samedi 26 mai 2012

Les Edwards et les Jukes


Bénédiction et malédiction

La bénédiction et la malédiction de Dieu existent-elles ? Dans la loi que Dieu donna à Moïse, elles y figurent clairement. Avant d’énoncer les dix commandements, sa loi morale, Dieu énonce les deux principes qui présideront à la destinée des générations. « Moi, le Seigneur, ton Dieu, je suis un Dieu à la passion jalouse, qui fais rendre compte aux fils pour la faute des pères, jusqu’à la 3ème et la 4ème génération de ceux qui me détestent, mais qui agis avec fidélité jusqu’à la  1000ème génération envers ceux qui m’aiment et qui observent mes commandements : Exode 20,5-6. »

Deux familles américaines et leurs lignées, qui ont fait l’objet d’études et de commentaires de toutes sortes, illustrent la réalité de l’existence de ce principe. Jonathan Edwards était le père de la première lignée, Max Jukes, le père de la seconde. L’histoire de leurs vies et de leurs descendances démontrent de manière flagrante, si besoin est, qu’elle n’est pas vaine la parole de Dieu qui, à la fois, promet et menace.

Famille Edwards

Jonathan Edwards
Jonathan Edwards, né en 1703 à Windsor, est reconnu par certains comme le plus grand de tous les théologiens et philosophes américains. Animé d’une conscience exceptionnelle de la grandeur de Dieu, Edwards fut à l’origine d’un réveil spirituel qui secoua les hommes de son temps et les fit sortir de leur torpeur spirituelle. De l’union avec sa femme Sarah Pierrepont, qui partageait sa passion religieuse, naîtra 11 enfants (8 filles et 3 garçons) qui furent enseignés dans la même foi. Toujours, les enfants Edwards manifestèrent un grand respect pour Dieu et leurs parents.

Parmi leurs descendants, 285 furent diplômés d’études supérieures. 13 devinrent présidents d’écoles supérieures, 65 professeurs et plusieurs, directeurs d’académies importantes. 45 universités américaines et étrangères comptent d’anciens élèves parmi les descendants de Jonathan Edwards. Les Edwards étaient des gens respectueux de la loi. On compte parmi eux plus de 100 juges et avocats et un Edwards considéré comme probablement le plus éminent professeur de droit des Etats-Unis en son temps.

Les Edwards jouirent quasiment tous d’une bonne santé et d’une longue vie. Ils ont aussi beaucoup fait pour alléger les souffrances de leurs contemporains. On compte parmi eux 60 médecins. De même, les Edwards étaient tous des hommes pieux. Plus de 100 d’entre eux seront pasteurs, missionnaires et professeurs de théologie, parmi les plus éminents.

80 membres de la famille Edwards recevront des postes honorifiques. Plusieurs seront législateurs pour de nombreux états ou représenteront les Etats-Unis à l’étranger. D’autres seront élus membres du Congrès, trois seront sénateurs et un vice-président des Etats-Unis.

Plusieurs descendants Edwards s’illustrèrent dans la littérature. 35 livres réputés portent leurs noms. 18 revues et périodiques importants émanent d’eux.

Famille Jukes

Max Jukes, qui vivait à la même époque, était un criminel hollandais paresseux. Il épousa une femme qui n’était pas plus croyante que lui. Max Jukes et son épouse ne donnèrent aucune éducation à leurs enfants. Sur 1200 descendants recensés, peu connurent une formation même modérée. Seulement 20 d’entre eux apprirent un métier dont 10 dans une prison d’état.

Les Jukes étaient de célèbres transgresseurs de la loi. Parmi les descendants de Max Jukes, 310 moururent pauvres, 150 furent des criminels, 7 des meurtriers, 100 des ivrognes et plus de la moitié des femmes des prostituées.

Les Jukes ne jouirent pas d’une santé resplendissante. 440 d’entre eux furent gravement malades. Aucun d’eux n’exerça jamais une charge publique. Non seulement les Jukes n’écrivirent jamais rien, mais la plupart restèrent illettrés. Alors que la descendance Edwards se dispersa dans le monde, les Jukes ne bougèrent pratiquement pas de leur lieu d’origine.

L’étude faite sur les deux familles aboutit à ce constat. Les 540 descendants de Max Jukes ont coûté à l’Etat américain un million et quart de dollars. Les descendants de la famille Edwards n’a pas coûté un seule centime aux Etats-Unis. Au contraire, par leur piété, leur droiture, leur rigueur et leur intelligence, ils ont contribué à sa richesse.

Conclusion

Il ne faudrait pas tirer de cette comparaison de fausses leçons. Je ne crois pas au déterminisme qui voudrait que, dès sa naissance, chacun serait programmé pour la réussite ou l’échec selon son origine. Je crois à la vérité de la Parole de Dieu qui affirme qu’il y a une moisson à ce qui est semé par une vie. La Bible affirme cependant que, pour qu’il nous soit fait grâce, quelqu’un a moissonné pour nous la conséquence de nos péchés et de ceux de nos pères. Il s’agit de Jésus-Christ. Paul dit de lui que, sur la croix où il meurt, Jésus a été fait malédiction pour nous. Par Lui, la malédiction qui résulte du péché de nos pères peut être ôté. Le Christ est mort pour nous racheter de la vaine manière de vivre héritée de nos pères, dit Paul. Un nouveau départ donnant naissance à une nouvelle génération bénie peut naître de quiconque reconnaît sa faillite et vient à Christ dans la foi pour recevoir une vie nouvelle. La Bonne Nouvelle de l’Evangile s’adresse, non d’abord à ceux qui sont bénis, mais aux maudits. Je suis témoin de ce nouveau départ dans ma propre vie, et de la puissance de la bénédiction de Dieu capable de briser les chaînes de péché des générations passées. Que cette expérience soit aussi la vôtre !


Sources : Vie de Jonathan Edwards  - Les Edwards et les Jukes


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samedi 19 mai 2012

Le mariage homosexuel : un sacrilège !


Prises de position

Après François Hollande en France, c’est au tour de Barak Obama, actuel Président des Etats-Unis, de se prononcer pour le mariage homosexuel. Les candidats aux présidentielles françaises et américaines font preuve d’une ambition qui s’apparente à celle des feuilles mortes. Mis à part « être dans le vent », il n’y a aucune réflexion objective de fond à leur prise de position. Ce jugement, qui peut paraître sévère, est confirmé par les arguments développés par Barak Obama. Sa position, dit-il a évolué sur le sujet en discutant avec des amis homosexuels. A voir leur bonheur, il ne voit plus pourquoi il s’opposerait sur le plan personnel à cette évolution.

