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jeudi 4 juillet 2013

Jésus selon GEO

Un GEO sur Jésus

A la suite de nombreux autres, le magazine GEO vient de sortir, dans la série Histoire, un numéro
hors-série consacré à Jésus. « Que peut-on écrire sur l’histoire de Jésus qui n’ait pas été dit dix mille fois ? se demande Eric Meyer, rédacteur en chef du magazine. » Le numéro de GEO a le mérite de s’attacher à ce qui est sûr et fiable au sujet des sources historiques nous renseignant sur le personnage qui, dans l’histoire de l’humanité, fascine le plus.

Il serait absurde pour moi de reprendre texto l’article écrit dans le magazine sur Jésus, sous la plume de Jean-Christian Petitfils, auteur lui-même d’un livre sur l’homme de Nazareth. Je me contenterai de rapporter les déclarations qui, du point de vue de l’historien, me semblent les plus propices à soutenir la foi de ceux pour qui Jésus représente le médiateur unique entre Dieu et l’homme.

BESOIN DE JESUS

Jean-Christian Petitfils introduit son article en soulignant l’intérêt toujours actuel que le monde porte à l’énigme Jésus. « Il ne se passe pas six mois, dit-il, sans que paraissent, rien qu’en langue française, plusieurs ouvrages sur lui. » La fascination qu’exerce Jésus, les multiples ouvrages écrits à son sujet me rappellent la conclusion de l’évangéliste Jean arrivé au terme de son écrit. Jean dit : « Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pourrait contenir les livres qu’on écrirait. » Est-ce là exagération d’un disciple béat ?  Jean, qui avait le souci particulier de la vérité, ne peut être mis en doute sur sa sincérité. D’une certaine manière, l’histoire confirme ce qu’il a dit. Jésus n’a eu que trois années de vie publique. Il n’a fondé aucune école, il n’a occupé aucun trône, il n’a gagné aucune bataille militaire. Pourtant, il y a plus de personnes qui se réclament de lui dans le monde que n’importe qui d’autre. Les témoins qui rapportent ce qu’il a fait dans leurs vies sont si nombreux que, si chacun écrivait l’histoire quotidienne de son vécu avec Jésus, le monde serait effectivement remplis de leurs écrits.

L’auteur poursuit en disant que, à son point de vue, l’intérêt sans cesse renouvelé pour Jésus « témoigne d’une vive curiosité historique, mais aussi d’une quête de sens et de spiritualité dans un monde largement sécularisé. » Le point de vue de J-C P. fait écho à l’une des premières paroles de Jésus : l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. On peut refuser Dieu, le mettre au ban de la société, on n’empêchera pas le vide que son absence laisse. « Tu nous as fait pour toi, disait Saint-Augustin, et notre cœur ne trouve son repos qu’en toi ! » Les régimes politiques athées et matérialistes ont tout fait pour étouffer le besoin, la soif, la dimension spirituelle de la vie de ceux qu’ils opprimaient. Ces régimes déchus ou toujours en place, la foi, telle une flamme jetée au milieu d’une végétation desséchée, a embrasé des millions de cœurs et démenti la folle prétention de l’homme à bannir Dieu de sa vie.

LES SOURCES

Au sujet des sources qui valident l’existence historique de Jésus, l’auteur reconnaît qu’elles sont peu nombreuses. Plusieurs auteurs antiques citent Jésus dans leurs écrits : Tacite, Pline le Jeune, Suétone, Flavius Josèphe, le Talmud de Babylone… Ce qui est certain, dit J-C P. est qu’aucun historien sérieux ne remet en cause l’existence de Jésus. Jésus n’est pas un mythe, ni un personnage imaginaire.

Il existe au sujet de Jésus de nombreux évangiles dits apocryphes (c’est-à-dire secrets ou cachés). Aucun d’entre eux ne peut rivaliser, en termes de fiabilité aux Evangiles canoniques, ceux qui ont été retenus comme exacts et fidèles à ce que Jésus a été. Les 4 Evangiles canoniques ont été rédigés à peine 30 ans après la mort de Jésus, au temps où de nombreux témoins oculaires pouvaient attester des faits ou des discours rapportés. Tous les autres « évangiles » leur sont postérieurs de plus d’un siècle. Au sujet des 4 Evangiles canoniques, J-C P. écrit : «  L’importance de la tradition orale à l’époque, renforcée par l’efficacité des techniques de mémorisation rabbinique pratiquée par les juifs pieux, plaide en faveur de leur exactitude. D’autant que les premiers apôtres contrôlaient rigoureusement la transmission des paroles de Jésus. On peut donc considérer qu’ils rapportent globalement des faits et des discours fiables, même s’ils présentent ça et là quelques contradictions. »

Nous voilà donc rassurés ! Si l’on met en question la fiabilité des Evangiles, on peut largement mettre en doute celle de tous les écrits de l’époque (ou des suivantes). Au vu de la profusion de manuscrits retrouvés (5 000 répertoriés pour le Nouveau Testament), aucune œuvre ancienne n’est mieux attestée que les Evangiles.

SUITE

Je ne vais pas commenter le reste de l’article de Jean-Christian Petitfils. L’auteur s’attache à cerner la personne de Jésus. Il le fait à la façon d’un historien. Je ne suis pas d’accord avec toutes ses conclusions. Mais, dans l’ensemble, il soutient l’idée que les preuves historiques corroborent l’idée que Jésus se faisait d’être le Fils de Dieu. Le magazine consacre d’autres articles, sous la plume de différents auteurs, à la découverte de personnages ou d’éléments faisant partie de l’environnement de Jésus : Ponce Pilate, le Temple d’Hérode à Jérusalem, la langue que Jésus parlait, Paul, l’apôtre du christianisme… Il ya là, pour tout chercheur sérieux, de quoi réfléchir et méditer !



Visitez : www.gillesgeorgel.com/

jeudi 4 avril 2013

Crédibilité des Evangiles

 Les récits rapportés par les Evangiles sont-ils crédibles ? Outre le fait que leurs auteurs ont été prêts à payer de leurs vies le témoignage qu'ils rendent à Jésus, des preuves internes l'accréditent.

Cette présentation du Dr. Peter Williams est fascinante. Il nous apporte de nouvelles preuves (et nous rappelle des anciennes) montrant que les quatre Évangiles sont basés sur des témoignages fiables. Il montre même que les Évangiles sont tellement précis et fiables, qu’ils doivent avoir pour source des témoignages oculaires. 

Pour le sous-titrage en français, mettre en plein écran puis cliquez sur la première petite icône en bas à droite et sélectionnez french !



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samedi 8 octobre 2011

Fable ou vérité ?

Mythe ou récit historique ?

Toute la foi des chrétiens, nous le savons, repose sur les Evangiles. Les Evangiles n’ont pas été écrits au hasard. L’apôtre Pierre dit que ce n’est pas par une volonté humaine, mais poussés par le Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu, que les hommes ont parlé de sa part : 2 Pierre 1,21. Pour qui ne connaît rien de l’Evangile, il faut avouer que, dès le début, il y a de quoi déconcerter. Les faits relatés portent tant la marque de l’inhabituel, du surnaturel et de l’extraordinaire que, très vite, une question légitime se pose : sommes-nous ici face à un récit historique ou un mythe ? La naissance de Jésus d’une vierge, dans une crèche, le chœur d’anges s’adressant aux bergers, l’étoile guidant les mages d’Orient jusque Bethléem : comment croire en la véracité de ces récits ? Ne sommes-nous pas ici, comme dans d’autres récits, dans le domaine du mythe ?

Avant d’apporter les éléments sur lesquels repose la crédibilité des faits relatifs à la vie de Jésus, tels qu’ils nous sont rapportés dans les Evangiles, il serait bon de s’interroger sur ce qu’est un mythe ou une fable. Le mot mythe vient du grec Muthos qui signifie « parole » ou « récit ». Le mythe est un récit qui se veut en quelque sorte fondateur. Même si les éléments dont il est composé sont imaginaires, amplifiés ou inexacts, le but du mythe n’est pas de rendre compte de la réalité, mais de donner un fondement à une croyance, une tradition ou une action. Le mythe se veut explicatif. Il revêt toujours un caractère symbolique. Au vu de cette définition, la question se pose : les Evangiles apportent-ils de Jésus un récit mythique, qui se veut fondateur d’une foi, ou racontent-ils, malgré leur caractère hors du commun, des faits réels ? Sommes-nous avec Jésus dans le symbolique ou dans l’authentique ? Il faut relever que, bien que centrée ici sur Jésus, la question ne se limite pas aux Evangiles. Elle touche à toute la Bible qui, construite sur une même logique, forme un tout inséparable.

Deux arguments irréfutables différencient à jamais les récits bibliques et le témoignage rendu à Jésus du mythe ou de la fable :

1er argument : les témoins oculaires

Alors que l’apôtre Pierre évoque la gloire future de Jésus, il dit : «Nous ne nous sommes pas appuyés sur des histoires habilement inventées, lorsque nous vous avons fait connaître la venue de notre Seigneur Jésus-Christ dans toute sa puissance, mais nous avons vu sa grandeur de nos propres yeux : 2 Pierre 1,16. » Pierre évoque, pour appuyer ses dires, un événement auquel seuls trois proches de Jésus ont assisté : sa transfiguration soudaine sur une montagne. Trois évangiles sur quatre relatent l’épisode auquel Pierre fait référence. Jean, qui a écrit plus tardivement, n’a pas cru bon de le faire, le fait étant déjà suffisamment connu. Si Pierre évoque la gloire future de Jésus, il n’invente rien. Il ne fait qu’évoquer ce qu’il a vu par anticipation ce jour-là !

Il faut noter ici que ce souci de vérité anime constamment les auteurs de l’Evangile. Luc, particulièrement, tient, avant même d’écrire, à préciser ses intentions. Adressant son évangile à un ami, il l’introduit ainsi : Plusieurs personnes ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont passés parmi nous, d’après les rapports de ceux qui en ont été les témoins oculaires depuis le début et qui sont devenus des serviteurs de la Parole de Dieu. J’ai donc décidé à mon tour de m’informer soigneusement sur tout ce qui est arrivé depuis le commencement, et de te l’exposer par écrit de manière suivie, très honorable Théophile ; ainsi, tu pourras reconnaître l’entière véracité des enseignements que tu as reçus : Luc 1,1 à 4.

Le souci de se rapporter aux témoignages des témoins oculaires de la vie de Jésus ne touche pas seulement aux actes miraculeux dont il est l’auteur. Il concerne aussi l’événement le plus surnaturel de l’Evangile : sa résurrection. Paul le dit aux Corinthiens : « Mes frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez reçue et à laquelle vous demeurez attachés. C’est par elle que vous êtes sauvés si vous la retenez telle que je vous l’ai annoncée ; autrement vous auriez cru en vain. Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi–même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures ; il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Ecritures. Il est apparu à Pierre, puis aux Douze. Après cela, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart vivent encore aujourd’hui – quelques–uns d’entre eux seulement sont morts : 1 Corinthiens 15,1 à 6. »Notons pour conclure ce point que, convaincus de la véracité de ce qu’ils ont vu, la plupart des témoins de l’époque payèrent du prix du martyr leur fidélité au témoignage rendu.

2ème argument : la prophétie

Le témoignage rendu à Jésus possède ici un atout que nul récit mythologique ne peut revendiquer. Jésus, en effet, n’est pas apparu, pour ainsi dire, nu sur la scène de l’histoire, mais habillé, revêtu de tous les vêtements des prophéties antérieures précises annoncées sur lui. Jésus n’est pas un éclair fugace. Il est le soleil qui paraît après l’étoile du matin qui, au milieu de l’obscurité la plus profonde, le précède. Pour qui étudie le sujet, la prophétie biblique ne cesse d’être une cause d’étonnement. Pour plusieurs raisons :

a. sa précision :

Qui dit prophète dit visionnaire. La prophétie étant un art mystérieux, c’est de manière cachée, allusive que ceux que l’on prend pour prophète dans ce monde, tel Nostradamus, s’expriment. Leur prophétie est si vague qu’ils ne courent que peu de risque en les énonçant. On peut en effet toujours alléguer que ce n’est pas le prophète qui s’est trompé, mais ceux qui l’ont interprété.

Il n’en est rien des prophètes bibliques. Leur précision est proprement stupéfiante. Elle dépassement l’entendement. Esaïe annonce ainsi, 8 siècles avant Jésus, qu’il naîtrait d’une jeune fille : Esaïe 7,14. Michée, son contemporain, précise que ce serait à Bethléem : Michée 5,1. Zacharie prédit, 6 siècles avant Jésus, qu’il sera vendu pour trente pièces d’argent : Zacharie 11,12. Des dizaines de prophéties aussi précises émaillent ainsi le texte millénaire de l’Ancien Testament au sujet de Jésus.

b. le caractère révélé de la prophétie

Pierre le dit : la prophétie est comme une lampe qui a brillé dans un lieu obscur jusqu’à ce que la lumière paraisse : 2 Pierre 1,19. L’obscurité à partir de laquelle les prophètes ont parlé ne concernent pas seulement l’époque dans laquelle ils vivaient. Elle touche aussi le bagage de connaissance qu’ils possédaient. Si je vous dis que nous allons vers une dépression économique mondiale, ma parole est certes prophétique. Mais elle ne part pas de l’inconnu. Les feux de l’économie étant tous au rouge, ma prophétie n’est au plus qu’une projection intuitive, un prolongement du présent.

Rien à voir avec la prophétie biblique. C’est par révélation que les prophètes ont reçu leur message qui, la plupart du temps, était une folie pour la raison. Paul dit que la sagesse que les prophètes ont reçue était la sagesse mystérieuse et cachée de Dieu, une sagesse qui échappe au monde. Il s’agit, dit Paul, « de ce que l’œil n’a pas vu et que l’oreille n’a pas entendu, ce que l’esprit humain n’a jamais soupçonné, mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment : 1 Corinthiens 2,9. Evoquant l’Evangile, l’humaniste Jean-Jacques Rousseau l’avouera lui-même : « Oui, si la vie et la mort de Socrate sont d’un sage, la vie et la mort de Jésus sont d’un Dieu. Dirons-nous que l’histoire de l’Évangile est inventée à plaisir ? Mon ami, ce n’est pas ainsi qu’on invente, et les faits de Socrate dont personne ne doute sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ. »

Ce n’est pas ainsi que l’on n’invente. Ma conclusion est la même. Bien que tout entier marqué par le surnaturel, il y a tant d’évidence que les faits rapportés par l’Evangile au sujet de Jésus sont réels que l’on ne peut les prendre que d’une manière. C’est ici la Vérité qui nous est dite !

samedi 5 septembre 2009

Ce si simple Evangile...

Vous arrive-t-il de penser que le message évangélique est trop compliqué ? Pour aider ses auditeurs à comprendre ce qu’Il voulait leur dire, Jésus, au lieu d’un long discours, a maintes fois utilisé des illustrations de la vie courante. Une illustration est une image qui visualise une vérité. Avec l’avènement du 7ème art, nous avons mieux que l’imaginaire pour fixer les images illustrant les concepts que nous voulons transmettre. Nous avons le film ! Si vous n’avez pas compris ce que Jésus a fait pour vous, en quoi Son sacrifice vous est utile, regardez cette vidéo. Je suis sûr qu’elle vous parlera plus qu’une longue dissertation sur le sujet !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 6 octobre 2007

Selon Jean


Le 4ème Evangile

Après ceux de Matthieu, Marc et Luc, l’Evangile selon Jean est le 4ème Evangile présentant Jésus. Son contenu et son but différent cependant totalement des trois autres. Alors que les autres évangélistes s’attachent à présenter plusieurs aspects de l’homme Jésus, Jean va au-delà du voile de l’humanité pour présenter à travers lui la Parole éternelle (le Logos) de Dieu. Jean fait ainsi remonter l’existence de Jésus avant tous les âges. Jésus, certes, est homme, mais son humanité est une parenthèse temporelle. En réalité, de toute éternité, Il était avec Dieu et Dieu.

Jean : qui est-il ?

Par humilité sans doute, Jean ne se désigne jamais dans l’Evangile qui porte son nom. Frère de Jacques et membre du tout premier groupe de disciples choisis par Jésus, il se désigne sobrement comme « le disciple que Jésus aimait ». On le trouve ainsi couché sur son sein au moment du dernier repas au cours duquel se manifestera la trahison de Judas. La proximité unique de Jean explique peut-être pourquoi, de tous, il est celui qui a le mieux perçu qui se cachait derrière l’homme Jésus. Jean est d'ailleurs le seul qui, parmi les douze apôtres choisis par Jésus pour l'accompagner, sera présent au pied de la croix au moment de sa mort. C'est à lui que Jésus, dans un souffle, confiera la responsabilité de prendre soin, après son départ, de Marie, sa mère, et, pour elle, de considérer désormais Jean comme son fils. Et, dès cette heure, dit l'Evangile, le disciple la prit chez lui (Jean 21,27).

Un évangile identitaire

Jean définit clairement quel est le but de la rédaction de son évangile. « Ces choses, dit-il, ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. »(1) L’objectif de Jean est ainsi d’établir clairement l’identité de Fils de Dieu de Jésus. Reprenant abondamment le nom sous lequel l’Eternel s’est présenté à Moïse (Je suis[(2)), figure majeure du judaïsme, Jean rapporte avec soin tous les discours de Jésus dans lesquels il s’assimile au Seigneur de l’Ancien Testament. Il dévoile par là la cause première du rejet du Christ par ses compatriotes : ses affirmations sur lui-même.

Les particularités de l’Evangile selon Jean

Le chiffre 7 apparaît trois fois moins au moins dans la structure de l’Evangile. Jean présente ainsi :

1. 7 témoins déposant que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu :

Jean- Baptiste : Jean 1,34
Nathanaël : Jean 1,49
Pierre : Jean 6,69
Marthe : Jean 11,27
Thomas : Jean 20,28
Jean lui-même : Jean 20,31
Jésus : Jean 10,36

2. 7 miracles accomplis par Jésus :

L’eau changée en vin : Jean 2,1 à 11
La guérison du fils d’un officier du roi : Jean 4,46 à 54
La guérison de l’homme de Béthesda : Jean 5,1 à 47
La multiplication des pains : Jean 6,1 à 14
La marche sur les eaux : Jean 6,15 à 21
La guérison de l’aveugle-né : Jean 9,1 à 41
La résurrection de Lazare : Jean 11,1 à 37

3. 7 « Je suis » de Jésus :

Je suis le pain de vie : Jean 6,35
Je suis la lumière du monde : Jean 8,12
Avant qu’Abraham fût, Je suis : Jean 8,58
Je suis le bon berger : Jean 10,11
Je suis la résurrection et la vie : Jean 11,25
Je suis le chemin, la vérité et la vie : Jean 14,6
Je suis le vrai cep : Jean 15,1

Une autre particularité de l’Evangile de Jean est de consacrer la moitié de son récit à la dernière semaine de vie de Jésus, temps intense au cours duquel il donnera à ses disciples les enseignements essentiels à retenir après son départ.

Conclusion :

C’est dans l’Evangile de Jean que l’on trouve le plus célèbre verset de la Bible, celui qui, à lui seul, résume tout son message :

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle : Jean 3,16











(1) Jean 20,31
(2) Exode 3,14



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 1 septembre 2007

Selon Luc


La démarche de Luc

Après Matthieu et Marc, Luc est le 3ème de la liste des auteurs d’un évangile intégré dans le Nouveau Testament. Différent des deux premiers, l’évangile de Luc est en rapport direct avec la personnalité de son auteur. Luc est le seul qui n’a pas côtoyé Jésus de son vivant. Aussi, sa démarche porte-t-elle dès le départ la marque du souci historique. Après avoir fait des recherches précises depuis les origines sur les faits touchant à l’existence de l’homme Jésus, Luc a décidé de faire le récit des événements qui se sont produits en Israël autour de lui. Il nous livre dans son évangile le résultat de son enquête.

La démarche de Luc est d’autant plus importante qu’il n’est pas d’origine juive mais grecque. Luc a besoin de fonder sa foi sur un témoignage crédible, authentifié. Les questions liées à la naissance, la vie, la mort et la résurrection de Jésus ont une telle portée que l’approximation n’est pas concevable. D’où le travail d’investigation si sérieux qui est à la base de son document.

Singularité de son Evangile

L’évangile de Luc se singularise des autres récits de la vie de Jésus de plusieurs manières :

1. l’ordre chronologique :

Au contraire de Matthieu, Luc relate les paroles de Jésus en rapport avec les circonstances directe où elles furent prononcées. Des quatre évangiles, Luc est celui qui donne le tableau le plus étendu et le plus complet de la vie de Jésus. Il est le seul à relater en détail les évènements préparatoires à Sa venue. L’Evangile de Luc commence ainsi, non par la naissance de Jésus, mais par celle de son précurseur, Jean le Baptiste. Il relie l’apparition de Jean aux annonces faites des siècles auparavant par les prophètes juifs à ce sujet.

De même, Il est le seul à évoquer les faits particuliers touchant à la période de l’enfance de Jésus. Son sens historique lui fait noter les dates et âges à partir desquels Jésus commence son ministère, renseignement unique et précieux. De plus, non moins de 16 paraboles et 6 miracles ne sont rapportés que par Luc

2. l’universalité

Luc fait remonter la généalogie de Christ à Adam, père de l’humanité. Il présente Jésus comme le Rédempteur universel. Les nations sont incluses dès la première annonce de la bonne nouvelle par les anges. Luc fait sortir Jésus du cadre trop étroit de la nation juive pour le proposer comme le Sauveur envoyé par Dieu pour tous.

3. l’individualité

L’évangile universel de Luc est en même temps l’évangile de l’individu. Le salut est proposé à chacun personnellement. Luc esquisse dans son récit de nombreux portraits personnes : Elisabeth, Marie, Marthe et Marie, Simon, Lévi, Zachée… Chacun peut se reconnaître dans la panoplie des êtres décrits par Luc.

4. les questions sociales

Médecin de formation, Luc souligne le fait que Jésus est non seulement le Sauveur de tout homme, mais de tout l’homme. Il est le Médecin divin du corps et de l’âme. Il est l’Ami des méprisés, des bas-tombés, des parias et des rejetés de la société. Luc seul raconte le dernier échange, intime, que Jésus eut avec un condamné de droit commun, crucifié avec Lui. Tous les gestes, toutes les paroles de Jésus expriment son humanité. Pour Luc, il est, par excellence le Fils de l’homme.

Un auteur : 2 livres

Comme celui de Matthieu, Marc et Jean, Luc termine son Evangile par les faits incontournables de la mort, de la résurrection et de l'ascension du Christ. Son enquête pourtant ne s'arrête pas là. Jésus étant toujours vivant et agissant, il va relater dans un second livre, intitulé dans nos bibles "Actes des apôtres", tout ce que le Sauveur va continuer à faire depuis le ciel dans les 30 années qui suivront son départ. Depuis, l'histoire de Jésus, jamais finie, se poursuit. Une question se pose cependant aujourd'hui : quelle est votre histoire avec Jésus ? Qui est-il pour vous ? Puissiez-vous, comme Luc, vous livrer à une enquête minutieuse à son sujet... et parvenir à la même conclusion que lui. Bonne lecture !

Extrait : parabole du père et des deux fils :

11 Il dit encore : Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : « Père, donne–moi la part de fortune qui doit me revenir. » Le père partagea son bien entre eux.
13 Peu de jours après, le plus jeune fils convertit en argent tout ce qu’il avait et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en vivant dans la débauche.
14 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à manquer de tout.
15 Il se mit au service d’un des citoyens de ce pays, qui l’envoya dans ses champs pour y faire paître les cochons.
16 Il aurait bien désiré se rassasier des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentré en lui–même, il se dit : « Combien d’employés, chez mon père, ont du pain de reste, alors que moi, ici, je meurs de faim ?
18 Je vais partir, j’irai chez mon père et je lui dirai : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi ;
19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite–moi comme l’un de tes employés.” »
20 Il partit pour rentrer chez son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa.
21 Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. »
22 Mais le père dit à ses esclaves : « Apportez vite la plus belle robe et mettez–la–lui ; mettez–lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.
23 Amenez le veau engraissé et abattez–le. Mangeons, faisons la fête,
24 car mon fils que voici était mort, et il a repris vie ; il était perdu, et il a été retrouvé ! » Et ils commencèrent à faire la fête.
25 Or le fils aîné était aux champs. Lorsqu’il revint et s’approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Il appela un des serviteurs pour lui demander ce qui se passait.
27 Ce dernier lui dit : « Ton frère est de retour, et parce qu’il lui a été rendu en bonne santé, ton père a abattu le veau engraissé. »
28 Mais il se mit en colère ; il ne voulait pas entrer. Son père sortit le supplier.
29 Alors il répondit à son père : « Il y a tant d’années que je travaille pour toi comme un esclave, jamais je n’ai désobéi à tes commandements, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis !
30 Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a dévoré ton bien avec des prostituées, pour lui tu as abattu le veau engraissé ! »
31 Le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ;
32 mais il fallait bien faire la fête et se réjouir, car ton frère que voici était mort, et il a repris vie ; il était perdu, et il a été retrouvé ! »






Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 4 août 2007

Selon Marc



Un récit dynamique

Après celui de Matthieu, l’Evangile selon Marc est celui que nous trouvons en 2ème position dans le Nouveau Testament. S’il est le plus court des 4 évangiles, celui de Marc est aussi le plus animé de tous. L’objectif de son auteur est clair : par son style concis, ses descriptions alertes, détaillées, le but de Marc est de donner à ses lecteurs une vision active, énergique et dynamique de la vie de Jésus. Tel un reporter, Marc suit Jésus à la trace et décrit ses actions au présent. Le mot-clé de son évangile est, dit-on, le mot « aussitôt », un terme qui indique le mouvement, le déplacement incessant de Jésus d’un endroit à l’autre ou la rapidité d’un geste à l’autre. En cela, l’Evangile de Marc est un bon complément à celui de Matthieu qui avait pour objet de mettre l’accent plutôt sur le caractère juif de la personne et du message du Christ.

