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samedi 8 septembre 2012

Peine de mort et Bible


Dieu ou sa caricature ?

La Bible se présente comme la Parole inspirée de Dieu. Ce titre suppose de nombreuses choses. L’une d’entre elles est que tous les préceptes énoncés par la Bible sont en accord avec le caractère de Dieu. Il n’y a aucune loi écrite dans la Bible qui ne satisfasse le sens de la justice, du droit comme l’intention d’amour qui habite la Personne de Dieu. Il se peut que certaines ordonnances lues dans la Bible nous heurtent. Nous nous disons alors : se peut-il qu’un Dieu d’amour ordonne une chose pareille ? La question n’est pas juste ! Elle ne tient pas compte des différentes facettes qui composent l’Etre de Dieu. Ne considérer Dieu que sous un angle conduit inévitablement à Le caricaturer. C’est faire de Lui une idole, une représentation taillée, imagée, faussée de ce qu’Il est. Beaucoup de gens disent en vouloir à Dieu. La difficulté ne vient pas de ce qu’est Dieu, mais de ce que les gens pensent qu’Il est ! lLa conséquence en est que Dieu est haï, non pour Lui-même, mais pour l’interprétation que les gens se font de Lui.

La peine de mort

Parmi les préceptes qui choquent le plus les lecteurs novices de la Bible, la peine de mort se situe à une bonne place. Nulle part pourtant la Bible ne s’excuse sur le sujet. La peine de mort n’est pas citée comme une mesure par défaut. Elle fait partie de l’arsenal de la justice divine. En quoi la peine de mort est-elle compatible avec la nature aimante de Dieu ? Quelles intentions profondes légitiment le recours à une mesure si radicale ? Il est impossible de le comprendre sans saisir la finalité visée.

Interrogez tous les opposants à la peine de mort ! Tous sans exception vous diront que, quel que soit le délit commis, il est inhumain de punir un homme de cette manière. Tout est dit ici. Ce qui est au cœur de la considération avancée, c’est la valeur propre qu’a un individu. Plus que tout, l’individu prime. Toucher à l’individu, c’est toucher au monde. Nous sommes ici au cœur de l’humanisme. Vu sous cet angle, il n’est pas étonnant que la peine de mort paraisse comme un acte d’une injustice et d’une cruauté suprêmes.

La vision de Dieu sur le monde est toute autre. Si on la comprend bien, il apparaît que la peine de mort ne contredit pas, mais s’harmonise pleinement avec Sa nature. La vision du monde de Dieu diffère de celle de l’humanisme en ce que ce n’est pas l’individu, mais le bien de la communauté qui est au cœur de Sa préoccupation. La communauté est dans l’esprit de Dieu un corps, un ensemble dont chaque individu n’est qu’un membre. Détacher le sort d’un membre de celui de la communauté à laquelle il appartient, c’est perdre de vue l’angle sous lequel doivent être comprises les peines édictées par la loi.

 Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la nature de la sanction n’est pas la cause première de la ligne de fracture entre les opposants à la peine de mort et sa prescription par la Bible. Celle-ci se situe ailleurs. Elle est dans l’identification de ce que l’on cherche à sauver. Pour Dieu, la communauté est au cœur de tout. C’est elle qui, par-dessus tout, doit être protégée de la folie de l’un de ses membres. Pour notre société humaniste, c’est l’individu qui prime. C’est lui qui doit être protégé de la sévérité de la société. La vie (ou la survie) du membre est un enjeu supérieur à celui du corps. Aucun crime, quel qu’il soit, ne mérite donc d’être passible de la peine de mort. Les conséquences d’une telle manière de voir sont multiples : le frein qu’est la crainte qu’inspire la peine de mort a disparu, la société se trouve mal protégée et les victimes flouées. La peine capitale n’ayant, de plus, aucun substitut, la justice est débordée par le problème de surpopulation des prisons. Ce qu’on a voulu éviter à l’extérieur se produit à l’intérieur. La peine de mort n’est plus appliquée, mais les suicides la remplacent. Les prisonniers les plus faibles se donnent la mort, alors que ceux qui auraient dû mourir survivent. La société humaniste se retrouve prise au piège de sa propre dérive.

Rôle de la peine de mort

Comme bien social, la sanction de la peine de mort véhicule plusieurs bienfaits. Elle inspire la crainte. Chaque ordonnance de la Bible qui parle de la peine de mort se termine par la justification suivante : « afin qu’un tel mal ne se produise plus ». Elle résout le problème de la récidive qui fait que, au lieu que ce soit l’auteur d’un crime qui meurt, ce sont plusieurs autres victimes qui périssent. Elle accroît dans la société le sentiment de sécurité et de justice. Rien n’est plus décourageant pour les citoyens et les forces de l’ordre que le sentiment d’impunité qui prévaut dans nos sociétés.

De manière évidente, la peine de mort ne doit être exécutée que si l’on est sûr de la culpabilité de l’auteur présumé d’un crime. Toutes les circonstances doivent être prises en compte. Celles qui atténuent la responsabilité du coupable doivent lui permettre d’échapper à la sanction ultime. Une enquête sérieuse, documentée doit être menée. Le doute n’est pas permis.