Nous voilà donc au cœur de ce qui, au plus haut niveau des états, décide de ce qui devient légal ou non. J’ai toujours pensé pour ma part qu’un jugement objectif, fondé sur des principes, devait faire la loi. Le président nous explique que ce n’est plus cela la réalité. C’est ce qu’il perçoit de manière subjective dans l’évolution des mœurs et des mentalités qui fera que telle pratique marginale devient maintenant légale… et imposé à tous comme normative.

Allons plus loin… dans 20 ans disons. Le temps a passé. Les homosexuels se marient, adoptent des enfants. Ils ont gagné leur combat. Malheur à qui ose encore dire qu’une telle institution est, dans sa définition, contraire à la nature. Un procès pour discrimination lui est immédiatement intenté. Mais voici que se profile le combat d’une nouvelle minorité. On va les appeler « les néo-pédophiles ». Ils ne sont pas des violeurs, mais des gens respectables qui sont persuadés qu’il faut initier les ados à la sexualité. Ils ont des méthodes douces, non violentes qui ont fait leurs preuves. Des ados témoignent de l’émerveillement qu’a été cette initiation. Un projet de loi a été formulé.

Bien sûr, au début tout le monde est choqué. Mais voilà, à l’examen subjectif des faits, finalement la chose n’est pas si mauvaise. Plusieurs, à l’image du président des Etats-Unis, évoluent sur le sujet. On commence à faire des sondages et on se rend compte du poids électoral que représentent les adeptes de l’idée nouvelle. Ils sont une minorité influente qui peut faire basculer le scrutin. Un candidat ose ! Il s’affiche : il est pour ! Sa proposition, bien sûr, est noyée au milieu des autres... disons à la 31ème place… Mais le coup est réussi. Le candidat passe de peu… juste le nombre de ralliements suffisants dus à sa proposition « moderniste ».


Le mariage homosexuel : un sacrilège

Si le mariage était, comme la République, une institution humaine, qu’au fil du temps il évolue semble logique. Mais tel n’est pas le cas. Comme ce n’est pas l’homme qui a inventé l’homme et la femme, il n’est pas davantage celui qui a institué le mariage. Que des êtres sexués veuillent fonctionner autrement que de la manière et selon le but pour lequel le sexe a été fait, ce choix relève de leur responsabilité. Mais qu’un président impose à la société à la tête de laquelle il a été élu une norme qui renverse un principe qui relève du sacré (de l’ordre créationnel), il y a là une intrusion de l’humain dans une sphère qui ne relève ni de son droit, ni de son autorité. Le mariage homosexuel est, par conséquent, illégitime. Il est de l'ordre de l'usurpation de brevet divin. Autrement dit un sacrilège !

L’établir en norme, c’est, à mon sens, se mettre à la place de Dieu, le Créateur de l’homme et de la femme. C’est lui dire en quelque sorte : «Toi, Dieu, Tu as pensé l’homme et la femme de telle manière. Tu les as conçus différents et complémentaires sur le plan sexuel pour que, dans leur union, où ils ne font plus qu’un, ils engendrent la vie, procréent et perpétuent l’espèce humaine. Nous pensons que tu as posé trop de limites, que le cadre dans lequel s’exerce la sexualité et se conçoit la famille est trop étroit. Nous voulons ouvrir ce cadre à de nouvelles possibilités. Certes, la façon dont les sexes ont été faits vise le but pour lequel ils ont été prévus. Mais la difficulté n’est pas insurmontable. Il suffit pour cela d’étendre le droit familial aux couples homosexuels en leur donnant le mariage, puis un droit à l’adoption. Et le tour est joué ! Tu vois, Dieu : nous aussi on sait faire une humanité… »

Oui ! Le tour est joué ! Mais nul doute que c’est un bien mauvais tour qui est joué là à l’espèce humaine ! Comme chaque fois que l’on déplace des bornes anciennes (avortement, euthanasie…) posées pour le bien de tous, ce n’est qu’avec le temps que l’on constate les dégâts. Que ce soit sur le plan économique, écologique, moral, le même mal se retrouve partout. Désormais, on ne navigue plus qu’à courte vue. Finies les réflexions fondamentales. Il n’ y a plus de fondements, ils sont renversés sauf chez des intégristes bornés. Or, aujourd'hui, plus personne ne veut être "borné", c'est-à-dire cadré. Tout doit être ouvert, sans limite. Le champ des possibilités doit être infini. Il ne doit être soumis à aucun jugement moral. J’ai peur que bien vite, tel un boomerang, la réalité nous revienne  en pleine face avec une force décuplée.

Dieu, jusqu’à présent, se tait. Il laisse l’homme aller au bout de sa folie, de sa liberté, puisqu’il pense être plus intelligent que Lui. Mais Dieu garde le droit légitime de juger. Rien ne nous appartient. Nous ne sommes pas propriétaires de l’humanité. Vient le moment où Dieu va nous demander des comptes sur la façon où nous avons gérer les biens qu'Il nous a donné, y compris la sexualité et la famille. La facture risque d’être salée…


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samedi 12 mai 2012

Pas de second tour à cette élection !

Second tour

François Hollande, le candidat du parti socialiste, a été élu dimanche dernier Président de la République française au second tour des élections. Ce second tour donne une chance d’être élu aux deux candidats arrivés en tête lors du premier tour. Sur le plan politique, il existe donc deux occasions d’être élus.

Sur le plan spirituel, certains voudraient croire qu’il existe aussi un second tour. Se sachant imparfaits, mais pas si mauvais que bien d’autres, des croyants pensent que, s’ils ne remplissent pas tout à fait les critères requis pour aller tout droit au ciel, ils auront une seconde chance. Pour valider leur espoir, l’église catholique a créé de toutes pièces le purgatoire. Le purgatoire n’a aucun fondement biblique. Il était encore inconnu au 5ème siècle, comme l’atteste les paroles de Saint Augustin, que l’Eglise catholique considère cependant comme l’un de ses pères : « Il n’existe point de lieu mitoyen, dit-il ; celui qui n’habite point avec Jésus-Christ ne peut être ailleurs qu’avec le diable. ». L’idée est née à la fin du 6ème siècle sous l’impulsion du pape Grégoire le Grand. Elle ne fut cependant introduite dans le culte public que bien plus tard, en 998 sous les papes Jean XVII ou Grégoire V. Enfin, le concile de Trente la ratifia en 1563, en faisant du purgatoire un article de foi imposé à tous les fidèles catholiques.

