPTEMBRE SUR : http://dicorev.over-blog.com/article-36799843.html

samedi 26 septembre 2009

Calvin : 1509 - 2009 (9)



Séparation


Calvin et Farel chassés de Genève, se dirigèrent d’abord sur Berne, puis sur Zurich où siégeait un synode. Sur la recommandation de cette Assemblée, une ambassade les raccompagna vers Genève, mais un message du Conseil de la ville les arrêta en route. Peu après les deux amis se séparèrent. Farel se retira à Neuchâtel, où il exerça jusqu’à la fin de sa vie le ministère évangélique ; Calvin, de son côté, auquel le séjour de Bâle plaisait, voulait s’y établir, quand une lettre de Martin Bucer l’invita à venir à Strasbourg.


Strasbourg


Calvin a environ trente ans quand il s’établit à Strasbourg pour 3 ans. Au lieu de l’impétueux Farel comme interlocuteur, Calvin a face à lui des hommes de haut niveau intellectuel : Matthias Zell, grand prédicateur de la cathédrale ; Capiton, professeur à l’Université ; Johann Sturm qui a fondé le gymnase dont il est le directeur ; et surtout Martin Bucer, théologien situé entre Luther et Zwingli, dont il peut être considéré comme l’égal.


Calvin vit à Strasbourg bien d’autres expériences qu’à Genève. Tout d’abord, il peut regarder de près comment Bucer a mis en acte la Réforme dans la capitale alsacienne, selon les conditions culturelles de l’époque. Il côtoie de plus des hommes qui, contrairement à l’esprit du temps, savent rester pondérés et maîtres d’eux-mêmes dans leurs propos face à leurs adversaires. Au lieu d’être prédicateur sur demande, Calvin apprend à Strasbourg ce que signifie être pasteur en prenant en charge la petite communauté francophone composée de personnes de milieux et d’arrière-plan religieux très différents.


Calvin utilisera également les trois années strasbourgeoises pour approfondir sa connaissance de l’histoire de l’Eglise. Ses capacités pédagogiques et son bagage culturel sont naturellement exploités à l’Académie où il enseigne la théologie en commentant l’épître de Paul aux romains. Le fruit de tout ce travail se concrétisera pas une nouvelle rédaction de l’Institution chrétienne, beaucoup plus ample que la première, publiée en latin en 1539.


Exégète habile et témoin confirmé, Calvin révèle également pendant ces années un grand talent de polémiste. Avec Mélanchton, qui deviendra un ami, et Bucer, Calvin participera à de nombreuses rencontres où s’affronteront, sous le patronage de l’Empereur Charles Quint, les représentants de la tradition catholique et des partisans de la nouvelle théologie.


Mariage… et veuvage



C’est aussi à Strasbourg que Calvin épousera Idelette de Bure, veuve d’origine flamande d’un anabaptiste appelé Jean Storder. Le choix du mariage sera pour Calvin, comme pour Luther et Bucer avant lui, un choix existentiel lourd de sens. Dans la mentalité fortement monastique de l’époque, la femme est la grande étrangère. Aussi le choix du mariage ne répond-il pas à des aspirations d’ordre sentimental ou romantique - inconnues à l’époque -, ni à un utilitarisme banal ou à la satisfaction de penchants licencieux. Se marier implique dépasser cette mentalité qui fait du clergé un ordre séparé de la vraie vie. Le pasteur devient donc un laïc qui partage ce que vivent les autres hommes, comme le faisaient en leur temps les évêques de l’époque apostolique, l’apôtre Pierre en tête.
Malheureusement pour Calvin, Idelette de Bure décédera en 1949 après n’avoir partagé sa vie que pendant neuf ans. A sa mort, Calvin écrira à Viret pour lui dire : « J’ai perdu l’excellente compagne de ma vie, celle qui ne m’eut jamais quitté, ni dans l’exil, ni dans la misère, ni dans la mort… Je succomberais si je ne faisais un effort sur moi-même pour surmonter mon affliction. ».


Retour à Genève


Le départ de Calvin et de Farel de Genève, loin d’apporter le calme, fut suivi d’une époque où toutes les passions semblaient déchaînées. Le Cardinal Sadolet écrivit une lettre à la population qui fit grand effet. Par elle, il encourageait avec beaucoup d’habileté celle-ci à retourner à la foi de leurs pères. Calvin, qui eut connaissance de la chose, répondit vertement au prélat romain. Le tumulte fut tel que, le 21 septembre 1540, on décida de le rappeler. Sur les instances de Farel, il y consentit, non sans avoir marqué un temps d’hésitation fort compréhensible.






Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 19 septembre 2009

Le poids des mots

Communication

Nous le savons tous : la communication entre nous passe au travers des mots. Vecteurs des idées, les mots ont pour objet de traduire ce que nous pensons en termes compréhensibles pour celui avec qui nous communiquons. Lorsque les mots utilisés sont corrects, ou compris de la même manière par celui qui les dit et celui qui les écoute, nous pouvons dire que la communication est réussie. Lorsque ce n’est pas le cas, le brouillage engendre inévitablement malentendus, incompréhensions, conflits.

S’il y a bien aujourd’hui un domaine porteur d’embrouille dans la communication entre les êtres, il s’agit de celui des mots que nous utilisons. Curieusement, le vocabulaire que nous utilisons n’a pas changé. Les mots s’écrivent de la même façon. Mais suivant qu’ils soient utilisés par telle ou telle personne, ils n’ont pas ou plus la même signification. Le problème ne tient pas au mot en lui-même qui est et reste un vecteur d’idée, mais plutôt à la réalité que véhicule, dans chacun des esprits, le mot prononcé. Le mot qui, à l’origine, avait un sens premier, s’est chargé en cours de route de nouvelles significations. Ceci à tel point qu’il n’est pas rare que, utilisant un même mot, il arrive que deux personnes parlant ensemble pensent, en les employant, à tout autre chose.

Manipulation verbale

Vecteur d’idées, les mots que nous employons sont devenus un enjeu majeur dans la bataille d’influence secrète qui se livre dans les coulisses de ce monde. Tous les grands penseurs du monde poursuivent au fond le même objectif : celui de gagner la masse, la majorité à leurs idées. Dans ce combat, les mots jouent un rôle essentiel : celui de définir les concepts auxquels ils croient, ou auxquels ils veulent que les peuples adhèrent. L’évolution du comportement d’un peuple est un travail de longue haleine, le fruit d’une œuvre souterraine qui passe par la lente modification des consciences. Cette conscience est comme un curseur. D’un point A où elle se trouve, elle peut être déplacée vers un point B vers lequel on désire la voir aller. Ce déplacement de la conscience, pour ne pas dire sa manipulation, ne doit pas, pour aboutir, se faire trop brutalement. C’est à leur insu, sans qu’ils le remarquent vraiment que les peuples, à petits pas, changent de mentalité. Inévitablement, au bout de quelques temps, le déplacement est visible. Mais comme les choses se sont faites en douceur et qu’elles se sont généralisées, personne ne dit rien. Fin connaisseur de l’homme, les docteurs en manipulation de conscience travaillent sur la base de deux principes qui, tout au long de l’histoire, ont toujours fait leurs preuves :
1er principe : le caractère grégaire de la masse. Les hommes ressemblent davantage aux moutons de Panurge qu’aux prédateurs solitaires. C’est le nombre qui fait leur sécurité.

2ème principe : 10 petits pas valent mieux qu’un grand pour atteindre un but.

Stratégie à long terme

Aussi, afin de préparer la masse à adopter les évolutions qu’ils programment, nos chers manipulateurs agissent-ils par à coup. 1er à coup : on remet en question le bien-fondé du comportement qui était normatif jusque là. 2ème à coup : on présente en avant première un comportement avant-gardiste. 3ème à coup : on utilise le mot employé pour décrire le comportement passé pour identifier le nouveau que l’on voudrait voir adopter (Exemple : voyez, « Ca » aussi c’est une forme d’amour…). 4ème à coup, on arrose le peuple de films, de débats, de livres qui donnent leur légitimité au nouveau comportement. C’est la technique du bombardement intensif, du harcèlement qui ne porte ses fruits que sur des esprits ouverts. 5ème et dernier coup : le nouveau comportement légitimé, il devient le point de départ moral de la génération qui suit… et qui, du coup, ne saura plus quelle réalité les mots qu’elle emploie recouvrait à l’origine. Du coup, et celui-ci est le plus mauvais, ce sont ceux qui, pour cause de principe, ont refusé de voir le curseur de leur conscience évoluer qui sont désormais désignés comme les ennemis du progrès, des fondamentalistes arriérés, des sectaires ou des intolérants…

