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lundi 3 décembre 2012

Culture et contre culture



Gustave Thibon

Gustave Thibon, philosophe français, était un vrai maître à faire penser. Pendant un demi-siècle, il a donné d’innombrables conférences et écrit de multiples articles. Il est aussi l’auteur de plus de 20 ouvrages de réflexion et de sagesse. Plusieurs de ces citations sont célèbres. Décédé en janvier 2001, il nous a laissé un article sur le danger de l’appauvrissement de la culture et de l’intelligence que notre temps chaotique ferait bien de méditer.

Culture et infini

L’homme cultivé n’est pas celui qui résout – ou croit résoudre – les problèmes, mais celui qui les creuse et qui, en les creusant, voit le mystère infini qu’ils recouvrent. Pour l’esprit primaire, il n’y a pas de mystère, mais seulement des problèmes, et la marge d’inconnu qui subsiste encore dans la nature s’effacera peu à peu, à mesure que la science progressera. Pour l’homme cultivé, il y a non seulement de l’inconnu, il y a de l’inconnaissable, et plus il avance dans la connaissance des choses, plus il prend conscience de l’irréductibilité de l’inconnaissable, car la « réalité » suprême n’est pas accessible à l’intelligence discursive.

Carences de l’inculture

Il faut dire d’abord que le manque de culture suffit à frapper de stérilité toutes les données de l’information. Que signifie un évènement pris en lui-même, un évènement qu’on ne peut pas situer et dont on ne sait pas évaluer l’importance faute de pouvoir le relier à un ensemble de connaissances ? L’homme sans culture, promené par l’information dans le labyrinthe des évènements, manque de fil conducteur pour se reconnaître dans cette cohue de nouvelles que la presse et la radio déversent sur lui tous les jours.

Le mal du siècle

Le vrai, le faux, le bien, le mal ne sont plus des critères : ce qui importe, c’est de répondre aux goûts de la foule, c’est le succès. Pour l’obtenir, il ne s’agit pas d’éclairer les intelligences et encore moins d’élever les âmes, mais de distraire et d’exciter les esprits. La surenchère dans l’inédit, l’extraordinaire et le formidable mène en droite ligne à l’inanité et à la platitude. « Tout ce qui est exagéré est insignifiant » disait Talleyrand. Quoi de moins inédit et de plus banal que ces révélations fracassantes, ces « secrets » et ces « confidences » divulguées à des millions d’exemplaires, cette exploitation du scandale autour des perversions sexuelles ou des crimes – deux réalités psychologiques très pauvres et qui n’ont pas autre chose à nous révéler que leur néant ? Ce n’est que « le spectacle ennuyeux de l’immortel péché » comme disait Baudelaire. L’usage des toxiques les rend nécessaires : il n’en fait pas pour autant des aliments.

A qui profite l’inculture ?

Enfin, c’est en tant qu’instrument idéal des puissances financières et politiques qui se servent d’elle pour ruiner notre liberté de l’intérieur, que l’information s’oppose le plus radicalement à la culture. Nous n’avons pas à rappeler ici tout ce qui a été dit sur le viol des foules, les techniques d’avilissement, la mise en condition de l’humanité. La propagande est la plus facile et la plus efficace des tyrannies (Gustave Thibon a traversé les deux guerres !).

Résistance

Nous nous bornerons à évoquer, pour conclure, quelques moyens de résistance à l’information malsaine. La culture joue ici un rôle essentiel : un homme cultivé sait garder ses distances à l’égard des évènements et des propagandes ; il accueille et il élimine à la façon d’un organisme vivant ; il a assez le sens et le goût du vrai pour flairer le mensonge et, s’il est chrétien, il a assez de foi pour être exempt de crédulité. Car c’est un fait d’expérience courante que la crédulité est le propre des hommes sans foi. « Quand on ne croit plus en Dieu, disait Chesterton, ce n’est pas croire en rien, c’est pour croire à n’importe quoi. » mais la culture, comme la foi, exige un soubassement social. Il importe donc avant tout, pour faire face aux puissances anonymes qui dirigent l’opinion, de créer des îlots de résistance, des groupes d’hommes concrètement liés les uns aux autres par le même idéal, la même foi. A l’intérieur de la cité technocratique et totalitaire qui règne « par la force et la grimace », nous avons à restaurer une cité fraternelle, une cité temporelle qui, au lieu d’écraser les individus sous la pesanteur des idoles, soit un lieu de passage vers la Cité de Dieu.

Quelques citations de Gustave Thibon

L’amour sans éternité s’appelle angoisse ; l’éternité sans amour s’appelle enfer.

La fraternité n’a pas ici-bas de pire ennemi que l’égalité.

Etre dans le vent : une ambition de feuille morte.

Avoir la foi, c’est faire crédit à Dieu.

La foi consiste à ne jamais renier dans les ténèbres ce qu’on a entrevu dans la lumière.

Il est malaisé de composer avec le monde sans se laisser décomposer par le monde.

La société devient enfer dès qu’on veut en faire un paradis.

Rien n’est plus vide qu’une âme encombrée.

L’amour commence par l’éblouissement d’une âme qui n’attendait rien et se clôt sur la déception d’un moi qui exige tout.

On n’échappe à l’obéissance à Dieu que pour choir dans la servitude.


Visitez : www.gillesgeorgel.com/

samedi 5 mars 2011

Qui a envie d'être aimé ?

Qui a envie d’être aimé ?

Ce week-end sort dans 42 salles de cinéma en France le 1er film de Anne Gaffieri, Qui a envie d’être aimé ? Le film relate le parcours spirituel de Thierry Bizot, son mari, producteur d’émissions télé (entre autre l’émission Sept à Huit sur TF1). Ci-dessous, le lien pour savoir où et à quelle heure le film est projeté :


Dans son blog, Thierry relate avec ses mots sa découverte de Jésus-Christ. Je vous transmets ci-joint deux extraits :

Mieux vivre

Longtemps j’ai pensé qu’avoir la foi « servait » à mieux mourir.

De ma place de petit garçon, entraîné à la messe les dimanches comme à un rendez-vous rituel, que je trouvais incompréhensible et ennuyeux, j’essayais sans y parvenir d’imaginer ce qu’était la foi, ce moteur mystérieux qui conduisait mes parents à nous emmener à cette célébration dominicale.

En regardant mes parents, que je prenais pour des vieillards (ils avaient l’âge que j’ai aujourd’hui), en écoutant au catéchisme l’histoire intimidante de la vie de tous ces vieux saints, je faisais des suppositions.

Et j’en étais arrivé à penser que la foi était le fruit d’un long et pénible travail de l’esprit, fruit de recherches, de lectures, de pénitences diverses et variées, de souffrances vécues. Pour avoir la foi, il fallait être sage, et avoir beaucoup réfléchi.


Thierry Bizot

Par conséquent, la foi était une affaire de vieux. D’ailleurs, si j’avais bien compris, la foi servait à s’offrir une place dans la vie éternelle, une sorte d’assurance-vie pour l’au-delà. Il y avait donc une opposition bien réelle entre la vie d’ici bas, dont il fallait profiter au maximum, et le vie après la mort, pour laquelle il fallait se mettre à travailler par dessus le marché afin de s’acheter une bonne petite foi permettant d’y naviguer sans encombres.

Vu sous cet angle, j’avais le temps, n’étant pas pressé de mourir. La phrase de Woody Allen ne m’incitait pas non plus à l’urgence : L’éternité, c’est long. Surtout vers la fin.

Lors de ma conversion, j’ai découvert avec stupéfaction qu’une fois de plus, je n’avais rien compris.

La foi vous tombait dessus, comme on tombe amoureux. Elle était donnée, comme ça, gratuitement, injustement, généreusement, sans examen ni concours, et à tous.

Et surtout, elle rendait heureux. Tout de suite.

Les gens qui ont vu le film « Qui a envie d’être aimé? » en avant-première et qui se faisaient la même idée de la foi que moi avant ma conversion comprennent cela : le héros du film n’arrive pas à bien aimer son fils adolescent. Et grâce à la rencontre qu’il fait avec Jésus, il parvient enfin à dénouer les blocages de sa relation avec son fils. Or, c’est aujourd’hui que ce garçon a besoin de son père, pas demain.

Je ne dis pas que seuls ceux qui ont la foi peuvent être de bon parents, ce serait faux et idiot de penser cela.

Je dis que la foi « sert » à mieux vivre.

Comment ma vie a changé !

Il ne s’est rien passé.

Je n’ai pas changé d’adresse. Ni de travail. Ni d’état civil. Ni d’apparence. Ni d’amis. Ni de goûts.

Je suis le même.

Mais désormais j’emporte en moi, partout où je vais, cet amour délicat, cette tendresse infinie que m’inspire Jésus.

Et cela change… tout.


Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas ! Allez voir : « Qui a envie d’être aimé ? » retenez l’essentiel : Vivre avec Jésus, cela change tout !




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

samedi 12 mai 2007

Rendons à César...



Rendons à César…

Sans le savoir, nous utilisons souvent dans le langage courant des expressions tirées de la Bible. En voici, sélectionnées pour vous, quelques-unes. Elles prouvent, si besoin en est, que, malgré l’athéisme affiché, on n’efface pas si vite de la mémoire collective la sagesse du Livre. Le président nouvellement élu Nicolas Sarkozy a raison de vouloir que nos lycées renouent avec les livres anciens. Le terreau culturel de notre jeunesse est si pauvre que, bientôt, ce qui sera lu sous la plume de Victor Hugo, Chateaubriand ou d’autres, faute de rupture avec nos racines, ne signifiera plus rien. Je suis chaque fois surpris, au détour d’une question biblique simple posée lors d’un jeu télévisé, de l’ignorance générale des adultes à ce sujet. J’ose le dire ici : il manque, à qui n’a jamais lu la Bible, le fonds, la matière la plus précieuse à l’élévation de la pensée dans les sphères les plus nobles et les plus hautes. « La Bible, dira Jean Jaurès, fait bondir la tête et le cœur des hommes, tressaillir les collines. C’est le Livre des sursauts, des images grandioses et tragiques, des grandes revendications sociales, des prophéties annonçant l’égalité fraternelle des hommes, amenant la disparition de la guerre entre les peuples, l’apaisement des nations irritées et de la nature elle-même. » « Il y a un livre, lui répond Victor Hugo, qui contient toute la sagesse humaine, éclairée par toute la sagesse divine, un livre que la génération du peuple appelle Le Livre, La Bible. Ensemencez les villages d’évangiles. Une Bible par cabane. » Au moins une fois dans votre vie, relevez ce défi : lisez la Bible !

Expressions bibliques :

La référence qui la suit indique le nom du livre dans lequel elle figure dans la Bible. Le premier chiffre correspond au chapitre, le second au verset.

Telle mère, telle fille : Ezéchiel 16,44

Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs : 1 Corinthiens 15, 33

A chaque jour suffit sa peine : Matthieu 6,34

Une arme à double tranchant : Hébreux 4,12

Le baiser de Judas : Matthieu 26,48

Boire le calice jusqu’à la lie : Psaume 75,9

Le bouc émissaire : Lévitique 16,8

La brebis égarée : Matthieu 18,12

Il y a un temps pour tout : Ecclésiaste 3,1

Comme la prunelle de ses yeux : Deutéronome 32,10

Comme un seul homme : Juges 20,1

Crier sur les toits : Matthieu 10,27

C’est le déluge : Genès 6,8

Deux poids, deux mesures : Deutéronome 25,13

Entende qui a des oreilles : Matthieu 11,15

Etre pris à son propre piège : Proverbes 11,6

Etre sur la brèche : Ezéchiel 13,5

Il faut le voir pour le croire : Jean 20,24

Jeter des perles aux cochons : Matthieu 7,6

Jeter la première pierre : Jean 8,7

Les premiers seront les derniers : Matthieu 19,30

La période de vaches maigres : Genèse 41,1

Mère poule : Matthieu 23,37

N’avoir que la peau sur les os : Psaume 102,6

N’être ni chaud ni froid : Apocalypse 3,16

Nul n’est prophète en son pays : Matthieu 13,57

Œil pour œil, dent pour dent : Exode 21,24

On ne meurt qu’une fois : Hébreux 9,27

Passer au crible : Luc 22,11

Pauvre comme Job : Job 1 à 3

Pleurer comme une Madeleine : Luc 7,35

Porter sa croix : Matthieu 10,38

Qui cherche trouve : Matthieu 7,8

Rien de nouveau sous le soleil : Ecclésiaste 1,9

S’en laver les mains : Matthieu 27,24

Se mordre les lèvres : Proverbes 16,30

Se voiler la face : 1 Samuel 15,30

Semer la zizanie (zizanie = ivraie en grec) : Matthieu 13,25

Tohu Bohu : Genèse 1,2

L’ouvrier mérite son salaire : Luc 10,7

Vieux comme Mathusalem : Genèse 5,27

Rendre à César ce qui est à César : Matthieu 22,21

Posséder la Bible ne suffit pas : il faut la lire…
Lire la Bible ne suffit pas : il faut la croire…
Croire la Bible ne suffit pas : il faut la vivre !


Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus