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samedi 27 février 2010

Danger de ruse


La ruse

S’il y a un procédé qui est du mensonge à l’état pur, c’est la ruse. Rusé est le premier qualificatif que l’on trouve dans la Bible en rapport avec le diable. Alors que nos premiers parents viennent juste d’être créés, qu’ils se promènent dans leur état d’innocence dans le jardin de Dieu, le serpent, qui est le plus rusé des animaux des champs que Dieu avait fait, s’approche d’eux pour les tenter, raconte la genèse. Nous avons dans le récit qui relate comment le serpent s’y est pris pour arriver à ses fins tous les ingrédients de la manière d’agir du rusé. Que nous croyons ou non au texte biblique ne change pas grand-chose. Les faits sont là. Tous les rusés se ressemblent. Ce que le texte de la Bible nous dit est que le monde entier est victime, depuis son départ, d’une ruse. Présente au début de l’humanité, la ruse continue à être l’élément de prédilection utilisé par ceux qui manipulent les masses pour parvenir à leurs fins. Essayons en quelques traits de dresser le portrait de l’homme rusé, esquisse à laquelle vous pouvez, lecteur, ajouter vos propres traits.

Le rusé : votre bienfaiteur !

S’il y a deux points sur lesquels mise l’homme rusé, c’est à la fois son apparence et son discours. Bien évidemment, l’homme rusé ne va pas se présenter à vous comme un malfaiteur. Au contraire, il est votre bienfaiteur. Il sait d’ailleurs tout à fait ce qui ne va pas chez vous, ce qui vous manque ; et il sait exactement comment répondre à votre besoin ou votre mal-être. Ce qu’il ne vous dit pas (et dont vous n’êtes pas conscients), c’est que le rusé a eu l’intelligence de créer en vous le problème avant de vous proposer sa solution. Le rusé est un ingénieur du mal. Il connaît bien la nature humaine qu’il a étudié sous toutes ses coutures. Il sait exactement par quel bout la prendre. Il connaît bien toutes les portes qui donnent accès à l’âme (la porte de l’insatisfaction, celle de la peur, celle du doute…) et quelle clé il faut utiliser pour en ouvrir les serrures. Suivant le cas, il adapte son approche de manière à ce qu’elle soit la plus appropriée à la personne qu’il veut séduire.

Notons ensuite que, pour arriver à ses fins, l’homme rusé se doit d’avancer prudemment. Intelligent, il a l’œil exercé à la mesure, la pondération, la juste évaluation de ce qu’il peut dire on non. La séduction étant son but, il est évident qu’il ne faut pas que, par une manœuvre trop brusque, la victime se rende compte du piège qui lui est dressé. C’est son adhésion que le rusé cherche. C’est la victime qui, sous son influence, doit choisir de faire le faux pas qui va causer sa ruine. L’impératif pour cela est que le rusé doit absolument gagner sa confiance. Comme le prédicateur, le rusé cherche à gagner l’adhésion de la foi de celui à qui il fait parvenir son message. Aussi, en plus de la connaissance de la nature humaine, est-il un expert dans l’art d’argumenter et de présenter les choses. Il sait en effet que, comme le chien qui abandonne l’os qu’il ronge pour le steack qu’on lui propose, personne parmi les hommes n’est prêt à renoncer à ce qu’il sait s’il n’est pas convaincu que ce qu’on lui présente est meilleur ou supérieur.

Le rusé : votre malfaiteur !

Nous devons en être convaincu : il n’y a rien de bon dans l’homme rusé. S’il s’intéresse à vous, c’est uniquement pour le profit que, en tant que victime, vous représentez pour lui. Si, un instant, vous pouviez lire dans ses yeux ce que vous êtes pour lui, la connaissance de la vérité ferait qu’aussitôt vous cesseriez tout dialogue et toute relation avec lui. Le but du rusé d’ailleurs n’est pas que de vous séduire. Il est de vous gagner à lui de manière à ce que, à votre tour, vous soyez un outil qu’il peut utiliser pour séduire d’autres. Le rusé le sait bien : la force de conviction est beaucoup plus forte lorsque c’est un proche qui parle plutôt qu’un étranger. Preuve en est par l’exemple biblique : si le diable a dû user de ruse pour séduire Eve, il suffit ensuite que celle-ci invite Adam à goûter au fruit défendu pour qu’il le fasse. « Si Eve, que je connais bien et que j’aime le dit, se dit Adam, c’est que cela doit être bon pour moi… ! Séduite, Eve, la plus proche d’Adam, devient ainsi l’agent de contamination du mal pour lui. Chapeau, le rusé !

Principes de précaution

Comment vivre dans un monde dominé par la ruse, et fait de millions de victimes porteuses de ses agents pathogènes ? Je vous dis ici ce que je pense à ce sujet (là aussi, vous qui lisez ces lignes, vous pouvez y ajouter).

1. Si la ruse réussit, c’est d’abord parce qu’elle a face à elle une bonne dose de naïveté et de crédulité. Naturellement, il se trouve que nous sommes davantage porter à croire spontanément ce que les autres nous disent plutôt qu’à en douter. Cette bonne disposition s’aggrave d’autant plus chez ceux qui sont sincères et, plutôt que dans le mensonge, tendent à vivre dans la vérité. Habitués qu’ils sont à de telles attitudes, ils sont à des kilomètres de penser que leurs interlocuteurs sont dans un autre état d’esprit.

Apprenons donc la prudence ! Une information qui se présente à nous, surtout si elle exige de nous un engagement nouveau et précis, se doit d’être vérifiée. Le mal dont on nous parle et duquel on veut nous préserver par un bienfait proposé, est-il réel ou créé de toutes pièces ? Il ne sera plus temps, lorsqu’on aura pris le « médicament » sensé répondre à notre problème, de faire demi-tour

2. Méfions-nous ensuite de tout ce qui se présente sous la forme d’un discours sûr, certain, dans lequel on ne respecte pas votre liberté de choix et d’analyse. Pour éviter que les hommes rusés ne trompent trop de crédules, la loi prévoit un délai au cours duquel des acheteurs éventuels peuvent se rétracter. La vérité ne craint rien, elle peut être mise à l’épreuve. Il n’en pas de même du mensonge qui exige une adhésion rapide, immédiate, qui refuse le temps de la réflexion. « Viens et vois, disait Jésus, à ceux qui s’interrogeaient sur lui. » Apprenons à ne pas signer rapidement, mais à prendre le temps de l’examen et du recul nécessaire pour savoir exactement ce à quoi nous nous engageons !

3. Sachons que la meilleure parade au mensonge est la vérité. Il est un peur dur de le dire, mais ne sont finalement séduits que ceux chez qui elle n’est pas. Pour ma part, cette vérité, je l’ai trouvée dans la parole du Dieu éternel, Créateur, qui ne ment pas : la Bible. Elle est le mètre étalon auquel je peux mesurer la validité, le bien-fondé, la crédibilité de ce que, par ailleurs, je peux lire ou entendre. La fréquenter sensibilise ma conscience, affine ma perception spirituelle des choses, m’oblige à corriger de façon constante ma manière de penser, me permet d’entrevoir dès le début la fin d’une chose. Sans elle, je l’avoue : je ne vois pas aujourd’hui comment, dans le labyrinthe de tout ce qu’on entend, je m’y retrouverais pour savoir ce qui, sûr et certain, ne passera pas !

4. Gardons-nous toujours enfin de l’attitude présomptueuse de ceux qui sont sûrs d’eux-mêmes. La puissance de séduction sera telle à la fin des temps, dit Jésus, que le Rusé finirait par séduire même les élus, s’il était possible. Le diable est expert pour, de prince des ténèbres qu’il est, se faire passer à nos yeux pour un ange de lumière. A l’ère d’Internet, ère de la connaissance et de la communication globales, vérités et contrevérités sont si bien défendues qu’il est pratiquement impossible au citoyen lambda que nous sommes de savoir qui a raison. Même la lecture des faits, fondement indispensable à la connaissance de la vérité, est mise à si rude épreuve par la profusion d’images, qu’il en devient impossible d’arriver par ce seul moyen à la certitude.

Rappelons-nous ici l’essentiel : c’est dans la mesure où j’aime la vérité dans ma vie que je serai gardé de la puissance du mensonge que j’entends au-dehors. « Si ton œil est en bon état, dit Jésus, tout ton corps sera éclairé. Mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera dans les ténèbres ! »

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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