La Parole

Ce n’est pas pour rien que la Bible dit : « Au commencement était la Parole. » Comme les mots pour nos idées, la Parole de Dieu est le vecteur des vues et des concepts qui sont les Siens. Se confronter à la Parole de Dieu, c’est se heurter au sens et à la signification des mots que Dieu utilise pour décrire la réalité. Le glissement de sens qu’ont connu la plupart des mots majeurs que la Bible utilise suffit à expliquer la réticence de la majorité à se frotter à sa lecture. Il n’y a, par exemple, aucune commune mesure entre ce que les mots amour, enfer, sacrifice expriment dans la Bible et dans la pensée du commun des mortels aujourd’hui.

Que vous le sachiez : au cours du temps, les mots que vous utilisez ont subi ce qui est arrivé aux biens de millions de gens à travers la crise : ils ont été dévalués. Pour découvrir ce que Dieu dit, pense, comment il conçoit la réalité, il vous faire l’effort de démaquiller les mots que vous utilisez pour redécouvrir leur vrai visage. Il faut parfois aller jusqu’à remettre à l’endroit ce qui a été retourné, mis à l’envers. C’est à ce prix aujourd’hui que la vérité se trouve. Dans un monde qui a perdu ses repères (et pour cause), le bénéfice de savoir ce pour quoi nous existons (autrement dit comment se définit la réalité) n’a pas de prix !

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samedi 12 septembre 2009

11 septembre : où se trouve le révisionnisme



Les fondements de la vérité




S’il y a bien quelque chose de difficile à croire, c’est bien… la vérité. Tous ceux qui, comme moi, sont passés de l’incroyance ou d’une croyance vague à la certitude le savent : il leur aura fallu pour franchir cette étape comme une illumination. Cette illumination seule, et non pas les déductions savantes et compliquées de la raison, est à la base de la conviction que ce que l’on croit est la vérité. Pour autant, cette conviction ne repose pas que sur des concepts. Elle s’appuie d’abord sur les faits. Ainsi, si je crois en Jésus-Christ, Fils de Dieu et Sauveur des hommes, ce n’est pas simplement sur la base d’un scénario qui peut être recevable, mais d’abord sur le témoignage qui Lui est rendu dans les Evangiles, témoignage qui s’appuie sur le récit de Ses œuvres, Ses paroles, et les faits majeurs de Sa mort suivie de Sa résurrection.

Analogie



Le même schéma (celui du regard sur les faits), auteur de ma foi en Jésus-Christ, m’a amené depuis le 11 septembre 2001, à être de plus en plus sceptique quant à la présentation donnée par la version officielle sur ce qui s'est réellement produit le 11 septembre. Trop d'incohérences, de résistance à la mise à l'épreuve, trop de rapidité à vouloir désigner des coupables ont fait que beaucoup n'ont pu adhérer spontanément et durablement à cette version. Il est inévitable que l'émotion considérable, principalement chez les familles de victimes, qui a suivi le drame ne pouvait que pousser certaines d'entre elles à une profonde investigation. Cette émotion s'est rapidement traduite en un mouvement "le Mouvement pour la vérité sur le 9/11", mouvement constitué à la fois d'experts dans leurs domaines et de sceptiques quant à la façon dont on a voulu que le monde interprète ce qui venait de se produire. L'enquête a commencé pratiquement le jour même des attentats. Depuis, elle a beaucoup progressé, étayée par des témoins de la 1ère heure... et l'embarras de plus en plus grand, semble-t-il des autorités.

Je me souviens pour ma part du choc qu’a été pour moi la première confrontation avec les tenants du «Mouvement pour la vérité sur le 11/09 ». Les conclusions des experts consultés, toutes fondées sur des faits précis, mesurables, physiques, étaient telles qu’elles m’apparaissaient comme une monstruosité. Toute pointaient vers deux conclusions : la 1ère est que la version officielle était truffée de mensonges, la seconde était que, pour le moins, au plus haut niveau,ce qui allait se produire le 11 septembre était connu d’avance et que rien n'a été empêché pour que le projet réussisse. Ebranlé par une telle révélation, j’ai voulu en faire part autour de moi. Je me suis aussitôt heurté à la même incrédulité que lorsque je parle de la réalité du Christ vivant aujourd’hui et agissant dans des vies. « Impossible ! Trop grave ! On n’a pas le droit de penser de telles choses… ! » Quoi que ce soit d'impensable qui se produise, en bien ou en mal, le constat est que l'esprit humain a bien toutes les peines du monde à l'envisager !


Le Mouvement pour la Vérité sur le 11/09



Ce mouvement, aujourd’hui énorme, a eu sa genèse dans le cœur de quatre femmes veuves, effondrées mais tenaces, qui ne pouvaient supporter de ne pas connaître la vérité sur ce qui avait ôté le vie de leurs maris. Qui ne les comprendrait ! Rapidement confrontées à une "vérité pré-emballée, toute faite, à consommer immédiatement sans chercher trop à savoir ce qu'il y a dedans", elles se sont liguées ensemble pour exiger une Commission d’enquête indépendante. Le livre d’Eric Reynaud « 11 septembre : les vérités cachées » raconte en détail la suite de l’aventure. Mon article est ici trop court pour relever tout ce qui fait qu’aujourd’hui la version officielle des attentats est malmenée (le mot est faible). Quoi qu'il en soit, l'enquête sur le 11 sepetmbre mené par le Mouvement comme la version officielle ne pourront à terme que se heurter au principe énoncé par l'apôtre Paul dans l'une de ses lettres : la puissance se trouve toujours du côté de la vérité ! Ou, comme le dit encore Racine : "Il n'est point de secret qui ne résisite au temps !"

Le Mouvement pour la vérité sur le 11/09 étant, pour les autorités "comme un chien dans un jeu de quilles", a inévitablement été l'objet, à son commencement, de la raillerie de ses opposants. "Qui sont ces huluberlus pour être capable de décrypter des phénomènes aussi compliqués que ceux qui ont abattu les trois tours (et non pas deux) le 11 septembre 2001." Les moqueurs et les railleurs auraient du se méfier de la parole biblique de ne pas mépriser "les petits commencements". Rappelons, à ce sujet, que lorsque Jésus-Christ quitta ce monde, il ne laissa pour continuer son oeuvre que 11 hommes, qui devinrent rapidement 120, puis 3 000 et plus tard 5 000... Commencé petit, le Mouvement connaît le même phénomène, rejoint année après année par :

- des physiciens, des chimistes créant les « Universitaires pour la vérité et la justice sur le 11/09 »


- Richard Cage qui a fondé « Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11/09 » comptant 700 membres. Parmi eux figurent d’éminents experts en génie civil affirmant sans l’ombre d’un doute que l’écroulement des tours n’est pas dû au choc des avions, mais porte toutes les marques d’une démolition contrôlée.


- des soldats du feu  qui, en 2008, créèrent « l’Association des pompiers pour la vérité sur le 11/09 ». Tous ceux qui en font partie ou presque ont vu périr l’un des leurs lors de la chute des tours


- D'anciens pilotes de ligne et militaires qui disent pourquoi l’explication sur les avions de ligne non interceptés, ne peut être recevable.


- des associations de professionnels de la santé, d’avocats, de responsables religieux et de responsables politiques pour la vérité sur le 11/09


- enfin, dernière association née, des officiers du Renseignements, anciens cadres de la CIA, qui, 8 ans après, sont prêts à parler.


Toutes ces associations sont appuyées par l’Association des victimes du 11/09 qui regroupe plusieurs centaines de familles ayant perdu un ou plusieurs membres dans la tragédie.



Reconfiguration et conclusions :



Pourquoi parler de tels faits sur un blog chrétien ! Pour plusieurs raisons !



1. D’abord pour le fait certain que tous les événements clés qui reconfigurent le monde ne se produisent pas par hasard. Le chrétien croit que la marche de l’histoire tend vers un but et que des paliers et des étapes importants jalonnent l’histoire des nations vers ce but. Le 11/09 en fait partie.



2. Parce que, ensuite, il est impossible de sortir indemne de la révélation d’une pratique du mensonge à un tel niveau. Les Etats-Unis représentent aux yeux de l’Occident la nation la plus éclairée, le porte-drapeau (de plus en plus terne) des valeurs chrétiennes, de la liberté. Si donc, dans une telle nation, forte d’un tel héritage, les ténèbres du mensonge peuvent être si épaisses, qu’en est-il du reste du monde ?



3. Cette révélation de la présence du mensonge programmé à haut niveau confirme une vérité affirmée par Satan à Jésus lors de la tentation, lorsqu’il Lui proposa, après lui avoir montré tous les royaumes de la terre, la domination mondiale : « Je te donnerai toute l’autorité et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été livrée, et je la donne à qui je veux ! » Non contredit par Jésus, Satan, le Menteur, affirme être l’esprit qui dirige le monde et tire en coulisses le fil de toutes les marionnettes qui y sont actrices ! Le philosophe Blaise Pascal disait à son époque : "La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu'à moins d'aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître." Il ne dirait pas autre chose aujourd'hui !



4. Cette révélation induit également ce que Jésus n’a cessé de dire et redire dans les Evangiles : ce n’est pas ici-bas que se trouve la vérité. Malheur donc à celui qui croit et de confie en l’homme (ou les hommes) pour asseoir ses certitudes. La vérité ne peut venir que d’En-haut, du royaume de Dieu, royaume dans lequel toutes ténèbres sont absentes. C’est pourquoi, en toutes choses, face à toute information, surtout à celle que l’on veut absolument, par le matraquage, nous faire croire, soyons hyper prudents ! Recoupons nos sources, cherchons... S'il est vrai que l'on nous ment si effrontément, qu'y a-t-il encore de sûr venant de ce monde ?




5. Je crois pour ma part que le 11/09 constitue une étape décisive vers l’Apocalypse. Apocalypse signifie révélation. Le titre de ce dernier livre donné à la Bible, souvent assimilé à la fin des temps et du monde, parle aussi d’une autre vérité. L’Apocalypse est le livre du dénouement. Il relate un temps où ce qui était secret apparaît de plus en plus au plein jour, pour que chacun, en connaissance de cause, choisisse son camp : celui de la Vérité ou celui du mensonge ! Tous les événements qui se déroulent en notre temps sont comme les pièces d’un puzzle se mettant en place pour que le scénario décrit dans la Bible comme concluant l’histoire du monde sous le régime du péché et du mensonge se réalise !


Je le redis : il est temps pour chacun d’afficher clairement à quel camp il appartient ! Pour ma part, convaincu par Jésus-Christ, j’ai choisi !



Pour une réflexion approfondie sur la complexité de connaître l'entière vérité sur cette affaire, lire :


http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/11-septembre-ce-que-nous-savons-61330


http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/attentats-du-11-septembre-au-dela-61331

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 5 septembre 2009

Ce si simple Evangile...

Vous arrive-t-il de penser que le message évangélique est trop compliqué ? Pour aider ses auditeurs à comprendre ce qu’Il voulait leur dire, Jésus, au lieu d’un long discours, a maintes fois utilisé des illustrations de la vie courante. Une illustration est une image qui visualise une vérité. Avec l’avènement du 7ème art, nous avons mieux que l’imaginaire pour fixer les images illustrant les concepts que nous voulons transmettre. Nous avons le film ! Si vous n’avez pas compris ce que Jésus a fait pour vous, en quoi Son sacrifice vous est utile, regardez cette vidéo. Je suis sûr qu’elle vous parlera plus qu’une longue dissertation sur le sujet !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus