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samedi 9 janvier 2010

Au revoir, mon frère...


Un jour comme les autres...

Ce lundi 21 décembre 2009 s'annonçait pour Jean-Marie comme les autres. Il ne faisait pas très chaud dehors. Une petite couche de neige blanchissait la campagne. Je ne sais quand il l'a remarqué. Mais  Jean-Marie sentit une douleur persistante vers le cou. "Cela doit être un torticoli, dit-il à son épouse Véronique. Je vais aller voir le médecin. " "Demande lui plutôt de passer à la maison, répondit Véronique." "Non! Je ne vais pas le déranger pour si peu. Je vais au cabinet. A tout à l'heure !"

Vu les difficultés pour sortir la voiture du garage, Jean-Marie partit à pied. Le cabinet était à plusieurs centaines de mètres de la maison. Arrivé dans la salle d'attente, Jean-Marie salua les personnes présentes et s'assit, attendant son tour. Quand tout à coup, les visiteurs le virent s'affaisser puis s'effondrer sur son siège. Un patient, qui connaissait les premiers gestes de secours, entreprit de le réanimer. En vain ! Les pompiers furent appelés et, pendant 3/4 d'heure, on essaya de faire revenir Jean-Marie. Tous les efforts furent inutiles : son heure était venue !

Parcours

C'est dans les années 80, peu de temps après son second mariage avec Véronique que j'ai connu Jean-Marie. Un ami, qui passait aux portes pour parler de l'Evangile, l'avait rencontré. Jean-Marie avait posé beaucoup de questions et il m'avait demandé de l'accompagner. Nous fûmes tous deux bien reçus. Il se trouvait dans la maison, en plus du couple, une petite fille Cathy, atteinte d'un cancer. Animée d'une grande vivacité, Jean-Marie nous parla du traitement que Cathy suivait régulièrement à Nancy.

Les détails de nos conversations d'alors se sont perdus dans le temps. Mais il ne fallut pas longtemps à Jean-Marie pour comprendre l'Evangile, et les enjeux qui y étaient liés. En recherche spirituelle, Jean-Marie avait dans sa bibliothèque beaucoup d'ouvrages ésotériques, à couverture noire et à caractère occulte. Un combat spirituel s'engagea dès lors entre les forces de la lumière et celle des ténèbres. Jean-Marie nous rapporta ainsi qu'à chaque lendemain de nos visites, Cathy faisait une rechute subite de globules blancs. Il fallait aussi vite que possible se rendre à Nancy. Je fis remarquer à Jean-Marie la nécessité de couper avec l'occultisme. Je lui lus le passage des Actes où suite à la prédication de l'apôtre Paul, des personnes qui avaient trempé dans les sciences occultes brûlèrent les livres qu'elles possédaient pour être libre du pouvoir de Satan. Je dis à Jean-Marie que le jour où il serait prêt, je le ferais avec lui.


La semaine suivante, j'eus la surprise de ne plus voir aucun livre ténébreux chez Jean-Marie. A la place, il y avait un tas de cendres dans son jardin. Jean-Marie avait choisi. Il ne m'avait pas attendu. Il avait renoncé aux ténèbres et s'était tourné vers la lumière, et Jésus-Christ pour être pardonné et libéré de ses péchés. Le Seigneur marqua son engagement par un grand acte de fidélité. Cathy n'eut plus besoin de retourner à Nancy. Elle fut guérie. Elle est aujourd'hui mariée, attachée au Seigneur, et maman ! Véronique mit un peu plus de temps que Jean-Marie, mais elle aussi se tourna vers Christ un peu plus tard.

Ennui de santé

La vie de Jean-Marie ne fut pas un long fleuve tranquille pour autant. Il essaya à bien des reprises de témoigner de sa foi aux enfants issus de son premier mariage. Il était de ceux qui ne cachait pas le drapeau de leur foi dans la poche. Il ne reçut pas toujours un accueil favorable. Véronique et Jean-Marie eurent 3 autres filles après Cathy : Sylvie, Sara et Justine.En 1989, à l'âge de 43 ans, Jean-Marie subit un pontage coronnarien grave et urgent. L'opération même était risquée. A partir de ce moment, Jean-Marie se considéra comme sursitaire de la vie. Ayant bénéficié d'une retraite anticipée, il passa ses dernières années, entre autres, à lire et méditer la Parole de Dieu. Homme de confiance et de relation, il fut désigné par ses frères dans la foi comme président de l'association des Amis du Charpentier, l'église locale dans laquelle lui et son épouse étaient intégrés. Jean-Marie était un enseignant apprécié, souvent sollicité. "Je me régale, disait-il, en préparant les prédications qu'il allait donner." Il s'en était d'ailleurs fait un stock important qu'il n'aura pas eu le plaisir de toutes délivrer.

Réflexion

Le départ subi de Jean-Marie a été un choc, même si, il y a quelques mois, il connut plusieurs alertes. Jean-Marie a achevé la course, il a gardé la foi. Son histoire nous rappelle qu'il y a dans la vie des jours cruciaux, déterminants, des rendez-vous qu'il ne faut pas manquer. Jean-Marie a fait le choix, après avoir reçu la lumière de l'Evangile, de se séparer des ténèbres. Il se savait prêt à affronter la mort. Sur l'avis de décès paru sur le journal à son sujet, on peut lire : "Ne me cherchez pas, non, je ne promène pas mon chien, non, je ne suis pas dans le jardin. Je suis parti retrouver mon Seigneur, mon sauveur. Au revoir à ceux qui m'ont connu. Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle : Evangile selon Jean, chapitre 3, versets 16.

Vous qui lisez ces lignes, avez-vous la paix et les certitudes de Jean-Marie ? Au revoir, mon frère...

Ci-joint le témoignage de Jean-Marie écrit par lui-même : http://vienssuismoi.e-monsite.com/rubrique,temoignage-de-jean-marie,328703.html



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

3 commentaires:

Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Enfer Noir ... a dit…

Bonjour,
Toutes mes sincères condoléances, je suis désolée pour votre ami. Je suis heureuse également qu'il est pu trouver sa voie.
J'ai un peu cette impression que ce billet a été écrit pour moi. On m'a souvent fait remarqué que lorsque j'écris sur le thème de la foi ou sur Dieu, j'étais à couteau tranchant, ma catégorie "Prière" entre autre, n'est peut-être que les cendres de ma foi, peut-être que dans le fond, j'ai déjà décidé ...
Il n'y a rien autour de moi, en pensée, en acte qui me donne une certitude et je suis de ses âmes qui ont besoin de toucher l'impalpable pour peut-être admettre que Dieu existe ...
Je ne voulais pas écrire cela mais c'est ce que je pense ...

Prenez soin de vous,

Bertrand a dit…

Bonjour,

J'ai été très ému en lisant ce témoignage.
Je vous présente mes sincères condoléances.

Cordialement,

Bertrand