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samedi 15 octobre 2011

L'homosexualité : insurmontable ?

Généralités

Les pratiques homosexuelles régulières concernent 5 à 7% de la population, y compris parmi les membres d’églises. On ne naît pas homosexuel, on le devient. Toutefois cela n’émane pas d’un choix personnel conscient.

L’homosexualité s’impose chez la personne concernée vers l’âge de 10-11 ans en moyenne, au travers d’attirances sentimentales et (ou) sexuelles progressives envers les personnes du même sexe qu’elle, exactement de la même manière que ce processus se déroule chez les personnes hétérosexuelles. S’il y a refoulement, les attirances reviendront dangereusement au galop beaucoup plus tard, alors même que la personne est parfois mariée avec enfants.

Distinction

Il est très important de savoir que plusieurs sortes d’homosexualité existent, autant chez les femmes que chez les hommes :

- l’homosexualité accidentelle et subie, liée aux attouchements sexuels d’un tiers

- l’homosexualité passagère, qui ne fait que transiter durant l’adolescence

- l’homosexualité de circonstance, pratiquée dans les lieux où les personnes de sexe opposé ne sont jamais présentes

- l’homosexualité réactionnelle, liée à une épreuve affective brutale

- l’homosexualité refoulée, liée à un déni

- l’homosexualité structurelle, qui s’est installée très tôt dans une vie, et demeure souvent très ancrée dans l’identité entière

- enfin, la bisexualité qui est le fait d’être attiré indifféremment par les hommes ou les femmes

Etapes

Une homosexualité ancrée depuis une longue période dans la vie d’un homme traverse bien souvent les étapes suivantes :

- Homo-carence (manque de sécurité et d’affection masculine) et donc homo-recherche

- Homo-découverte puis homo-attirance

- Homo-compensation, puis homo-sentimentalité

- Homo-fusion puis homosexualité

- Homo-consommation, et bien souvent… homo-consumation

Le même parcours existe chez les femmes, avec souvent comme point de départ un manque de sécurité et d’affection féminine, et parfois masculine.

Jugement

Réduire la personne homosexuelle à sa seule sexualité, c’est comme réduire la personne hétérosexuelle à sa seule sexualité. Une personne hétérosexuelle est d’abord une personne qui aime ; le même comportement existe chez la personne homosexuelle.

Il est donc hors de question pour l’entourage – parents, amis, collègues de travail, chrétiens insérés dans leur église – de rejeter, de brimer, de montrer du doigt la personne homosexuelle, qui est avant tout une personne riche de bien des qualités, et ne pourra jamais être résumée par sa seule sentimentalité et sexualité.

La Bible, dans plusieurs écrits, définit la pratique de l’homosexualité comme un dysfonctionnement parmi d’autres dans la création, et une transgression de la loi divine. Cependant, elle ne rejette aucunement la personne homosexuelle, car l’amour de Dieu s’adresse à toutes ses créatures.

« Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre : Jean 8,7.

Questions

Toute personne ayant de fortes attirances homosexuelles et ayant foi en Dieu se posera des questions difficiles à répondre : que vont devenir ma vie intérieure et mon identité, si je refoule et rejette mes attirances ? Devrai-je rester toute ma vie dans la souffrance au travers d’un célibat et d’une chasteté obligés, ou me forcer à me marier à une personne du sexe opposé pour contenter mon entourage ?

Un début de réponse existe. Il ne s’agira pas de refouler son homosexualité et d’entrer dans le déni, mais tout d’abord d’extérioriser verbalement un vécu intérieur souvent douloureux auprès d’un conseiller qualifié, qui ne jugera aucunement mais accompagnera dans la sérénité et dans le temps.

Chaque accompagnement devra être personnalisé, car il n’y a pas une homosexualité mais des homosexualités. Ainsi, il faudra faire la différence entre le cas d’une homosexualité apparue suite à un viol ou à des attouchements opérés par une personne de même sexe, et celui d’une homosexualité apparue d’une manière progressive au beau milieu d’une enfance sans perturbation apparente.

L’important sera de ne pas exercer de pressions psychologiques ou spirituelles, mais d’aider la personne à se réconcilier avec elle-même, en étant aidée et conseillée (dans le respect de ses décisions, de ses réticences et de son avancement), tant par des accompagnateurs chrétiens que par le Seigneur Jésus lui-même à qui elle aura déjà donné sa vie.

Homosexuel un jour, homosexuel toujours

Ce vieil adage est faux, contrairement aux affirmations de certaines associations influentes. Pour preuve, les nombreuses personnes qui étaient installées dans l’homosexualité depuis de nombreuses années, et qui vivent désormais une hétérosexualité assez sereine. Autre adage qui est un véritable leurre : Dieu m’a créé homosexuel.

La Bible nous appelle à trouver notre véritable identité en Christ, ce qui inclut aussi certains renoncements dans le domaine de la sexualité. Parmi ceux-ci : la fornication, l’adultère, la débauche sexuelle. Le renoncement à la pratique de l’homosexualité en fait aussi partie. Il est certes difficile, mais n’est pas insurmontable pour qui aime vraiment Dieu en premier.

D’autre part, un chrétien affermi peut – s’il le désire ardemment et seulement à cette condition – rentrer volontairement dans un processus de restauration de l’homosexualité vers l’hétérosexualité. Le franchissement de ce processus demande souvent plusieurs années et nécessite l’accompagnement fidèle d’un conseiller qualifié qui ne soit ni un charlatan, ni un intégriste religieux, ni un psychothérapeute reniant la dimension spirituelle de l’être.

Cette restauration peut comporter plus tard des zones fragiles, sensibles, auxquelles il conviendra d’accorder la plus grande importance. Mais la même fragilité, les mêmes faiblesses existent aussi chez beaucoup de personnes hétérosexuelles, qui doivent veiller au grain pour garder le bon cap d’une sentimentalité et d’une sexualité épanouies.

Tiré d’un tract édité par Média-Espérance. Auteur : Philippe Auzenet, fondateur de l’Association OSER EN PARLER, dont le but est d’accompagner les dépendants sexuels, et les personnes en mal-être dans leur sexualité ou leur identité sexuelle. Avec autorisation.

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