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samedi 8 octobre 2011

Fable ou vérité ?

Mythe ou récit historique ?

Toute la foi des chrétiens, nous le savons, repose sur les Evangiles. Les Evangiles n’ont pas été écrits au hasard. L’apôtre Pierre dit que ce n’est pas par une volonté humaine, mais poussés par le Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu, que les hommes ont parlé de sa part : 2 Pierre 1,21. Pour qui ne connaît rien de l’Evangile, il faut avouer que, dès le début, il y a de quoi déconcerter. Les faits relatés portent tant la marque de l’inhabituel, du surnaturel et de l’extraordinaire que, très vite, une question légitime se pose : sommes-nous ici face à un récit historique ou un mythe ? La naissance de Jésus d’une vierge, dans une crèche, le chœur d’anges s’adressant aux bergers, l’étoile guidant les mages d’Orient jusque Bethléem : comment croire en la véracité de ces récits ? Ne sommes-nous pas ici, comme dans d’autres récits, dans le domaine du mythe ?

Avant d’apporter les éléments sur lesquels repose la crédibilité des faits relatifs à la vie de Jésus, tels qu’ils nous sont rapportés dans les Evangiles, il serait bon de s’interroger sur ce qu’est un mythe ou une fable. Le mot mythe vient du grec Muthos qui signifie « parole » ou « récit ». Le mythe est un récit qui se veut en quelque sorte fondateur. Même si les éléments dont il est composé sont imaginaires, amplifiés ou inexacts, le but du mythe n’est pas de rendre compte de la réalité, mais de donner un fondement à une croyance, une tradition ou une action. Le mythe se veut explicatif. Il revêt toujours un caractère symbolique. Au vu de cette définition, la question se pose : les Evangiles apportent-ils de Jésus un récit mythique, qui se veut fondateur d’une foi, ou racontent-ils, malgré leur caractère hors du commun, des faits réels ? Sommes-nous avec Jésus dans le symbolique ou dans l’authentique ? Il faut relever que, bien que centrée ici sur Jésus, la question ne se limite pas aux Evangiles. Elle touche à toute la Bible qui, construite sur une même logique, forme un tout inséparable.

Deux arguments irréfutables différencient à jamais les récits bibliques et le témoignage rendu à Jésus du mythe ou de la fable :

1er argument : les témoins oculaires

Alors que l’apôtre Pierre évoque la gloire future de Jésus, il dit : «Nous ne nous sommes pas appuyés sur des histoires habilement inventées, lorsque nous vous avons fait connaître la venue de notre Seigneur Jésus-Christ dans toute sa puissance, mais nous avons vu sa grandeur de nos propres yeux : 2 Pierre 1,16. » Pierre évoque, pour appuyer ses dires, un événement auquel seuls trois proches de Jésus ont assisté : sa transfiguration soudaine sur une montagne. Trois évangiles sur quatre relatent l’épisode auquel Pierre fait référence. Jean, qui a écrit plus tardivement, n’a pas cru bon de le faire, le fait étant déjà suffisamment connu. Si Pierre évoque la gloire future de Jésus, il n’invente rien. Il ne fait qu’évoquer ce qu’il a vu par anticipation ce jour-là !

Il faut noter ici que ce souci de vérité anime constamment les auteurs de l’Evangile. Luc, particulièrement, tient, avant même d’écrire, à préciser ses intentions. Adressant son évangile à un ami, il l’introduit ainsi : Plusieurs personnes ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont passés parmi nous, d’après les rapports de ceux qui en ont été les témoins oculaires depuis le début et qui sont devenus des serviteurs de la Parole de Dieu. J’ai donc décidé à mon tour de m’informer soigneusement sur tout ce qui est arrivé depuis le commencement, et de te l’exposer par écrit de manière suivie, très honorable Théophile ; ainsi, tu pourras reconnaître l’entière véracité des enseignements que tu as reçus : Luc 1,1 à 4.

