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samedi 11 avril 2009

Pâques ou la formule de la vie


Pressé de connaître la suite…

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé, alors que vous êtes en pleine lecture d’un roman passionnant dans lequel le héros que vous suivez se trouve confronté à mille dangers, d’être exposé à la même tentation que moi. Plongé que vous êtes dans l’histoire, pris avec votre personnage dans l’angoisse dans laquelle il se trouve, il y a une seule chose, pensez-vous alors, qui permettrait à la pression que vous ressentez de relâcher son étreinte : c’est de savoir comment finira l’histoire. N’y tenant plus, vous voulez en avoir le cœur net ! Laissant le cours du récit où vous vous trouvez, vous commencez alors à feuilleter plus avant les pages du livre que vous lisez pour vous projeter à la fin de l’histoire. Peu importe ce que votre héros va encore vivre, ce par quoi il va encore passer : il vous faut savoir à tout prix comment les choses se termineront pour lui !

Cette tentation que nous avons peut-être tous connu à la lecture d’un livre stressant nous enseigne une vérité importante. Cette vérité est que la connaissance de la fin ou de l’issue heureuse des choses est, en période d’angoisse ou de détresse, la ressource la meilleure pour nous rendre apte à supporter le présent. Songeons au cas d’hommes ou de femmes retenus, comme Ingrid Bettancourt, prisonniers par des ravisseurs. Au-delà du caractère pénible de la situation qu’ils ont traversé, quelle était pour eux la source d’angoisse la plus forte ? Très certainement dans le fait de ne pas savoir du tout comment les choses allaient se terminer pour eux !

Imaginons par contre que, par un procédé miraculeux, on ait pu faire parvenir à ces personnes le film futur de leurs vies, film dans lequel figurerait la scène de leur libération. Combien aurait été alors différent pour elles, le vécu de leur captivité. Quoi qu’on leur fasse, quoi qu’elles traversent, quoi qu’on leur dise, ces personnes le savent parce qu’elles l’ont vu : les difficultés, la détresse dans lesquelles elles vivent ne sont que passagères et provisoires. Il y a pour eux une issue finale et heureuse qui les attend ! Et la connaissance de cette fin suffit à elle seule pour leur donner de supporter le présent difficile qu’elles traversent.

L’avantage de la foi

S’il a bien un avantage à la foi en Jésus-Christ par rapport à l’incroyance, ou à la fausse foi, c’est bien celui-ci. Bien que pouvant connaître ici-bas beaucoup d’adversités, celui qui a placé sa confiance en Jésus-Christ pour son salut connaît d’avance quelle est l'issue finale de sa vie. Cette certitude que le chrétien possède n’a rien à voir avec de l’auto persuasion. Elle repose sur un fait réel qui est au centre de sa foi, et qui est la raison de Pâques : la mort suivie de la résurrection de Jésus-Christ. La Bible est claire quant à la résurrection de Jésus. Attestée par près de 500 témoins, elle sert de prémices, dit Paul, à notre résurrection future. Lié à Jésus-Christ pour son salut, le croyant, dit la Bible, est en quelque sorte, mort et ressuscité avec lui. Il est comme une page d’un livre, à qui arrive tout ce qui arrive au livre auquel elle est liée. Jésus étant au ciel, victorieux, il l’est déjà aussi !

A propos de livre…

A propos de livre, l’apôtre Jean, dans l’apocalypse, décrit la vie du croyant comme un livre en trois parties. Le croyant est un homme qui, dit-il, a part à la détresse, à la persévérance et à la royauté que connaît son maître Jésus. S’il y a un volet bien connu de la vie de Jésus ici-bas, sans nul doute, c’est bien le volet détresse. Jésus, c’est l’homme frappé, insulté, humilié, trahi, abandonné, puis condamné, crucifié. Ils sont aussi légions dans ce monde les disciples de Jésus qui, à cause de leur foi en Lui, connaissent la détresse.

Le second volet est, dit Jean, le volet persévérance. Une persévérance qui est, dans la vie de Jésus, une source constante d’étonnement. Persévérance à ne pas se lasser de faire le bien, à supporter les contradicteurs, à patienter avec la lenteur à comprendre de ses disciples. Pour autant, la persévérance dans la vie de Jésus, comme dans celle de ses disciples, n’est pas le fruit de sa seule force de volonté. Elle est le produit de la certitude de la réalité du 3ème volet de sa vie.

Ce 3ème volet, dit Jean, est la royauté ! Oui ! Ici-bas, il est vrai que Jésus, dans sa fin, a tout de la figure du perdant et du vaincu. Et pourtant. C’est au point le plus bas de sa faiblesse que la puissance de Dieu va se mettre en œuvre pour le relever… et le faire asseoir aux côtés de Son Père dans le ciel ! D’où venait la force de Jésus de braver tous les vents contraires ? D’où lui venait cette persévérance, cette ténacité à toute épreuve ? De la connaissance que Jésus avait de sa fin. Alors qu’il était en plein dans les pages " détresses " du livre de sa vie, Jésus en connaissait déjà l’issue glorieuse. L’avantage de Jésus est aujourd’hui aussi celui de tous ceux qui lui ont remis, volontairement, les rênes de leur existence.

Conclusion

Par Jésus nous est donnée, à nous humains, la formule secrète de la vie. Dans sa formulation, elle est d’une grande simplicité. Vivre, c’est puiser dans les certitudes du futur la force de traverser le présent. Bien que séparés, les trois volets de la vie que Jésus nous propose ne peuvent être disjoints :
- de la détresse jusqu’à la royauté, il nous faudra la persévérance
- la persévérance dans la détresse n’est possible que grâce à la perspective de la royauté
- notre royauté future et la gloire qui y est attachée est fortement liée à la persévérance dont nous aurons fait preuve ici-bas dans la détresse.

Oui ! La vie et le parcours de Jésus nous l’attestent : la détresse présente du juste, à cause de l’espérance céleste qui l’habite, est préférable au bonheur momentané, mais sans lendemain du méchant ! Cette assurance, la possédez-vous ?


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

1 commentaire:

Anonyme a dit…

c'est vrai a quoi bon de gagner le monde entiers et de perdre son ame dans le feu éternel !! mais heureusement nous avons un dieu pleine d'amour et de bonté