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samedi 30 janvier 2010

L'injustice de Dieu


A-t-on le choix ?


Quelqu’un m’a dernièrement fait part du sentiment qui l’animait à l’égard de Dieu, et de la proposition de salut, énoncée dans l’Evangile, qu’il nous fait. Ayant trouvé la réflexion humainement pertinente, j’ai pensé qu’elle valait bien un travail de réflexion et une réponse. La réflexion était la suivante : Si nous refusons le salut de Dieu révélé en Jésus-Christ, la seule option qui nous reste est, selon l’Evangile, la perdition éternelle. Si telle est la réalité, a-t-on le choix ? Dieu ne nous contraint-il pas, par cette option à adhérer dans la crainte à son salut ? Si tel est le cas, où se trouve alors l’amour, puisque la seule chose qui nous attend, si l’on tourne le dos à Dieu est le rejet et la souffrance ?

Je voudrais dire ici que, à partir de la seule vue humaine des choses, je comprends que l’on raisonne de la sorte. Comme tout ce qui semble incohérent et contradictoire, nous devons seulement nous garder de penser que notre raisonnement, apparemment logique, soit juste. Comme c’est souvent le cas, en approfondissant les choses, on s’aperçoit vite que l’on a qu’une vue partielle de la réalité. De nouveaux paramètres découverts et intégrés, on réalise alors que notre raisonnement était biaisé parce que reposant sur des bases trop incomplètes. Le raisonnement ci-dessus correspond tout à fait à cette grille de lecture.

Paramètres de bases

La 1ère chose qu’il nous faut prendre en compte, lorsqu’on se permet de convoquer Dieu au banc des accusés, est que, de façon évidente, nous inversons de manière outrageante la vérité. Un livre de la Bible exprime de la manière la plus aiguë cette réalité : le livre de Job. Alors que Job, homme intègre et juste, est frappé de manière incompréhensible, ceci à tel point que ses amis pensent qu’il a dû commettre une faute grave, le livre se termine par la confusion pour tous les détracteurs de Dieu (Job compris). Ce qui est arrivé à Job sortait de tous les cadres de raisonnement humain. Le livre se termine en condamnant les jugements partiels et hâtifs et en justifiant Dieu. Apprenons du livre à être d’une extrême prudence lorsque nous faisons procès à Dieu. Il se peut bien que nous n’ayons pas tout compris et qu’à la fin, comme Job et ses amis, nous ayons à nous frapper la poitrine pour nos paroles insensées !

La seconde chose qu’il nous faut prendre en compte est le caractère insensé du procès dressé à Dieu. Dès l’origine, de manière évidente, Dieu avait le meilleur des projets pour l’homme, un projet qui n’avait comme raison d’être que l’amour gratuit de Dieu et comme finalité le bonheur absolu. Certes, en-dehors de ce projet, il n’existe rien d’autre dans l’univers. Dieu n’avait qu’un projet, et non deux. Il n’a pas prévu de bonheur éternel 1ère classe et 2ème classe. Seule la 1ère classe était dans ses vues, ce qui signifie que si l’on entre pas dans le projet, on rate tout. Accuser Dieu est quelque part le soupçonner de mauvaises intentions. Or, sans tout connaître et comprendre de Dieu, ce que nous en savons suffit pour nous assurer que seule la bienveillance est à l'origine de ses actes et de ses motivations. Si tel n'était pas le cas, aucun de nous n'existerait plus depuis fort longtemps !

Maintenant, de quoi accuse-t-on Dieu ? Est-ce du fait de nous avoir trop aimé, d’avoir visé trop haut pour nous, de ne pas être satisfait de nous offrir quelque chose de moyen ? Et que signifierait ce quelque chose de moyen dans le monde de Dieu où tout est parfait et excellent ? S’il n’y a pas d’autre option que celle que Dieu nous propose, cela tient à une chose : c'est le fait que, compte tenu de la nature de Dieu, il lui est impossible d’offrir à ses créatures autre chose que le summum. Dieu, rappelons-le, l’offrait au départ (et encore maintenant) gratuitement, sans exigence aucune de mérite. Le procès qui est ici fait à Dieu est donc le suivant : il est un procès à sa nature et à sa bonté. Un procès qui ne date pas d’hier, Jésus s’étonnant déjà de voir ceux qui l’écoutaient, et qui trouvaient injuste de gratifier de la même rétribution ceux qui avaient beaucoup ou peu travaillé pour lui en termes de durée, juger d’un mauvais œil qu’il soit bon envers tous !

