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samedi 14 janvier 2012

Quand les fondements sont renversés...

Fondements

Toute la notion du bien et du mal existant dans ce monde, comme celle de la justice, repose sur des fondements. Ces fondements moraux sont comparables en mathématiques à ce qu’on appelle des axiomes. Des axiomes sont des propositions évidentes en elles-mêmes, et qui n’ont nul besoin d’être démontrées. C’est sur elles, à partir d’elles, que se font tous les calculs et les opérations qui font des mathématiques une science. Comme en mathématiques, l’équilibre moral d’une société ne peut se maintenir que s’il se construit sur la base de vérités évidentes en soi, donc intouchables. Le noyau dur de ces vérités est en premier lieu, l’idée sensée que nous ne sommes pas le produit du hasard, mais l’œuvre d’un Créateur personnel et tout-puissant à qui, un jour, nous sommes tous appelés à rendre compte de nos vies. Seul un stupide, dit le roi David, affirme : Dieu n’existe pas ! : Psaume 14,1.

Si l’œuvre première du Mal est  la négation de Dieu, elle ne se résume pas à cela. Il en est une autre, beaucoup plus sournoise et insidieuse, qui, souvent à l’insu de ses victimes, se fait dans le secret de leur âme. Cette œuvre consiste à saper en eux les fondements sur lesquels repose toute la notion de justice et de jugement, seuls capable de les modérer dans leur folie. Le Mal le sait : l’homme mauvais se précipite d’autant plus vite dans le mal que sa conscience ne lui reproche rien à ce sujet ! Aussi, le Mal considère-t-il comme étant son œuvre principale de fournir à la conscience les raisons et les arguments rendant justifiables, et dignes d'approbation, les actes les plus condamnables au regard de la loi morale donnée par Dieu. Puisque la loi affirme que telle chose est bonne et son contraire mauvais, le premier travail du Mal sera de changer la loi qui régit la conscience : il faut que ce qui était défini par Dieu comme le mal devienne bien, et vice versa. Pour atteindre son but, le Mal ne manque pas de moyen, le premier étant le relativisme, arme qui fera tomber Eve : Gen 3,1. Le relativisme est l’art de nier les absolus, de tout niveler à valeur égale, de réfuter la gravité de la transgression , de tout banaliser, bref, de tout inverser… Le relativisme est devenu la doctrine morale de la majorité, tandis que la foi en des absolus a hérité du nom discriminatoire d'étroitesse d'esprit et de sectarisme.

Quand il n’y a plus de fondements…

Le psaume 12 pose la question : quand les fondements d’une société sont renversés, que peut le juste : Psaume 12,3

Deux réponses sont apportées :

1ère réponse : la confiance en la justice souveraine de Dieu

Quand bien même tous les hommes diraient, pour se rassurer dans le mal, « Dieu n’existe pas ! », cela ne l’empêche nullement d’exister ! L’humanité peut, dans sa négation de Dieu et sa "bonne conscience" dans le mal, atteindre un point de non-retour ! Celui qui décide in fine de la façon dont se conclut l’histoire est Celui qui en est l’initiateur. C’est sur lui, l’axiome de l’existence de Dieu, que la foi du croyant doit, plus que jamais en période de nihilisme, s'appuyer ! Car, que les hommes le croient ou non, Dieu se lèvera et son jugement viendra. Ce n’est pas le mal, mais la rétribution de Dieu, qui est le point final de l’histoire de tous, et, surtout, de celle des justes ! Inlassablement, posons et reposons les fondements renversés ! Rétablissons-les ! Affirmons ! La tolérance ne se vit bien que dans le cadre sécurisé de la vérité !

2ème réponse : la confiance en la fiabilité des paroles de Dieu :

Si toutes les paroles dites dans ce monde ont perdu toute fiabilité, il y en a d’autres qui, tout au long de l’histoire, restent sûres, parce que liées à la Personne qui les prononce : les paroles de Dieu ! Nous n'avons pas à craindre que les paroles de Dieu soient fausses. Elles ont été mises à l’épreuve dans de multiples circonstances, par de multiples personnes, sans jamais faillir ! C’est sur elles que, seules, le croyant doit ancrer sa foi. Elles seules constituent le terrain sur lequel il est en parfaite sécurité ! Le relativisme porte en lui-même le dard de sa propre ruine ! Car si rien n’est sûr, comment les idées qui émanent du doute et de l’appréciation de chacun le seraient-elles ? Selon Pascal, l’homme est un sujet trop plein d’erreurs pour ne pas avoir besoin d’une norme extérieure objective pour lui dire ce qui est bien ou mal. La seule norme objective, en matière de justice et de moralité, est celle donnée par Celui qui est à l'origine de tout : le Créateur. Comment pourrait-il en être autrement ?

Nouveau départ

La dernière réponse se trouve dans le pardon que Dieu offre. De même que l’on ne peut transgresser les lois physiques sans se blesser (la loi de la pesanteur, par exemple), il est impossible de jeter par-dessus bord la loi morale de Dieu et s’en sortir indemne. C’est là, dans la récole inévitable de ce que l’on a semé, que Dieu nous attend… avec une bonne nouvelle. Un nouveau départ est possible. Jésus, qui a dit qu’il ne disparaîtra pas un seul trait de lettre de la loi tant que le ciel et la terre seront, est venu pour prendre à son compte le poids et les conséquences de nos fautes. Il nous propose de reconstruire notre vie sur un nouveau fondement : celui d’une vie nouvelle qu’il communique par Son Esprit à tous ceux qui reconnaissent leur faillite. Une société nouvelle ne peut se faire qu’avec des vies nouvelles. Jésus seul a le pouvoir de transformation nécessaire à ce but.

Annonce : rejoignez-nous le dimanche 22/01 à Paris, place de la République à 14 H 30, pour la 8ème Marche pour la vie !

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