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samedi 6 septembre 2008

Savez-vous reconnaître vos torts ?

Malaise relationnel

Vous êtes-vous arrivés de vous interroger sur ce qui était la cause majeure des problèmes humains, relationnels qui existaient sur cette terre ? Certes, il y a des évidences à ce sujet. Nul ne peut ignorer les fléaux que sont la famine, la pauvreté, la guerre… Pourtant, même si les choses peuvent changer rapidement, il faut le dire : aucune de nos sociétés civilisées n’a été exposé à ce type de problèmes au point qu'ils soient une priorité. Cet état de fait n’a cependant pas empêché de voir notre pays se trouver en tête des consommateurs de tranquillisants et le taux de suicide de jeunes et de personnes âgées monter en flèche.

Pour ma part, je suis sûr d’une chose. La principale maladie dont nous souffrons tous ne se trouve pas à l’extérieur de nous, mais en nous. Elle se trouve dans l’incapacité dont nous faisons preuve, pour notre bien et celui des autres, de prononcer ce petit et simple mot de 2 syllabes qui nous coûte tant : Pardon ! Interrogez-vous : quand la dernière fois avez-vous prononcer ce mot ? Vous en souvenez-vous ? Sinon, laissez-moi vous dire que cela fait trop longtemps que vous ne l’avez pas dit ? Et c’est sans doute la raison pour laquelle cela va si mal dans certaines de vos relations !

Demander pardon ! Jamais !

Allons un peu plus loin ! Demandons-nous (demandez-vous) pourquoi il nous est si difficile de prononcer ce petit mot ! Avec le temps que j’ai, j’aimerais que nous examinions quelques-unes des raisons invoquées et la solidité de leur pertinence :

1ère raison invoquée

" Je ne veux pas demander pardon, car le faire c’est perdre la face ! " Déjà, il me semble, nous sommes au cœur du problème. La véritable raison du refus de demander pardon ne tient pas d’abord à la défense de mes droits, mais de mon orgueil. Demander pardon, (ou reconnaître ses torts) c’est quelque part s’abaisser, s’humilier ; et ça, il n’en est pas question ! Pauvre homme ! Ne vois-tu pas que cette face que tu veux sauver, tu l’as déjà perdu… devant tout le monde. Cette propre justice que tu défends est comme un marécage où plus tu te débats, plus tu t’enfonces. Jusques à quand vas-tu rester dans cette position ridicule dans laquelle ta malhonnêteté, ton manque de courage face à la vérité deviennent de plus en plus flagrant ? Ne comprends-tu pas que le fait de demander pardon t’élèverait, te rehausserait dans l’opinion des autres, contrairement à ce que tu penses ? Préfères-tu être seul avec ta fierté ou en compagnie des autres dans la vérité ? A toi de choisir !

2ème raison invoquée

" Je ne suis pas le seul à avoir tort. Pourquoi devrais-je commencer ? " Tout simplement parce qu’il en faut bien un qui mette en route le processus de la réconciliation. Demander pardon ne signifie par nécessairement donner raison à l'autre. C’est reconnaître la part qui est la mienne dans le problème (les attitudes, le comportement) qui nous a opposé. Je te le dis parce que je l’ai vécu. En refusant de pardonner comme de s’humilier, c’est bien à soi qu’on fait le plus de torts. C’est chez soi que s’opèrent les plus grands ravages. Vas-tu passer ton temps à changer de plus en plus de trottoir, le nombre de personnes que tu croises avec qui tu es brouillé ne cessant d’augmenter ! Et puis, les choses ne sont pas si simples. Il faut parfois continuer à cohabiter, à travailler ensemble. Que vas-tu faire : pourrir la vie des autres et la tienne avec ! Franchement, elle est si courte qu’il n’en vaut pas la peine !

3ème raison invoquée

" De toutes façons, cela ne changera rien ! " Tu ne peux pas le savoir ! Il y a ce que tu peux voir et ce qui se passe au plus profond de la personne. En demandant pardon, tu brises le cycle infernal de la vengeance et de la rancœur qui ne se justifie que par une attitude correspondante en face. Qui sait si, dans une semaine, un mois, 6 mois, ce que tu as semé dans le cœur de l’autre ne vas pas finir par porter du fruit ! Et même si cela ne change rien, tu as bien fait ! Car, au moins, tu as fait ta part ! Tu peux être en paix sur ce coup là ! Si tu as été sincère, tu n’as plus rien à te reprocher ! Et si tu peux réparer quelque chose pour valider ton acte, c’est encore mieux !

Témoignage

Pour ma part, cela fait 24 ans bientôt que je suis marié. Demander pardon est, à mon sens, un des actes majeurs (si ce n’est l’acte) qui puisse garantir la pérennité d’une union. Je ne sais pas combien de fois je me suis "humilié" devant ma femme, mes enfants pour mes erreurs, des accès de colère injustifiés, des actes d’égoïsme, des manquements petits ou grands… C’est un peu facile, direz-vous ! Si c’est vrai, d’autant plus devriez-vous le faire, vous répondrai-je ! Demander pardon, c’est faire passer l’amour et la considération pour les autres avant soi, son amour propre. Je ne suis pas sûr que ce soit là la chose la plus facile pour chacun de nous.

Il m’a pardonné !

Je ne voudrais pas finir cet article sans vous dire d’où j’ai appris cette " habitude ". Elle vient de deux prises de conscience successives et complémentaires qui se sont produites dans ma vie. La première est celle du sale type que je pouvais être. Plus je me connais, plus je découvre que je suis un gouffre de potentialités de mal, d’égoïsme, de mensonge (ou de demi-vérités), de corruption… Comment pourrais-je prétendre être juste, avoir raison constamment. Ce serait ajouter à cela un aveuglement et un orgueil insensés ! La seconde prise de conscience vient de l’expérience que je fais chaque jour du pardon… de Dieu pour ce que je suis. J’ai compris que Dieu m’a tellement aimé qu’Il a donné Jésus-Christ pour que mes fautes soient effacées. Face à un tel prix, qui suis-je, d’une part, pour ne pas pardonner à qui me fait du tort, et, d’autre part, pour me murer dans une fierté de si mauvais aloi ! Je termine avec deux pensées sur le pardon : On craint de s’abaisser en pardonnant et c’est le pardon qui élève. Celui qui ne peut pardonner brise le pont sur lequel il doit lui-même passer.

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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