Un seul tour

La Bible est cependant formel : Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois après quoi vient le jugement : Hébreux 9,27. L’histoire du riche et de Lazare, racontée par Jésus lui-même dans les Evangiles, ne laisse place à aucune ambiguïté : Luc 16,19 à 31. Le sort de chacun est scellé au moment même où il rend l’esprit.

La question se pose : Dieu est-il donc si dur qu’il ne donne pas de seconde chance ? Réfléchissons ! Tout notre salut repose sur une seule chose : non nos mérites, nos œuvres, mais sur le fait que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a porté nos péchés devant Dieu, son Père, sur la croix. Pour se faire, Jésus a effectué un incroyable parcours. Il a quitté la gloire du ciel, a revêtu l’humanité, s’est exposé à toutes les formes possibles de tentation. Il a vécu un parcours humain sans faute pour finalement, s’offrir en sacrifice volontaire pour ôter le péché du monde entier. Pour que nous accédions au salut, Dieu a simplifié les choses au maximum. Ce qu’il nous demande, n’est pas de nous améliorer, de faire des efforts, de gravir des sommets de moralité. Ce qu’il attend de nous, c’est que nous reconnaissions notre impuissance à atteindre les critères de justice tels qu’ils sont définis dans sa loi (les dix commandements) et que nous misions entièrement sur ce qu’a fait Jésus pour nous. Par lui, le pardon immédiat et une justice parfaite nous sont offerts.

Si donc le salut est si simple d’accès, qu’a à faire ici une seconde chance ? Si, dès le début, nous ne sommes pas sauvés sur la base de nos efforts ou d’un niveau de purification exigé, quelle logique pousserait Dieu à revenir à un tel système ensuite? Le salut s’offrirait donc gratuitement au 1er tour, et il faudrait le gagner au second, en se soumettant à un travail de purification intense ? Non ! Pas de second tour ! Le principe de la grâce, principe selon lequel tout vient de la bonté gratuite de Dieu, source de notre salut, l’interdit.

Dès le premier tour, vous pouvez être élus… par Dieu… en Christ ! Ne laissez pas passer l’occasion !


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samedi 5 mai 2012

samedi 28 avril 2012

Votez pour lui : Il est déjà élu !

Election

Dimanche dernier, nous étions près de 44,5 millions d’électeurs appelés aux urnes pour départager les 10 candidat(e)s qui postulaient à la présidence de la République. Chacun, au cours des nombreux débats qui ont eu lieu a eu le temps de se forger sa propre opinion sur le candidat qui, à ses yeux, incarne le mieux les idées et les valeurs qui comptent pour lui, ou semble faire preuve de la meilleure compétence pour le poste.

Si un panel de candidats est légitime lorsqu’il s’agit de faire des choix politiques, une question se pose : l’est-il aussi lorsqu’il s’agit de trouver le maître spirituel à qui se fier pour trouver des réponses aux questions les plus profondes. C’est ce que semble penser aujourd’hui notre société pluraliste. La vérité, pense-t-on, dans ce domaine n’est pas unique. Elle n’appartient pas à quelqu’un en propre. Elle est plurielle, et plutôt que d’adhérer à la Vérité, il est plus séant de dire que chacun adhère à sa vérité, celle qui lui semble la plus juste et la plus conforme à la réalité.

Rien n’est plus faux ! Si nous sommes condamnés, dans le domaine de la vérité, à nous satisfaire de l’approximation, alors, autant le dire tout de suite : il est inutile de chercher. Car ce dont a chacun a besoin, ce n’est pas d’hypothèses plus ou moins justes, mais de certitudes fondées non seulement sur de belles déclarations, mais sur une démonstration de preuves. Les enjeux sont trop importants. Je peux me tromper de candidat sur le plan politique. Si celui que j’ai voté me déçoit, ce ne sera pas la fin du monde. Tout autre en est-il si je place ma confiance en quelqu’un qui, sur les questions qui touchent à Dieu, au salut de l’âme ou à l’éternité, s’avère trompeur ou décevant. Je n’aurai alors pas de seconde chance pour me rattraper. Qui, parmi tous les maîtres spirituels qui nous sont proposés, a fait ses preuves ? Qui a démontré qu’il est en mesure de tenir ses promesses et de donner ainsi une réelle assurance à qui se fie à lui pour son avenir éternel ? Telle est la question cruciale qui est au cœur de notre humanité !

L’Elu

Tout le monde, c’est certain, peut prétendre être quelque chose. C’est à l’examen des faits et des œuvres que se confirment ou s’infirment les prétentions. De tous les postulants à la médiation entre Dieu et l’humanité, il n’y a pas photo. Un seul a démontré qu’il réunissait en sa personne tous les éléments destinés à rassurer quiconque a besoin de certitudes sur le sujet : Jésus de Nazareth. Vous faut-il quelqu’un qui, tout en étant homme comme vous, ne soit pas sujet aux faiblesses qui entachent si facilement la vie des autres hommes ? Jésus seul est à la hauteur. Ils ont été des milliers à vivre autour de lui, à le suivre, l’observer, l’épier pour trouver la faille. Ils n’en ont pas trouvé. Ils n’ont rien pu faire d’autre que de le condamner sur la déclaration de faux témoins. Même le juge Pilate l’a dit : Cet homme est innocent et n’a rien fait de mal. Il faut le relâcher !

Vous faut-il quelqu’un dont les actes sont en parfait accord avec les paroles ? Jésus seul l’est, totalement, intégralement. Aucune de ses affirmations, y compris les plus audacieuses, n’a pu, à l’épreuve des faits, être prises en défaut. A peine dit-il qu’Il est la résurrection et la vie qu’il ressuscite un mort, enseveli depuis 4 jours. Jésus aurait pu, pour ne pas trop choquer ou paraître prétentieux, y aller mollo sur lui-même. Il n’a jamais éprouvé ni gêne, ni honte à dire qu’il est le chemin, la vérité, la vie, que nul ne peut venir à Dieu qu’en passant par lui. Il a affirmé être la lumière du monde, la porte qui mène au royaume de Dieu, le seul vrai bon berger, le Fils unique de Dieu… Placées dans d’autres bouches, de telles paroles auraient été une preuve d’orgueil impensable ! Chez Jésus seul, elles sonnent justes, tant elles sont soutenues par des preuves effectives.

Si Jésus est l’Elu qu’il nous faut, ce n’est pas parce qu’il est meilleur et supérieur aux autres. C’est parce qu’Il est l’Elu de Dieu lui-même. A plusieurs reprises au cours de la vie de Jésus, une voix s’est faite entendre du haut du ciel. Elle a dit : Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le. Pour trouver quel est le meilleur Guide pour nous amener à Dieu, c’est Dieu lui-même qui doit le dire. C’est lui qui doit désigner le candidat qui a toute sa faveur. Il l’a fait pour Jésus. Non seulement, il a validé toutes ses paroles par les actes qu’il a accompli, mais, dit l’Evangile, trois jours après sa mort il l’a ressuscité. Il a glorifié celui que les hommes avaient rejeté.

Depuis, un seul message convient. Ne cherchez plus ! Faites confiance à Jésus ! Lui seul a le pouvoir de vous délivrer de l’errance et de vous conduire avec sûreté jusque dans l’éternité. Je le crois et je le sais !

samedi 21 avril 2012

Incrédulité


Incrédulité

Moisissure du genre Pénicillium notatum
En 1897, un étudiant en médecine, Ernest Duchesne, fait une découverte d’une valeur inestimable. Il démontre que la moisissure bien connue du fromage appelé « Bleu d’Auvergne » est capable d’anéantir toute une faune microbienne. Il vient de découvrir la pénicilline, antibiotique qui sauvera beaucoup de malades de la mort. Mais personne n’a voulu prendre au sérieux cette découverte incroyable ! Il faudra attendre que Fleming redécouvre la pénicilline en 1928 et c’est seulement en 1943 qu’elle sera utilisée pour soigner des blessés en Algérie. Cinquante années : que de temps et de vies perdus pour ne pas avoir pris au sérieux la découverte d’Ernest Duchesne !

Depuis toujours, Dieu se révèle et parle à ses créatures. Que de temps perdu, de vies brisées pour les êtres humains qui n’ont pas voulu le croire ! C’est par la Bible que Dieu nous parle, nous prévient et nous avertit. En particulier, il y a un aspect du message de Dieu que bien des gens ne veulent pas prendre au sérieux : celui de l’existence de l’enfer, attestée plusieurs fois par Jésus. Savez-vous quelle différence il y a entre les gens qui vont en enfer et ceux qui vont au paradis ? Ceux qui vont en enfer sont des coupables qui ont refusé le pardon que Dieu offre par le moyen de Jésus-Christ et ceux qui vont au paradis sont les coupables qui ont reçu ce pardon. Ceux qui vont au paradis ne sont donc pas meilleurs que ceux qui vont en enfer. Ils ont simplement accepté d’être graciés par Dieu. Voilà une réflexion à prendre au sérieux !

Tiré du calendrier Trésors cachés 2011


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samedi 14 avril 2012

Bientôt la guerre !

Le syndrome du Titanic


« Vous allez entendre parler de guerres et de rumeurs de guerre : Matthieu 24,6. » La guerre et le bruit de futures guerres font partie, dans la bouche de Jésus, du climat des temps de la fin. Alors que nous sommes en pleine élection en France, il est frappant qu’aucun des dix candidats n’en évoque l’hypothèse. Pour le président sortant Nicolas Sarkosy, l’échec de la mise en œuvre du programme sur lequel il a été élu tient à une chose majeure : l’imprévu que fut la crise financière et économique survenue en 2008. L’écoutant, on peut s’étonner à juste titre de la myopie dont peuvent être frappés nos dirigeants. Se peut-il que personne n’ait rien vu venir ? La même myopie me semble être présente aujourd’hui ! On parle réforme du permis de conduire, on discute de la viande halal comme si ces thèmes étaient les sujets primordiaux à aborder. Notre situation et l’aveuglement (volontaire on non) de ceux qui postulent à la plus haute fonction me font penser au Titanic, dont on rappelle le naufrage ces derniers temps. Le plus gros danger est droit devant nous, mais l’équipage, capitaine et officiers, sont sur le pont du bateau, en train de discuter de l’amélioration des conditions de voyage des passagers pour les jours qui viennent. Discussion inutile : quelques heures plus tard, le bateau sombrait dans les eaux glacées de l’Atlantique !

Bientôt la guerre !

Il ne faut pas faire preuve d’un don extraordinaire de visionnaire pour la voir venir. L’année 2011 a connu des bouleversements politiques sans précédent. Des dictatures anciennes sont tombées. Le monde arabe est en complète ébullition. Tous les anciens traités liés avec Israël par les pays qui l’entourent, l’Egypte par exemple, sont remis en question. La Syrie est sens dessus dessous. La Turquie hausse le ton envers son voisin. Des rumeurs courent sur des accords possibles entre l’Azebaïdjan, pays frontalier de l’Iran, avec Israël : le pays lui servirait de base arrière pour des attaques éventuelles. Les Etats-Unis ont dépêché deux porte-avions vers l’Iran. L’Iran menace de bloquer le détroit d’Ormuz par lequel transite 40% du fet pétrolier mondial. La Chine et la Russie ont averti que si les Etats-Unis attaquaient l’Iran, ils entreraient en guerre contre eux. La Corée du Nord ne relâche pas sa pression sur ses voisins. Sinon, tout va très bien Madame la marquise !

L’année 2012 voit un nombre impressionnant d’élections se produire. La Chine va changer de dirigeant. Les Etats-Unis sont en pleine élection, ainsi que la France. Poutine a repris le pouvoir en Russie. Ahmadinedjad a réussi à se maintenir par la force en place. La Lybie est dominée par les islamistes, la Tunisie aussi. L’Italie, la Grèce se sont vus récemment imposer des dirigeants non élus. L’Espagne vit l’austérité et la rigueur comme jamais. Les acteurs des conflits futurs sont ou vont être mis en place. Sinon, tout va très bien Madame la marquise !

Guerre économique et numérique

Selon certains, le plus gros de la crise est derrière nous. Ce n’est de manière évidente pas l’avis de tous les économistes. La guerre continue à faire rage entre la City de Londres, la plus grosse Bourse mondiale, Wall Street et l’Europe. La spéculation va toujours bon train. Des milliards d’euros ont été injectés dans les banques pour reporter le problème et tenter de le conjurer. On anesthésie le corps pour qu’il ne sente pas la douleur. Mais le mal est toujours là. De manière évidente, les Etats-Unis, en pleine déroute économique, perdent le leadership du monde. On se détourne d’eux et leur parole n’a plus autorité. Les pays émergents redressent la tête et n’hésitent plus à opposer leur véto à l'oncle Sam. Absente lors des derniers grands conflits mondiaux, la guerre numérique, en parallèle de la guerre économique, fait rage. Israël bloque avec un virus le programme militaire iranien. Les Anonymous sabotent les sites officiels de la Chine. Partout, la menace d’un pétrole hors de prix menace le niveau de vie de chacun… Sinon, puisque vous me le demandez, tout va très bien, Madame la marquise.

Convulsions avant accouchement

Notre monde est en train de vivre ce que Jésus et l’apôtre Paul ont appelé « les douleurs de l’enfantement. » Les contractions qui annoncent la fin de ce système se font et se feront de plus en plus fortes. Il y aura, certes, quelques temps de répit entre elles, où tout semblera être revenu à la norme. Ce sont ces temps, comme aujourd’hui, où les hommes, secoués, se rendorment dans leurs rêves, se projetant dans le monde utopique de la paix et de la prospérité pour tous. Ils sont vite rappelés à l’ordre. Une nouvelle secousse fait se lever des peuples. La colère gronde, l’angoisse finit par prendre le dessus. Certains, dans un geste symbolique destiné à frapper les esprits, se donnent la mort, publiquement, tel Dimitris Christoulas en Grèce, se mettant une balle dans la tête sur la place Syntagma, la place de la Constitution. La lettre manuscrite qu’il a laissée en dit long sur le désarroi qui habitait cet ancien notable, pharmacien :

« Le gouvernement d’occupation (…) a anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant trente-cinq ans (…). Mon âge ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que si un Grec prenait une kalachnikov je n’aurais pas été le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne, ou sinon, faire les poubelles pour me nourrir. » Le même jour, quatre autres personnes établies en Grèce ont aussi décidé de mettre fin à leurs jours. A part cela, dormez bien ! Tout va très bien Madame la marquise !

Prépare-toi !

Le temps est venu où la promesse de la venue en gloire du Seigneur va s’accomplir. Le chaos, l’apostasie, le rejet des lois morales de Dieu est bientôt à son comble. Comme il en a été pour le Titanic, l’eau s’engouffre dangereusement dans le bateau. La point de rupture sera bientôt atteint. Il faudra alors se rendre à l’évidence : la catastrophe ne pourra plus être évitée. Des guerres terribles vont décimer le monde, rayer des villes de la carte, envoyer des millions d'humains dans la mort...

En ce temps, le Seigneur reviendra… d’abord pour chercher les Siens. Il interviendra miraculeusement pour sauvegarder Israël, son peuple, qui, sous la pression, finira par comprendre que c’est son Dieu qu’il a mis, il y a près de 2000 ans, sur la croix de Golgotha.

Le mot d’ordre final de l’Apocalypse, qui nous raconte notre temps, s’adresse à tous. « Et il me dit : Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre. Car le temps est proche. Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore ; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore : Apocalypse 22,10-11. » Que chacun en profite maintenant pour vivre ce qu’il veut vivre. Qui aime la souillure, qu’il se souille ! Qui aime la sainteté, qu’il se consacre à Dieu ! Car la fin est proche ! Toi qui lis ces lignes, prépare-toi !


samedi 7 avril 2012

Que sera le XXIème siècle ?

Malraux ou pas ?


« Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas ! » C’est à l’écrivain et homme politique français André Malraux que l’on attribue cette phrase. Il y a cependant controverse à ce sujet. André Malraux lui-même affirme, dans une interview donnée en 1975, qu’on lui a fait dire cela. « Je n’ai jamais dit cela moi-même, dit-il, car je n’en sais rien. Ce que je dis est plus incertain. Je n’exclus pas la possibilité d’un événement spirituel à l’échelle planétaire. » Qu’elle soit de Malraux ou non, l’affirmation au sujet de notre siècle, dite au siècle précédent, mérite réflexion. Que sera le XXIème siècle ? Quelle place la religion, ou la spiritualité, auront elles ? Peut-on envisager que l’avenir du monde repose sur la place que l’on fera à la religion ? Les questions doivent être posées !

Gestation

Il en est souvent des idées comme de la vie. Longtemps, avant qu’elles voient le jour sous la forme d’un système, elles existent là, en gestation, dans un ou plusieurs esprits. Puis, tout à coup, elles accouchent. Elles naissent sous la forme d’un livre ou d’un discours tenu par une sorte de nouveau prophète ou visionnaire. Quelle que soit la nature de l’idéologie qui est à la base d’un système, sa naissance n’est que la reproduction des voies par lesquelles la Révélation de Dieu a vu le jour : une pensée qui s’incarne dans une parole, qui donne naissance à un corps (un système)

Comme il en est pour chaque siècle, c’est avant lui que nous devons chercher les racines de ce qu’il sera. Le XXème siècle n’est pas né avec lui, mais avant lui, dans la tête fourmillante d’idées nouvelles (le sont-elles vraiment) des penseurs qui l’on précédé. Chacun le sait : avant Lénine, qui a érigé le communisme en système politique, il y a eu, entre autres, Karl Marx. L’un est le « père » qui est à l’origine des choses, l’autre fut le « fils » qui les incarna. Karl Marx lui-même ne s’est pas fait seul. Les influences qui ont marqué sa pensée remontent bien avant lui, dans le siècle des lumières ou dans les théories évolutionnistes darwiniennes. Chacun fait partie d’un tout qui le dépasse. Mais d’où viennent les lignes fortes qui courent à travers les âges ? Qui peut le dire. Si nous n’avions la Bible, qui nous parle de ce qui se passe dans le monde invisible et les coulisses de l’humanité, nous serions bien incapables de le dire.

Echec de l’humanisme athée

Si le XXème siècle a été le triomphe du modernisme et du matérialisme athée, il en a été aussi la plus sûre preuve de son impuissance à assurer l’avenir heureux et paisible de l’humanité. Le rêve humaniste, suite à deux guerres mondiales, de multiples génocides, le stalinisme et autre horreurs, s’est effondré et transformé en cauchemar. La ruine est telle que l’utopie a laissé place au vide. Il n’y a plus à l’aube du XXIème siècle aucune idéologie nouvelle qui puisse enchanter le monde. A côté de ces idéologies éphémères, toutes destinées à passer comme l’homme qui en est la source, une autre ligne, née depuis l’origine du temps, continue de manière imperturbable à poursuivre sa route jusqu’à l’accomplissement final du dessein de celui qui en est l’origine : Dieu !

Ligne de force divine

Celle ligne trouve sa naissance dans un lieu, une situation et une promesse. Ce lieu est le paradis originel, là où les premiers hommes sont nés ! Cette situation est l’entrée du péché dans le monde, la proposition de rébellion et d’autonomie à l’égard de Dieu à laquelle l’homme a adhéré. Cette promesse, celle d’un rétablissement final des choses pour l’humanité, telle que Dieu les a voulues, par la venue d’un homme , « né d’une femme, appelé à écraser la tête du serpent », celui qui est à l’origine de la proposition qui est la cause de tous les désordres, toutes les divisions, tous les renversements. Contrairement à celle de toutes les idéologies, la force de la Bible sera toujours de remonter plus loin, à l’origine même des choses, pour diagnostiquer à la fois la source des problèmes des hommes et proposer la voie de la guérison. Qui n’a pas le bon diagnostic ne peut donner le bon remède. D’où l’échec de toutes les idéologies qui n’identifient pas justement ce qu’est le mal qui afflige les hommes et quelle en est la source.

La place d’Israël dans le monde

La ligne de force divine, qui parcourt les âges, lie, dès le début, son développement à la naissance et l’histoire d’un peuple : Israël. Israël est le peuple qui doit donner naissance à l’homme qui va rétablir la situation dérangée depuis la création. Israël est le peuple par lequel va être béni tous les autres sur la terre. On est loin ici du marxisme ou du libéralisme comme réponse aux problèmes de l’humanité. Depuis la promesse faite à Abraham, le père de la nation juive, de nombreuses étapes ont été franchies. La promesse s’est précisée. On a su que le « Sauveur » promis, serait de la descendance du roi David, qu’il naîtrait dans la bourgade de Bethléem, qu’il serait rejeté par les hommes de sa génération et ses frères juifs. Il nous est dit qu’en son temps l’œuvre majeure de réconciliation entre Dieu et l’humanité serait accomplie. Le juste mourrait pour les injustes, puis se relèverait pour commencer à construire une nouvelle humanité, régénérée et habitée par Son Esprit. C'est cette oeuvre que les chrétiens fêtent à Pâques !

Fin des temps

Puis viendrait la fin des temps, époque marquée par la résurrection de la nation juive, disparue après son rejet de l’homme qui lui a été envoyée par son Dieu pour accomplir les promesses faites aux pères. Cette époque est la nôtre. Alors que les idéologies humaines s’écroulent l’une après l’autre, laissant ceux qui y ont cru dans la désolation, le temps de la maturation du projet de Dieu arrive à son terme. Il faudra d’abord que l’humanité cesse une fois pour toutes de croire qu’elle peut bâtir un monde uni et heureux en-dehors de ce projet là. Elle pensera y arriver une dernière fois par un surhomme qui, comme les autres, la décevra et la conduira dans le chaos et le malheur les plus grands depuis que le monde est monde.

Que sera le XXIème siècle ? Religieux ou non ? Je n’ai pas répondu aux questions posées, car ce ne sont pas elles qui sont centrales ! J’adhère cependant sans réserve à la possibilité envisagée par Malraux : le XXIème siècle verra la manifestation d’un événement majeur à l’échelle de l’humanité. Après tous les échecs des systèmes humains, qu’ils soient d’ordre religieux ou non, le Royaume de Dieu va s’établir avec, à sa tête, l’homme par qui se fait la réconciliation du monde avec son Créateur : Jésus-Christ.

samedi 31 mars 2012

Où es-Tu, Dieu ?



 1. Introduction :

Loin de nier que le monde va mal, et sans doute même de plus en plus mal, la 1ère chose que j’aimerais dire ce soir est que si Dieu ne soutenait pas ce monde qui va mal, il n’existerait même plus. Nous devons en être conscients : ce qui fait que le monde malgré toutes ses horreurs, les crimes, les exactions, les abus de pouvoir dont les hommes se rendent coupables, subsiste ne tient qu’à une seule chose : la grâce de Dieu : Son infinie bienveillance et Son infinie patience envers nous.

Tous les hommes, montre la Bible, qu’ils soient bons ou mauvais, justes ou injustes, soumis ou rebelles à Dieu, sont l’objet de ce qu’on appelle en théologie la grâce commune de Dieu.

Dieu, dit Jésus, fait lever chaque jour son soleil sur les méchants et les bons et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes : Matthieu 5,45. Il soutient, dit l’auteur de la lettre aux hébreux, toutes choses par Sa parole puissante : Hébreux 1,3… si bien que si Dieu se retirait totalement du monde, celui-ci en un instant s’écroulerait sur lui-même.

Dans les âges passés, explique Paul à des païens, Dieu a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies, quoiqu’il n’ait cessé de rendre témoignage de ce qu’il est, en faisant du bien, en vous dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec abondance et en remplissant vos cœurs de joie : Actes 14,16-17.

Dieu, où es-tu, quand le monde va si mal ? La 1ère chose à dire est qu’il est là, certes invisible, mais vital et nécessaire. Si ce n’était pas le cas, le monde n’irait pas seulement mal : Il ne serait plus du tout.

2. Dieu n’est pas coupable :

La seconde chose que j’aimerais dire au sujet du mal qui ronge le monde est que Dieu n’est en rien coupable ou responsable de celui-ci. Au contraire, Dieu a tout fait pour que le monde n’aille pas mal, mais bien :

- Il a donné à l’homme toutes les ressources dont il a besoin pour vivre. Si bien que s’il y a tant d’inégalités, elles ne proviennent pas de l’insuffisance de celles-ci, mais de leur mauvaise gestion et de leur répartition injuste : 1% des plus riches de la planète possèdent 43,6% des richesses, et 10% en détiennent 83 ( Site : Observatoire des inégalités)

- Il a gravé dans le cœur de tous les hommes l’essence de Sa loi, si bien que personne ne peut dire lorsqu’il ment, lorsqu’il triche, lorsqu’il exploite un autre, lorsqu’il agit de façon injuste qu’il ne le sait pas.

Les problèmes auxquels le monde est confronté semblent complexes et innombrables. Selon Jésus cependant, la majorité d’entre eux se résoudrait en un instant si, au lieu de se servir eux-mêmes en priorité, chacun appliquait, ce qu’on a appelé la règle d’or qu’il a énoncé :

« Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux : Matthieu 7,12. » Jésus met le doigt sur ce qui, à ses yeux, représente la cause première et majeure du mal-être du monde : le fait que chacun, au lieu d’être préoccupé par le bien des autres, est en priorité préoccupé de lui-même.

Dieu appelle donc, dira Paul, tous les hommes en tous lieux à se repentir : c’est-à-dire, au regard de sa loi, à changer de mentalité, à reconnaître qu’il fonctionne à l’inverse de ce qu’il devrait. Au lieu de penser en « Je, tu, il », Il les appelle à désormais penser en « Il, tu, je ».

3. Dieu livre le monde à lui-même

Dieu, où es-tu quand le monde va mal ?

La 3ème chose que j’aimerais dire, en réponse à cette question, est que, bien qu’Il ait le pouvoir de le faire, Dieu ne va pas s’imposer au monde. Dieu n’est pas un dictateur. Il se propose, mais il a trop de respect pour Lui-même, et la façon avec laquelle Il nous a créé, pour s’imposer de force et d’autorité à nous.

Aussi la Bible affirme-t-elle sans honte que, les choses étant ainsi, l’homme refusant de considérer le témoignage que l’histoire rend à Dieu et à ce qu’Il veut faire pour lui, Dieu livre l’homme à lui-même. Il ne le retient plus. Il agit envers lui comme il le souhaite. Il le laisse aller jusqu’au bout de sa vanité, de sa folie, de son indépendance et de son désir d’autonomie à son égard : Romains 1,24-25

Dieu, où es-tu quand le monde va mal ? Si l’Evangile est une bonne nouvelle, j’ai une mauvais nouvelle à vous annoncer ce soir. C’est que la Bible nous dit que, plus le temps passe, plus le monde mûrit pour le jour de la colère et du jugement de Dieu. Certaines des choses qui se passent dans ce monde en sont les prémices et les signes avant-coureurs : dérèglements climatiques, tremblements de terre dévastateurs, tsunamis, mais aussi banalisation du mal, déplacement rapide des anciennes bornes morales (je n’ai que 50 ans de vie, mais que de déplacements incroyables), justification de tout et de n’importe quoi…

Vient le moment, proche à mon avis, où va apparaître sur la scène de l’histoire celui que l’Ecriture désigne sous le vocable de l’antichrist. Il faut qu’avant la fin, dit Paul, vienne l’apostasie, c’est-à-dire, le rejet général de Dieu, et qu’apparaisse l’homme de péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu et qu’on adore… La venue de cet impie se fera par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers et avec toutes les séductions de l’injustice pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité pour être sauvés : 2 Thessaloniciens 2,3-4.9 à 12.

4. Dieu agit là où l’on reçoit Sa Parole avec foi

Où es Dieu quand le monde va mal ?

Dieu, malgré le mûrissement du monde pour le jugement, n’est pas inactif. Que fait Dieu ? Il œuvre, Il agit partout, par ceux qui Lui appartiennent et rendent témoignage de Lui, pour détourner les hommes de leurs mauvaises voies et les inviter, par Jésus-Christ à se réconcilier avec Lui.

Il travaille les cœurs pour que chacun, dans la part du malheur global qui touche le monde, ait la capacité de changer, d’être soulagé de sa mauvaise conscience, de guérir des blessures que l’injustice des autres a provoqué en lui.

Le monde va mal. Mais, savez-vous qu’il pourrait aller encore plus mal. Je ne sais pas si vous le savez, mais, depuis 36 ans, il y a une partie du monde qui va mieux. Cette partie, c’est celle qui touche à ma propre vie.

Bien que vivant dans une famille où l’alcool et la violence régnaient, bien qu’étant sur mes cinq frères et sœurs le souffre-douleur de mon père, j’ai du reconnaître que ce qui n’allait pas dans ma vie était d’abord moi, ma haine, mon aliénation invétérée au mal. J’ai du crier à Dieu pour lui dire : Non pas, change mon père et ça ira mieux ! Mais change-moi, et j’irai mieux ! Il l’a fait etpersonne, peut-être ne s’en est aperçu, mais, depuis près de 36 ans, le monde va mieux que ce qu’il aurait pu aller, parce que cette partie du monde que représente ma vie va mieux. Cette vérité ne me concerne pas moi seulement, mais encore mes enfants et tous ceux qui vient dans l’influence de mes relations.

Qu’est-ce que Dieu fait quand le monde va mal ? Il change les vies de tous ceux qui sont prêts à se remettre en question et comprennent la part qui est la leur dans le malheur du monde.

Par Jésus-Christ, Dieu cherche une chose : c’est regagner, reconquérir le cœur de l’homme. Jésus-Christ, c’est la main tendue de Dieu, une main percée par des clous, comme pour dire à l’homme : Ses clous qui m’ont percé prouvent que le problème du monde n’est pas de mon côté, mais du vôtre. Mais ils témoignent aussi que de ma part, ce qui me sépare de vous a été payé. Une nouvelle relation, basée sur le pardon et la réconciliation, est possible désormais entre vous et moi. A nous de saisir la grâce qu’Il nous offre.

4. Conclusion :

Dieu, où es-tu quand le monde va mal ?

- Dieu est là, Il soutient le monde

- Dieu a donné des instructions claires pour guérir les maux du monde : elles ne sont pas suivies

- Dieu livre le monde à lui-même pour qu’il aille jusqu’au bout de l’expérience de sa révolte

- Dieu change le cœur de ceux qui sont prêts à entendre et recevoir Sa parole de réconciliation, par Jésus-Christ.

- Dieu enfin détruira ce monde. Il en prépare un autre pour tous ceux qui auront cru en Lui et se seront réconciliés avec Lui par Jésus-Christ : Apocalypse 21,4


Texte du Dialogue Véritas du 29/03/2012 avec les étudiants au FEU de Lille


DIEU, OU ES-TU QUAND LE MONDE VA MAL ?

samedi 24 mars 2012

De l'athéisme scientifique à la foi

Arrière-plan

Je m’appelle Dimitri Kouznetsov. Je suis né en 1955 à Moscou, la capitale de l’ancienne URSS, dans une famille athée et communiste. A l’université, certains cours de philosophie étaient réservés à ce qu’on appelait l’athéisme scientifique. C’était une sorte d’étude comparative des religions, totalement négative et destructrice. Mais cela m’a permis, malgré tout, d’apprendre quelque chose sur la religion. J’étais d’accord avec l’enseignement reçu. Je pensais que la religion était une sorte de médicament ou de drogue pour les faibles…

Un conte de fées

Avant l’âge de 24 ans, je n’ai pas eu la possibilité de toucher une Bible. Mais peu après mon 24ème anniversaire, un de mes amis m’en a prêté une, juste pour que je la lise pendant deux ou trois soirées. Ce livre était pratiquement illégal en Russie et très difficile à trouver. Je me souviens bien de ma première impression en la lisant. Je trouvais que c’était un conte de fées. Pour moi, elle n’était pas vraie, mais cependant intéressante pour les documents historiques qu’elle contenait.

Très occupé par ma carrière, j’ai arrêté de la lire, et je l’ai même oubliée. Après avoir obtenu un doctorat en médecine, j’ai étudié pendant trois ans la biochimie avec, comme spécialité, la chimie bipolymère. Ensuite, j’ai obtenu un diplôme en biologie, l’équivalent d’un doctorat en Amérique, à l’université de Princetown dans le New Jersey, pour une année de pratique post-doctorat.

Rentré au pays, j’ai commencé à travailler comme chercheur scientifique pour l’Institut de Chimie, qui est membre de l’Académie Russe des Sciences. Neuf ans plus tard, le gouvernement de l’Union Soviétique m’a donné un doctorat honorifique en sciences : c’est le niveau le plus élevé de diplôme scientifique en Russie. J’avais déjà reçu le prix Lénine-Komsomol, un prix décerné à des scientifiques de moins de trente ans.

Evidences scientifiques

Lorsque j’étais étudiant à l’université, j’ai vu un jour des jeunes qui distribuaient des brochures de manière tout à fait illégale. Ils m’ont donné un petit ouvrage en russe, écrit par un scientifique américain. J’ai commencé à le lire, et je fus très surpris par les arguments très clairs sur le plan scientifique, des arguments qui mettaient en évidence l’harmonie entre les découvertes scientifiques et la doctrine de la création. Mon intérêt fut éveillé, j’ai commencé à étudier et j’ai découvert que les scientifiques les plus brillants du passé, dans la société russe, étaient des croyants.

J’ai rencontré, moi aussi, beaucoup d’intellectuels qui étaient de vrais croyants. Ils semblaient toujours heureux, et je sentais que leur bonheur ne dépendait pas des circonstances extérieures. J’en déduisis qu’ils avaient peut-être quelque chose que je n’avais pas.

Cheminement

Peu à peu, je me suis mis à lire la Bible. Au début, sa lecture me rendait fou, parce que je ne comprenais rien. J’étais très fier de moi-même à cause de ma réussite. Je pensais que j’étais un jeune homme intelligent, instruit, et là, en lisant ce livre, je ne comprenais rien.

Un ami chrétien m’a dit que ma manière de lire la Bible était mauvaise, que la Bible est un livre que nous devons lire en restant en contact permanent avec son auteur, et qu’il fallait que je demande à l’auteur de me l’expliquer. Et ce fut là la raison de ma première prière : « Seigneur, lui dis-je, si vraiment tu existes, explique-moi quelque chose dans le livre ! » Et il m’a exaucé dès le lendemain matin. J’ai lu le début de l’Evangile de Jean : « Au commencement était la Parole ». Le mot grec « logos » veut dire beaucoup plus que « parole » ; par extension, il a aussi le sens de : information, connaissance, sagesse…

C’était comme une découverte scientifique pour moi : en effet, une seule cellule de l’être humain contient plus d’informations que toute la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis. Or, la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis n’est pas le résultat d’une explosion dans une imprimerie, c’est le fruit d’un travail créatif de beaucoup de personnes. Ce seul verset de la Bible m’expliquait plus sur la théorie de l’information que des livres entiers que j’avais lus.

Ensuite, j’ai commencé à prier régulièrement. J’ai invité le Seigneur Jésus à venir dans ma vie, et elle a été transformée. J’ai compris que Dieu est le Créateur et qu’il y a une plus grande différence entre mon intelligence et la sienne qu’entre l’intelligence d’un microbiologiste et celle d’une bactérie, parce que le microbiologiste n’a pas créé la bactérie.

Puis j’ai réalisé que Dieu n’est pas seulement un grand Créateur, digne de respect en tant qu’ingénieur, mais qu’il s’intéresse à ses créatures, qu’il a un plan pour elles. Lorsque j’ai réalisé qu’il m’aimait et qu’il était mort pour moi, j’ai décidé de le servir. Et j’ai compris que je pouvais le faire par ma connaissance scientifique. J’ai commencé à écrire des livres, des articles, en russe…

Mise à l’index

J’ai été baptisé en 1985. J’enseignais à l’université, et peu après mon baptême, mon supérieur m’invita à son bureau. Il me dit : « Je vous respecte, c’est votre affaire. La seule chose que je n’admettrai pas ici, c’est de prêcher, de parler de Dieu à votre travail. Ce n’est pas une église ici. »

Je n’ai donc parlé à personne, mais bientôt, sans que je sache comment, tous mes collègues savaient que j’avais été baptisé. Beaucoup se mirent à poser des questions, et là je ne pouvais tout simplement pas résister. Je répondais à chaque question. Comme résultat, mon contrat ne fut pas renouvelé et je perdis mon travail. J’étais devenu dangereux pour la doctrine marxiste de l’université. Plus tard, la situation ayant évolué, j’ai pu, de nouveau, assurer quelques heures de cours à l’Université de Moscou.

En 1990, nous avons créé une société pour organiser des séminaires où nous invitons des croyants et des non-croyants afin d’étudier l’harmonie qui existe entre la vraie science et la foi chrétienne.

Ma vie a maintenant un but. Je n’ai plus peur de la mort. Je connais ma destinée, je sais où je vais après la partie terrestre de ma vie. Je vois les choses différemment. J’essaie d’apporter aux hommes quelque chose, petitement, humblement.



Tiré de « Documents Expériences » Centre Missionnaire Carhaix – Avec autorisation.