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samedi 20 septembre 2008

Dieu, une béquille psychologique ?


Pour beaucoup de nos contemporains athées, la foi en Dieu s’apparente à une béquille psychologique pour des esprits faibles. Face à un monde menaçant, à la perspective de sa propre disparition, un esprit faible, pensent-ils, a besoin de se rassurer. Ne trouvant pas en lui-même les ressources suffisantes pour le tranquilliser, l’esprit faible se tourne vers Dieu, la Force toute-puissante, bienveillante et infaillible, seule capable de lui apporter la sécurité qui lui fait défaut. Une telle vision de la foi est-elle juste ? Possède-t-elle une part de vérité ? Essai de réponse !

La problématique

La réponse au jugement porté ici sur le besoin de croire dont fait preuve le croyant passe nécessairement par une réflexion sur les deux termes qui sont au centre de la question posée : Dieu et la notion de faiblesse. Intéressons-nous d’abord à la question de Dieu !

Dieu : quel Dieu ?

L’idée que Dieu serait une béquille psychologique rassurante pour les esprits faibles n’est juste… que si l’on considère Dieu comme une simple vue de l’esprit, une illusion, une projection imaginaire. Car, en vérité, rien n’est moins rassurant pour l’homme de savoir que Dieu, un Dieu créateur et tout-puissant réel existe. Il faut aussi le dire : beaucoup de nos contemporains sont athées par fuite, par refus d’envisager sérieusement la réalité de Dieu. Car la Bible nous parle de Dieu, non seulement comme Celui de qui tout vient, mais Celui vers qui tout va. Elle le présente comme un Dieu qui voit tout, sait tout, connaît tout de nos vies, de nos motivations, de nos arrière-pensées, Celui seul qui est capable de nous mesurer à l’échelle de la Vérité. Il faut donc pour considérer sa vie à la lumière de ce Dieu réel, non pas de la faiblesse, mais une bonne dose de courage et d’honnêteté, vertus qui, reconnaissons-le, sont tout sauf de la faiblesse.

Autre point à considérer au sujet de Dieu. S’il est commode de croire à un " Dieu " de son invention, il n’est pas aisé de côtoyer le Dieu réel. Car, en dehors de la réalité de son existence, Celui-ci possède une volonté, des exigences. Il n’est pas un Dieu que l’on puisse s’accommoder au gré de ses fantaisies. Il n’est pas un Dieu qui s’adapte aux goûts, aux modes du jour. Pour Lui, d’éternité en éternité, les mêmes noms recouvrent les mêmes réalités. Le contraire de la vérité (la demi vérité, l’exagération…) est le mensonge. L’infidélité (dans la pensée, le regard, les actes…) est une trahison. Le désir de mort (la haine, le meurtre…) est un crime. Etc, etc… Oui ! Il est bien plus commode de vivre en niant Dieu. Car, se faisant, on se fait le propre juge de ses actes. Et, avec la dose d’indulgence et d’excuse prodigieuse que l’on s’accorde toujours lorsqu’on est pris en défaut, il n’est pas étonnant en notre siècle centré sur l’homme que l’athéisme soit à ce point dominant.

La notion de faiblesse

Venons-en maintenant à cette notion de faiblesse, objet du mépris des athées qui, forts, n’ont pas besoin de Dieu ! Là aussi, il faudrait se poser la question de savoir qui se trouve dans l’illusion et dans la réalité. Car, faible, nous le sommes tous. Qui d’entre nous peut faire le brave et le malin face à la mort, la maladie qui survient sans crier gare ! Suis-je si fort que cela qu’en toutes circonstances j’ai la solution, je retombe toujours sur mes pattes ? Ne suis-je pas souvent moi-même confondu par mes propres limites, mes propres incohérences, mes inconséquences flagrantes ? Puis-je honnêtement me poser en tout temps comme modèle infaillible à suivre, sûr de tout, ayant bien le gouvernail de ma vie en main ? Suis-je certain de ne jamais avoir à sombrer soudainement dans les abîmes de mélancolie qui frappent tant de nos contemporains ? Suis-je si sûr de ne pas être pris un jour dans cette logique qui fait que, pour des milliers, le suicide devient la seule issue ? Si c’est le cas pour vous, je crains fort que vous ne déchantiez ! Je crains que vous ayez besoin d’apprendre à pleurer amèrement pour vous connaître un peu.

Oui ! l’impression de force que nous avons n’est qu’une illusion. Elle ne vaut que lorsque des circonstances concordantes nous sont favorables. Notre sécurité intérieure, nous le savons, est liée à des points de repères. Mais qu’advient-il lorsque tout s’effondre ? Bon exemple nous est donné aujourd’hui par l’effondrement successif des piliers sur lesquels repose le fragile équilibre de l’économie mondiale. Que d’ici peu un vent de panique général souffle sur le monde ne m’étonnerait pas. On verra alors ce qui reste de l’arrogance et de l’assurance de ceux pour qui le fric était leur sécurité !

Dieu, une béquille…

Dieu est-il une béquille psychologique pour esprits faibles ? En conclusion de l’analyse volontairement rapide que j’ai faite autour des deux notions principales de la question, je répondrais OUI et NON !

OUI, pour celui qui, de manière réaliste, se voit face à la réalité de la vie, du temps, de l’espace, de l’éternité… de Dieu. Oui, je le reconnais : je suis un être faible, fragile sur tous les plans. Je suis faible face à la colère qui peut m’emporter et m’amener à commettre l’irréparable. Je suis faible face à la force de mes désirs brutaux, animaux, débridés qui pourraient me conduire à tant d’aliénations. Je suis faible lorsqu’il s’agit de tendre la main, de secourir, de payer de ma personne pour aimer, aider celui qui est dans le besoin. Je suis faible face à la tentation de mentir lorsque la vérité à dire est trop difficile ou va me coûter. Je suis faible face aux puissances de la nature qui, en une seconde, peuvent détruire ce que j’aurai mis des années à construire. Je suis faible, je suis faible, je suis faible…

C’est parce que je suis faible, que je ne me considère pas comme le début et la fin de tout, que pour moi l’évidence s’impose. Si je suis faible, il existe dans l’univers une force qui est libre de la faiblesse. C’est la force de Celui qui soutient cet univers plein de faiblesse en existence. Et cette Force là m’invite, proposition incroyable, à rechercher Son appui pour pallier à mes immenses faiblesses. Ce que cette Force est pour l’univers, elle veut l’être pour moi. Cette puissance de soutien, dit la Bible, Dieu l’a mise à ma portée par Jésus-Christ. Il a été ici-bas la démonstration humaine, visible de cette puissance supérieure qui est dans le Dieu de l’univers. Il a guéri, ressuscité les morts, calmé la tempête, chassé des esprits mauvais… Surtout, Il a relevé l’abattu, soulagé le fautif de sa culpabilité, accueilli les rejetés. Partout où la faiblesse avait terrassé un homme, une femme, partout sa force les a remis debout. Parce que je suis candidat à la faiblesse, je le suis aussi pour être au bénéfice de Sa force, de Son secours, de Son assistance.

NON ! S’Il n’est pour vous qu’une abstraction, une construction de votre imagination, alors la béquille qu’il représente ne durera pas plus longtemps que l’illusion qui la soutient. Ils sont nombreux ceux que je rencontre et me disent ne plus croire en Dieu parce qu’Il les aurait déçu ! Comment le Dieu qui soutient l’univers pourrait-il décevoir, ne pas être à la hauteur des petits problèmes de ma vie ! Ce qui les a déçu, c’est le dieu qu’ils se sont fabriqués, qu’ils voulaient faire coller à leurs attentes et leurs désirs. Dieu s’est révélé sous la forme de propositions précises, concrètes, révélées dans la Bible. Qui les prend au mot avec foi ne saurait être confus, déçu ! C’est le défi qui vous est lancé ! Le relèverez-vous ?


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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