Le souci de se rapporter aux témoignages des témoins oculaires de la vie de Jésus ne touche pas seulement aux actes miraculeux dont il est l’auteur. Il concerne aussi l’événement le plus surnaturel de l’Evangile : sa résurrection. Paul le dit aux Corinthiens : « Mes frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez reçue et à laquelle vous demeurez attachés. C’est par elle que vous êtes sauvés si vous la retenez telle que je vous l’ai annoncée ; autrement vous auriez cru en vain. Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi–même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures ; il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Ecritures. Il est apparu à Pierre, puis aux Douze. Après cela, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart vivent encore aujourd’hui – quelques–uns d’entre eux seulement sont morts : 1 Corinthiens 15,1 à 6. »Notons pour conclure ce point que, convaincus de la véracité de ce qu’ils ont vu, la plupart des témoins de l’époque payèrent du prix du martyr leur fidélité au témoignage rendu.

2ème argument : la prophétie

Le témoignage rendu à Jésus possède ici un atout que nul récit mythologique ne peut revendiquer. Jésus, en effet, n’est pas apparu, pour ainsi dire, nu sur la scène de l’histoire, mais habillé, revêtu de tous les vêtements des prophéties antérieures précises annoncées sur lui. Jésus n’est pas un éclair fugace. Il est le soleil qui paraît après l’étoile du matin qui, au milieu de l’obscurité la plus profonde, le précède. Pour qui étudie le sujet, la prophétie biblique ne cesse d’être une cause d’étonnement. Pour plusieurs raisons :

a. sa précision :

Qui dit prophète dit visionnaire. La prophétie étant un art mystérieux, c’est de manière cachée, allusive que ceux que l’on prend pour prophète dans ce monde, tel Nostradamus, s’expriment. Leur prophétie est si vague qu’ils ne courent que peu de risque en les énonçant. On peut en effet toujours alléguer que ce n’est pas le prophète qui s’est trompé, mais ceux qui l’ont interprété.

Il n’en est rien des prophètes bibliques. Leur précision est proprement stupéfiante. Elle dépassement l’entendement. Esaïe annonce ainsi, 8 siècles avant Jésus, qu’il naîtrait d’une jeune fille : Esaïe 7,14. Michée, son contemporain, précise que ce serait à Bethléem : Michée 5,1. Zacharie prédit, 6 siècles avant Jésus, qu’il sera vendu pour trente pièces d’argent : Zacharie 11,12. Des dizaines de prophéties aussi précises émaillent ainsi le texte millénaire de l’Ancien Testament au sujet de Jésus.

b. le caractère révélé de la prophétie

Pierre le dit : la prophétie est comme une lampe qui a brillé dans un lieu obscur jusqu’à ce que la lumière paraisse : 2 Pierre 1,19. L’obscurité à partir de laquelle les prophètes ont parlé ne concernent pas seulement l’époque dans laquelle ils vivaient. Elle touche aussi le bagage de connaissance qu’ils possédaient. Si je vous dis que nous allons vers une dépression économique mondiale, ma parole est certes prophétique. Mais elle ne part pas de l’inconnu. Les feux de l’économie étant tous au rouge, ma prophétie n’est au plus qu’une projection intuitive, un prolongement du présent.

Rien à voir avec la prophétie biblique. C’est par révélation que les prophètes ont reçu leur message qui, la plupart du temps, était une folie pour la raison. Paul dit que la sagesse que les prophètes ont reçue était la sagesse mystérieuse et cachée de Dieu, une sagesse qui échappe au monde. Il s’agit, dit Paul, « de ce que l’œil n’a pas vu et que l’oreille n’a pas entendu, ce que l’esprit humain n’a jamais soupçonné, mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment : 1 Corinthiens 2,9. Evoquant l’Evangile, l’humaniste Jean-Jacques Rousseau l’avouera lui-même : « Oui, si la vie et la mort de Socrate sont d’un sage, la vie et la mort de Jésus sont d’un Dieu. Dirons-nous que l’histoire de l’Évangile est inventée à plaisir ? Mon ami, ce n’est pas ainsi qu’on invente, et les faits de Socrate dont personne ne doute sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ. »

Ce n’est pas ainsi que l’on n’invente. Ma conclusion est la même. Bien que tout entier marqué par le surnaturel, il y a tant d’évidence que les faits rapportés par l’Evangile au sujet de Jésus sont réels que l’on ne peut les prendre que d’une manière. C’est ici la Vérité qui nous est dite !

1 commentaire:

Jonathan a dit…

La Bible forme un tout inséparable et indissociable. C'est pour leur malheur que certains la découpent en rondelles ! Ce petit com pour vous encourager dans votre service. Que Dieu vous bénisse. Bien fraternellement en Christ