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samedi 15 mai 2010

Dépassement

L’huître perlière

De tous les animaux, l’huître perlière me semble celui qui mérite le plus de recevoir la palme de l’ingéniosité quant à sa façon d’opérer pour anesthésier le corps étranger qui, tel un intrus, s’est introduit en elle. N’étant pas équipée pour le bouter hors de sa coquille, l’huître a opté pour un autre système de défense. Année après année, l’intrus, un grain de sable, par exemple, est recouvert de couches concentriques de carbonate de calcium qui cristallise sous forme d’aragonite, ce qui finit par donner une perle. Si Dieu a donné à l’huître l’intelligence de changer le mal dont elle est atteinte en beau, l’homme, toujours terriblement centré sur ses seuls intérêts, en a vu une source de profit non négligeable. Des éleveurs s’ingénient donc à faire travailler les huîtres en introduisant délibérément dans leurs coquilles des grains de sable. Ils n’ont ensuite plus qu’une chose à faire : attendre que le travail laborieux de l’huître se fasse pour en récolter le fruit étincelant.

Intrusion

Pourquoi Dieu permet-il le mal, la souffrance dans ce monde ? Parmi toutes celles que j’entends de la part de ceux qui rechignent à croire à l’existence de Dieu, cette question a la primauté. Si elle est légitime, elle témoigne cependant d’une méconnaissance de Dieu et des voies qu’il a choisi d’emprunter pour révéler qui il est. L’image de l’huître perlière citée ci-dessus va nous aider à le comprendre.

Une première chose qu’il faut dire est que, comme il en est pour l’huître perlière, le mal est aussi étranger à Dieu que le grain de sable l’est pour elle. Ce n’est pas Dieu qui est l’auteur du mal. Comme le grain de sable pour l’huître, le mal est une intrusion, initiée par un agent extérieur, dans le monde de Dieu. S’il blesse le monde créé par Dieu, il nous faut savoir que le premier qui, dans l’univers, a souffert du mal est Dieu lui-même. Le mal lui a occasionné plus qu’à nous une blessure et une souffrance tout aussi insupportable que le grain de sable pour l’huître.

Contrairement à l’huître, il est certain que Dieu aurait pu, s’il l’avait voulu, juger immédiatement et expulser le mal de son univers. Il a choisi une autre voie, une voie au travers de laquelle, comme l’huître, il allait mettre en valeur toutes les ressources de son ingéniosité et de sa force. Cette voie peut être désignée comme celle du dépassement !

Dépassement

La voie du dépassement est celle dans laquelle, comme le fait l’huître, chaque difficulté, contrariété qui se dresse sur le chemin est vue sous l’angle d’une occasion donnée pour manifester la beauté insoupçonnée de l’être qui doit y faire face. Alors que le grain de sable est l’occasion donnée à l’huître de faire une perle de grand prix, le mal est l’occasion que Dieu a saisi pour nous révéler, par Jésus-Christ, son Fils, les ressources infinies de son amour. En livrant Jésus-Christ à la mort pour le péché, Dieu, dit la Bible, a en quelque sorte englouti, et donc anesthésié, le pouvoir maléfique et destructeur de la mort et du péché dans sa victoire. L’irruption du mal dans l’humanité a été l’occasion donnée à Dieu de révéler au monde sa perle, la grandeur de la grâce cachée dans son être. Cette grâce latente était en lui, comme le carbonate de calcium en l’huître. Le mal a juste obligé Dieu de la mettre en œuvre, ce qui a conduit Jésus, son fils, a quitté le ciel pour se rendre sur terre, vaincre le péché, triompher de la mort et retourner ensuite d’où il était venu. C’est ce dont témoigne l’Ascension !

Prolongements

Si la voie du dépassement est la voie choisie par Dieu pour anesthésier le mal, plus le changer en bien et en beau, elle est encore aujourd’hui le principe à partir duquel il travaille. Oui ! Dieu n’éradique pas la souffrance dans le monde. Mais au sein même de la souffrance, il fait jaillir des œuvres et des actes portant la marque de l’amour qui n’existeraient pas sans elle. Le chemin, comme pour l’huître, peut sembler long et laborieux jusqu’à ce que la perle soit finie. Mais avec Dieu, tout est possible, en nous aussi !

Toute la Bible souligne le fait que la voie du dépassement est la voie première adoptée par Dieu pour résoudre les problèmes du monde. Les versets qui suivent en témoignent largement :

« Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé ; oui, au lieu même où il s’est manifesté dans toute son horreur (la croix de Jésus), la grâce divine a atteint sa plénitude : lettre de Paul aux Romains, chapitre 5, verset 19. »

«La mort est vaincue, elle a été engloutie par sa victoire. O mort, qu’est devenue ta victoire ? O mort, ou est ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et le péché tire sa force de la loi (des interdits). Mais Dieu soit loué : la victoire est à nous. C’est Dieu qui nous l’a donnée par notre Seigneur Jésus-Christ (qui nous as délivrés à la fois de la peur de la mort, de la puissance du péché et de la condamnation de la loi de Dieu) : 1ère lettre de Paul aux corinthiens, chapitre 15, versets 55 à 57

«Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S’il a soif, donne-lui à boire. Par là, tu l’aideras à prendre conscience de sa manière d’agir envers toi et à trouver le moyen de changer. Ne laisser jamais les rênes de votre conduite entre les mains du mal ; au contraire, prenez l’offensive et triomphez de lui par le bien : lettre de Paul aux romains, chapitre 12, versets 20 et 21. » (Version Parole vivante)

Allez-y : faites des perles. Dieu vous en donne la force par Jésus-Christ !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

2 commentaires:

Patrick a dit…

un site qui parle de la souveraineté de Dieu et qui répond un peu à ce qui est dit dans l'article : http://lesamisdelabible.free.fr/spip/spip.php?article17
Patrick.

pachec' a dit…

Merci Gilles pour ton article.
Je le trouve magnifique, rassurant, réconfortant, appaisant, motivant, énergisant, multivitamisant... ^^
Bonne journée =)