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samedi 16 avril 2011

Les deux témoins : Apocalypse chapitre 11,3 à 14

Texte biblique

J’accorderai à mes deux témoins le don de prophétiser, revêtus de sacs, pendant 1 260 jours.



4 Ce sont là les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre.


5 Si quelqu’un veut leur nuire, du feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis. Oui, si quelqu’un veut leur nuire, il faut qu’il soit tué de cette manière.


6 Ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne tombe pas de pluie pendant les jours de leur prophétie, et ils ont le pouvoir de changer les eaux en sang et de frapper la terre de toute espèce de plaie, chaque fois qu’ils le veulent.


7 Quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les tuera.


8 Et leurs cadavres (resteront) sur la place de la grande ville, qui est appelée dans un sens spirituel Sodome et Égypte, là même où leur Seigneur a été crucifié.


9 Des hommes d’entre les peuples, les tribus, les langues et les nations verront leurs cadavres pendant trois jours et demi, et ils ne permettront pas qu’on mette leurs cadavres dans une tombe.


10 Les habitants de la terre se réjouiront à leur sujet et seront dans l’allégresse. Ils s’enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes ont tourmenté les habitants de la terre.


11 Après les trois jours et demi, un esprit de vie venant de Dieu entra en eux, et ils se tinrent sur leurs pieds ; une grande crainte fondit sur ceux qui les voyaient.


12 Ils entendirent du ciel une voix forte leur dire : Montez ici ! Ils montèrent au ciel dans la nuée, et leurs ennemis les virent.


13 A cette heure–là, il y eut un grand tremblement de terre, et la dixième partie de la ville s’écroula. Sept mille hommes furent tués dans ce tremblement de terre, les autres furent effrayés et donnèrent gloire au Dieu du ciel.


Identité

Alors qu’Il était sur terre, le Seigneur Jésus a maintes fois usé, face aux juifs, de l’argument selon lequel la loi (ou Moïse) et les prophètes étaient le témoignage suffisant dont ils avaient besoin pour croire en Lui : Luc 16,29 à 31 ; 24,27.44 à 47 ; Jean 1,45 ; 5,46. Dans le contexte juif, la Loi et les prophètes sont les témoins les plus éminents du Christ.

Il était inévitable que face d’une part aux prétentions de l’Antichrist forçant l’entrée du temple pour se proclamer lui-même Dieu, d’autre part au syncrétisme religieux faisant de Jérusalem la capitale spirituelle du monde, Dieu mette en œuvre des moyens surnaturels puissants pour rappeler à Son peuple opprimé et au monde qui est le vrai Christ et quelle parole est la vérité. Cette mission de témoignage sera donnée aux deux principales figures de l’Ancien Testament incarnant, l’une la Loi, essence même de la connaissance et de la vérité : Rom 2,20, l’autre les prophètes, témoins visionnaires du Christ à venir : Moïse et Elie !

Mis à part le rôle joué par chacun d’eux dans l’histoire, plusieurs autres éléments témoignent de l’identité des deux hommes :

1. la puissance qui leur est attribuée : v 6. Elle était celle dont ils ont fait preuve du temps de leur ministère passé : Elie : 1 Rois 17,1, Moïse : Exode 7,17 ; 8,1…

2. Ils sont les deux figures qui apparaissent auprès de Jésus sur la montagne de la transfiguration. Le sujet de leur entretien touche à son départ pour Jérusalem : Luc 9,28 à 31

3. Ils ont tous les deux vécu un départ de la terre particulier : Elie fut enlevé au ciel sans passer par la mort : 2 Rois 2,11, Moîse fut enterré par Dieu : Deut 34,5-6.

4. Le retour d’Elie est annoncé comme signe précurseur du jour de la colère de Dieu et comme moyen de restaurer l’unité de la nation juive autour de Dieu et Sa parole : Malachie 3,23-25

b. Mission

Outre le fait d’être les représentants historiques, et donc incontestés, de la loi et des prophètes, la mission des deux témoins dans cette période ultime de l’histoire sera quadruple :

1. Vêtus de sacs, ils appelleront à la repentance le peuple de Dieu et le monde : v 3. De tout temps, le sac, espèce d’étoffe grossière privée de tout raffinement, fut l’habit dont se revêtaient les prophètes ou tous ceux qui, affligés et désolés de leurs péchés, manifestaient leur contrition à cause de la situation dans laquelle leurs fautes ou celles des autres avaient plongé le peuple : 1 Chr 21,16 Néhémie 9,1 Esaïe 37,2

2. Par leur invincibilité durant les 1260 jours de leur ministère (3 ans et demi), ils seront une force d’opposition à l’Antichrist et de démonstration pour le monde que, contrairement à ses prétentions, il n’est pas le vrai Dieu.

3. Par la faiblesse sous laquelle ils se présenteront au monde, ils seront la démonstration vivante que l’œuvre de Dieu ne se fait ni par la puissance, ni par la force, mais par l’Esprit de Dieu seul : Zacharie 4,1 à 6. Jamais si peu d’hommes n’auront produit d’effets plus grands avec si peu de moyens humains.

4. Par leur fin, ils seront les témoins de la réalité de la puissance de résurrection qui est en Christ et la rappelleront au monde : Apoc 11,11. Le monde devra bien croire que la résurrection de Jésus, trois jours après Sa mort, suivie de Son ascension, ont bien eu lieu puisqu’il aura sous les yeux la répétition du même prodige : Marc 9,31.

c. Impact de leur témoignage :

Bien que bref, à l’image du ministère public de Jésus, le ministère des deux témoins aura un impact spirituel considérable sur le monde :

- il redonnera à la Parole de Dieu tout le crédit et l’autorité qu’on lui aura dénier jusqu’alors

- il validera les principaux faits qui, liés au Christ, sont à la base du témoignage rendu par l’Ecriture à Sa messianité : mort, résurrection ascension. Utilisés par l’Esprit, le passage des deux témoins convaincra le monde de péché, de justice et de jugement : Jean 16,8 à 11

- il obligera l’Antichrist, par leur assassinat, à montrer sa vraie nature : Jean 8,44.

- Il donnera gloire à Dieu et suscitera à Jérusalem, au lieu même où l’Antichrist se sera fait proclamer Dieu, la louange d’un grand nombre pour l’Eternel, le Dieu du ciel : v 13
Bien que puissante, l’Apocalypse témoigne que la force du témoignage des deux témoins n’inversera pas de façon significative la tendance du monde à l’égard de Dieu et de l’Antichrist. Au lieu de se repentir, les hommes se réjouiront de la mise à mort des deux témoins : v 10. Dans sa globalité, le monde continue à courir tête baissée vers son jugement, ce dont témoigne la conclusion du passage consacré aux deux témoins : v 14.


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 9 avril 2011

Jérusalem : passé et futur

Jérusalem

Plus que jamais, Jérusalem est et sera dans l’avenir au centre de l’actualité. Quel avenir pour la ville sainte, haut lieu des trois religions monothéistes ? Pour le savoir, il nous faut nous tourner vers la Bible. Nous y trouvons, dans deux endroits, en quelques lignes, un descriptif précis du parcours passé et futur de la ville sainte.

Extrait du prophète Daniel :

Soixante–dix semaines ont été fixées Sur ton peuple et sur ta ville sainte, Pour faire cesser les crimes Et mettre fin aux péchés, Pour expier la faute Et amener la justice éternelle, Pour accomplir la vision et la prophétie Et pour oindre le Saint des saints. Prends donc connaissance et comprends ! Depuis la promulgation de la parole Disant de rétablir et de reconstruire Jérusalem Jusqu’au prince–messie, Il y a sept semaines ; Et (dans) soixante–deux semaines, Les places et les fossés seront rétablis et reconstruits, Mais en des temps d’angoisse. Après les soixante–deux semaines, Un messie sera retranché, Et il n’aura personne pour lui. Le peuple d’un prince qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, Et sa fin arrivera comme par une inondation ; Il est résolu que les dévastations dureront Jusqu’à la fin de la guerre. Il fera avec beaucoup une solide alliance d’une semaine, Et durant la moitié de la semaine Il fera cesser le sacrifice et l’offrande ; Le dévastateur ira à l’extrême des abominations, Jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu Fondent sur le dévastateur : Daniel, chapitre 9, versets 24 à 27

Daniel annonce que 70 semaines (en hébreu : septaines) ont été fixées pour mettre fin au péché et établir le royaume de Dieu, soit 490 ans. Cette période est elle-même divisée en 3 sous-périodes. Précisons que Daniel vivait à Babylone, pendant la période de l’exil, alors que la ville et le temple de Dieu étaient détruits, 6 siècles avant Jésus-Christ

a. Une 1ère période de 7 semaines, soit 49 ans, qui verra l’apparition d’un chef, ayant reçu l’onction, qui rebâtira Jérusalem, en des temps troublés : Dan 9,25. Ce chef sera Néhémie qui, au travers de maintes tribulations, réussira à terminer la reconstruction de la muraille de la ville ( les livres de Néhémie, Esdras, Aggée et Zacharie racontent ces événements). Le décret promulgant la reconstruction du temple a été promulgué par le roi Artaxerxès en 445 av J-C au mois de Nisan (mars) : Néh 2,1

b. Une 2ème période de 62 semaines, soit 434 ans, se conclura par la mort du Messie qui entraînera la destruction de la ville et du temple : Dan 9,26. Sir Robert Anderson, un juriste anglais a fait le calcul qu’entre l’année 445 av J-C et le mois d’avril de l’an 32 où l’on peut supposer que Jésus est mort, il s’est passé exactement 173 880 jours, soit 69 années de 360 jours, comme on les comptait à l'époque (Apoc 11,3 : 42 mois = 1260 jours) .

c. La dernière semaine de Daniel est divisée en deux : v 27. Au début de celle-ci, un dévastateur, qui a pour but de détruire la ville et son sanctuaire, fera mine de conclure une alliance de sept ans avec le peuple de Dieu : v 27. Puis, soudain, au milieu de l’alliance, soit au bout de 3 ans et demi, il la rompra faisant cesser sacrifice et offrande. C’est cette prophétie que nous relate en détail Apoc 11,1 à 2.

Extrait du livre de l’Apocalypse de Jean :

On me donna un roseau semblable à une baguette, en disant : Lève–toi et mesure le temple de Dieu, l’autel et ceux qui adorent là. Mais le parvis extérieur du temple, laisse–le de côté et ne le mesure pas, car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante–deux mois : Apocalypse, chapitre 11, versets 1 et 2

Les lumières de l’Apocalypse sur la 70ème semaine de Daniel

Il ne suffit que de quelques mots à Jean pour nous communiquer la vision qu’il a de Jérusalem et du temple à l’époque de la 70ème semaine de la prophétie de Daniel. Les mots qu’il utilise, chargés de sens, sont cependant suffisamment évocateurs pour nous dire ce qu’il en sera :

Le temple de Jérusalem sera le lieu de tous les mélanges sur le plan spirituel. A côté des adorateurs du vrai Dieu, qui rendront leur culte dans le sanctuaire : v 1, le parvis sera rempli de gens de toutes sortes de nations venus aussi pour adorer leurs dieux à leur manière : v 2

Des efforts diplomatiques incessants sont faits depuis des décennies pour déclarer Jérusalem cité appartenant aux trois religions monothéistes : judaïsme, christianisme, islam. A l’ancien emplacement du temple, ou dans ses environs, se trouve déjà le Dôme du Rocher, mosquée construite par Abd-al-Malik en l’an 691. Outre la reconstruction du temple qu’il encouragera, le tour de force du dévastateur dont Daniel parle sera de réussir à faire cohabiter tous les cultes à Jérusalem dans une totale proximité. Le principe de laïcité, cher à la France, sera ici poussé à son apogée. La tolérance maximale sera alors alliée à la confusion la plus totale.

La spiritualité vécue au cours de la 70ème semaine de Daniel sera l’aboutissement de tous les efforts œcuméniques entrepris depuis des décennies entre les leaders des grandes religions. Le geste le plus prophétique allant dans ce sens fut sans nul doute l’initiative prise par le pape Jean-Paul II qui, à Assise en 1986, a invité tous les responsables des religions du monde à venir ensemble avec lui prier pour la paix du monde . Au vu de cet avenir révélé, la question se pose : les troubles actuels qui agitent les pays autour de la Méditerranée ne sont-ils pas les événements préparatoires nécessaires à ce changement révolutionnaire d’état d’esprit ?

Cette unité factice, parfaitement réalisée, sera le tremplin que l’Antichrist utilisera pour commettre le plus grand péché et le plus grand blasphème qui soit : se proclamer lui-même Dieu par tous les faux croyants dans le temple même de Dieu : 2 Thes 2,3-4, ce que Jésus et Daniel désignent sous le nom d’abomination de la désolation : Mat 24,15 ; Dan 9,27 ; 11,30-31 ; 12,11. Plus que tout autre lieu, Jérusalem sera à ce moment-là la capitale internationale de l’apostasie et de la confusion, confusion qui se déclinera aussi bien sur le plan éthique et moral (allusion à Sodome) que sur le plan de l’idolâtrie (allusion à l’Egypte) : Apoc 11,8.

On pourrait croire ici qu’enfin Satan a atteint son but : cf Esaïe 14,13-14. Ce sera sans compter les ressources de Dieu. Une épine sérieuse dans le pied de l’Antichrist va lui rendre amère sa victoire : l’apparition soudaine de deux trouble-fête, revêtus de toute la puissance de Dieu qui, pendant 42 mois vont lui tenir tête et lui démontrer, si besoin est, qu’il n’est pas le plus fort, mais qu’il y a dans les cieux un Dieu qui décide de qui doit être élevé et abaissé : cf Daniel 4,22.

Suite du texte de l’Apocalypse et de la réflexion la semaine prochaine !


Dossier spécial Jérusalem - le 3 eme temple 3°... par withelock

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 4 avril 2009

Israël : début et fin

J’ai émis l’idée, lors du précédent billet sur le sujet, que l’Antichrist devrait faire face à deux forces de résistance, à la fois spirituelles et physiques, à ses prétentions à la divinité. Je parlais alors de l’Eglise véritable de Jésus-Christ et d’Israël, peuple élu de Dieu dès l’origine pour être le porteur de sa révélation. Retour sur ses deux entités et leur place dans le scénario du dénouement final. Commençons par Israël.

Critères de choix

Dès le départ, la Bible nous fait part du dessein de Dieu de se mettre à part d’entre les nations un peuple qui lui appartienne en propre. Son choix se porte sur Israël, non en vertu de sa puissance, mais plutôt de sa faiblesse. " Ce n’est point parce que vous surpassez en nombre tous les peuples, que l’Eternel s’est attaché à vous et qu’il vous a choisis, dit Moïse, car vous êtes le moindre de tous les peuples. " Outre ce critère, le choix d’Israël par Dieu a pu aussi être d’ordre géographique. Il est frappant en effet de constater que ce pays forme un pont entre trois continents. L’Europe, l’Asie et l’Afrique se rejoignent sur le rivage oriental de la Méditerranée et leurs populations s’y sont mêlées depuis toujours au gré des échanges commerciaux par voies terrestres ou maritimes. En raison de sa situation, la Palestine fut à la fois un pays de prédilection pour les envahisseurs venus des trois continents : d’abord les Egyptiens, puis les Assyriens, les Babyloniens et les Perses, enfin les Grecs et les Romains, mais aussi un merveilleux tremplin pour la conquête spirituelle du monde par l’Evangile. " Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. " Telles furent les dernières paroles du Christ à ses disciples. La stratégie de Dieu avait donc bien placé Jérusalem au centre des nations.

Un peuple défaillant… mais préservé

La mission spirituelle d’Israël, peuple de Dieu, était double. Il devait être le réceptionnaire de la révélation divine et le pied-à-terre du Rédempteur, appelé à être le Sauveur du monde. Aussi ce peuple fut comme aucun autre avant et après lui l’objet d’une éducation divine particulière. Cette éducation passe par le don de la loi à Moïse, le choix d’une lignée de laquelle viendrait le Messie (la lignée du roi David), des révélations multiples transmises par des prophètes sur une période de 15 siècles sur la figure de ce Messie et les circonstances qui verraient Son apparition.

Bénéficiaire de la révélation, Israël y répondit par l’idolâtrie. Appelé à être à part, le peuple de Dieu s’assimila avec les autres peuples païens. Aussi, après des siècles de patience, la colère de Dieu vint sur la Jérusalem coupable : " Cette ville, dit Dieu par Jérémie, excite ma colère et ma fureur, depuis le jour où on l’a bâtie jusqu’à ce jour ; aussi, je veux l’ôter de ma face. " Nabuchodonosor vint, Jérusalem fut détruite et Israël déporté et rayé de la carte. Pour autant, Israël ne cessa pas d’exister. 70 ans après, grâce à Cyrus le Perse autorisant les Juifs à retourner dans leur terre, Jérusalem sera lentement reconstruite.

Toute l’histoire d’Israël jusqu’à l’époque romaine est une histoire d’invasions et de déportations. Malgré cela, encore et toujours, le peuple juif survit et renaît. Uhlhorn, un théologien émet quelques raisons à ce particularisme : " Aucun peuple n’est capable, comme le peuple juif, d’être largement répandu, tout en restant tellement séparé des autres peuples. Aucun autre n’est à la fois si national et pourtant si universel. Aucun autre ne préserve son individualité avec autant de ténacité, demeurant au milieu des autres si fermé et si lié. Et pourtant, aucun autre ne parvient comme le Juif à s’attacher à son lieu et à s’accommoder de toutes les circonstances. En tous lieux, le Juif peut s’établir et se faire une place ; pourtant, partout il reste un Juif. "

Israël et Jésus

Parlant de la Parole faite chair (Jésus), l’évangéliste Jean écrit : Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçue. Tel est le sommet du drame vécu par Israël : le rejet de son messie, envoyé en priorité par Dieu pour les brebis perdues d’Israël. Ce rejet, plus grave que toutes les idolâtries précédentes, sera suivi pour Israël de la période de déportation la plus longue de son histoire.

A ce sujet, Erich Sauer écrit : " Que répondrait l’Israélite à qui l’on demanderait aujourd’hui pourquoi, alors que les pères ne subirent que 70 ans de captivité loin de leur patrie, pour les crimes et les abominations dont ils avaient souillé la terre sainte pendant des siècles… pourquoi et pour quel crime, les fils sont maintenant dispersés parmi les peuples depuis plus de 18 siècles, et Jérusalem foulée aux pieds par les nations jusqu’à ce jour. Quelle est donc cette sanglante culpabilité qui éloigne ainsi Israël d’une vie paisible dans la terre de ses pères ? C’est précisément son péché envers le Messie qui est la racine de la misère actuelle d’Israël. "

Israël dans la fin des temps

Pour autant, Israël reste le peuple élu de Dieu, car Dieu, dit l’apôtre Paul, ne se repent pas de ses dons et de son appel. Ecarté de l’œuvre de Dieu pendant que l’Eglise apporte l’Evangile aux nations, Israël réapparaît à la fin des temps, lorsque le temps de l’Eglise touche à sa fin. Le prophète Esaïe et d’autres sont formels : le retour du peuple juif dans sa terre et la résurrection d’Israël (chose faite depuis 1947) sont des signes certains de l’imminence de la seconde venue en gloire du Messie.

En attendant, quel va être le sort d’Israël dans cette période agitée de l’histoire ? Au travers de prophètes et de l’Apocalypse, le scénario suivant semble se dessiner :

1. Selon Ezéchiel, dans sa célèbre vision des ossements desséchés,la résurrection d’Israël se fera en deux étapes : la résurrection physique précédera la résurrection spirituelle.

2. Comme toutes les autres nations, Israël sera pour un temps séduit par l’Antichrist. le prophète Daniel laisse entendre dans une prophétie ancienne que l’Antichrist fera une sorte de concordat avec eux, ou du moins plusieurs d’entre eux. Mais la trêve ne sera que de courte durée. Au milieu des 7 ans que devait durer ce concordat, l’Antichrist le rompra (Daniel 9,27)

3. Dans ce temps, l’Apocalypse révèle que Dieu fera revenir à la vie deux témoins anciens qui s’opposeront à l’Antichrist pendant, là aussi, 3ans et demi. Malgré la haine dont ils seront l’objet, ils resteront intouchables et frapperont leurs adversaires des mêmes maux qui frappèrent ceux qui, en leur temps s’opposèrent à Moïse et Elie, les deux représentants de la loi et des prophètes, vus par les disciples de Jésus au moment de sa transfiguration. En ce temps, rapporte le même passage de l'Apocalypse, Jérusalem sera donnée aux nations pendant 42 mois, soit de nouveau 3 ans et demi. Faut-il y voir ici une partition de la capitale juive sous autorité internationale ? C'est fort possible !

4. Durant cette période également, Jean rapporte que 144 000 Juifs seront marqués du sceau de Dieu et seront témoins du Christ dans le monde : 12 000 de chaque tribu. Nombre réel ou symbolique (les chiffres et les nombres jouent un grand rôle dans l'Apocalypse), exprimant une multitude : les avis divergent.

5. L’Antichrist réussira, au bout de 42 mois, à faire périr les deux témoins. Leurs cadavres seront exposés à la vue de tous pendant 3 jours dans la rue principale de Jérusalem, provoquant la liesse universelle tant ces deux prophètes avaient tourmenté les habitants de la terre. Puis au bout de 3 jours, à l’image de leur maître, ils ressusciteront à la vue de tous et monteront sous les yeux ébahis de leurs ennemis vers le ciel.

6. Centre du monde dès l’origine, Israël et la Palestine le seront aussi à la fin. Toutes les nations, conduites par l’Antichrist, se donneront rendez-vous pour le combat ultime de l’hitoire : la bataille d’Harmaguédon dans la vallée de Meguiddo. Décidées à détruire Israêl, le peuple de Dieu se tournera vers Lui, celui qu’ils ont percé, dit Zacharie. Au bord de l’extermination, israël pleurera sur le crime qu’ils ont commis en crucifiant leur Messie. La repentance d’Israël provoquera la venue du Messie en gloire qui frappera soudainement tous les peuples qui auront dirigé leurs armées contre Jérusalem. " la chair de chacun, dit Zacharie, pourrira tandis qu’il sera encore debout, ses yeux pourriront dans leurs orbites et sa langue pourrira dans sa bouche (chapitre 14, v 12)

7. L’Antichrist vaincu et jeté, pour l’éternité, dans l’étang de feu et de souffre, alors aura lieu, pendant mille ans (rêve d’Hitler), le règne du Christ qui dirigera le monde depuis Jérusalem. " Il sera, dit Esaïe, le juge entre les nations, il sera l’arbitre d’une multitude de peuples. De leurs épées ils forgeront des socs de charrue, de leurs lances des serpes : une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre, et on n’apprendra plus la guerre. " Le Christ réalisera la sentence adoptée par l’ONU comme devise, mais qu’elle n’aura jamais réussi à concrétiser. Car sans Lui, le Roi des Juifs et d’Israël, le Crucifié puis Ressuscité, le Prince de la Paix, aucune paix n’est possible !



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 2 septembre 2006

Le mystère d'Israël


Minuscule sur la carte du Moyen-Orient, le peuple d’Israël est pourtant plus encombrant que bien des grandes nations. Depuis le 11 septembre 2001, aucun politicien ni aucun économiste n’ignorent que les passions qui se déchaînent autour de « la Terre sainte » peuvent frapper en tous lieux, des Etats-Unis en Extrême-Orient. Les tentatives de remodelage géopolitique de la région ont des effets indirects puissants sur tous les marchés et dans toutes les grandes capitales de la planète. Aussi, une procession de négociateurs s’attellent avec acharnement à la résolution du « casse-tête israélo-arabe ». Quant aux chrétiens de tous bords, on les entend émettre jugements et avis à foison, plus ou moins pro-israéliens ou pro-palestiniens selon les tendances.
Parce que la singularité d’Israël dérange, notre attitude à l’égard de ce peuple est facilement marquée par le parti-pris, et ne se cantonne que rarement dans l’indifférence. Nous sentons que nos relations avec la nation juive ne sont pas de nature politique ou historique seulement. Un lien spirituel évident nous relie tous à elle. Cependant, malgré la Shoah, l’holocauste nazi, il apparaît que les vieux démons de l’anti-sémitisme refusent encore et toujours de mourir.

ISRAEL, CENTRE DU MONDE

Ce n’est pas le hasard si Israël dérange tant ! Souvent malgré lui, la Bible souligne que, de 4 manières, il est au centre du monde :

1) sur le plan géographique d’abord, Israël est un pont entre trois continents : l’Europe, l’Asie et l’Afrique. « J’ai placé Jérusalem au milieu des nations, dit le Dieu de la Bible, le Dieu d’Israël ».[1]. De tous temps, la Palestine a été le passage obligé de tous les envahisseurs se lançant à la conquête du monde, un pont jeté entre l’Orient et l’Occident.

2) sur le plan spirituel ensuite. Le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad, qui veut rayer Israël de la carte, l’oublie : c’est d’Israël (et de la Bible) que nous est venue l’idée du Dieu unique. Supprimer Israël, c’est tuer la matrice de laquelle est née toute notre civilisation et les valeurs auxquelles nous tenons tant (même si nous n’en reconnaissons plus la source) ! Preuve en est par le fait que Jérusalem est encore aujourd’hui revendiquée comme le lieu saint des trois religions monothéistes.

3) Sur le plan contemporain encore. La dernière guerre qui opposa Israël au Hezbollah en témoigne. Depuis 1948, et le miracle de la résurrection d’Israël, il ne se passe pas un instant sans que ne soit évoqué le problème que représente l’état hébreu pour ses voisins. Une ancienne prophétie de la Bible évoque en ces termes le boulet que sera Jérusalem au retour du peuple juif dans ses terres : « En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples ; tous ceux qui voudront la soulever se feront très mal ; et toutes les nations de la terre se rassembleront contre elle. »[2]

4) sur le plan prophétique enfin. Israël, montre la Bible, est l’horloge de Dieu. Chaque fois qu’Israël apparaît sur la scène de l’histoire, le pendule du temps se met en marche vers sa fin. Or, l’événement capital rapporté par la Bible au sujet des derniers jours est le retour glorieux de Jésus-Christ (une annonce faite près de 200 fois !), un retour précédé par celui des juifs dans leur patrie. « Ses pieds, dit la Bible, se placeront en ce jour-là sur le mont des Oliviers, qui est en face de Jérusalem, à l’est ; le mont des Oliviers se fendra par le milieu, vers l’est et vers l’ouest en une très grande vallée[3] .» Placés devant l’évidence, dit encore la prophétie, « dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous (signification du nom de Jésus). »[4]

Pour le lecteur de la Bible, les évènements auxquels nous assistons ne sont pas surprenants. Leur scénario depuis longtemps est écrit. Grain de sable dans le rouage du monde, Israël nous renvoie tous à la même question, celle de la paix dans le monde. Or, la Bible est formel à ce sujet: sans Jésus-Christ, le Prince de la paix, elle n’est possible ni sur le plan personnel, ni sur le plan mondial !

Annonce : Conférence de Josué Turnil, Juif chrétien, au Centre Biblique 51, rue Georges Pompidou 02100 St Quentin : date samedi 21 Octobre : 20 H 30 Thème : Israël : perspectives d’avenir. Entrée gratuite.

[1] Livre d’Ezéchiel, chapitre 5, verset 5.
[2] Livre de Zacharie, chapitre 12, verset 3
[3] Livre de Zacharie, chapitre 14, verset 4
[4] Livre de zacharie, chapitre 8, verset 22