Qui est Marc ?

Marc n’est pas un anonyme dans le Nouveau Testament. Son nom véritable est en fait Jean-Marc. Jean est son nom juif, et Marc son nom romain : un détail qui souligne peut-être que les destinataires de son évangile ne sont pas d’abord des juifs, mais des païens. Un événement anodin que seul Marc rapporte dans son évangile fait que beaucoup de commentateurs identifient Marc au jeune homme qui s’enfuit nu du jardin de Gethsémané au moment de l’arrestation de Jésus.

C’est dans le livre des Actes que nous trouvons les mentions les plus fréquentes de Marc. Sa mère d’abord était une certaine Marie, dans la maison de laquelle l’apôtre Pierre se rendra à sa sortie miraculeuse de prison. Parent de Barnabas, compagnon de la première heure de l’apôtre Paul, Marc accompagnera pour un bout de chemin les deux apôtres lors de leur premier voyage missionnaire. Par crainte de l’opposition, il les abandonnera ensuite et retournera à Jérusalem : une fuite qui sera ultérieurement un sujet de tension vive entre Paul et Barnabas.

Evangile de Marc… ou de Pierre ?

De manière évidente, l’évangile de Marc est lié à la personne de l’apôtre Pierre. Pierre lui-même appelle d’ailleurs Marc, dans l’une de ses lettres « son fils », ce qui tendrait à démontrer que c’est au travers de Pierre que Marc fut gagné à la foi au Christ. Le récit de Marc abonde en détails précis, à la fois sur le vécu de Jésus et celui de Pierre à ses côtés. D’autre part, sont omis les faits qui, dans les autres évangiles, parlent à l’honneur de l’apôtre : sa marche sur les eaux à la rencontre de Jésus, la bénédiction que le Christ prononce sur lui… Pierre ne désirant pas qu’une quelconque gloire lui soit attribuée. L’Evangile de Marc est le récit de la vie de Jésus au travers du regard d’un témoin oculaire, proche de Jésus et présent sur les lieux où l’action se passe.

Enseignement principal de l’Evangile selon Marc

Le 1er enseignement de l’Evangile de Marc est que si Jésus est un homme spirituel, il n’est pas pour autant, comme Bouddha, un contemplatif inerte. Toujours en mouvement, par monts comme par vaux, Marc nous présente Jésus comme un homme qui, semble-t-il, n’a pas assez de 24 heures par jour pour faire tout ce qu’il a à faire. Debout très tôt, il prépare ses journées en passant plusieurs heurs dans la prière, face à face avec son Père. Le soleil levé, il se met en route avec ses disciples. Il va de lieu en lieu faisant le bien, guérissant et délivrant les hommes sous l’oppression du mal. Il s’occupe des foules dans leurs besoins les plus terre à terre comme les plus profonds. Jésus, nous montre Marc, est Dieu sous les traits d’un Dieu proche, en prise direct avec le concret, un Dieu incarné, vivant dans le réel de nos situations, seul capable de répondre à nos besoins, des plus simples aux plus complexes.

Comme Matthieu, Marc souligne cependant le fait que l’œuvre principale de Jésus ne sera pas celle qu’il a accompli de son vivant, mais au moment de sa mort. A trois reprises, Marc souligne le fait que Jésus parle de sa mise à mort comme d’un événement certain et le plus essentiel de son parcours. Par elle, dit-il, la rançon nécessaire pour le rachat des hommes sera payée.

Extrait de l’Evangile selon Marc

Marc, chapitre 7,versets 14 à 23

« 14 Il appela encore la foule et se mit à dire : Ecoutez–moi tous et comprenez.
15 Il n’y a rien au dehors de l’être humain qui puisse le souiller en entrant en lui. C’est ce qui sort de l’être humain qui le souille.
16
17 Lorsqu’il fut rentré à la maison, loin de la foule, ses disciples l’interrogèrent sur cette parabole.
18 Il leur dit : Etes–vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez–vous pas que rien de ce qui, du dehors, entre dans l’être humain ne peut le souiller ?
19 Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, avant de s’en aller aux latrines. Ainsi il purifiait tous les aliments.
20 Et il disait : C’est ce qui sort de l’être humain qui le souille.
21 Car c’est du dedans, du cœur des gens, que sortent les raisonnements mauvais : inconduites sexuelles, vols, meurtres,
22 adultères, avidités, méchancetés, ruse, débauche, regard mauvais, calomnie, orgueil, déraison.
23 Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et souillent l’être humain.

Lisez l’Evangile selon Marc : il vous fera connaître le Sauveur de marque que Dieu nous a envoyé !

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 7 juillet 2007

Selon Matthieu

Portail d’entrée

L’Evangile selon Matthieu sert de portail d’entrée au Nouveau Testament. C’est donc par lui que, souvent, le lecteur s’initie à la découverte de l’Ecriture sainte. Aussi, est-il un des évangiles préférés par tous les lecteurs de la Bible. Cette préférence n’est pas nouvelle. L’Evangile selon Matthieu est, en effet, le plus cité des évangiles dès le début de l’histoire chrétienne. La popularité de cet évangile n’est pas due au hasard. Elle tient à plusieurs causes que nous allons voir ci-dessous. Auparavant , il convient de dresser un court portrait de son auteur.

Qui est Matthieu ?

Le nom de Matthieu est présent dans toutes les listes d’apôtres citées dans les évangiles. Juif qui exerçait le métier de collecteur d’impôts au service de Rome (l’occupant), Matthieu faisait partie d’une catégorie de personnes souvent haïe par la population. En effet, les collecteurs d’impôts (ou publicains) avaient mauvaise réputation. Ils étaient connu, souvent à juste raison, pour être voleurs. Les collecteurs d’impôts étaient en fait des péagers. Ils étaient chargés de prélever les impôts et les droits de passage sur les marchandises que l’on transportait d’un territoire à l’autre. Aussi, profitaient-ils de leurs positions pour exiger des contribuables plus que nécessaire, cela d’autant plus qu’aucune loi ne protégeait les victimes contre de tels abus.

C’est alors qu’il était en plein travail que Matthieu rencontre Jésus. Celui-ci le voyant lui ordonne de le suivre. Immédiatement Matthieu, sans discuter, obéit, laissant sur place sa fonction. Plus tard, Jésus l’appellera à intégrer le groupe des douze qui l’accompagnera durant les 3 années de son ministère public. En optant pour Matthieu, Jésus a fait un double choix : il a montré que ceux qui étaient le mieux préparés à le recevoir n’était pas les « justes », mais les pécheurs ; en choisissant un homme lettré, il voyait en lui l’évangéliste potentiel dont nous bénéficions des talents encore aujourd’hui.

L’Evangile selon Matthieu

Dès la première phrase, Matthieu dévoile le but premier de son évangile. Il y présente Jésus comme le fils de David et le fils d’Abraham. De toutes les figures juives de l’Ancien Testament, David et Abraham occupent les places de tout premier ordre. Abraham est considéré comme le père de la nation juive, ainsi que le père de la foi juive. David est connu comme le roi juif par excellence, un roi selon le cœur de Dieu. Fait important : les deux hommes ont été l’objet de promesses de la part de Dieu quant au Messie qui devait venir. Le but de Matthieu est de démontrer que Jésus est l’accomplissement des promesses messianiques données à Abraham et David pour les juifs. Il est le Roi des Juifs. C’est d’ailleurs en tant que tel qu’il sera officiellement condamné. « Cet homme est Jésus, le roi des juifs » sera le libellé de l’inscription indiquant le motif de sa condamnation et placée au-dessus de sa tête à la croix.

La conviction de Matthieu, étant que Jésus est le Messie promis et annoncé aux juifs, va colorer tout son évangile. Des 4 évangiles, il est celui qui cite le plus souvent l’Ancien Testament. Matthieu veut démontrer que le vie de Jésus est la réalisation de ce qui était écrit au sujet du Christ. Aussi, le mot-clé de son évangile est le mot « accompli ». Jésus est Celui qui accomplit les promesses données par Dieu aux prophètes. Il réalise l’espérance tant attendue.

L’Evangile du royaume

Pour Matthieu, Jésus est plus que le Roi des juifs. Avec lui, le Royaume de Dieu (ou des cieux) fait irruption dans le monde. Plus de 50 fois, on retrouve cette expression dans l’écrit de Matthieu. 7 paraboles, en particulier, rapportant des extraits de discours de Jésus, écrites au centre de l’évangile, décrivent la façon avec lequel ce royaume se manifeste et cohabite avec le royaume des ténèbres qui domine ce monde. Le discours de Jésus le plus célèbre, le sermon sur la montagne, est en quelque sorte la charte du Royaume.

Autres particularités

Une des raisons de l’affection des croyants pour l’évangile de Matthieu tient à son écriture très structurée. L’évangile est plein de parallélisme. Les chiffres 7 et 3 y occupent une place importante. Le « Notre Père » comporte 7 demandes, le royaume de Dieu est présenté par 7 paraboles, 7 malheurs sont annoncés aux pharisiens ennemis de Jésus, 7 pains et 7 corbeilles sont mentionnés dans le miracle de la multiplication, le pardon doit aller jusqu’à 70 fois 7 fois… Jésus est tenté 3 fois dans le désert, il prie à 3 reprises avant d’aller à la croix… La structure de l’évangile apparaît si clairement lorsqu’on le lit qu’il est celui dont on retient le mieux le contenu.

Extraits de l’Evangile selon Matthieu

Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon (l’Argent) : chapitre 6, verset 24

Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux, car c’est la loi et les prophètes : chapitre 7, verset 12

Venez à moi, dit Jésus, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos : Chapitre 11, verset 28

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse : chapitre 12, verset 30

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive : chapitre 16, verset 24

Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux : chapitre 18, verset 20

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde : chapitre 28, versets 19 et 20



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 9 juin 2007

Bonne Nouvelle !


BONNE NOUVELLE !

Commencement de la bonne nouvelle de Jésus-Christ ! C’est par ces mots que s’ouvre l’Evangile selon Marc ! Bonne nouvelle : cette expression suffit à elle seule pour résumer et définir ce qu’est l’Evangile. En introduisant son évangile de la sorte, Marc tient d’entrée à souligner deux choses :

Jésus : thème de l’Evangile

L’Evangile a un thème et un seul : Jésus-Christ. Jean, auteur d’un autre évangile, le précise bien en conclusion de tout ce qu’il a écrit : Ce qui s’y trouve a été écrit pour que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous possédiez par Lui la vie éternelle. La rédaction des Evangiles poursuit un but affiché : nous présenter l’homme qu’était Jésus et, à travers ce portrait, nous amener à la conviction qu’Il est le Christ, le Fils de Dieu. Jean précise que l’opinion que nous avons de Jésus n’est pas sans conséquence. Car on ne peut prendre de l’Evangile que ce qui nous intéresse : un exemple, des leçons de morale, des principes éthiques ou philosophiques... L’Evangile a un but, et un seul : il a été écrit, comme le dit l’intitulé de mon blog, pour que tu croies. C’est un tout que l’on prend tel qu’il se présente ou que l’on rejette. Ou notre conviction s’accorde avec celle que les auteurs des Evangiles transmettent par leurs écrits (Jésus est l’Envoyé de Dieu, venu pour régler la question de notre salut et de notre éternité), ou nous pensons autre chose et, en ce cas, le Jésus auquel nous disons croire n’est pas celui auquel les évangélistes croient. C’est un autre Jésus, fruit de notre fabrication, différent et non conforme à celui que les évangiles révèlent.

Une bonne nouvelle : contenu de l’Evangile

L’Evangile est une bonne nouvelle. Pour quiconque n’a jamais lu la Bible (et en particulier l’Ancien Testament qui précède les Evangiles) ce terme ne peut être compris. C’est à Jean que nous allons de nouveau faire appel pour nous éclairer sur le sujet. En introduction de son évangile, il explique le grand changement opéré par la venue de Jésus-Christ. Faisant référence à la période qui précédait sa venue, Jean dit : la loi est venue par Moïse, la grâce et la vérité par Jésus-Christ. Avant Jésus, les rapports entre Dieu et les hommes étaient conditionnés par la loi : une liste contraignante de règles et d’obligations. Bien que bonne, la loi était décourageante. Elle mettait en relief l’échec de l’homme à s’y conformer. Pire encore : les commandements de la loi l’excitaient même à la désobéissance. Chacun sait, en effet, qu’il suffit que quelque chose soit interdit pour l’attirer. Or, la loi est claire : sa transgression ne peut aboutir qu’à une seule chose : notre séparation avec Dieu, la mort physique, spirituelle, éternelle…

L’Evangile est une bonne nouvelle parce qu’il est la proposition, par Jésus-Christ, d’un autre type de relation avec Dieu. Jésus-Christ ayant parfaitement obéi à la loi, et ayant subi la sanction prévue par la loi pour la faute (la mort), Dieu nous propose, par la foi en Jésus, de mettre pour toujours à notre compte son obéissance et sa justice. Couvert par Lui, nous pouvons désormais sans crainte nous approcher de Dieu et avoir accès à la vie éternelle. La bonne nouvelle de Jésus-Christ n’est pas d’abord la promesse d’une vie terrestre meilleure, plus facile. Les martyrs de la foi d’autrefois et d’aujourd’hui ne s’accrochent pas à une telle chimère. Elle est dans la perspective d’un accès assuré à Dieu pour l’éternité dû à l’effacement de nos fautes par Jésus-Christ, « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » Une telle espérance chevillée au cœur transcende l’existence et change la vie. C’est la Bonne Nouvelle des bonnes nouvelles, une bonne nouvelle durable, quotidienne, définitive.

4 Evangiles

Pourquoi 4 évangiles : un seul ne suffisait pas ? Une petite précision d’abord : les Evangiles ne sont pas, au sens où on l’entend aujourd’hui, une biographie du Christ. Chacun des auteurs des évangiles poursuit un but qui lui est propre en écrivant. Il vise un public particulier et veut mettre en valeur un aspect de la vie et de la personne si riche de Jésus. Mais la liste des faits rapportés par les évangélistes n’est de loin pas exhaustive : Jésus, dira Jean en concluant son évangile, a encore fait beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, le monde même, j’imagine, ne pourrait contenir les livres qu’on écrirait. Exagération d’un disciple enthousiaste ? Vision prophétique plutôt ! Car, aucun autre homme dans le monde n’a autant transformé de vies et influencé le cours des nations. « Tous les siècles proclameront qu’entre les fils de l’homme, il n’en est pas né de plus grand : Ernest Renan. »

Une présentation de chacun des Evangiles fera l’objet de futurs billets. Pour vous mettre en appétit, je me contenterai ici de ce résumé succinct :

Evangile selon Matthieu : thème : Jésus le Roi des juifs. Public visé : les juifs. Symbole de l’évangile : le lion. Mot-clé : tout est accompli

Evangile selon Marc : thème : Jésus, le Serviteur. Public visé : les non-juifs. Symbole de l’évangile : le bœuf. Mot-clé : aussitôt

Evangile selon Luc : thème : l’homme idéal (le fils de l’homme). Public visé : le monde grec. Symbole de l’évangile : un visage d’homme. Mot-clé : compassion.

Evangile selon Jean : thème : Jésus : Fils de Dieu. Public visé : le monde entier. Symbole de l’évangile : l’aigle. Mot-clé : croyez !



Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus