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samedi 19 février 2011

Liberté chérie !

Une aspiration universelle


Place Tahrir
Elles ont surpris, semble-t-il, tout le monde. Au-delà des raisons qui en furent l’objet, les deux révolutions que nous venons de vivre en direct à Tunis et sur la place Tahrir (Libération) au Caire portent en elles-même le même message. Tout homme, quel qu’il soit, est fait pour la liberté. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, l’aspiration à la liberté est universelle. Partout où ils sévissent, les tyrans feraient bien de prendre en compte cette réalité. Au fond de lui, l’homme sait qu’il est fait non pour la servitude et la camisole, mais pour la liberté.

Quel que soit leur arrière-plan, toutes les révolutions ont pour cause la liberté. La Réforme protestante au 16ème siècle en témoigne. Elle est l’expression de la révolte d’un Luther (et de tant d’autres) contre un système (la papauté) qui prétend codifier la relation du croyant avec Dieu. La Révolution française, dont le symbole sera la prise de la prison de la Bastille, en est une autre d’un autre genre. Elle exprime la révolte du peuple contre les privilèges de la noblesse. Elle aboutira à la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen et à la naissance de la République française dont le premier mot de la devise est Liberté ! La Déclaration de 1793 la définira ainsi : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait ! »

Partout où l’aspiration à la liberté est revendiquée, il est notoire qu’elle s’exprime le poing levé. « La liberté appartient à ceux qui l’ont conquise, disait André Malraux ». Que ce soit la statue qui la représente à New-York, la peinture d’Eugène Delacroix qui a pour nom « La liberté guidant le peuple », ou les manifestants de la place de la Libération au Caire levant bien haut leur chaussure, toutes ses représentations montrent que la liberté ne s’acquiert qu’au terme d’un rude combat. Les forces qui cherchent à asservir ne lâchent pas facilement. Elles ne capitulent que sous la contrainte. La liberté n’est pas donnée. Elle ne se gagne que par la résistance persévérante, déterminée, une résistance qui conduit au choix de préférer perdre sa vie plutôt que de rester asservi. De Spartacus, le gladiateur romain mort les armes à la main à Martin Luther King, assassiné dans des conditions étranges, tous les combattants de la liberté ont leur statue au panthéon des héros.

Le plus grand combattant de la liberté

Rarement nommé parmi eux, j’aimerais ici rendre un hommage particulier à celui qui, à mon sens, est le plus grand d’entre eux : Jésus-Christ. Si la méthode et les armes différent de celles des autres, l’engagement du combattant de la liberté qu’était Jésus-Christ n’avait qu’un seul objet : affranchir les humains de la plus cruelle des tyrannies. Pour lui aussi, le combat pour la victoire ne sera pas facilement gagné. Il exigera le don total de sa personne, le sacrifice entier et ultime de sa vie. Les effets ineffaçables, inabrogeables seront à la hauteur du sujet et du prix payé. Près de 2 000 ans après les faits, tous ceux qui se revendiquent de la liberté qu’il a acquise peuvent en jouir. La victoire n’est pas passagère, mais définitive. La portée ne concerne pas seulement cette vie, mais l’éternité. Explications.

Liberté

Si l’aspiration à la liberté est universelle, sa définition est multiple. Si, pour l’interné d’un camp de travail en Corée du Nord, être libre signifie quitter le lieu où il dépérit, dans notre esprit d’occidental, elle a souvent comme signification la revendication d’agir selon sa propre volonté sans contrainte. La possibilité de satisfaire tous nos désirs quand on veut, sans se plier à aucune contrainte, est la liberté.

Pour Jésus-Christ, la plus terrible aliénation n’est pas extérieure, mais à l’intérieur de chacun de nous. Selon sa pensée, chacun de nous est esclave de ce qui a triomphé de lui. L’homme naturellement libre n’existe pas. Au contraire, les maîtres qui l’asservissent sont légion : argent, sexe, soif de pouvoir, passions... C’est du cœur même de l’homme, de chaque homme, que sortent les sources mêmes de la tyrannie dont il est victime. L’alcoolique, le pervers, le drogué en sont les exemples criants. Que personne ne pense cependant être au-dessus du lot : chacun sait au fond de lui-même sous quelle contrainte, sous quelle emprise il vit !

Ne peut montrer, c’est évident, le chemin de la liberté que celui qui, lui-même, est libre. S’il y a une chose qui différenciera Jésus de tout autre homme, c’est la liberté dont il faisait preuve. Personne nulle part ne réussira à lui fermer la bouche ou le fondre dans un moule existant. Jamais, une seule fois, Jésus, même saisi par la plus profonde des indignations, ne perdra la maîtrise parfaite de lui-même. Partout, en toutes circonstances, il se révélera comme l’Incorruptible même ! De tous les êtres ayant marché sur terre, le seul qui fut libre est Jésus. La raison en est simple : par son origine, Jésus est le seul être humain à ne pas être équipé de la même nature que nous. Il n’a pas besoin de devenir libre : il est né ainsi, fils de Celui qui, de toute éternité, l’est aussi : Dieu.

Il a renoncé à sa liberté pour que tu sois libre !
Dès lors, l’objectif de Jésus sera simple et unique. A la fois fils de l’homme et fils de Dieu, il n’aura qu’un seul souci : affranchir ses frères humains de toutes les tyrannies héritées de leur rupture avec Dieu. Tous les récits rapportés par les témoins de ses actes l’attestent : qui laisse agir Jésus dans sa vie se trouve affranchi de ce que sa volonté seule est incapable de le sauver. A son contact, le voleur cesse de voler. Il se met à travailler de ses mains pour rembourser celui qu’il a spolié. L’hypocrite cesse de jouer un jeu : il devient sincère. La prostituée cesse de vendre son corps : elle se donne désormais autrement aux autres. La liberté que Jésus offre n’est cependant pas gratuite. Elle va lui coûter le prix fort. Pour nous donner de partager sa vie, Jésus va devoir la perdre. La force qui est la sienne ne peut nous être donnée que s’il y renonce pour prendre sur lui toutes les chaînes par lesquelles nous sommes aliénés. Il le fera au moment où, montant sur la croix, il renoncera à sa liberté pour choisir volontairement de mourir. C'est, non le poing levé, mais crucifié, que Jésus nous acquerra notre liberté.

Victorieuse en apparence, la mort elle-même, trois jours après, relâchera sa proie. Il était impossible, disent les amis de Jésus, qu’elle le retienne. L’homme libre ne pouvait longtemps rester enfermé. La tombe vide témoigne de sa victoire. Cette victoire, 2 000 après, est aussi la nôtre. Il nous suffit pour y entrer de nous l’approprier. Reconnaissons que sans Jésus dans notre vie, nous sommes des aliénés. Confions-nous en Lui, le Libérateur ! « Celui que j’affranchis, promet-Il, devient réellement libre ! »

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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