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samedi 1 septembre 2012

Qui a tué Jésus ?


Tous innocents…

Malgré les siècles qui ont passé, la mort de Jésus reste une affaire non résolue. Les Juifs comme les Romains de l’époque ont condamné Jésus. La sentence a été exécutée. Mais, étrangement, les deux parties interrogées sur leur responsabilité dans cette mort font la même réponse. Face à la pression qu’exercent les autorités juives qui veulent la peau de Jésus, Pilate fait un geste insolite. Il prend de l’eau et, publiquement, se lave les mains, déclarant : Je suis innocent du sang de cet homme. C’est votre affaire : Matthieu 27,24. La foule massée devant lui ne se laisse pas impressionner. Elle lui répond : Que son sang retombe sur nous et nos enfants ! : Matthieu 27,25. Dans cette affaire, les Juifs en sont convaincus : ils n’ont rien à se reprocher !

Se laver les mains

Le geste de se laver les mains fait par Pilate m’a interpelé. On le retrouve curieusement prescrit des siècles auparavant dans la loi de Dieu. Il concerne une situation particulière : celle de la découverte dans un champ d’un cadavre suite à un meurtre. L’auteur du crime inconnu, la loi exige que les anciens de la ville la plus proche, accompagnés d’une génisse, se rendent en présence des prêtres au bord d’un cours d’eau. Substitut au coupable, la génisse innocente sera alors tuée. L’un après l’autre, les anciens de la ville, pour confesser leur innocence, prendront de l’eau et se laveront les mains sur la nuque brisée de l’animal : Deutéronome 21,1 à 9.

La situation de Jésus est la même que celle évoquée ici. Personne ne voulant reconnaître sa part de responsabilité, chacun se lave les mains au-dessus de la nuque brisée du Fils de Dieu. La facilité voudrait que ce soit les plus proches de Jésus qui soient les premiers fautifs. Dans l’ordre, il y a d’abord ceux de sa race, les Juifs. Ils sont en tous points ses plus proches. Puis viennent ses contemporains qui n’ont rien fait pour empêcher le crime… puis Pilate, qui savait qu’il condamnait à mort un innocent, puis les soldats romains qui ont appliqué la sentence. Qui a tué Jésus ? Personne de clairement identifié. Jésus est la victime d’un meurtre  dont l’auteur reste inconnu !

Tous coupables

Si tous se présentent comme innocents, c’est parce que tous sont en fait coupables. La procédure qui a conduit à la mort de Jésus me fait penser à celle qui mène à l’avortement d’un embryon. Personne n’est vraiment coupable. Le père : parfois il ne sait même pas qu’il a fait un enfant. La mère : vu sa situation, elle ne peut gérer. Le personnel hospitalier : il ne fait que son boulot. Ce n’est pas lui qui a pris la décision. L’enfant a été tué, mais il n’y a pas d’auteur identifié. Tout le monde se lave les mains au-dessus de la nuque brisée du bébé muet.

Facile de jeter la pierre aux autres ! Et moi là-dedans ? Près de 2 000 ans, après la mort de Jésus, j’ai dû reconnaître que je ne pouvais pas me laver les mains au-dessus de son cadavre. Certes, je n’étais pas physiquement présent au moment où Jésus a été condamné, puis crucifié. Mais j’ai trouvé dans mon cœur, bien vivantes, les mêmes raisons que celles qui ont conduit les contemporains de Jésus à demander Sa mort. Jésus était trop gênant. Il mettait trop le doigt, dans la vie de ceux qu’Il côtoyait, sur ce qui faisait mal. Il n’était pas religieusement correct. Il insistait trop sur les droits qu’avait Dieu sur la vie de chacun.

Petit à petit, le consensus s’est fait. Pas question que Jésus prenne davantage autorité sur le cœur et la pensée du peuple. Il est un trop grand danger pour l’équilibre des forces. Mieux vaut l’hypocrisie que la vérité. Elle ne résout rien mais, au moins, elle sauve l’apparence. Le radicalisme de Jésus est trop dangereux. Sa liberté est trop incontrôlable. Le retournement auquel il appelle est trop entier. Il faut l’éliminer.

Identification de l’auteur

J’ai longtemps résisté à Jésus. J’avais de bonnes raisons. Avait-il seulement existé ? Si c’était le cas, quel rapport entre ma vie et la sienne ? Puis, mes yeux se sont ouverts. J’ai compris d’abord quelle était la cause du mal-être dans lequel je vivais. Je revendiquais mon indépendance, le droit de faire ce que je voulais, de vivre comme je l’entendais. Je voulais être le chef de ma vie, que personne ne me dicte ce que j’ai à faire. Jésus me disait que c’était là la clé de mon malheur. Il voulait détrôner ce moi qui prétendait siéger en maître et prendre cette place dans ma vie. Je me suis opposé. Que Jésus me donne un coup de pouce pour que cela aille mieux : volontiers. Mais qu’il me vole ma vie pour que je vive selon la sienne. Pas question !

J’ai capitulé ! J’ai compris que ma révolte, comme celle des contemporains de Jésus, a été cause de la mort de Jésus. Jésus était innocent de tout mal. Longtemps, avec les autres, je me suis lavé les mains sur sa nuque brisée. Aujourd’hui, l’auteur de la mort de Jésus n’est pour moi plus un inconnu. Je suis coupable ! Avec d’autres certes, mais ma part est incontestable. Je ne peux plus me laver les mains dans l’innocence. En me plaçant du côté des auteurs identifiés de la mort de Jésus, j’ai fait une expérience incroyable : celle d’entendre la voix de Dieu m’assurer de Son pardon. Oui, Jésus est mort à cause de moi, mais Il est aussi mort pour moi ! Pour que tout ce qui me séparait de Dieu soit ôté !

Faites comme moi ! Ne vous lavez plus les mains au-dessus de la nuque brisée de Jésus ! Ne prétendez pas n’avoir rien à faire avec cette affaire ! Vous êtes concernés par la mort de Jésus ! la mort de Jésus est due au fait que nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous ! Vous devrez un jour répondre de vos actes, de votre position à Son égard ! Mieux vaut le faire maintenant que trop tard !


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