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mardi 20 mai 2014

Appel à la résistance !

134 ans et pas une ride !

Le texte ci-dessous date de 134 ans. Il est un appel adressé à l’Eglise de Jésus-Christ à se préparer à affronter une persécution universelle. L’auteur pensait qu’elle allait se produire à son époque. C’est dire que les mots qu’il emploie sont particulièrement d’actualité. L’appel nous invite à nous assembler pour que la riposte que l’Eglise met en œuvre soit à la hauteur de la haine dont elle sera l’objet. C’est une riposte à la ressemblance de celle de Jésus sur la croix ! Lisez et gardez précieusement ce message ! Il se pourrait qu’il vous serve bientôt !

Appel divin à la résistance

Les commandements de l’amour du prochain et de l’absence de vengeance (Matthieu 5,43 à 48)

apparaîtront, dans le combat de Dieu vers lequel nous allons – et dans lequel nous sommes en partie déjà engagés depuis des années – avec une netteté particulière là où combattront d’un côté la haine, d’un autre côté l’amour. Il faut que, de toute urgence, chaque chrétien s’adapte sérieusement à ce fait. Le temps approche où quiconque confesse le Dieu vivant sera non seulement un objet de haine et de fureur – nous en sommes presque déjà arrivés là – mais où, uniquement à cause de cette confession, on l’exclura de la « société des hommes », comme on dit, où on le chassera de place en place, où on s’en prendra physiquement à lui, le maltraitant et, éventuellement, le mettant à mort… Une persécution universelle de tous les chrétiens approche, et, en fait, c’est là le véritable sens de tous les mouvements et de tous les combats de notre époque.

Les adversaires qui visent à l’anéantissement de l’Eglise et de la foi chrétienne ne peuvent coexister avec nous, parce que, dans chacune de nos paroles et de nos actions – bien qu’elles ne soient pas dirigées contre eux – ils voient, à juste titre, une condamnation de leurs paroles et de leurs actions ; cependant bien qu’ils sentent bien que nous ne nous informons absolument pas de la condamnation qu’ils prononcent à notre endroit, parce qu’il leur faut reconnaître eux-mêmes que cette condamnation est totalement impuissante et nulle, que nous ne nous situons donc nullement sur un plan de discussion et de querelle réciproques avec eux.

Comment mener ce combat ? Le temps approche où ce n’est plus comme individus isolés, mais ensemble en tant qu’Eglise de Dieu, que nous élèverons nos mains pour prier, où c’est par légions – même s’il s’agit de légions relativement bien petites, comparées aux millions d’apostats - que nous confesserons et glorifierons à haute voix le Seigneur, qui a été crucifié et est ressuscité, et son retour. Et quelle prière est-ce, quelle confession, quel hymne de louange !

C’est justement une prière d’amour profond, précisément pour ces hommes perdus qui nous entourent en nous regardant de leurs yeux exorbités de haine qui, peut-être, ont déjà levé la main pour nous porter le coup mortel ; c’est une prière en faveur de la paix de ces âmes égarées et bouleversées, troublées et dévastées, une prière pour qu’ils obtiennent le même amour et la même paix que ceux dont nous jouissons ; une prière qui pénétrera de force jusqu’à leur âme, se forcera un passage jusqu’à leur cœur d’une poigne autrement puissante que celle avec laquelle, poussant leur haine à fond, ils parviennent à se forcer un passage jusqu’à nos cœurs.

L’Eglise qui attend réellement son Seigneur, qui comprend le temps, avec les signes de la séparation finale qu’il comporte, doit aussi se lancer dans cette prière de l’amour, de toutes les forces de son âme, de toutes les forces réunies de sa sainte vie !


Tiré du livre : le prix de la grâce de Dietrich Bonhoeffer ! Citation de August Friedrich Christian Vilmar, théologien néo-luthérien allemand en 1880

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lundi 24 mars 2014

Dieu : Russie vs Etats-Unis ?

Source

Ce que vous allez lire a été écrit en 1985. C’était la fin de la guerre froide. Il n’y avait donc aucune raison d’envisager un tel scénario. L’auteur de cette prophétie est David Wilkerson, évangéliste connu décédé en 2011. Le livre dans lequel figure cette prophétie est peu connu. Il n’est même pas recensé dans la biographie de son auteur dans Wikipédia. Il s’intitule : « Sonne de la trompette et avertis mon peuple : Editions Sentinelle » Wilkerson est un prophète atypique. Son message ne caresse pas dans le sens du poil. Il dit les choses telles que la sainteté de Dieu les ressent. Je ne porte pas ici de jugement sur le contenu de la prophétie. Mais les derniers événements m’ont poussé à relire son livre.

Destruction des Etats-Unis…

Les Etats-Unis seront détruits par le feu ! Une destruction soudaine arrive et peu de gens y échapperont. De manière inattendue et en une seule heure, un holocauste à l’hydrogène engloutira les Etats-Unis. Cette nation aura cessé d’exister.

Cela se produira parce que les Etats-Unis ont péché contre la plus grande lumière qui soit. Les autres nations sont tout aussi pécheresses, mais aucune d’elles n’est inondée par la lumière de l’évangile autant que la nôtre. Dieu va juger les Etats-Unis pour leur violence, leurs crimes, leur corruption, leurs fourberies, leurs escroqueries, leur tiédeur envers Christ, leurs rechutes, leur ivrognerie, leurs films obscènes, leur pornographie ignoble et leurs pratiques occultes. Le jugement les frappera également parce qu’ils assassinent des millions de bébés et qu’ils commettent des atrocités envers les enfants ; le divorce et l’adultère y foisonnent, l’homosexualité et le sadomasochisme sont étalés sur la place publique ; on abuse des drogues et, enfin, on y retrouve une forme de piété sans aucune puissance. Tout sera terminé en une heure. Pour l’intelligence naturelle, c’est une folie de se présenter devant une nation prospère et puissante pour proclamer : « Tout est fini ! Le jugement est à notre porte ! Nos jours sont comptés ! »…

Par la Russie…

La coupe d’iniquité des Etats-Unis est pleine. L’ours a pris ses dispositions et il est prêt à agir ; ce n’est plus qu’une question de temps. Les missiles meurtriers viendront d’au-delà du Pôle Nord. C’est la peur alliée à une sorte d’impulsion naturelle qui poussera l’ennemi à porter le premier coup. « Car du septentrion les dévastateurs fondront sur elle, dit l’Eternel : Jérémie 51,48. Les russes eux-mêmes seront terrorisés par la destruction et le ravage qu’ils auront causés sur terre. « C’est l’Eternel des armées qui a pris cette résolution, pour blesser l’orgueil de tout ce qui brille, pour humilier tous les grands de la terre : Esaïe 23,9…

Nos énormes stocks d’armes seront semblables à un tas de bâtons et de pierres, tout à fait inutiles contre ce que Dieu a projeté contre nous. Ce qui a été dit de la Babylone antique le sera également pour la Babylone moderne : «Les guerriers de Babylone cessent de combattre, ils se tiennent dans des forteresses ; leur force est épuisée, ils sont comme des femmes. On met le feu aux habitations, on brise les barres : Jérémie 51,30. » Aucune représailles ne sera exercée par cette nation ou ses alliés : à cause de la soudaineté et du caractère définitif de cette attaque, nous allons cesser de combattre et nos missiles demeureront à leurs bases de lancement. Nos forces nous abandonneront à l’heure du jugement. Nos alliés seront comme des femmes et capituleront immédiatement.

Qui sera à son tour jugée…

Dieu s’occupera Lui-même de la Russie qui subira une destruction surnaturelle indescriptible. Les efforts entrepris pour obtenir la paix échoueront. « La destruction vient ; et ils chercheront la paix, mais il n’y en aura pas : Ezéchiel 7,25. L’ennemi criera « Paix », et même pendant le temps où il se préparera pour la guerre, cette paix semblera possible. Les Etats-Unis subiront les premiers coups de la vengeance. Plus tard, Dieu détruira la Russie lorsque celle-ci envahira la Terre Sainte. « je t’entraînerai, je te conduirai, je te ferai monter des extrémités du septentrion, et je t’amènerai sur les montagnes d’Israël, toi et toutes tes troupes, et les peuples qui seront avec toi ; aux oiseaux de proie, à tout ce qui a des ailes, et aux bêtes des champs je te donnerai pour pâture : Ezéchiel 39,2 à 4.


La Russie envahira Israël parce que l’aigle américain ne sera plus là pour assurer sa protection. La défense d’Israël ne sera pas notre bataille, mais celle du Seigneur, de sorte qu’Israël donnera toute la gloire à Dieu.

Lien : 30 bombardiers russes prêts à décoler ! - menaces russes contre les Etat-Unis !

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samedi 15 mars 2014

Le temps presse !

Il est l’heure de se réveiller !

Il est de coutume de souhaiter à chacun en janvier une bonne année et une bonne santé. Je ne le ferai pas.  Je ne souscris pas à l’idée que vivre au mieux dans ce monde est la chose la plus importante qui soit. Non qu’il faille chercher le malheur, mais que celui-ci est inévitable. Il vaut mieux donc s’y préparer. Ma conviction est que, pour ma génération, le meilleur n’est pas devant, mais derrière. Nous pouvons faire l’autruche : cela ne nous évitera pas ce qui vient. Prenez le temps de lire !

COURT TERME

Tout est fait aujourd’hui pour que vous ne réfléchissiez à vous-mêmes qu’à court terme. Qui d’ailleurs est capable de dire ce qui va se produire demain ou dans une année ? 2014 vient de commencer ! Mais qui sait comment l’an va se terminer ? Tout peut arriver : un effondrement économique total, une guerre mondiale… sans parler du risque accru de catastrophes naturelles dû aux changements climatiques ! Le mieux n’est-il pas de vivre pour l’aujourd’hui, le maintenant, d’essayer de tirer le meilleur parti du moment présent ? Telle semble être la philosophie de la majorité ! Que l’on parle de perte du pouvoir d’achat et aussitôt on s’alarme ! On risque de ne plus avoir accès à autant de loisirs qu’avant ! Dans une société qui n’a pas d’horizon, c’est une réalité bien connue : la seule chose qui compte, c’est le divertissement !

A ce sujet, il est indéniable que notre génération est sans nul doute la plus gâtée de toute l’histoire. Les Romains avaient les jeux du cirque. Mais pour y assister, il fallait se déplacer. Tous ne pouvaient y avoir accès. Les moyens de se connecter aux divertissements offerts sont aujourd’hui multiples : télévision, jeux vidéo, cinéma, ordinateurs, Internet Ipod, Ipad, téléphones portables… Qui que vous soyez, où que vous soyez, de jour comme de nuit, il vous est possible de jouer, ou de vous divertir d’une façon ou d’une autre.

Le mot divertir a une racine commune avec un autre mot : le mot diversion. Le mot diversion fait partie du langage militaire. Il correspond à une stratégie. C’est une manœuvre qui consiste à attirer l’adversaire vers une zone différente de celle sur laquelle on compte l’attaquer. Et si tout notre monde était en fait construit sur une stratégie de diversion ? Si tous les divertissements qui vous étaient proposés n’étaient utiles que pour vous endormir ? Si tout ce dont on vous matraque tous les jours par les médias ne servait qu’à vous empêcher de penser à long terme ou à ce qui est essentiel ? Vient cependant le moment où le but pour lequel la stratégie de diversion a été mise en place se révèle. Tout ce qui est artificiel, superficiel disparaît, ne vous laissant que vous seul, nu, dépouillé, et surtout, non préparé à affronter la réalité !

LE PLUS DUR EST DEVANT

Qu’est- ce qui vous intéresse pour l’avenir ? Pour les accros du foot, l’événement qui compte a lieu en juin : le Mondial du Brésil ! Pour d’autres, passionnés de politique, les prochaines échéances importantes ont lieu en mars, avec les élections municipales, et en juin, avec les européennes. Que ce soit sur le plan artistique, sportif ou politique, il y a toujours un événement pour nous distraire.

J’aimerais par ce bulletin vous rendre sensible à quelque chose dont personne ne parle. La raison en est simple : les puissances invisibles qui dominent ce monde font tout pour vous le cacher. Cette réalité est que le temps de ce monde est désormais compté. Les forces qui conduiront au jugement de ce monde sont en place. Elles n’attendent plus que le feu vert de Dieu, Celui qui est le Créateur oublié et méprisé de ce monde, pour se mettre en branle. Vous n’y croyez pas ? Vous le devriez ! Depuis longtemps, la ruine du système sur lequel est construit ce monde est annoncée. Symbolisé par une ville dans la Bible, voici ce qu’il est dit à son sujet :

« Quel malheur, quel malheur ! La grande ville, la ville forte ! En une seule heure est venu ton jugement ! Les marchands de la terre pleurent et mènent deuil sur elle, car plus personne n’achète leur cargaison… En une seule heure, toutes ses richesses ont été détruites… En une seule heure, elle est devenue un désert ![1] »

L’heure de l’effondrement de notre système approche ! Il ne fera pas que le malheur des riches. Il sera un
moment de vérité pour chacun. Sur quoi repose votre vie ? Si vous n’avez d’autres raisons de vivre que celles que vous offre ce monde, vous périrez avec lui, comme le Titanic emporta dans ses flots ceux qui crurent à son invincibilité ! Un seul peut vous donner d’échapper à la colère qui vient. C’est celui qui, il y a près de 2 000 ans, a été jugé à notre place : Jésus-Christ. Il n’y a de salut en aucun autre, dit la Bible. Car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.[2]




[1] Apocalypse 18,10.17.19
[2] Actes 4,12

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samedi 7 septembre 2013

Le temps est venu !

« VOUS ENTENDREZ PARLER DE GUERRES ET DE BRUITS DE GUERRES … »

La prévision ci-dessus n’est pas le produit d’un futuriste quelconque. Elle est écrite depuis
des siècles. Elle fait partie d’un catalogue impressionnant de signes caractérisant la période finale de l’histoire de l’humanité. Celui qui parle n’est pas n’importe qui. Il a prouvé par les actes la vérité de ce qu’il dit. Cet homme, qui décrit avec une précision stupéfiante, ce qui se passe en notre temps, est Jésus, le Christ. En réponse à une question posée sur la fin de ce monde, Jésus a multiplié les indices. Il a décrit un temps précis au cours duquel tous les signes dont il a parlé se produiraient ensemble. Ce temps est le nôtre !

ETAT DES LIEUX DU MONDE

Jamais, de manière globale, le monde n’a autant ressemblé à celui décrit par Jésus au sujet de la fin. Jugez-en plutôt !

1.       Le monde sera rempli de violence

Il en sera comme avant le déluge, dira Jésus. Il fait référence ici à un jugement passé qui détruisit toute la planète. La mémoire des peuples en a gardé le souvenir, même si on veut l’oublier. La terre était alors corrompue, pleine de violence. Chaque jour, les pensées des hommes était orientée ver le mal. Dieu regarda la terre et décida que sa patience avait assez duré. Notre monde rejoint celui qui précéda le déluge.

2.      Le monde sera plein d’immoralité

Il en sera comme au temps de Sodome, dira Jésus, une ville antique détruite par le feu. Sodome était la ville de la confusion. Il n’y avait plus de normes en matière de sexualité. Chacun vivait comme il l’entendait, selon ses penchants. Tous les comportements étaient admis. Seul comptait le plaisir de chacun, que l’on disait conforme à la nature. La culture de Sodome est devenue la nôtre. Mariage pour tous, théorie du genre, pornographie… tout est permis et accessible à tous ! Malheur à celui qui évoque un cas de conscience dans son refus d’y souscrire ! La confusion a produit une inversion : le bien est appelé mal et le mal bien !

3.      Le monde sera rebelle à l’idée de Dieu

Dieu est devenu gênant. Qui y croit, en Occident, ne doit plus le dire, mais le garder pour lui. Jésus l’a annoncé : une persécution générale sévira contre ceux qui se disent ses disciples. Chaque jour dans les pays musulmans ou athées, ils sont des milliers à mourir pour le nom de Jésus. En entendez-vous parler ? Leur sort émeut-il quelqu’un ?

Le monde ne supporte plus les valeurs anciennes que le Christ nous a laissées en héritage. Plus rien n’est sacré : ni la vie, ni l’identité humaine, ni l’autorité… On tue par milliers chaque jour des embryons, on assassine pour moins que rien. La crainte de Dieu, de son jugement, a été effacée des consciences anesthésiées par la banalisation du mal.

4.      Le monde sera averti, mais n’écoutera pas

Les signes avertisseurs du jugement se multiplieront : tremblements de terre meurtriers,
catastrophes écologiques, épidémies, famines, dérèglement climatiques, conflits internationaux, signes dans le ciel… Dernièrement, des sons étranges se sont fait entendre dans le ciel partout dans le monde. Jésus a parlé à plusieurs reprises de tout cela !

Mais les hommes n’y prêtent par garde. Seuls les intéressent leur confort matériel, leur argent. Ils préfèrent la télé-réalité à la réalité dramatique qui les attend. Tout est fait pour les divertir, mot qui signifie détourner. Mangeons et buvons maintenant, car demain nous mourrons ! Les gens des pays riches sont comme les passagers du Titanic : ils dansent sur le pont du bateau alors que celui-ci est en train de couler !

5.      Le monde basculera d’un coup dans la détresse totale

A tel point, dit Jésus, que les hommes voudront mourir, mais n’y arriveront pas. L’édifice du monde construit sur l’argent s’écroulera ! Les riches jetteront leur argent par les fenêtres, car il ne servira plus à rien. Les hommes rendront alors l’âme de terreur dans l’attente de ce qui viendra. Ils seront prêts à se jeter dans les bras de n’importe quel dictateur se présentant à eux comme un sauveur.


Les jours de ce monde sont comptés. Il est bientôt minuit à l’horloge de Dieu, l’heure où Jésus a dit qu’il reviendra. Qui se détourne de ses fautes et cherche auprès de lui le pardon de Dieu et une vie nouvelle sera sauvé. Pour les autres, le face à face éternel devant Dieu les attend ! Où serez-vous ?

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samedi 26 janvier 2013

Danger : Puissance d'égarement en vue !



Egaré !

Y-a-t-il sentiment plus angoissant dans la vie que celui d’avoir l’impression d’être égaré ? Imaginez ! Vous êtes partis seul le matin en montagne pour une randonnée. Il faisait beau, le soleil brillait et vous pouviez contempler de loin les sommets enneigés. Le panorama qui s’ouvrait à vos yeux ne servait pas qu’à votre plaisir. Il vous offrait de nombreux points de repères pour savoir où vous étiez. Puis, soudain, le ciel s’est couvert. Une brume épaisse a envahi la montagne. Vous fiant à ce que vous pensez juste, vous poursuivez la route… jusqu’au moment où vous réalisez que vous être perdus, égarés dans l’immensité. Toutes sortes de questions se présentent en rafales dans votre esprit. Que faut-il faire ? Est-il préférable de s’arrêter ou de poursuivre ? Ne vaut-il pas mieux attendre les secours ? Vous faites tout pour garder le contrôle de vos émotions… et de votre imagination ! Mais, vous le savez, vous êtes égarés !

Egarement !

A la vue de certains reportages sur la seconde guerre mondiale, je me suis souvent posé la même question. Comment fut possible qu’une nation instruite, civilisée, éduquée, telle l’Allemagne, s’égare au point de suivre, presque comme un seul homme, un dictateur fou comme Hitler ? Humainement, aucune explication n’est suffisante. Il se peut que certains groupuscules manipulés perdent la raison, le sens des réalités. Mais qu’un peuple entier se mette à suivre dans une même ferveur un homme porteur de projets si contraires au bien de l’humanité, en pensant servir une cause juste, cela dépasse l’entendement !

Il y a une nette différence entre être égaré et être victime d’égarement. Quoi que perdu, l’égaré a toute sa raison. Il sait où il est et sait où il devrait être. Tout en constatant sa situation, il n’a qu’un but : se sortir de là pour retrouver sa voie, celle que la lumière lui faisait voir. Qui est victime d’égarement ne sait pas qu’il est en danger. Au contraire ! Sûr des lumières qui sont en lui, il avance sans voir qu’en fait il est aveugle ! Il lui faut un miracle pour se réveiller, se ressaisir et renier ce qu’il a cru juste : une sorte de révélation.

L’égarement : cause première

Livre spirituel, la Bible associe toujours le phénomène de l’égarement à une cause spirituelle. Dans sa description de la condition humaine, l’apôtre Paul fait remonter l’égarement de l’humanité à une seule chose : son refus de rendre à Dieu, le Créateur l’honneur qui Lui est dû :

« Tout en connaissant Dieu, les hommes ne lui ont pas donné la gloire qu’il méritait en tant que Dieu et ne lui ont pas montré de reconnaissance; au contraire, ils se sont égarés dans leurs raisonnements et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. [i] . »

 L’apôtre relève ici une précision d’importance. L’aveuglement de l’homme se situe toujours au niveau de sa pensée et de son raisonnement. L’homme égaré pense mal, faux. Il ne considère pas les choses à partir du bon angle. Il pense être dans le vrai alors qu’il est dans l’erreur. Il construit autour de sa pensée toutes sortes de raisonnement qui sont autant de hauteurs qui lui cachent la vue du réel. Selon le dictionnaire aussi, l’égarement est un dérèglement de l’esprit. La conséquence en est qu’au lieu de voir la lumière, le cœur de l’homme égaré s’enfonce de plus en plus dans l’obscurité, les ténèbres.

La Bible est explicite ! Le fait d’être égarés n’est pas le lot de quelques-uns. C’est la condition de tous ! « Tous sont égarés, tous sont pervertis, dit le même apôtre[ii] » Si tel est le cas, l’apôtre laisse entendre qu’il y a des degrés dans cet état de fait. Comme nous l’avons vu, il y a des égarés lucides, et des égarés aveugles. Pour les premiers, il y a de l’espoir. Les égarés lucides sont des chercheurs de lumière, de sens, de vérité, de vie. Les plus grandes promesses leurs sont faites dans la Bible : s’ils cherchent et persévèrent, ils trouveront ! La condition des seconds est beaucoup plus dangereuse. Les égarés aveugles croient voir. Mais ils sont menés par le bout du nez vers la catastrophe. Pire ! Persuadés d’être dans le vrai, ils essaient d’entraîner le maximum d’autres avec eux dans leurs voies ! Ils se vantent d'être sages, mais en réalité, ils sont fous !

Puissance d’égarement

L’apôtre Paul n’emploie que deux fois le mot égarement dans ses lettres. La juxtaposition des deux passages, dans l’époque dans laquelle nous vivons, ne peut que faire réfléchir.
Parlant de l’état d’égarement collectif de l’humanité, Paul dit ceci : 

1er passage :

«Voilà pourquoi Dieu les a abandonnés à des passions avilissantes : leurs femmes ont renoncé aux relations sexuelles naturelles pour se livrer à des pratiques contre nature. Les hommes, de même, délaissant les rapports naturels avec le sexe féminin, se sont enflammés de désir les uns pour les autres ; ils ont commis entre hommes des actes honteux et ont reçu en leur personne le salaire que méritaient leurs égarements.[iii] »

L’apôtre Paul considère que l’un des fruits visibles de l’égarement de l’humanité est la justification des relations sexuelles contre nature qu’ont des hommes et des femmes entre eux. L’homosexualité peut exister. Mais quand elle devient une pratique sociétale entrant dans la bienséance, alors nous avons à faire à un phénomène d’égarement massif.

2ème passage :

« L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés. »[iv]

L’apôtre parle ici d’un phénomène qui se produira dans les jours qui précèderont le retour de Jésus-Christ. Parce qu’elle n’aura pas voulu de la lumière de Dieu, qu’elle rejettera l’une après l’autre les valeurs fondamentales qu’Il lui a données en la créant, l’humanité entière tombera sous une puissance d’égarement. Un chef diabolique, que la Bible désigne sous le vocable de l'Antichrist, apparaîtra, muni de toutes les puissances de la séduction pour l’entraîner à sa perte.

L’une après l’autre, les nations autrefois éclairées par les lumières spirituelles de la Bible s’en détournent. Ce qui était nommé bien, bon, vrai dans le passé est discrédité, jugé rétrograde. Un renversement insidieux s’opère, au nom du progrès, de la science ou du sens de l’histoire, dans les consciences. L’heure approche où une puissance d’égarement va obscurcir définitivement la pensée du monde. Ce sera l’heure, non de la lumière, mais de l’aveuglement, non de la raison, mais de l’éblouissement par la fascination. 

Antidote

En prévenant, l’apôtre Paul avertit et donne l’antidote. Une seule chose va préserver et sauver ceux qui le veulent de l’égarement général : l’amour de la vérité. La vérité n’est pas autre chose que ce qui correspond aux faits et au Réel. Or, rien n’est plus réel que l’existence de Dieu. Rien n’est plus vrai que Son amour, révélé par Jésus-Christ, mort pour nos fautes. Rien n’est plus sûr que les valeurs originelles que Dieu a données : la différenciation sexuelle, le mariage comme cadre de la procréation, la famille comme cellule de base de la famille, le travail comme moyen de subsistance et de protection, etc… Qui aime la vérité sera sauvé ! Qui préfère l’inique et l’injuste sera condamné !


[i] Epître de Paul aux Romains, chapitre 1, verset 21
[ii] Epître de Paul aux Romains, chapitre 3, verset 12
[iii] Epître de Paul aux Romains, chapitre 1, versets 2- et 27
[iv] 2ème Epître de Paul aux Thessaloniciens, chapitre 2, versets 9 à 12


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samedi 23 juin 2012

Europe, où vas-tu ? (2)


La source historique de la pensée unique

Dans le précédent billet, nous nous posions la question de savoir où va l’Europe. Plus que jamais, avons-nous constaté, l’Europe est exposé au danger du totalitarisme. L’idéologie émergente qui le sous-tend semble être celle de la pensée unique. La pensée unique, ainsi que la plupart de ses composantes, trouve sa source historique principalement dans la philosophie des Lumières. Cette dernière est essentiellement fondée sur la raison, saluée comme la faculté suprême de l’homme. L’indépendance de l’homme vis-à-vis du Dieu créateur constitue le cœur de l’humanisme issu des Lumières. Jean Brun, philosophe chrétien, a essayé dans ses ouvrages d’en décrire le drame : « Le drame est que ce nouveau dieu (l’homme) décide, en tant que dieu, que tout lui est permis, puisque rien ne saurait se trouver au-dessus de lui, et qu’il est le libre créateur de normes toujours en devenir. On ne peut donc lui parler de Mal, non seulement parce que tout « a droit » à la différence, mais parce que le Mal doit être angélisé et perçu comme un facteur de progrès. »

Nul, mieux que Nietzsche, a anticipé les conséquences inéluctables de ce remplacement de Dieu par l’homme. « Le plus grand des événements récents, dit-il – la « mort de Dieu », le fait, autrement dit, que la foi dans le dieu chrétien a été dépouillée de sa plausibilité – commence déjà à jeter ses premières ombres sur l’Europe… Tout va s’effondrer maintenant que se trouve minée cette foi qui était la base, l’appui, le sol nourricier de tant de choses : toute la morale européenne entre autres détails. Nous devons désormais nous attendre à une longue suite, à une longue abondance de démolitions, de destructions, de ruines et de bouleversements. » La preuve de ce qu’a annoncé Nietzsche se trouve aujourd’hui sous nos yeux. Les implications du refoulement et de l’évacuation de Dieu sont évidentes et dramatiques. Elles n’en finissent pas de corroder les piliers de la civilisation occidentale et, plus particulièrement, de l’Europe.


Le totalitarisme européen à la lumière des prophéties bibliques


Nos sociétés gagnées par l’anarchie morale et par la confusion des valeurs montrent à l’évidence que leur désintégration s’accélère. Il n’est peut-être plus éloigné le temps où l’on pourra dire de l’Europe entière ce que Machiavel disait de l’Italie : « A bout de souffle, elle attend celui qui pourra guérir ses blessures… la voilà prête à suivre un drapeau, pourvu qu’il se trouve quelqu’un qui veuille le saisir. »

 Sans ambiguïté aucune, la Bible proclame que l’Histoire de l’humanité, entendue au sens du concept « temps des nations », prendra fin dans le cadre d’un régime politique totalitaire universel. Dans le livre de l’Apocalypse, on peut lire que « remplie d’admiration, la terre entière suivit la bête : Apocalypse 13,3." Est mise en relief la séduction qu’exercera le dernier grand dictateur de l’Histoire sur les masses. L’Ecriture souligne ensuite le caractère mondial de cette emprise profondément funeste : « Il fut donné à la bête autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation : Apocalypse 13,7. Plus loin encore, l’apôtre Jean écrit : La bête fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne puisse acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom : Apocalypse 13,16-17.

 Le dernier totalitarisme dont parlent les Ecritures présentera, comme tous ceux qui l’ont précédé, une dimension historique, donc spatiale. Il surgira d’un espace donné avant de s’étendre au monde entier. Il trouvera sa genèse intellectuelle dans une culture dont tout donne à penser qu’elle sera animée de ce que l’Ecriture appelle « l’apostasie », et  « l’esprit de l’Antichrist », expressions traduisant l’inversion du bien et du mal. L’Europe représente, selon nous, le Continent le plus en osmose avec ce que l’on peut qualifier « de culture de la fin des temps ». En dépit de la puissance technologique, économique et militaire des Etats-Unis, en dépit de la volonté farouche des islamistes les plus radicaux de mener une guerre contre la chrétienté et les Juifs, c’est donc bien de l’Europe que risque de jaillir le dernier totalitarisme, parce que c’est sa culture qui est le plus en adéquation avec celle de la fin des temps.


Antisémitisme croissant


Si l’on retient l’un des plus grands schémas d’interprétation des prophéties bibliques, il apparaît qu’à la fin des temps, le dernier totalitarisme mondial témoignera d’une hostilité sans précédent à l’égard de toute personne ou de toute pensée qui pourraient se réclamer du Dieu de Jésus-Christ, mais aussi à l’égard du peuple d’Israël, progressivement restauré dans son statut d’héritier de promesses spécifiques de l’alliance éternelle du Dieu de l’Histoire. Or il est évident que les germes les plus virulents de cette hostilité sont bien plus présents en Europe, dont 59% des habitants estiment qu’Israël constitue la plus grande menace de paix du monde.


 Le destin européen


 De nombreux auteurs et hommes politiques assignent à l’unification européenne le destin et le dessein de préfigurer et de préparer l’unification du monde et l’avènement d’un gouvernement mondial. Denis de Rougemont, l’un des pères de la construction européenne, a dit, qu’il nous « faut faire l’Europe, parce qu’il faut faire le monde, et que seule l’Europe peut le faire. » En 1948, il disait déjà : « L’heure est venue de rallier pour ce nouveau destin (l’Union européenne) tous les peuples du continent… en une fédération qui sera le premier pas vers la fédération mondiale. » Il conclut sur ce point par cette très forte affirmation : « Il n’y a pas de fédération européenne imaginable qu’en vue d’une fédération mondiale. »

 Le livre du prophète Daniel contient une fresque exceptionnelle de l’histoire de l’humanité. Cette description grandiose de l’Histoire nous apprend que le monde a été et sera dominé successivement par quatre grandes entités politiques : Babylone, les Mèdes et les Perses, la Grèce d’Alexandre le Grand et l’Empire romain. Au sujet de l’Empire romain, l’Ecriture affirme qu’il disparaîtra provisoirement pour laisser place à un temps d’évangélisation du monde par l’Eglise. Il doit renaître à la fin des temps afin de servir de cadre institutionnel à l’émergence du dernier totalitarisme féroce que connaîtra l’humanité : celui de l’Antichrist, dictateur universel régnant sans partage sur le monde entier. Cet Antichrist sera anéanti par le Christ lors de son avènement. C’est alors que le Fils de Dieu établira son Royaume et régnera au nom de son Père sur une humanité enfin délivrée du Mal. Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, cet Empire romain renaissant pourrait bien être l’Europe en voie d’unification.



Tiré et adapté d’un article de J-P Graber, docteur ès sciences politiques, auteur de la thèse intitulée « Les Périls totalitaires en Occident » (La Pensée universelle : 1983). Paru dans le magazine Promesses en 2007. Avec autorisation.




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samedi 16 juin 2012

Europe, où vas-tu ? (1)

Le choix primitif de l’Europe

C’est à l’évidence Dieu qui a choisi l’Europe plutôt que l’Asie pour que l’Evangile s’y implante. L’apôtre Paul, qui se proposait d’aller en Asie, vit se fermer la porte devant lui. La vision surnaturelle d’un Macédonien qui faisait appel à lui, l’orienta définitivement vers l’Europe : Actes 16,6 à 15.
Cet aiguillage imposé aboutit au fait que l’Europe devint le pôle fondamental autour duquel s’articule l’histoire des nations depuis deux millénaires. Le christianisme prit essor en Europe alors qu’il disparut presque partout ailleurs, y compris dans les régions du monde qui l’avaient reçu avant lui. Une place particulière est donc assignée à l’Europe dans l’histoire.

Les 5 unifications historiques de l’Europe

Au cours de sa longue existence, l’Europe a déjà été unifiée à 5 reprises. Ces 5 unifications ont évidemment revêtu des extensions territoriales, des natures et des formes différentes. Elles ont eu pour théâtre l’Empire romain, l’Empire de Charlemagne, le Saint Empire romain germanique sous Charles Quint, l’Empire napoléonien et finalement le IIIème Reich. L’intégration européenne de notre temps constitue la 6ème tentative d’unification du Vieux Continent.
L’Europe d’aujourd’hui trouve son origine institutionnelle dans le Traité de Rome, signé le 25 mars 1957. Il a donné naissance à la CEE (Communauté économique européenne), dont est issu l’UE (L’Union Européenne). L’UE compte aujourd’hui 27 états membres. Le 1er janvier 2002, 15 états de l’UE ont perdu une part importante de leur souveraineté par la création d’une monnaie unique : l’euro. Avec la nouvelle Constitution européenne, la politique étrangère des Etats perd de plus en plus son autonomie au profit d’une politique étrangère européenne globale.

Le sens de l’Histoire

Le christianisme biblique révèle très clairement un sens de l’Histoire. Nous croyons, en tant que chrétiens, que l’élan actuel pour une intégration européenne des états qui composent l’Europe en fait partie. L’intégration est irréversible. Elle n’est pas une fatalité, mais les mentalités collectives actuelles ainsi que l’évolution de l’économie, de la politique, de la science des technologies ne peuvent qu’y conduire. « Certes, nous restons libres de choisir, écrivait, il y a 22 ans, Jean-Claude Casanova, éditorialiste à l’Express… Mais l’issue est si évidente aujourd’hui que l’on peut dire que notre liberté n’est que la conscience de sa nécessité. »

Les risques totalitaires en Europe

Le totalitarisme procède de la convergence de trois phénomènes fondamentaux clairement présents dans l’Europe contemporaine :

1.       Le développement de structures  qui lui sont favorables

La démocratie et les libertés individuelles ne se décrètent pas. Elles forment un régime politique ultimement issu du christianisme et de la Réforme. La démocratie et les libertés individuelles ne peuvent être maintenues qu’accompagnées d’importantes conditions protectrices telles que l’existence d’Etats-nations, la limitation du pouvoir étatique, la propriété privée, la liberté économique, le secret bancaire, le pluralisme et l’absence de surveillance électronique excessive des personnes. Or, en Europe, quelques-unes de ces conditions protectrices de la démocratie et des libertés individuelles sont en train de s’effriter dangereusement.

2.       La désagrégation de l’Etat-nation

Parmi les digues protectrices de la démocratie et des libertés individuelles, l’Etat-nation est aujourd’hui l’une des plus menacée en Europe. Ce phénomène est inquiétant. L’existence de nations, séparées les unes des autres principalement par les langues, procède de la volonté de la grâce commune et du dessein historique de Dieu. Elles ont été instituées pour entraver la formation d’un empire universel qui serait par essence totalitaire : voir Genèse 11,1 à 9. La division du monde en Etats-nations représente bien un principe de division salvateur, pour le temps et non pour l’éternité, en vue de préserver l’humanité des totalitarismes planétaires. La nature humaine étant ce qu’elle est, les mouvements trop unificateurs sont toujours tyranniques. Il n’y a pas de démocratie durable sans diversité protégée par des institutions substantiellement souveraines, distinctes les unes des autres. « Je suis convaincu, disait Goebbels en 1942 que dans 50 ans, les gens ne penseront plus en terme de pays. » Il ne s’est guère trompé !

3.       L’effritement d’autres écrans protecteurs des libertés individuelles


La plupart de ces écrans ne disparaissent pas qu’en Europe, mais dans le monde entier. L’extension technologique et spatiale rapide rend le contrôle des activités et des pensées humaines de plus en plus effectif. Toutes les tendances vont vers  l’affaiblissement de l’autonomie matérielle et spirituelle des individus. Le remplacement des billets de banque par des cartes bancaires comme moyen de paiement va dans le sens de la prophétie biblique apocalyptique sur le contrôle économique global exercé par la bête : Apocalypse 13,16-17. Toutes les évolutions montrent que les écrans protecteurs des libertés individuelles tels que la distance, la possibilité d’échapper à un œil inquisiteur et l’inviolabilité de la sphère privée régressent fortement depuis 25 ans. La possibilité, et plus encore, l’effectivité d’une surveillance électronique mondiale des personnes apparaissent dès lors comme un coup très grave porté à la pérennité des libertés individuelles qui ont fait la grandeur et la spécificité des démocraties occidentales.

Orientation

Tous les totalitarismes modernes de réfèrent à une conception du monde, une idéologie. Le totalitarisme soviétique s’inspira du marxisme, le totalitarisme nazi du racisme. Evidemment, ces idéologies apparaissent et se développent dans les sociétés libres avant que ces dernières ne deviennent totalitaires. Quelle idéologie, déjà présente dans notre Europe encore substantiellement démocratique, pourrait-elle bien constituer le noyau d’un futur totalitarisme européen ? Beaucoup d’experts et d’esprits lucides la discernent dans « la pensée unique ». Cette pensée unique, de plus en plus contraignante, paraît s’articuler autour des aspirations, des croyances, des mythes, des attitudes et des valeurs qui suivent.

Suite au prochain billet

Tiré et adapté d’un article de J-P Graber, docteur ès sciences politiques, auteur de la thèse intitulée « Les Périls totalitaires en Occident » (La Pensée universelle : 1983). Paru dans le magazine Promesses en 2007. Avec autorisation.

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