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samedi 13 novembre 2010

Le cavalier au cheval roux

Le cavalier au cheval roux (ou rouge) :

Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant dire : Viens. Et un autre cheval, rouge feu, sortit. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’ôter la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgent les uns les autres ; et une grande épée lui fut donnée : Apocalypse 6,3-4

Au jour de l’introduction de son Fils dans le monde, Dieu tint, par l’intermédiaire des anges à délivrer un message de paix aux habitants de la terre : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et, sur la terre, paix parmi les humains en qui il prend plaisir : Luc 2,14. » Le cavalier à la monture blanche introduit dans l’histoire, c’est un cavalier faisant équipage avec un cheval roux qui, immédiatement, le suit, avec un but et une mission : ôter la paix de la terre et travailler à ce que les hommes s’entre-tuent (le roux symbolisant la couleur du sang).

Notons que l’ordre d’arrivée des cavaliers de l’Apocalypse suit exactement la liste des signes données par Jésus : après la séduction, la guerre : Mat 24,7-8. Un lien de cause à effet évident lie l’irruption du cavalier au cheval blanc sur la scène de l’histoire avec, à sa suite, le cavalier au cheval roux.

Il n’y a pas de guerre juste !

Se présentant comme le Messie revenu, il n’est pas impossible que pour asseoir et imposer son autorité sur le monde, le cavalier au cheval blanc se lance, comme cela s’est déjà fait dans l’islam ou au temps des croisades, dans des guerres dites « justes ». Or, ce concept de guerre juste, d’autant plus si elle est entreprise au nom du Christ est totalement étranger et incompatible avec la pensée de Jésus et des Evangiles : Matthieu 26,51 à 54 ; Jean 19,36. La guerre juste présuppose, pour être justifiable, un axe du mal qui sépare d’une manière catégorique les bons des méchants (rhétorique employée par Georges Busch pour justifier sa guerre menée en Irak). Or, cette vision de l’humanité va à l’encontre de celle que nous présente la Bible comme étant la vision de Dieu : Romains 3,9 à 18. Penseur protestant, c’est au Coran que Jacques Ellul fait remonter, dans son livre « la subversion du christianisme », la paternité de la notion de guerre sainte. « Jusqu’à l’arrivée de l’Islam, dit-il, la guerre est mal tolérée par les chrétiens. Elle reste, quoique menée par un empereur chrétien, douteuse et mal jugée. Mais la guerre est inhérente à l’Islam. Elle est inscrite dans sa doctrine, elle est tantôt un fait de civilisation, tantôt un fait religieux, mais ne peux pas en être séparée… Dans l’Islam, la guerre est toujours juste et constitue un devoir sacré. Elle est un devoir de tout musulman. Il faut que l’Islam devienne l’Universel. il faut étendre la vraie foi à tous les peuples en les contraignant par tous les moyens, et forcément la guerre. » (1) Quoi qu’il en soit, que ce soit par réaction à une idéologie ou par mimétisme, aucune guerre dite juste ne trouve de justification dans les Evangiles ou la pensée du Christ ! Celui qui prendra l’épée pour défendre sa cause périra par l’épée, avertit Jésus : Matthieu 26,52

Le spectre de la guerre totale

Notons, comme le montre les effets de l’action du cavalier au cheval roux, que, quoique la rhétorique officielle ne cesse de marteler, la guerre ne produit jamais la paix. Inévitablement, elle fait entrer les nations dans un cycle infernal de violence et de représailles qui conduit les hommes à ne cesser de s’entretuer. Invité en 1982 à prêcher l’Evangile à Moscou et prononcer un discours substantiel sur la paix lors d’une conférence internationale de responsables religieux, le prédicateur américain Billy Graham a dit :

« La course aux armes nucléaires est en premier lieu un problème moral et spirituel qui nous affecte tous. J’ai la conviction que les réponses simplement politiques ne suffiront pas, mais qu’il est temps maintenant pour nous d’engager le monde à rechercher des solutions spirituelles. Notre approche du problème de la course aux armes nucléaires doit être tout autre. Il faut trouver le moyen de rompre le cercle vicieux de la propagande mêlée à l’antipropagande, de l’attaque et de la contre-attaque, de la méfiance qui produit un surcroît de méfiance parmi les nations. Il faudrait aussi désarmorcer le cycle sans fin de l’escalade des politiques de dissuasion, toutes plus performantes les unes que les autres. »(2)

Billy Graham met ici le doigt sur le problème majeur et caché de la guerre ! La guerre est construite sur le mensonge et la peur de l’autre, une stratégie qui sera savamment entretenue par le cavalier monté sur le cheval blanc. Tous les discours haineux, porteurs de guerres ou de bruits de guerre, que l’on entend aujourd’hui, s’alignent sur ce modèle : la foi en un mensonge qui fait de l’autre l’ennemi à abattre. Questionné par un journaliste sur l’éventualité, un jour, d’une ère de paix sur terre, Einstein, père involontaire de la bombe atomique, répondra : « Non ! Tant qu’il y aura l’homme, il y aura des guerres ! » L’avis du grand savant rejoint le diagnostic de la Bible : en dehors de la royauté du Christ, le Prince de la paix, il n’y a malheureusement aucun moyen pour que le « cercle vicieux de la propagande et de l’antipropagande », générateur de la guerre, soit brisé !

(1) La subversion du christianisme : Jacques Ellul
(2) la dernière chevauchée : Billy Graham


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

2 commentaires:

Anonyme a dit…

sauf que Billy Graham a signé un document avec le vatican, et encourage l'oecuménisme, et l'institution d'un nouvel ordre mondial, peut-on lui faire confiance en tant que chrétien de l'épouse qui ne veut pas se laisser prostituer?

Ichtus02 a dit…

Sans doute n'est-il pas facile d'être serviteur de Dieu et au contact des plus grands. Ceux qui sont les plus exposés sont aussi les plus calomniés. Chacun devra rendre compte pour lui-même devant le tribunal de Christ. Dans ma jeune foi, les messages de Billy Graham m'ont beaucoup édifié.