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samedi 23 avril 2011

La résurrection de Jésus-Christ : l'événement avec un grand E

La foi


Rétable d'Issenheim

Il est écrit : « La foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas : Hébreux 11,1. Autrement dit, elle possède cette double vertu de rendre présents les choses futures, et visibles les choses invisibles. Or, sil y a un fait dans lequel cette double qualité de la foi s’est trouvé réalisée et comme incorporée, ce fait – qui ajoute à la puissance de la foi la clarté de la réalité – n’est-il pas le fondement même de toutes nos lumières et le plus ferme appui de notre espérance ? Ce fait est la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ.

L’invisible rendu visible

L’Ecriture commence par unir tellement le chrétien à son Sauveur par la foi, que ce qui lui arrive, nous arrive, et que son histoire se reproduit intérieurement, mais essentiellement, dans chacun de ses enfants. S’il meurt, nous mourons. S’il ressuscite, nous ressuscitons. S’il monte au ciel, nous y montons aussi. Ainsi nous sommes sauvés parce que, par la foi, nous sommes faits un avec Christ. Il ne nous est pas permis de le chercher ailleurs que dans la vie et dans la gloire éternelle, ce qui nous oblige à nous y chercher aussi, nous qui sommes un avec lui par la foi.

Or, voici que Jésus-Christ, après avoir vécu et être mort sous les yeux des hommes, ressuscite aussi sous leurs yeux et se montre encore aux hommes après sa résurrection. Ainsi, la résurrection de Jésus-Christ, qui nous appartient comme tout le reste, devient un événement visible qui rend visible notre propre résurrection, d’invisible qu’elle était.

Le futur rendu présent

En même temps, la résurrection du Seigneur Jésus-Christ convertit un événement futur en un événement présent et même passé. S’il n’était pas ressuscité des morts, nous contemplerions toujours la résurrection comme étant à venir, et, par cela même, présentant toujours quelque aspect obscur et insaisissable, quoique les promesses de Dieu soient certaines en soi. Mais Dieu a joint à la promesse un fait historique. Jésus-Christ est ressuscité – le voilà, on l’a vu – et notre résurrection, qui est unie avec celle du Seigneur et qui en dépend, devient ainsi elle-même un fait historique, un fait présent, un fait passé. C’est pourquoi saint Paul dit : Nous sommes déjà ressuscités : Ephésiens 2,5-6. Par la résurrection de notre Sauveur, notre salut est rendu d’invisible, visible ; de futur, présent. Que pourrions-nous demander de plus ?

L’assurance de notre salut

Il n’y a que le chrétien qui puisse posséder ainsi une ferme assurance de sa réconciliation avec Dieu et de sa félicité éternelle, parce que les choses invisibles ont passé dans le domaine des choses visibles et présentes. Il se réjouit en les contemplant, en quelque sorte, de ses yeux et en les saisissant dès à présent.

Vous pouvez remarquer que, partout où la résurrection de notre Sauveur est mise dans l’ombre, l’assurance de notre salut l’est aussi. Ainsi, dans l’Eglise romaine, où l’attention est appelée constamment sur la mort de notre Seigneur Jésus-Christ et nos pas sur sa résurrection, où la cérémonie essentielle et principale de l’Eglise, la messe, est la célébration de la mort de Jésus-Christ, il n’y a pas d’assurance du salut. On se ferait même scrupule d’être sûr de son salut, comme une sorte d’orgueil. C’est pourquoi on tord certains passages de l’Ecriture pour leur faire dire qu’il n’est jamais permis d’être assuré de son salut ; c’est-à-dire qu’il n’y a jamais de paix, jamais d’espérance ferme pour le chrétien.

Malheureusement, il y a bien des protestants qui ne sont pas plus avancés, et qui ne peuvent pas se réjouir dans l’assurance de leur salut. Cela vient de ce qu’ils ne contemplent pas Jésus-Christ ressuscité des morts, et maintenant vivant, intervenant entre Dieu et nous ; ils ne voient pas les choses qui se passent entre Dieu et notre âme comme des choses vivantes, présentes, historiques.


Adolphe Monod

Le chrétien éclairé sur la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ jouit de l’assurance de son salut. Il en est aussi sûr qu’il est sûr que Jésus-Christ est ressuscité, et pour le faire douter de son espérance éternelle, il faudrait commencer par le faire douter que Jésus-Christ est ressuscité des morts. C’est pourquoi Pâques, le jour que nous célébrons, est le plus grand jour de l’année chrétienne, et l’événement que nous rappelons aujourd’hui est non pas un événement du royaume des cieux, mais l’Evénement du royaume des cieux.

Extrait de « Les adieux » : Adolphe Monod : Editions Excelsis Kerigma



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