L’injustice de Dieu

Dieu, accuse-t-on, n’est pas juste. C’est vrai et j’aimerais, en soutien de cette proposition, en donner les raisons. "Oui ! Dieu, ce n’est vraiment pas juste de ta part de nous aimer autant. Pourquoi donc nous as-tu destiné à un avenir de félicité si glorieux ? Pourquoi donc, toi qui nous aime, ne te satisfais-tu pas de nous voir nous vautrer dans l’écume de nos impuretés? Vraiment Dieu, tu n’es pas juste !  Nous t’avons tourné le dos. Nous avons laissé le prince des ténèbres prendre l’ascendant sur nos vies. Depuis, à bien des égards, notre vie est un enfer. Nous n’avons comme perspective que la mort dont nous essayons, par tous les moyens, de retarder l’échéance. Mais voilà que toi, tu ne te satisfais pas de la situation. Tu choisis, la mort dans l’âme, de venir dans la Personne de ton Fils, à qui tu nous destinais de ressembler, sur terre. Et là, au lieu d’utiliser tes pouvoirs pour te venger de nous, tu ne trouves rien de mieux à faire que de prendre sur toi le poids de tous nos forfaits pour les payer. Dieu, vraiment, ton injustice dépasse toutes les limites !"

Et la crainte ?

Certes, je l’accorde ! D’une certaine façon, on peut concevoir qu’il reste quelque part un élément de crainte dans la décision qui pousse un homme à se tourner vers Jésus-Christ pour son salut ! Et alors ! Qui, parmi ceux qui viennent de se faire vacciner peut dire que cette motivation n’a pas joué. La crainte, loin de là, n’est pas que négative. Elle peut être salutaire. Elle peut amener, par exemple, le skieur passionné à une forme de sagesse au regard des conditions météorologiques douteuses. Si les craintes s’avéraient fondées, qui pourrait l’accuser de les avoir écoutées. « Par certaines épreuves, disait un prédicateur, Dieu ne fait pas autre chose que pousser ses enfants à entrer dans son royaume à coups de fouet. » C’est, j’en conviens, un langage peu moderne pour notre temps qui se fait une gloire de la tolérance et du respect de la liberté de chacun. Il est, reconnaissons-le, cependant des situations dans lesquelles ce respect se traduit en fait comme de la non-assistance à personne en danger. Si d’aucuns trouvent Dieu trop pressant, soyons certains que personne, au ciel, ne lui reprochera  d'avoir fait, en termes de persuasion, tout ce qui était en son pouvoir pour nous éviter le pire.

Alors que Sodome et Gomorrhe allaient être détruites, l’on assiste à une scène des plus pathétiques. Un ange, envoyé par Dieu, presse Loth, qui traîne des pieds, à sortir au plus vite de la ville. Malgré la patience, on sent chez l’ange un certain agacement. Comment Loth peut-il tergiverser alors qu’il est au bord d’un si grand danger ! C’est pour l’habitant du ciel, chose incompréhensible. A vous qui me lisez, je le dis : ne lâchez pas la proie pour l’ombre ! Dieu appelle chacun de nous à entrer gratuitement dans Son royaume. Jésus-Christ, par sa mort, a payé le prix fort et nécessaire pour qu’un tel accès soit possible pour chacun. Que personne parmi vous, pour des considérations philosophiques sans substance, ne vienne trop tard !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Pourquoi Dieu parait-il si silencieux ? Si peu agissant dans les drames de beaucoup ? Un peu de vrais miracles , de temps en temps aiderait tellement plus à croire et faire confiance. Beaucoup de souffrances , de malheurs de desespoirs sans solutions.

Ichtus02 a dit…

Certes, le silence de Dieu peut nous paraître pesant. La question se pose cependant : lorsque Dieu parle est-il écouté ? Jésus était la Parole faite chair. Elle a été rejeté.

Je reste convaincu que si quelqu'un crie de tout son coeur à Dieu, il ne resera pas sans réponse. Notre difficulté est que nous aimerions que Dieu réponde sur commande. Il répond en son temps.

Souvent, il ne change pas les circonstances, mais le regard qu'on porte sur elles. J'ai écrit dernièrement un billet sur ce sujet : http://pour-que-tu-croies.blogspot.com/2010/08/javais-demande.html

Ce que Dieu promet, c'est Sa présence dans le coeur de tous ceux qui se tournent vers Lui et se confient pleinement en Christ pour leur salut. Jésus le dit à Ses disciples en les quittant : Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde !