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samedi 24 novembre 2007

Un Dieu, 2 visages ?


Dans cette rubrique intitulée "Foire aux Questions", mon but est de répondre aux interrogations d'internautes dans le domaine spirituel. Les questions posées ne sont pas fictives, mais réelles. Soit je les ai moi-même entendues formulées, soit elles ont été posées réellement sur divers sites parcourus.

Question :

Quand on lit l'Ancien Testament, on n'a pas l'impression d'avoir à faire au même Dieu que révèle Jésus dans le Nouveau. Y a-t-il 2 Dieux différents ou un Dieu a deux visages, l'un sévère et l'autre tendre ?

1er élément de réponse :

Il faut comprendre, quand on lit l'Ancien Testament, que l'on vit dans une époque et sous un régime différents de ceux du Nouveau. Lorsque l'apôtre Jean écrit son Evangile, il dit : la loi est venue par Moïse, la grâce et la vérité par Jésus-Christ. Jean souligne donc la différence forte de but et d'accent existant entre les deux périodes.

Dans l'Ancien Testament, nous sommes sous le régime de la loi. A travers Israël, peuple choisi, Dieu révèle ce que sont Ses exigences en matière de justice, sainteté, moralité. Les normes qu'Il établit s'appliquent aussi bien au niveau de la relation de l'homme avec Dieu qu'entre les hommes. Or, la loi a un but : elle est là aussi bien pour révéler le haut niveau requis par Dieu pour Lui plaire que pour donner à l'homme la preuve de son incapacité à l'atteindre. Aussi, l'Ancien Testament est une suite ininterrompue d'échecs, de manifestations de réprobation de la part de Dieu contre Son peuple, incapable d'obéir à Ses commandements. D'où l'impression de sévérité qui ressort de la lecture de ces textes.

2ème élément de réponse :

Elle est liée à la nature même de la Personne de Dieu. Un Dieu qui réunit dans Sa Personne les qualités les plus "contraires": justice, amour, colère, compassion, jalousie, tendresse... C'est l'une des raisons pour laquelle la Bible nous ordonne de ne nous faire aucune représentation de Dieu. Toute image, en effet, ne peut être qu'une caricature de Dieu et l'amputer d'une partie de ce qu'Il est en réalité, Lui qui est dépeint à la fois sous les traits du lion et de l'agneau. Nous pouvons nous en étonner, mais une petite illustration nous aidera à comprendre que la contradiction qui semble y avoir dans Sa Personne, et entre le Dieu de l'Ancien Testament et Jésus, n'est qu'apparente.

Chacun de nous aime et apprécie le soleil. Nous savons à quel point cet astre nous est nécessaire et combien ses rayons nous sont bienfaisants. Sommes-nous cependant conscients que rien n'est plus dangereux que le soleil ! C'est une puissance au contact de laquelle tout se consume. Ce qui nous permet de jouir du soleil sans dommage tient à deux choses : la distance respectable à laquelle nous sommes de l'astre et la couche d'ozone protectrice qui filtre les rayons ultra-violets les plus dangereux.

Dieu, dit la Bible, est comme le soleil. Il est évident que, confronté directement à Lui, aucun de nous ne survivrait. Le simple fait de nous trouver en Sa présence nous consumerait sur place. L'expérience des hommes de la Bible qui ont entrevu Dieu est toujours la même. Tous se sont écroulés, comme morts. "Personne, dit la Bible, ne peut voir Dieu et vivre." Les deux éléments qui nous sont nécessaires pour vivre devant le soleil nous sont indispensables pour vivre à l'aise dans la présence de Dieu : une bonne distance, un élément protecteur médiant entre nous et Lui. La bonne distance entre Dieu et nous est tenue lorsque, au lieu de braver Dieu et de jouer les fiers et les arrogants devant Lui, nous nous tenons humblement devant Sa face, conscients de notre disqualification et de l'infini gouffre qui nous sépare de Lui sur le plan moral. L'élément médiant et protecteur est Jésus-Christ qui, sur la croix où Il meurt pour nos fautes, a concentré sur Sa Personne toute la charge de la colère légitime de Dieu contre l'humanité. Placé sous la protection du Christ, nous pouvons sans crainte nous approcher de Dieu qui, de Juge qu'Il était, devient notre Père.

3ème élément de réponse :

Les passages bibliques choquants de l'Ancien Testament sont un avertissement pour nous. Ils nous montrent ce qui se produirait pour l'humanité entière si elle ne bénéficiait pas de la grâce que Jésus-Christ est venu apporter par Sa venue. Jésus Lui-même a interprété les catastrophes qui se produisaient à Son époque de cette façon. Commentant ce qui s'était produit au sujet de victimes d'un malheur, Jésus aura ce mot peu rassurant : "Pensez-vous que ceux qui sont morts ainsi aient été plus coupables que les autres ? Non, je vous le dis, mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez aussi !"

Nous devons ainsi veiller à ne pas dénier à Dieu le droit de juger. Justice et amour font partie de Sa nature. La Bible souligne d'ailleurs que ce qui devrait être notre étonnement le plus grand n'est pas les manifestations de la justice de Dieu, mais bien plutôt la longueur de Sa patience envers nous. Une patience qui est souvent le prétexte utilisé par les méchants, non pour s'amender et changer, mais s'enfoncer toujours davantage dans le mal. Attention, cependant ! Cette patience un jour s'arrêtera. Nous sommes dans l'ère de la grâce, mais le jour de la colère viendra aussi sûrement que le jour suit la nuit !

4ème élément de réponse :

Le contraste entre le Dieu de l'Ancien Testament et Jésus ne résiste pas à une analyse plus poussée. Car la Bible rapporte de magnifiques épisodes dans l'Ancien Testament où Dieu fait preuve d'une compassion et d'une sollicitude extraordinaires. Il se révèle déjà comme le Dieu qui pardonne la faute, relève le coupable, se tient proche de l'homme brisé et meurtri. Confronté à un choix disciplinaire, le roi David aura cette phrase : Que je tombe plutôt dans les mains de Dieu que dans celles des hommes ! Car Ses compassions sont immenses !

Il est faux également de penser que les traits du visage de Jésus ne reflètent que la douceur. Jésus a été d'une dureté et d'une sévérité incroyables à l'égard des religieux hypocrites, les traitant sans retenue de "races de vipères", "sépulcres blanchis", et appelant à sept reprises le malheur sur eux. De même, il n'a pas hésité à manifester avec force Sa colère dans le temple de Jérusalem, chassant avec un fouet tous ceux qui y trafiquaient avec honte.

Conclusion :

Le dernier livre de la Bible, l'Apocalypse, nous transporte à plusieurs reprises dans des visions divines. Nous y voyons un seul trône sur lequel sont assis Dieu et l'Agneau (Jésus) tous deux objets de la même adoration par toutes les créatures. Ils sont comme les deux types de raisin figurés dans l'illustration ci-dessus : une couleur en superficie différente, mais une même nature. Il n'y a pas de distinction entre eux. Nous y voyons aussi Jésus, le Fils, ouvrir les sceaux qui décident du sort final de l'humanité, les sceaux du jugement. N'ayant pas connu l'humanité, c'est au Fils, devenu homme et Sauveur des hommes en Jésus, que Dieu déléguera en totalité la prérogative du jugement.


Que le Christ soit aujourd'hui votre refuge avant qu'Il ne devienne votre juge !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

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