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samedi 8 août 2009

Lettre ouverte à Robert Hossein

Confession

Qui sait que, durant toute son existence, Robert Hossein a vécu en silence un atroce calvaire intérieur ? L’inoubliable interprète de Jeoffrey de Peyrac dans la série des Angélique, est depuis toujours hanté par le diable… Cette bouleversante confession, Robert Hossein l’a livrée à Alain Druc, homme d’église et rédacteur à la revue Famille chrétienne.


Un rendez-vous est donc pris dans le modeste bureau de l’artiste, à l’entresol du Théâtre Marigny, dans le VIIème arrondissement de Paris. En arrivant, le reporter est intrigué par la douleur qui semble accabler Robert Hossein. Il a le visage défait, les traits tirés, les larmes aux yeux… Avant même que le journaliste ait pi poser la moindre question, Robert Hossein tonne, du haut de ses 81 ans : " Dieu, je l’aime à en perdre le souffle ! "

Tourmenté

L’air profondément tourmenté, Hossein poursuit : " Trop longtemps, je me suis vautré dans une vie mondaine de luxe et de superflu qui me dégoûte : je tournais le dos à mon âme, dit-il. Je crois au diable. Il veut s’emparer de mon âme ! "

Le diable… A mieux y regarder, la carrière de Robert Hossein semble en porter l’empreinte. Ainsi, en 1948, il débute dans un film de Sacha Guitry au titre prémonitoire, Le diable boiteux. En 1956, il réalise un premier long-métrage, appelé Les salauds vont en enfer. Déjà obsédé par sa rédemption, il récidive, la même année avec Pardonnez nos offenses

En 1965, il interprète face à Jean Gabin, un voyou sans scrupule dans Le tonnerre de Dieu réalisé par denys de La patellière. Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, il joue en 1973, dans un autre film du même scénariste, intitulé Prêtres interdits !

Nous sommes au début des années 1970 et l’acteur va de mal en pis. Célèbre pour son personnage Jeoffrey de Peyrac, Robert Hossein, slave mystique, hait sa vie superficielle de star. Il est en proie à de profondes tortures intérieures… C’est pourquoi en 1971, il plaque tout, renonçant à cette vie dissolue pour prendre en charge le Théâtre populaire de Reims, une tâche harassante et mal payée…

Jamais on besoin d’absolu, de pureté n’a été aussi fort. A 40 ans, il profite du baptême de son fils Julien, pour lui-même se faire baptiser et se convertir au catholicisme. Nous sommes à Reims. Mais ce baptême va-t-il apaiser sa douleur ? " Non ! " avoue-t-il à Alain Druc de Famille chrétienne. Son désarroi spirituel ne fait qu’empirer. Et sa crainte de brûler dans les flammes de l’enfer va crescendo.

Il se souvient : " Ma vie est alors devenue un cauchemar… Vous n’imaginez pas l’incroyable gouffre qui existe entre ma vie de foi et ma vie de pécheur ! Je crains le jugement de Dieu car j’ai eu l’extrême faiblesse de rester constamment en deça de ce que j’aurais du faire de ma vie. "

Traqué


Une existence torturée, où Robert Hossein n’aura cessé de chercher à se rapprocher de Dieu, pour échapper à la traque des forces du mal qui le menacent un peu plus chaque jour. Ainsi, depuis plus de quarante ans, sa vie est un cauchemar…


C’est pourquoi, en 1991, il écrit avec frénésie Jésus était son nom, un grand spectacle à la gloire du Christ, qui fait un triomphe au Palais des sports. En 2000, il récidive avec Jésus, la résurrection… Et, en 2007, comme si sa foi était impossible à rassasier, il investit toutes ses économies dans N’ayez pas peur, magnifique déclaration d’amour au pape Jean-Paul II.

