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mardi 13 mars 2007

Brève histoire de l'Eglise : Actes 2



2ème période : l’Eglise dominatrice : 313 à 1517

Jusqu’en 313, l’Eglise a quelquefois été tolérée tacitement, mais elle était toujours menacée de persécutions, et souvent persécutée. L’hostilité entre elle et le monde était visible. Dès 313, les persécutions cessent. L’Eglise sera favorisée par l’Etat, puis unie à ce dernier. Jusqu’en 313, l’Eglise se composait d’adhérents librement convaincus. Dès 313, l’Eglise étant unie à l’Etat, on aura tout avantage à entrer dans l’Eglise. Bientôt, il sera même dangereux de ne pas en faire partie. Aussi l’Eglise cesse d’être une église de professants, et devient une église de multitude. Du même coup, les erreurs et les pratiques dangereuses de l’époque précédente s’accentuent et se développent.

Ainsi, bien que les points principaux de la doctrine chrétienne au sujet du Christ sont maintenus au milieu de controverses incessantes par des hommes d’exceptionnelles qualités (Saint-Augustin, Jérôme, Athanase, Basile le Grand…), la lumière du simple Evangile est de plus en plus obscurcie :


- de nombreuses idées des cultes païens envahissent l’Eglise : pèlerinages, processions, reliques, culte païen de la Mère et de l’enfant (en Baylonie Sémiramis et son fils Nimrod ; en Inde, Isi et son fils Iswara ; en Egypte, Isis et son fils Osiris ; en Asie mineure, Cybèle et son fils Decius, en Grèce, Irène et son fils Plutus ; à Rome, Fortune et son fils Jupiter Puer), etc


- l’autorité de la Bible est obscurcie par celle de l’Eglise. Bientôt les fidèles n’ont plus accès au texte sacré. Seul le clergé possède la connaissance juste. On enseigne alors que « hors de l’église catholique, il n’y a pas de salut. » La confession de ses péchés aux prêtres remplace la confession directe à Dieu.


- la doctrine de la grâce obtenue par la foi seule est obscurcie par la notion du mérite des œuvres et de la valeur des sacrements


- la notion de la médiation unique du Christ-Jésus pour arriver à Dieu est obscurcie par le culte des saints.


- la spiritualité chrétienne personnelle est obscurcie par une liturgie et un faste de plus en plus pompeux


- partout la moralité baisse et les ambitions personnelles et la soif de pouvoir priment.

C’est l’époque de l’essor de la papauté à laquelle Saint-Augustin lui-même, considéré comme le père de l’église catholique, cherchera à mettre un frein : « Emportons du milieu de nous, dira-t-il, tous nos papiers et tous nos livres et que le livre de Dieu seul s’avance. Quelqu’un me demandera-t-il : Pourquoi ? Parce que je ne veux pas que l’on prouve quoi que ce soit par des documents humains, mais par des oracles de Dieu. Il ne faut pas penser comme les évêques catholiques s’ils pensent quelque chose qui soit contraire aux Ecritures canoniques de Dieu. »



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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