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samedi 4 avril 2009

Israël : début et fin

J’ai émis l’idée, lors du précédent billet sur le sujet, que l’Antichrist devrait faire face à deux forces de résistance, à la fois spirituelles et physiques, à ses prétentions à la divinité. Je parlais alors de l’Eglise véritable de Jésus-Christ et d’Israël, peuple élu de Dieu dès l’origine pour être le porteur de sa révélation. Retour sur ses deux entités et leur place dans le scénario du dénouement final. Commençons par Israël.

Critères de choix

Dès le départ, la Bible nous fait part du dessein de Dieu de se mettre à part d’entre les nations un peuple qui lui appartienne en propre. Son choix se porte sur Israël, non en vertu de sa puissance, mais plutôt de sa faiblesse. " Ce n’est point parce que vous surpassez en nombre tous les peuples, que l’Eternel s’est attaché à vous et qu’il vous a choisis, dit Moïse, car vous êtes le moindre de tous les peuples. " Outre ce critère, le choix d’Israël par Dieu a pu aussi être d’ordre géographique. Il est frappant en effet de constater que ce pays forme un pont entre trois continents. L’Europe, l’Asie et l’Afrique se rejoignent sur le rivage oriental de la Méditerranée et leurs populations s’y sont mêlées depuis toujours au gré des échanges commerciaux par voies terrestres ou maritimes. En raison de sa situation, la Palestine fut à la fois un pays de prédilection pour les envahisseurs venus des trois continents : d’abord les Egyptiens, puis les Assyriens, les Babyloniens et les Perses, enfin les Grecs et les Romains, mais aussi un merveilleux tremplin pour la conquête spirituelle du monde par l’Evangile. " Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. " Telles furent les dernières paroles du Christ à ses disciples. La stratégie de Dieu avait donc bien placé Jérusalem au centre des nations.

Un peuple défaillant… mais préservé

La mission spirituelle d’Israël, peuple de Dieu, était double. Il devait être le réceptionnaire de la révélation divine et le pied-à-terre du Rédempteur, appelé à être le Sauveur du monde. Aussi ce peuple fut comme aucun autre avant et après lui l’objet d’une éducation divine particulière. Cette éducation passe par le don de la loi à Moïse, le choix d’une lignée de laquelle viendrait le Messie (la lignée du roi David), des révélations multiples transmises par des prophètes sur une période de 15 siècles sur la figure de ce Messie et les circonstances qui verraient Son apparition.

Bénéficiaire de la révélation, Israël y répondit par l’idolâtrie. Appelé à être à part, le peuple de Dieu s’assimila avec les autres peuples païens. Aussi, après des siècles de patience, la colère de Dieu vint sur la Jérusalem coupable : " Cette ville, dit Dieu par Jérémie, excite ma colère et ma fureur, depuis le jour où on l’a bâtie jusqu’à ce jour ; aussi, je veux l’ôter de ma face. " Nabuchodonosor vint, Jérusalem fut détruite et Israël déporté et rayé de la carte. Pour autant, Israël ne cessa pas d’exister. 70 ans après, grâce à Cyrus le Perse autorisant les Juifs à retourner dans leur terre, Jérusalem sera lentement reconstruite.

Toute l’histoire d’Israël jusqu’à l’époque romaine est une histoire d’invasions et de déportations. Malgré cela, encore et toujours, le peuple juif survit et renaît. Uhlhorn, un théologien émet quelques raisons à ce particularisme : " Aucun peuple n’est capable, comme le peuple juif, d’être largement répandu, tout en restant tellement séparé des autres peuples. Aucun autre n’est à la fois si national et pourtant si universel. Aucun autre ne préserve son individualité avec autant de ténacité, demeurant au milieu des autres si fermé et si lié. Et pourtant, aucun autre ne parvient comme le Juif à s’attacher à son lieu et à s’accommoder de toutes les circonstances. En tous lieux, le Juif peut s’établir et se faire une place ; pourtant, partout il reste un Juif. "

Israël et Jésus

Parlant de la Parole faite chair (Jésus), l’évangéliste Jean écrit : Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçue. Tel est le sommet du drame vécu par Israël : le rejet de son messie, envoyé en priorité par Dieu pour les brebis perdues d’Israël. Ce rejet, plus grave que toutes les idolâtries précédentes, sera suivi pour Israël de la période de déportation la plus longue de son histoire.

A ce sujet, Erich Sauer écrit : " Que répondrait l’Israélite à qui l’on demanderait aujourd’hui pourquoi, alors que les pères ne subirent que 70 ans de captivité loin de leur patrie, pour les crimes et les abominations dont ils avaient souillé la terre sainte pendant des siècles… pourquoi et pour quel crime, les fils sont maintenant dispersés parmi les peuples depuis plus de 18 siècles, et Jérusalem foulée aux pieds par les nations jusqu’à ce jour. Quelle est donc cette sanglante culpabilité qui éloigne ainsi Israël d’une vie paisible dans la terre de ses pères ? C’est précisément son péché envers le Messie qui est la racine de la misère actuelle d’Israël. "

Israël dans la fin des temps

Pour autant, Israël reste le peuple élu de Dieu, car Dieu, dit l’apôtre Paul, ne se repent pas de ses dons et de son appel. Ecarté de l’œuvre de Dieu pendant que l’Eglise apporte l’Evangile aux nations, Israël réapparaît à la fin des temps, lorsque le temps de l’Eglise touche à sa fin. Le prophète Esaïe et d’autres sont formels : le retour du peuple juif dans sa terre et la résurrection d’Israël (chose faite depuis 1947) sont des signes certains de l’imminence de la seconde venue en gloire du Messie.

En attendant, quel va être le sort d’Israël dans cette période agitée de l’histoire ? Au travers de prophètes et de l’Apocalypse, le scénario suivant semble se dessiner :

1. Selon Ezéchiel, dans sa célèbre vision des ossements desséchés,la résurrection d’Israël se fera en deux étapes : la résurrection physique précédera la résurrection spirituelle.

2. Comme toutes les autres nations, Israël sera pour un temps séduit par l’Antichrist. le prophète Daniel laisse entendre dans une prophétie ancienne que l’Antichrist fera une sorte de concordat avec eux, ou du moins plusieurs d’entre eux. Mais la trêve ne sera que de courte durée. Au milieu des 7 ans que devait durer ce concordat, l’Antichrist le rompra (Daniel 9,27)

3. Dans ce temps, l’Apocalypse révèle que Dieu fera revenir à la vie deux témoins anciens qui s’opposeront à l’Antichrist pendant, là aussi, 3ans et demi. Malgré la haine dont ils seront l’objet, ils resteront intouchables et frapperont leurs adversaires des mêmes maux qui frappèrent ceux qui, en leur temps s’opposèrent à Moïse et Elie, les deux représentants de la loi et des prophètes, vus par les disciples de Jésus au moment de sa transfiguration. En ce temps, rapporte le même passage de l'Apocalypse, Jérusalem sera donnée aux nations pendant 42 mois, soit de nouveau 3 ans et demi. Faut-il y voir ici une partition de la capitale juive sous autorité internationale ? C'est fort possible !

4. Durant cette période également, Jean rapporte que 144 000 Juifs seront marqués du sceau de Dieu et seront témoins du Christ dans le monde : 12 000 de chaque tribu. Nombre réel ou symbolique (les chiffres et les nombres jouent un grand rôle dans l'Apocalypse), exprimant une multitude : les avis divergent.

5. L’Antichrist réussira, au bout de 42 mois, à faire périr les deux témoins. Leurs cadavres seront exposés à la vue de tous pendant 3 jours dans la rue principale de Jérusalem, provoquant la liesse universelle tant ces deux prophètes avaient tourmenté les habitants de la terre. Puis au bout de 3 jours, à l’image de leur maître, ils ressusciteront à la vue de tous et monteront sous les yeux ébahis de leurs ennemis vers le ciel.

6. Centre du monde dès l’origine, Israël et la Palestine le seront aussi à la fin. Toutes les nations, conduites par l’Antichrist, se donneront rendez-vous pour le combat ultime de l’hitoire : la bataille d’Harmaguédon dans la vallée de Meguiddo. Décidées à détruire Israêl, le peuple de Dieu se tournera vers Lui, celui qu’ils ont percé, dit Zacharie. Au bord de l’extermination, israël pleurera sur le crime qu’ils ont commis en crucifiant leur Messie. La repentance d’Israël provoquera la venue du Messie en gloire qui frappera soudainement tous les peuples qui auront dirigé leurs armées contre Jérusalem. " la chair de chacun, dit Zacharie, pourrira tandis qu’il sera encore debout, ses yeux pourriront dans leurs orbites et sa langue pourrira dans sa bouche (chapitre 14, v 12)

7. L’Antichrist vaincu et jeté, pour l’éternité, dans l’étang de feu et de souffre, alors aura lieu, pendant mille ans (rêve d’Hitler), le règne du Christ qui dirigera le monde depuis Jérusalem. " Il sera, dit Esaïe, le juge entre les nations, il sera l’arbitre d’une multitude de peuples. De leurs épées ils forgeront des socs de charrue, de leurs lances des serpes : une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre, et on n’apprendra plus la guerre. " Le Christ réalisera la sentence adoptée par l’ONU comme devise, mais qu’elle n’aura jamais réussi à concrétiser. Car sans Lui, le Roi des Juifs et d’Israël, le Crucifié puis Ressuscité, le Prince de la Paix, aucune paix n’est possible !



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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