Il est fort peu probable, sauf retournement d’opinion majeur, que l’on réhabilite la peine de mort. Je reste cependant persuadé que ce que Dieu a établi comme règle d’application de la justice est ce qu’il y a de meilleur. On ne fera pas mieux et les multiples problèmes auxquels a à faire face la Justice, le démontrent bien ! Souvenons-nous que le salaire du péché, c’est la mort. Mais le don gratuit de Dieu, c’est la Vie éternelle en Jésus-Christ. L’un ne contredit pas l’autre. Jugé par le monde, on peut être sauvé devant Dieu. Le brigand condamné à mort sur la croix à droite de Jésus en est la preuve vivante !

4 commentaires:

Anonyme a dit…

y a vraiment de tout sur le web, même des fous furieux qui dans des postures schizophrenes répandent les idées nauséabondes commes celles là au nom d'un dieu que personne n'a jamais vu !

Gilles Georgel a dit…

Vous transportez le traiteau de votre tribunal pour y faire comparaître les acteurs de sociétés anciennes qui ont vécu avec le principe que je défends sans que cela ne heurte leur conscience. les raisons évidentes se trouvent dans l'article que vous avez dû lire trop rapidement.

Pour la dernière partie de votre com : Des milliers d'hommes ont vu ce Dieu que vous prétendez invisible. il s'est présenté à l'humanité sous les traits de l'homme Jésus-Christ. Apprenez à le connaître !

LIAKS andra blogg a dit…

Bonsoir, je crois que votre approche de la question de la peine de mort oublie malencontreusement de prendre en compte la position de Jésus sur le sujet.

La Loi est claire: la femme adultère (et son complice, d'ailleurs) doivent être exécutés par lapidation. Jésus met cependant une condition à l'exécution de la sentence. Elle ne peut être infligée que par des hommes qui n'ont eux-mêmes jamais péché.

Il n'y a donc que deux hommes qui remplissent cette condition. Pour le premier, je le sais bien, Il s'appelle Jésus et Il est né à Bethlehem. Il a dit à la femme adultère de Jean 8, après que la honte avait fait partir ses accusateurs, que Lui non plus ne la condamnait pas. "Va en paix et ne pêche plus".

Le second, visiblement, c'est vous. C'est donc vous seul qui jetterez la pierre à la femme adultère, n'est-ce pas ?

Bien à vous

Gilles Georgel a dit…

Bonjour,

Je ne crois pas que c'est là ce que Jésus voulait dire. Cela signifierait alors que tous ceux qui ont participé à une lapidation demandée par la loi dans l'AT auraient péché.

Rom 13,1 à 5 nous rappelle que les autorités humaines portent l'épée pour exercer la vengeance contre celui qui fait le mal. La justice est une institution divine. Ceux qui l'exercent ne le font pas en leur propre nom, mais ils sont au service de Dieu. A vous entendre, plus personne sur terre ne peux condamner qui que ce soit puisque personne n'est parfait.

Après Noé, et la disparirion de la première civilisation par le jugement de Dieu, la première mesure prescrite par Dieu est la peine de mort : Genèse 9,6-7. La raison majeure en est que l'homme est créé à l'image de Dieu et que celui qui ôte la vie de son prochain mérite qu'on la lui ôte. L'institution judiciaire trouve son fondement ici. Parce que le crime n'a pas été puni, le monde s'est enfoncé dans le mal et c'est Dieu qui a opéré le jugement. L'institution judiciaire a été établie pour que Dieu ne soit plus obligé d'exercer directement la justice, mais que ce soit l'institution qui le fasse.

Dans l'épisode de la femme adultère, Jésus ne dit nulle part que les juifs ont tort dans ce qu'ils demandent. Il remet les accusateurs de la femme adultère face à leur propre injustice dans la démarche. Lisez la loi à ce sujet : il y a plein de failles ici. La femme seule est amenée à Jésus, pas son compagnon. Il fallait apporter les preuves de l'accusation : où sont-elles ?

La parole de Jésus montre que l'application de la loi peut être suspensif. Oui, on peut décider de faire grâce et de donner une seconde chance. Jésus prévient cependant la femme : pas de récidive.

Si vous appliquez la parole de Jésus comme vous le faites avant, la femme aurait peut de chance de survivre longtemps. Jésus ne lui demande pas d'être parfaite, mais de rompre avec son péché.

Au sujet de la peine de mort, la remarque du brigand sur la croix est intéressante. Alors qu'il est condamné à mort : il dit : nous, nous méritons ce que nous valent nos crimes. mais Lui n'a rien fait. Le brigand qui sera sauvé reconnaît qu'il mérite la peine de mort. Il se met à la place du coupable. Il a compris la gravité de ses actes et ne conteste pas le verdict de la justice. Se plaçant dans cette position, il est accessible au pardon de Dieu.

Tous ces éléments (et d'autres) doivent être pris en compte. Gardons-nous d'une réflexion simplite et partielle de la Bible. Elle est la plus sûre source d'erreur dans son interprétation.