Mais malgré ses efforts, Robert Hossein est toujours aussi malheureux. Il confie : "Je ne suis qu’un lâche, un couard. Au moment de mourir, je me sentirai beaucoup plus fautif que n’importe qui d’autre, parce qu’on m’a donné l’occasion d’accomplir quelque chose. J’ai aujourd’hui le sentiment terrible d’avoir échoué. "


Pardon

A cet instant de l’interview, Robert Hossein, grave, se fige soudain et garde le silence. De grosses larmes coulent sur ses joues, signe d’une indicible souffrance… Pour se protéger contre ces forces maléfiques qui l’assaillent, Robert Hossein confesse alors qu’il ne se déplace plus sans porter sur lui une photographie de Thérèse de Lisieux : " Elle ne me quitte jamais, précise l’artiste. J’aime la savoir près de mon cœur. Elle me fait du bien, elle me rend un peu moins moche que je ne suis. "
Les yeux noyés de larmes, il ajoute même, à propos de cette sainte qu’il vénère tant : " J’aimerais mourir dans les bras de celle qui m’aime assez pour me pardonner…"

Réponse

Ayant lu cet interview, j’ai eu à cœur de répondre à la détresse de Robert Hossein. Les mots qui suivent en forment le contenu :

Cher Robert Hossein,

J’ai lu avec beaucoup d’émotions l’interview que vous avez accordé au magazine Famille chrétienne sur ce qui vous cause de si terribles tourments intérieurs. Sans dire que j’ai connu ce que vous décrivez à ce point, il y a de fortes ressemblances entre votre état d’âme et celui qui était le mien au jour où, de toutes mes forces, j’ai crié à Dieu pour demander à Jésus-Christ de me purifier de mon passé et de m’affranchir de la puissance de Satan. Cette expérience date pour moi de février 1976. Depuis ce jour mémorable où j’ai cru en la pleine suffisance de la mort de Christ pour le pardon de mes fautes et ma libération, la certitude d’avoir été accueilli par Dieu comme un de ses enfants ne m’a plus quitté. Depuis ma foi n’a fait que s’approfondir en connaissance, en satisfaction. Très tôt après ce cri d’appel au salut, basé sur la promesse que celui qui croit en Christ a la vie éternelle et ne vient point en jugement : Jean 5,24, je n’ai plus aucune peur de la mort. Comme Paul, je dirais même que je l’envisage comme un gain, la fin du combat contre le péché, la fin des épreuves, de la souffrance liée à la vie ici-bas, l’entrée dans la pleine réalisation de mon espérance.

A l’époque où vous avez monté votre spectacle sur Jésus, je me souviens avoir prié pour vous. Aussi, face au témoignage poignant de votre détresse, je me suis décidé à vous écrire pour vous dire, au vu de vos propos, qu’il me semble ne pas avoir meilleur candidat à la grâce de Dieu que vous ici-bas. Pour qui, en effet, le salut de Dieu est-il réservé sinon à ceux qui sont perdus, qui reconnaissent leur faillite ? Jésus l’a dit très clairement : Je ne suis pas venu appeler des justes à la repentance, mais des pécheurs : Luc 5,32. Pour qui la justice gratuite de Christ est-elle offerte sinon à ceux qui n’ont que leur injustice à faire valoir devant Dieu. Car le salaire du péché, c’est la mort. Mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur : Romains 6,23. Comprenez, Monsieur Hossein, que pour ce qui concerne notre salut, il n’a jamais été dans la pensée de Dieu de miser sur nous, nos mérites, notre valeur, nos prouesses morales. Aucune œuvre, aucune vertu, aucun rite, aucune somme de prières quelconque ne suffit à nous racheter. Tout nous est offert gratuitement par Dieu en Christ, sur la base de la pleine suffisance de sa mort pour nous. Il est Lui, le Juste mort pour des injustes afin de nous amener à Dieu : 1 Pierre 3,18. Aussi, ajoute l’apôtre Paul, c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres afin que personne ne se glorifie : Ephésiens 2,8. Comprenez en effet, Monsieur Hossein, que si c’est sur vous, vos qualités, votre valeur que vous faites reposer votre droit d’accès à Dieu, tout sera pour votre gloire. Or ne seront auprès de Dieu au ciel que ceux qui font reposer leur salut sur Christ seul. A Lui seul doit en revenir la gloire à 100%.

Je ne me rappelle plus comment, à l’époque, vous avez présenté et interprété dans votre spectacle le drame de la crucifixion. La croix, contrairement à l’apparence, n’est pas un échec. Elle est au cœur du projet de Dieu pour l’humanité. Rendue nécessaire par le péché, elle est le moyen caché en Dieu de toute éternité par lequel Dieu avait prévu de nous racheter. Au moment où Jésus meurt, par un processus mystérieux, le Père éternel passe en jugement Son Fils à cause de nous, à cause de vous. Le cri déchirant poussé par Jésus sur la croix : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? " l’a été pour qu’aucun de nous n’ait à le dire. Car qu’est ce que l’enfer, sinon la séparation définitive et éternelle d’avec Dieu ! C’est ce que Satan souhaite pour nous. Aussi nous accuse-t-il sans cesse et prétend-il que nos fautes, nos échecs, nos manquements sont trop grands, trop graves ou qu’il est trop tard pour être pardonné, justifié. Ne le croyez pas, il est menteur. Croyez plutôt celui qui dit à propos de Jésus qu’Il est l’Agneau de Dieu (le sacrifice que Dieu a consenti) pour ôter le péché du monde (péché qui inclut le vôtre !). La seule condition posée pour Jésus pour notre salut est la foi. " Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’Il ait la vie éternelle : Jean 3,16… Celui qui croit en Lui a la vie ; celui qui ne croit pas ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui : Jean 3,36. En fait, aussi surprenant que cela paraisse, personne parmi les damnés ne sera fondamentalement séparé de Dieu à cause de ses péchés. La question de nos péchés a été réglée par Jésus une fois pour toutes. Ceux qui seront séparés de Dieu le seront uniquement pour avoir refusé de croire en Jésus-Christ, à la pleine suffisance du pardon que, par Lui, Dieu met à notre disposition.

L’Evangile, Monsieur Hossein, est une bonne nouvelle, non pas pour de bonnes gens, mais pour de mauvaises gens. Aussi, fort de mon expérience, je vous encourage à faire vôtre la prière suivante :


" Seigneur Jésus, j’ai compris à la lumière de ce que je viens de lire que ta mort est suffisante pour m’amener à Dieu, ton Père, et effacer toutes mes fautes. Je viens à Toi, tel que je suis. Je confesse devant toi n’être qu’un misérable pécheur qui a failli de nombreuses fois sur tous les points de ta loi. Jusqu’à présent, j’ai essayé par mes propres efforts de trouver en moi quelque chose de présentable à t’apporter. Je n’y ai pas réussi. Seigneur Jésus, je m’en remets à toi. Viens par Ton Esprit habiter en moi et faire de moi la personne que tu veux que je sois. Merci pour ta mort pour moi, pour le pardon de mes péchés. Merci parce que Tu vis aujourd’hui et que ce que tu as fait pour le brigand sur la croix au soir de sa vie, tu le fais aussi pour moi. Père, je te remercie au nom de Ton Fils bien-aimé et unique Jésus-Christ de m’accueillir aujourd’hui comme ton enfant ! Amen ! "


Rappelez-vous enfin, Monsieur Hossein, que Jésus est notre médiateur unique entre Dieu et nous. Un pont doit forcément, pour être un lien entre deux parties, avoir une part commune avec chacune d’entre elles. Jésus seul est à la fois homme et Dieu. Lui seul possède les qualités pour nous amener à Lui. Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous puissions être sauvés : l’apôtre Pierre : Actes 4,12. Que le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ vous donne toute la paix dont vous avez besoin et la certitude de votre sécurité parfaite en Lui. C’est là toute ma prière pour vous !

Avec toute ma considération et ma sympathie !




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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